Teachers (S01)

Avis : Toujours dans l’esprit « Je n’ai pas le temps de commencer de séries », j’ai regardé la saison 1 de Teachers, un peu au hasard, beaucoup parce qu’Alison Brie de Community en a fait la promo sur Twitter (elle est plus ou moins productrice) et un chouilla parce que c’est du TV Land, qui diffuse aussi l’excellente Younger (dont j’ai déjà parlé ici). Donc, oui, je n’ai pas le temps, mais je le prends, on va dire.

Alors, il m’a fallu le premier épisode pour vraiment rentrer dedans car ça a une vibe très féministe, un peu à la Girls que je n’aime pas car je trouve ça trop excessif comme humour. Heureusement, ce n’est pas que ça, malgré son casting à 99% féminin (et des personnages célibataires). Non, c’est beaucoup plus, et c’est devenu avant la fin du deuxième épisode un véritable coup de cœur !

Pourquoi ? Parce que ça s’approchait bien plus de Community que je ne l’aurais cru : la formule est géniale ! Chacune des professeurs de cette école est un cliché caractérisé par un trait de personnalité bien particulier : la névrosée, la rageuse, la naïve, etc. Et ça fonctionne parfaitement : chacune est amusante à sa manière en solitaire, mais la dynamique de groupe est hyper forte et très réussie, et elles ont même leur propre dean techniquement avec le directeur de l’école, Principal Fearson, seul homme du casting, hilarant lui aussi.

Bref, ça plaira définitivement aux fans de Community, Younger, Kimmy Schmidt (dont j’ai également parlé par là), et peut-être même à ceux de Girls, le sexe en moins. À mourir de rire. Et l’excellente nouvelle que j’ai découverte après coup : la série s’inspire d’une websérie avec les mêmes actrices et les mêmes personnages… Il y a donc 26 épisodes de moins de deux minutes à s’enfiler avant et la saison 2 est commandée par TV Land. De rien.

Note finale de la saison : 18,5/20

Teachers

Épisode 1 – Pilot – 16/20
« 
I can relate. One day, I dreamt I had a dick. »

Bon, je sais que je regardais la série parce qu’Alison Brie en a fait la promotion sur Twitter, et parce qu’elle est productrice, mais j’étais quand même hyper surpris de la voir débarquer dans un rôle génialissime. Comme je le disais en introduction, il m’a fallu quelques scènes pour vraiment entrer dans la série, mais cette intrigue sur la campagne anti-bullying qui tourne les enfants en véritables monstres était habilement mené. Bref, au bout de vingt minutes, j’étais plié en deux, et c’est Alison Brie qui a finalement marqué la transition entre série sympa et sympa drôle. Un pilot donc qui se cherche et se trouve, c’est agréable.

Épisode 2 – Picture Day – 19/20
“I’ll be back right. Oh. I’ll be back right.”

Bim, les tâtonnements du début sont entièrement oubliés et effacés : cet épisode est une pure réussite et il n’y a clairement pas besoin d’Alison Brie pour rendre cette série géniale ! C’est à partir de là que le sentiment d’un Community 2 s’est installé pour moi : tous les gags fonctionnent parce qu’ils sont « out of box » à chaque fois. Le coup de la photo classe est une excellente idée d’intrigue et la loi des trois morts un running-gag un poil prévisible mais qui délivre les fous rires voulus. Je suis peut-être un public facile en tant que futur prof, mais cet épisode est franchement une belle réussite qui permet de cerner chaque personnage et dont les intrigues A et B se rejoignent avec brio.

Épisode 3 – Duct Duct Goose – 17/20
“How can you lose a child in the ceiling?”

Cette série va finir par faire travailler mes abdos un peu trop ! Double intrigue à nouveau : d’un côté le super-intendant et l’élève qui se cache dans le toit, de l’autre la participation au casting de Miss Snap au Bachelor. Alors certes la fin de l’épisode est assez prévisible, mais elle est aussi terriblement efficace, j’adore. Ce casting déchire et les répliques s’enchaînent parfaitement. Je dirais bien que ça fait longtemps que j’ai pas ri autant, mais après tout, j’ai regardé Kimmy Schmidt il y a peu. Sans ça, les notes seraient probablement plus hautes.

Épisode 4 – Hall of Shame – 18/20
“It just came up in the natural flow of the conversation.”

Miss Snap couche avec l’homme de ménage dans l’école et sur un baby-foot (oh mon dieu cette fin !) pendant que Mary-Louise enseigne la religion comme science. Voilà, tout est dit sur la perfection de cet épisode, je crois. Les blagues s’enchaînent plus vite que les vingt minutes qu’on ne voit pas passer. Du coup, je n’ai pas noté grand-chose à dire sur le blog, oups. Et en plus, j’ai enchaîné avec le suivant, car l’ensemble s’enchaîne quand même pas mal !

Épisode 5 – Jacob – 18/20
« 
I want you to go to the corner and think about what you just said, OK? »

Et hop, encore un épisode réussi. L’arrivée de la nouvelle copine de Jacob est une parfaite réussite qui donne une superbe dynamique et j’aimerais qu’elle soit là pour plus longtemps. Bon, cette intrigue éclipse un peu les autres personnages, même si cette idée de la clique était hilarante, mais pas toujours parfaitement menée. Après cinq épisodes d’affilées, je dois également reconnaître que la série a ses limites, le générique très répétitif est assez lassant, surtout quand il commence à se faire tard. Mais à part ça, brillant !

Épisode 6 – Drunk Kiss – 18/20
« 
Why are we watching this? »

Reprise de Teacher après une pause dodo : juste ce qu’il fallait pour confirmer que j’adore la série. Cet épisode traite avec humour de l’amitié un peu trop tactile de Chelsea et Mary Louise, et ça fonctionne parfaitement parce que les deux personnages sont tellement dans leur cliché respectif qu’il fallait leur faire ça. Brillante idée, bien meilleure que l’intrigue B qui restait tout de même assez drôle, mais servait surtout de remplissage. Il manque encore un peu quelque chose pour que cette série soit totalement parfaite, mais vraiment on s’approche de tout ce que j’adore dans les sitcoms – le méta en moins.

Épisode 7 – Bad Tweeter – 20/20
« 
You don’t even have children because nobody would marry you. »

Une fois de plus, Miss Snap apporte beaucoup trop d’humour à l’épisode, de même que la militante (eh oui, je n’ai pas encore appris les noms à ce stade). L’autre truc qui fonctionne toujours, c’est la réaction des gamins face à ces maîtresses névrotiques, parce que ce sont eux les cerveaux dans cette école. Si seulement j’avais pu avoir une école comme ça. Cet épisode atteint une perfection nouvelle pour la série : chaque personnage sert franchement à quelque chose, y compris le principal, et tous ont leur moment de gloire comique. J’adore !

Épisode 8 – Sex Ed – 19/20
« The six degenerates sitting around doing nothing. »

L’idée de l’épisode de proposer des activités extra-scolaires est bonne, mais comme le titre de l’épisode le souligne bien, l’idée de base c’est surtout la Sex-Ed par Mary-Louise. C’est donc cette partie avec le retour du fameux Hot Dad qui fonctionne à fond, alors que le reste est plus moyen et sert beaucoup de gap-filler, ce qui est dommage, mais assez courant dans la formule d’écriture des sitcoms. J’ai néanmoins eu mon meilleur fou rire devant cet épisode (indice : à la fin) totalement wtf, alors je monte la note !

Épisode 9 – Hot Lunch – 20/20
« 
Do the math, people! »

Rien ne vaut un bon running-gag et les blagues de Mary-Louise sont tellement mauvaises que sa conclusion répétitive est à mourir de rire. Et le reste de l’épisode aussi d’ailleurs : déjà l’enchaînement de blagues Harry Potter/cul était forcément parfait au milieu de ma relecture d’Harry Potter, mais en plus cette intrigue avec la petite suédoise (je crois ?) et Miss Snap était parfaitement menée. Beaucoup de méta dans cet épisode, du coup, avec des références culturelles un peu partout. C’est quasiment le truc qu’il manquait le plus jusque-là à la série, alors franchement, ne me demandez pas mon avis dessus. Just do the math, people !

Épisode 10 – Last Day – 20/20
« 
I wanna show that son of a mother a piece of my mind. »

Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci est arrivée bien trop rapidement ! Un dernier épisode réussi, sans surprise, sur la fin d’année et avec la menace d’un professeur à virer – et franchement, elles sont toutes à virer à ce stade. Bon, je confirme que Mary-Louise est mon personnage préféré à ce stade, mais elle n’a que peu d’avance sur les autres. Les six personnages principaux de ce casting déchirent et franchement ces dix épisodes étaient truffés de fous rires. Je ne regrette pas d’avoir testé un peu au hasard cette série et je suis heureux que mon vol soit annulé par la grève finalement, car j’ai pu voir les dix épisodes d’un coup… j’ai déjà envie de les revoir ! Très, très bon !

 

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