Love – Saison 1

Avis : J’ai enfin commencé et fini cette saison de Love qui m’attendait bien sagement depuis le 19 février. Étant fan de Community, je ne me voyais pas rater une nouvelle série de Gillian Jacob (et vous verrez que j’y fais quelques références dans mes critiques ci-dessous), surtout qu’elle se retrouve avec un rôle finalement assez similaire. J’ai envie de commencer avant tout par les défauts de la série : c’est du Netflix, elle réunit donc des ingrédients qui m’énervent un peu (mais qui font de l’audience), tels que le sexe gratuit, la drogue comme seul manière de s’amuser ou le voyeurisme inutile. Bon, si je passe au-dessus de tout ça en revanche : le casting est impeccable, l’écriture vraiment bien fichue et l’ensemble des personnages secondaires drôles. D’ailleurs, une grande majorité des épisodes n’est drôle que grâce à ceux-ci. La saison propose en tout cas des scènes très mémorables et je la recommande, c’est parfait pour un binge-watch !

Note globale : 14,5/20

01Épisode 1 – It begins – 13/20
« You’re fake-nice which is worst than being nice. »

Bon, ça commence mal, comme sur du Netflix, avec du cul histoire de dire qu’il y en a eu. Il y a clairement du potentiel dans cette série pourtant : les disputes sont super bien écrites, c’est plutôt un point positif (ça me rappelle un peu Undressed d’ailleurs, cette écriture de couple. Pas mal de comique, mais aussi de défauts, et Gilian Jacobs ne rattrape pas tout. Bon, ce que j’appelle défauts, c’est tout ce qui fait de l’audience en même temps… Quant au comique : l’écriture est cool, le cliché de l’enfant-acteur parfait, le twist des rôles clichés inversés dans le couple fonctionne bien.
En revanche, les 40 minutes d’épisode pour une comédie qui débute, c’est trop, surtout après une bande-annonce qui montre et tease la dernière scène… En bref, marrant, mais très mauvaise promo, et un brin trop voyeuriste pour moi, j’imagine.

02Épisode 2 – One long day – 14/20
« I guess now with the Internet you don’t have to go to a theater if you want to see boobs. »

Bon, une première scène répétitive, mais la rencontre entre Mickey et Gus est très réussie. La manière dont ils cherchent un sujet de conversation (« I don’t normally like to gossip… ») est plutôt bien foutu et crédible. Le prétexte du porte-feuille est une bonne trouvaille pour les forcer à traîner ensemble, c’est simpliste, mais efficace. L’ensemble des dialogues entre les deux est une vraie réussite donc, MAIS pourquoi faut-il forcément intégrer une storyline de drogue pour être cool ? Vous l’aurez compris, je suis plutôt du genre Gus dans la vie, et c’est assez frustrant de voir ce genre de scènes érigées en modèle de vie. Bon, oui, le fake-nice et les special features (et putain la blague sur les 33 ans), c’est tout moi, alors en même temps, c’est facile de s’attacher au personnage et d’avoir envie d’en savoir plus. J’ai pas encore trente ans, allez savoir ce qui va m’arriver ! En fait, c’est dur de noter car d’un côté, je me marre devant pas mal de gags et l’écriture réussie de cette rencontre, mais de l’autre, c’est un condensé de plein de choses que je n’aime pas dans les séries. Oh et petit plus, j’ai cru voir un Jonathan passer (Buffy).

03.jpgÉpisode 3 – Tested – 13/20
« You can’t fire me now »

L’épisode repart sur les bases de ce qui vient d’être fait, mais sépare à nouveau les personnages après cette longue journée ensemble. On observe donc vraiment les débuts de leur relation, avec notamment ce premier sms, un classique. Et puis ça part en vrille du côté de Mickey avec cette histoire de sexual harassment et de coucherie pour garder son job… C’est mille fois mieux du côté de Gus avec cette espèce de parodie de Charmed (j’en veux plus), l’actrice enfant qui crise et évidemment l’impossibilité de refiler son scénario. Bon point aussi pour la coloc de Mickey !

04Épisode 4 – Party in the hills – 15/20
« It’s like a Christmas Carol, every man I’ve ever dated is here »

Les retrouvailles autour de la première soirée ? Un autre classique qui permet d’approfondir un peu les personnages secondaires (Bertie !), tout en retrouvant les autres. Gilian Jacobs recommence à ressembler comme jamais à Britta dans cet épisode (je suis désolé mais y a un cool cool cool avant qu’elle ne ruine une fête quand même). Triste crise de la trentaine pour nos deux personnages principaux, surtout Mickey et son alcoolisme, mais dans l’ensemble cet épisode est franchement réussi et mieux que les autres maintenant qu’on a cerné les personnages et qu’on connaît leur faiblesse. Cette soirée respectable qui part en vrille est plutôt pas mal.

05Épisode 5 – The Date – 15/20
« Fun first date, huh ? »

Le date de l’angoisse, de début à la fin, sans surprise, entre Gus et Bertie. Le problème, c’est que du coup l’épisode est aussi angoissant et long pour nous que pour eux, même si c’est plus drôle à observer qu’à vivre. L’épisode manque d’un truc pour être vraiment drôle pendant ses deux premiers tiers, et l’idée d’intégrer Mickey au mix est cette fois une réussite. Les premiers vrais sourires viennent de ces échanges de textos (un petit côté Friends dans le contenu quand même) et l’escalade à partir de là se poursuit assez rapidement pour être géniale ! C’est à nouveau dur à noter car tout le début de l’épisode est long, mais la fin est tellement wtf ! Le genre de scènes (au pluriel) dont on se souvient et dont on reparle.

06Épisode 6 – Andy – 15/20
« Let’s do a midnightish thing then. »

Ces scénaristes sont bons à trouver des manières de retarder les rencontres entre leurs personnages principaux, et c’est plutôt cool car ça nous donne un bon épisode. À nouveau, ça tourne autour de la drogue pour Mickey et c’est vraiment dommage, parce qu’il y a moyen de faire les 3/4 de ses scènes de manière crédible sans ça. Et en même temps, ça donne la pêche, c’est dur de ne pas en rire. De son côté, Gus anticipe et stresse toute la journée pour un date qui n’arrive pas et il y a toujours des jours comme ça. Et de mon côté, j’adore Heidi et n’arrive pas, avec son imdb, à savoir où je l’ai déjà vue avant. Absolument brillant et clairement la storyline la plus drôle de l’épisode.

07Épisode 7 – Magic – 16/20
« Would you mind if I used my vibrator? »

Et c’est parti pour le premier rencard entre Mickey et Gus, qui bien sûr se fait à l’envers : ils commencent donc par le sexe avant d’enchaîner sur le restaurant chic et bien évidemment, parce que c’est Gus, le spectacle de magie. Gillian Jacob, forcément, est le buzzkiller de la soirée magie, révélant tous les tours les uns après les autres, ou les ruinant au choix. Elle excelle dans cet art depuis bien longtemps, et c’est donc une vraie grande réussite et peut-être l’épisode le plus drôle… ainsi que l’un des plus déprimants quand l’on voit la soirée qui ne se termine pas si bien pour notre couple de héros, malgré leur partie de jambe en l’air… parce que clairement la question finale de Mickey ne peut pas être laissée ça innocemment par les scénaristes. Je me demande si la série va pas prendre un virage un peu dépressif où ils finiront par rompre, chacun revenant exactement à leur position de départ. Je devrais pas anticiper alors qu’il me reste encore 4 épisodes à voir.

08Épisode 8 – Closing title song – 15/20
« I feel like it’s missing harmony »

La série reprend le lendemain matin. C’est amusant la manière dont la série enchaîne chronologiquement cette saison 1 après les ellipses énormes du pilote. Gus reprend son flirt avec Heidi, définitivement un second rôle de qualité et une relation un peu problématique vis-à-vis de Mickey qui elle, de son côté, passe sa journée à attendre des nouvelles. Sans surprise, les deux storylines se rejoignent lorsque Mickey débarquent dans la soirée de Gus qui la présente comme une amie, alors qu’Heidi expose un décolleté monstrueux et que Bertie cherche désespérément l’appartement de Gus (purée ça aussi c’est moi à de trop nombreuses reprises). Et donc bien sûr, on ne perd pas de temps dans une saison de 10 épisodes: la fin est juste déprimant avec Gus couchant avec Heidi.

09Épisode 9 – The Table Read – 14/20
« You pretend to be nice and that’s worse. »

D’un côté, Mickey continue de stalker Gus sur tous les réseaux possibles et de l’autre Gus se réveille au côté d’une Heidi trop pimpante et bonne humeur… Bim, elle est devenue insupportable alors que je l’adorais. L’épisode part un peu en vrille avec Mickey qui se retrouve à chercher Gus sur son lieu de travail et y circule tranquillement tandis que lui se fait acheter son script et profite d’Heidi. Disons que la cohérence n’y est plus, mais en même temps l’histoire avance et continue à être déprimante. Tristement, je ne me trompais pas et les deux personnages finissent par se disputer et se reprocher très exactement les mêmes choses qu’au départ de la série. Bref, l’idée est que ni l’un ni l’autre n’apprennent de leurs erreurs finalement, et c’est franchement déprimant quand ils pourraient avoir par ailleurs tout pour être heureux. Delete.

10Épisode 10 – The End of the Beginning – 15/20
« Am I a horrible person ? »

Mickey perd son chat Grandpa et Gus se rend compte que la vie de scénariste est un peu plus collaborative que prévue… bref tout continue de leur exploser à la tronche dans ce dernier épisode et en tant que spectateur, on ne sait plus bien ce que l’on a envie de voir se produire dans ce dernier épisode. Le coup de gueule d’Arya est magistral et confirme que les personnages secondaires sont géniaux. Quant à la fin de la saison… après tant de déprime (et de pubs dans le magasin), c’est difficile de savoir si c’est vraiment une bonne chose ou pas. Étonnamment, toutes les storylines semblent bouclées de la meilleure des manières, et je sais pas bien ce que réservera la saison 2. J’imagine que la série saura surprendre et se réinventer. Bon voilà, saison terminée en tout cas, ça laisse une impression de vide d’un seul coup !

Bon, si je résume, la première moitié de saison nous présentait Gus comme un vrai nice guy sans le syndrome et Mickey comme un déchet post-féministe (il faut dire ce qui est). En revanche, dès le moment où ils se mettent en couple, c’est Gus qui foire tout et devient le vrai jerk, alors que Mickey est d’un coup beaucoup plus attachante, parce qu’elle tente de s’en sortir et parce qu’elle souffre (sans même le savoir) à cause de ce que Gus lui fait subir. Bref, tout ça, ce n’est pas l’amour et cette fin est atroce : Gus se fait une nouvelle fois plaisir, comme tout au long de la saison, au détriment de Mickey qui pensait devoir arrêter toutes relations. C’est très frustrant et c’est de là que vient le vide de fin de saison : c’est elle qui se blâme pour tout ce qui arrive alors que les 3/4 des conneries sont faites par Gus, que tout le monde valide comme un type bien. C’est hyper frustrant (d’autant plus que je sais que j’ai plus de points communs niveau caractère avec Gus qu’avec Mickey). J’espère que la saison 2 saura réparer tout ça.

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