Containment (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Containment. Bonne lecture !

Avis : J’ai certes raté la diffusion du pilot de Containment en toute connaissance de cause car je ne voulais pas commencer de nouvelle série faute de temps… mais puisque j’en entendais parler un peu partout et que Laura m’a dit qu’elle allait regarder, je me suis dit que je pouvais bien regarder aussi. Surtout que mon avion demain étant annulé par cette joyeuse grève (plus de peur que de mal, j’ai pu reporter), j’ai pu retarder le moment de faire ma valise. Bref, je me suis posé tranquillement devant les deux premiers épisodes.

Soyons clair : ce n’est pas méga original en terme de scénario, de personnages présentés et… de tout en fait. Cependant, c’est efficace, ça fait son travail comme il faut niveau divertissement et tous les twists ne sont pas prévisibles. Donc, je suis tombé dans le piège et oui, je vais regarder toute la saison.

Pour le futur de cette série, j’espère qu’ils ne vont pas tomber dans le piège de prolonger indéfiniment. C’est parti je crois pour avoir de bonnes audiences en saison 1, être renouvelé, s’éterniser, mourir à petit feu et dans l’indifférence générale, sans vraie fin. Mais bon, on n’est pas encore à ce stade, alors je vais savourer avant tout.

Pour ceux qui hésitent : ça plaira au fan de (Fear) The Walking Dead, Helix ou The Strain.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Did you unleash a virus to get me to move in with you?

Donc : on sait dès les premières secondes que ça va partir en vrille dans la suite de la série, et de toute manière, le titre nous donnait déjà l’info. On est là pour ça. Une épidémie qui débute à Atlanta, c’est un peu gros pour une série post-Walking Dead. Surtout que les ¾ de l’épisode se déroule dans un hôpital et que les morts sont couverts de sang, c’est dur de ne pas penser à Rick. Bon, passé cela, premier verdict a priori : c’est super intéressant. Ils ont réussi à allier les deux grosses peurs contemporaines – terrorisme et épidémie – et à en faire une série plutôt efficace avec un approfondissement de la vie personnelle de chacun des personnages, des rencontres qui vont nous faire des couples tout mimi (le flic et la prof… tellement vu et revu) et un patient 0 assez intéressant. Tout n’est pas forcément crédible : le coup de la classe qu’on amène visiter un hôpital… Je sais qu’on voit ça dans plein de série, mais ça me fait toujours hausser les sourcils comme idée, moi. Là où la série va vite être prise à son piège en revanche, c’est que le virus tue rapidement, il n’y aura pas un suspens de folie une fois que quelqu’un est malade – mais juste assez quand même pour se demander qui il contaminera ensuite. Les personnages n’ont pas des vies bien trépidantes, mais cela permet de s’attacher à eux avant que leur quotidien ne bascule dans l’horreur. Beaucoup ne sont que des stéréotypes un peu grossier (la prof, le flic, la super-héroïne du CDC), mais c’est une série américaine basique. Il va falloir voir comment tout ça est traité semaine après semaine, ça a un petit côté Helix, la crédibilité globale en plus. Et puis, autant le virus tue hyper vite, autant la série n’avance pas beaucoup dans sa chronologie, donc ça a le temps d’évoluer.

02.jpgÉpisode 2 – I to die, you to live – 16/20
It’s all over the Internet. All those sick kids…

Ce second épisode est meilleur que le premier, parce que les personnages sont établis et donc plus faciles à cerner. L’ambiance aussi y est plus clairement définie désormais, avec la panique à l’intérieur du cordon et un job depuis l’extérieur assez intéressant. On a une zone de contamination assez peu large finalement, mais un grand nombre de patients et de futurs malades quand même. L’intrigue autour de la fête étudiante qui vire à la contamination générale est assez bien gérée et même assez bien jouée quand ils se retrouvent en quarantaine dans l’hôpital à comprendre qu’ils vont mourir. La psychose n’est pas encore à son paroxysme, mais on s’en approche pernicieusement donc la série devrait pouvoir encore s’améliorer. J’ai bien aimé l’angle d’attaque de certains sujets qu’on ne voit pas régulièrement abordé dans ce genre de série, notamment la couverture médiatique faite par la presse autour du policier noir qui sauve le noir de la violence d’un policier blanc. Ça permet d’aborder le sujet du racisme sans en faire des tonnes, de construire le personnage et ça sonne terriblement vrai ce décalage à dimension personnelle effectué depuis un sujet dramatique. Bref, quelques très bonnes scènes marquantes pour un second épisode, toujours autant de scènes glauques, j’aime beaucoup et j’attends l’évolution en psychose générale promise dans les premières minutes du pilote.

 03Épisode 3 – Be angry at the sun – 15/20
Your loved ones are being sentenced to death

Ce n’est pas bien fou, mais la tension y est : chaque instant passé dans le cordon nous fait s’attacher à des personnages qui ont toutes les chances d’être contaminé. La manière dont les choses dégénèrent est intéressante et très américaine : le site mis en ligne pour dénoncer les abus à l’intérieur, les tarés avec leurs guns et cette condamnation à mort implicite de ceux qui ne suivent pas les règles. Psychologiquement, la série a de quoi virer au thriller, entre la peur de la contamination et l’enfermement forcément angoissant. Pourtant, elle ne joue pas encore assez sur cette carte. Du coup, ça donne un résultat assez mitigé, avec ces intrigues pas assez exploitées de manière à faire du grand public. Je note aussi l’absence de certaines intrigues pourtant cool et bien développées dans les premiers épisodes (j’aurais aimé suivre un peu plus la quarantaine). Je suis par conséquent assez mitigé car si le suspens et la tension sont là, je ne peux pas m’empêcher de me dire que ça pourrait être écrit de manière bien plus intense. Il y a du potentiel encore sous-exploité, j’espère que ça va changer dans les semaines à venir… Ce qui est tout à fait possible avec cette fin. Privés d’internet, la tension ne peut que monter encore d’un cran au sein du cordon. Clairement, ça va péter !

04.jpgÉpisode 4 – With silence and tears – 14/20
You see, girls are gross

Hmm la bonne vieille vision du couple traditionnelle de la nana qui fait la lessive et du type qui la drague en se faisant pote avec le gosse… Bien joué, Containment aha ! Étonnamment, ça ne pète finalement pas : la panique n’est pas si forte cette semaine malgré l’absence d’internet au sein du cordon. Un truc pareil vaudrait bien une rébellion civile, mais non (pas encore ?). Ils vont même jusqu’à nous faire croire que, la survie s’étant organisé, les personnages sont contents de ne pas checker leur téléphone. N’abusons rien, oui, ça fait du bien de décrocher de son téléphone, mais dans une situation extrême comme celle-là, ne pas pouvoir s’informer (au moins de ses proches, comme la grand-mère vu dans l’épisode 2) me paraît difficilement être une source de soulagement. La série continue de suivre les personnages à l’intérieur et à l’extérieur du cordon et développe les storylines de chacun, en approfondissant chacun de ses personnages, ce qui n’est pas toujours facile avec un casting aussi large. Pourtant, c’est grosso-modo bien mené et on s’attache de plus en plus à certains personnages (notamment le flic à l’extérieur). La fin n’ouvre pas de nouvelles perspectives de folie, mais laisse suffisamment sur notre faim pour nous faire revenir la semaine prochaine. C’est bien mené, un épisode qui ne révolutionne rien, mais il en faut aussi pour prendre le temps de mieux cerner les enjeux et les motivations de chacun.

05.jpgÉpisode 5 – Like a sheep among the wolves – 17/20
Hunger is eating my brain

Malgré son annulation, Contaimnent continue, et pour cause : la série était prévue comme une mini-série, elle a donc probablement une fin qui se suffit à elle-même (il y a intérêt). Et honnêtement, avec cet épisode, je suis déçu de ne pas avoir de saison 2. C’est en effet très bon cette semaine, un épisode rondement mené de bout en bout qui approfondit un peu plus les ¾ des intrigues et qui finit sur un bon cliffhanger, après avoir fait avancer tout ça quasiment sans défaut. Le vrai sujet de l’épisode est mis en avant dès la scène d’introduction pseudo-poétique : le manque de bouffe. L’idée est donc de faire entrer de la bouffe dans le cordon, quitte à ce qu’elle tombe dans de mauvaises mains, ce qu’elle ne manque pas de faire. Bien sûr, ces développements nous amènent à de gros problèmes dans cette zone de non-droits permanents, mais au fond, il est vrai que c’est un bon moyen pour eux de récupérer de la bouffe. J’ai aimé l’ensemble des intrigues autour de ce sujet, avec quand même un gros malus sur les motards dans le garage. À passer leur journée à tourner sur leur moto comme des hamsters dans une cage, ils doivent être à court d’essence non ? Pendant ce temps, le virus continue d’infecter des personnages secondaires et est loin d’être éradiqué, et Katie profite de l’absence de son Jake parti distribuer la bouffe pour mener l’enquête. On avance enfin du point de vue de la création du virus, et j’aime beaucoup la tournure que ça prend, en disculpant le patient zéro qui ne l’était donc pas. Je suis curieux de voir à quelle expérience sordide on doit toute cette série ! Bref, je suis pour l’instant satisfait de cette mini-série qui fait son taf, et qui le fait bien !

06.jpgÉpisode 6 – He stilled the rising tumult – 15/20
Don’t worry I don’t get sick

C’était un épisode un peu moins passionnant que proposait Containment cette semaine, mais aussi et surtout un épisode qui faisait avancer l’intrigue, probablement vers sa fin. Ainsi, pour la première fois, il était introduit un personnage peut-être immunisé au virus, Thomas, un enfant bien sûr de lui. S’il est vraiment immunisé, alors le vaccin sera facile à mettre au point, et cela pourrait nous mener vers la fin de la série (après quelques péripéties, évidemment). C’est lui qui donnait son titre à l’épisode, de toute évidence. Ailleurs, c’était moins engageant je trouve : Lex et Leo se sont mis à travailler ensemble pour essayer de comprendre le début de l’infection via une caméra de vidéo évidemment endommagée. C’était prévisible. Moins prévisible était l’intrigue de Teresa, qui culmine dans le cliffhanger de la semaine quand elle aperçoit, téléphone satellite en main, que sa mère est prise en otage par le gang qui menace de la tuer. C’était un peu plus intéressant à suivre, d’autant que cela a mené à réunir Teresa et les personnages du laboratoire, mais ça ne m’a pas non plus transcendé par rapport à la semaine dernière. En tout cas, je suis satisfait de la tournure des choses, car une vraie fin semble possible, et je l’espère vraiment.

07.jpgÉpisode 7 – Inferno – 18/20
You don’t make money by killing people.

La situation de crise de l’épisode précédent est rapidement contrôlée, bien plus que l’ensemble de la crise présentée dans la série, qui est elle totalement délaissée cette semaine et résumée à une clé USB qui ouvre et ferme l’épisode. Une bonne moitié du casting se retrouve ainsi réuni dans ce début d’épisode et les présentations sont expédiées pour avancer dans l’épisode… On sait bien que le gang va se retourner contre le labo pour se venger de cette défaite ridicule. Étonnamment, l’ensemble est plutôt bien amené, alors que ce genre d’intrigue paraît généralement forcé. Une fois de plus, la série signe un excellent épisode dont le principal défaut est de s’occuper encore de ce qu’il se passe à l’extérieur du cordon, là où ce qu’il se passe à l’intérieur est bien mieux. Oui, je sais bien que le côté politique de la série est cool aussi, mais quand elle propose un aussi bon huis-clos dans le laboratoire, c’est vraiment frustrant de devoir supporter des pauses dans la tension, qui elle augmente bien au fur et à mesure de l’épisode. Alors oui, je suis un peu frustré pour ce pauvre policier à l’extérieur, mais pas assez pour être bouleversé par son sort. En revanche, l’ensemble du huis-clos avec la menace grondant toujours plus près et l’ensemble des solutions envisagées pour tenir le gang éloigné était purement bien trouvé. C’était juste expédié un chouilla trop rapidement, mais la morsure de la mère (bienvenue dans Walking Dead wesh) cache ce défaut. Containment s’affirme donc comme une mini-série franchement réussie : peu importe sa conclusion, elle aura proposé des situations de tension et des scènes de thriller peut-être un peu prévisibles, mais tellement fonctionnelles. Cet épisode avait quelques jump scares et était bien ficelé. La fin est à haute dose émotionnelle également, ce que je n’aurais pas cru venant de la storyline qui me plaisait le moins. Le job est (bien) fait pour du CW et la série est assez marquante pour ne pas être totalement oubliée dans les années à venir. Well done.

08.jpgÉpisode 8 – There is a Crack in Everything – 17/20
You were right, he’s the real patient zero

Mieux vaut tard que jamais, j’ai enfin pris le temps de voir cet excellent épisode de Containment qui avance à toute allure. Le couple tant attendu se forme ENFIN (dans la scène de cul la plus étrange de l’année) après avoir retrouvé la piste du patient zéro à eux deux (ou presque). L’équipe du labo a une storyline beaucoup moins intéressante que lors du dernier épisode, et c’est un peu dommage de les voir se perdre dans la ville et sous celle-ci, à essayer de s’enfuir. Je suis content qu’il n’y arrive pas, pour la crédibilité générale de la série. Cela dit, la vraie intrigue de cet épisode tourne autour de Thomas, qui est immunisé au virus… Malheureusement pour le docteur qui se fait mordre par un rat, cette immunité n’est pas suffisante : il peut encore contaminer tout le monde. Tout cela nous mène à une cliffhanger réussi qui voit deux personnages principaux coincés à l’intérieur même du cordon. Ca remet à plat les différentes dynamiques de la série de voir la bitch de service plus humaine et bloquée de la sorte. En bref, encore un très bon épisode pour cette mini-série définitivement réussie !

Capture d'écran 2016-06-22 19.45.10.pngÉpisode 9 – A Kingdom Divided Itself – 18/20
Was she… ? Am I… ?

C’est à nouveau un très bon épisode : tout part de plus en plus en vrille avec cette semaine une émeute tentant de fuir le cordon, ce que l’extérieur ne peut se permettre. Cela faisait quelques épisodes que la révolte grondait, il était donc temps que ces scènes de chaos se déroulent, d’autant qu’elles étaient promises dès le pilot. La quarantaine continue, ce qui permet d’approfondir les relations entre Lex et Sabine. Rien de bien passionnant et clairement le point le plus faible de ces 40 minutes, même s’il était bon d’en apprendre un peu plus sur ces personnages. L’épisode ne fait pas dans la nuance et se qualifie clairement de triste, avec notamment la contagion possible de Katie, tentant de sauver Mary (une des enfants) qui meure malheureusement assez bêtement dans un accident de voiture. De leur côté, Teresa et Xander ne s’en tirent pas mieux avec ce dernier possiblement infecté et elle incapable de se lever. Jana les retrouve et souhaite qu’il la suive, mais tout ça n’est pas gagné. Quant à Jana, justement, elle ne fait pas grand-chose dans cet épisode pour une fois, mais elle sort quand même du labo pour essayer de trouver un test de grossesse à Suzy, qui non contente d’être abandonnée par son amant se retrouve avec un possible mioche dans le ventre. Rien de bien grave en comparaison de Katie donc, pour qui les choses risquent de se compliquer dans les derniers épisodes… sauf si Mary n’était pas malade. Mais bon. C’était bien joué de la part des scénaristes, mais j’avoue que je m’attendais à un revirement de ce genre lorsque j’ai vu sa scène de rencard avec Jake. Trop de bonheur pour que ça dure au milieu du chaos ambiant…

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Épisode 10 – A time to be born – 17/20
You think the virus cares about that?

C’est très sceptique que j’ai fait play, me demandant si la série pouvait encore proposer un épisode à la hauteur de mes attentes après celui de la semaine dernière. Bien sûr, je ne m’attendais pas à une poche des eaux qui rompt avant même le générique. Cela dit, ce n’était pas la seule intrigue captivante, loin de là : Katie est en quarantaine et ne développe aucun symptôme, mais nous savons bien que les symptômes peuvent se manifester violemment à la fin des 48h, il y a donc finalement toujours autant de suspens de ce côté-là. Comme la semaine dernière pour Sabine et Lex, cela nous permet d’approfondir un peu les connaissances sur son passé, notamment dans la scène avec son fils. De leur côté justement, Sabine et Lex en ont fini avec la quarantaine et reprennent le dessus sur la situation, apprenant à gérer avec les erreurs commises en leur absence et leur nouvelle vision de l’autre (surtout pour Lex). Suzie retrouve son mec après avoir appris qu’elle était effectivement enceinte, mais pas de bol, il est maintenant malade, sans surprise. Bref, le rythme est toujours là et la série développe toujours aussi bien ses multiples intrigues en parallèle. Quant à la fin… désespérément prévisible, je n’en reste pas moins dégoûté !

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Épisode 11 – Nothing Gold Can Stay– 20/20
Be brave and take responsibility. You’re the only thing people in here have.

Ils ont osé. Ils ont osé pour de vrai. Katie est morte dans les bras de Jake alors qu’elle était leur personnage principal et qu’ils étaient enfin en couple après des semaines d’attente de la part des shippers. Pire que ça : ils nous ont fait espérer une non-infection et un remède un long moment. Ces scénaristes sont de purs sadiques qui ont joué avec nos sentiments tout du long. Le sort de Katie éclipse tout le reste, puisque nous suivons sa déchéance jusque dans son cauchemar. Mon dieu, ce sursaut que j’ai eu dans l’avion quand son gamin tombe dans le sang tout juste nettoyé. Je savais que ce n’était pas vrai, mais c’était hyper bien réalisé et joué. Bref, elle éclipse tout le reste, pourtant il y a beaucoup à dire quand même sur Sabine qui se tortille tel un serpent comme à son habitude et s’en tire très bien d’une situation improbable ou sur Bert et Jana qui se rencontrent enfin. Plus le temps passe et plus je suis triste qu’il s’agisse d’une mini-série qui approche lentement (mais trop sûrement) de sa fin. Cela aura été une vraie réussite, que je trouve encore et toujours surprenante malgré tout le bien que je pense de The 100 et de la CW depuis un an.

 12.jpgÉpisode 12 – Yes is the Only Living Thing – 18/20
Welcome to the CordonPD

Bon, ça fait quelques épisodes que je le sais, mais Containment va vraiment me manquer maintenant qu’elle touche à sa fin. Je me suis laissé embarquer dans ces nouvelles histoires, pas toujours hyper crédibles. J’ai beaucoup aimé la manière dont était traité le deuil de Jake, même si cela se fait un peu trop rapidement. Les révélations sur l’origine du virus étaient plutôt cool et cette fois suffisante pour que l’on sente que la fin de la série est là. Le cliffhanger ne promet rien d’autre qu’un final sous haute tension avec une grande partie du casting en danger de se faire tirer à vue pour avoir tenté d’échapper au cordon. De mauvaises décisions ont été prises dans cet épisode et il va être intéressant de voir tout cela arriver à conclusion, voir qui s’en sort et comment. Le vaccin est quant à lui probablement déjà au point, ou très près de l’être, donc le suspens n’est plus vraiment de ce côté-là, mais bien pour tout le groupe de Janna qui tente de s’enfuir. Il reste quarante minutes pour tout terminer, nous montrer les conséquences de cette crise et des retrouvailles (joyeuses ou tristes). Ce sera un peu court, mais je ne pense pas que la série puisse encore se planter à ce stade-là. Je suis tellement impatient de voir la suite !

 13.jpgÉpisode 13 – Path to Paradise – 17/20
The hope may lie in one of us, which means it lies in all of us

Ultime retournement de situation : la série était finalement à propos de relations humaines plus que qu’à propos d’un virus. Ce n’est en effet pas l’intrigue autour de la maladie que les scénaristes s’appliquent à conclure, mais bien celle du groupe de survivants que nous avons suivi tout au long de ces treize épisodes. Ça marche plutôt bien, même si j’aurais aimé avoir une scène de plus sur le premier vacciné. L’épisode se conclut autour de la constitution d’une famille improbable à l’intérieur du cordon et toutes les intrigues sont ainsi terminées d’une chouette manière. Bien que ce soit une mini-série d’été, on sent que les scénaristes se sont quand même gardés une ouverture pour une saison 2, mais je pense que c’est une bonne chose de ne pas nous la fournir, elle serait forcément longue, répétitive et probablement ratée. Là, au moins, nous avons un produit de divertissement complet, avec des retournements de situation jusqu’à la dernière minute et, certes, un côté un peu prévisible. Cela dit, ce n’est pas si mal d’avoir ce côté prévisible quand la dynamique générale fonctionne. Cette série me restera à l’esprit et a largement rempli ce que j’attendais d’elle.

EN BREF – Containment aura été une excellente surprise cet été : j’y ai jeté un oeil après avoir entendu des échos positifs sur le pilot, mais sans vraiment y croire pour autant. Il a fallu quelques épisodes pour entrer dans cette histoire somme toute assez classique de contamination et de quarantaine, qui avait des aspects The 100, des aspects FTWD ou encore des aspects The Strain. Pourtant, assez vite, la série a su faire monter le suspens et exposer une théorie du complot des plus intéressantes. Si la toute fin ouverte est un poil décevante, il n’en reste pas moins que j’aurais vu treize bons épisodes, avec ce qu’il fallait pour frisonner, être triste ou rire. C’était un divertissement d’été, à consommer comme tel. Pas une grande série, mais une série qui se respecte et qui respecte ses fans. Je recommande chaudement 🙂

 

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