Person of Interest (S05)

Attention Spoilers !

Retrouvez ci-dessous mon avis sur les épisodes de la saison, au fur et à mesure de sa diffusion. N’hésitez pas à consulter aussi la fiche-marathon où vous trouverez un jeu (d’alcool?) pour pimenter votre visionnage 😉

Avis : Enfin, ça y est la saison est arrivée ! Je me plains, mais puisque j’ai passé mon mois d’avril à bingewatcher cette série pour la première fois, je devrais plutôt savourer que me plaindre de cette attente qui m’a parue interminable alors qu’elle n’a duré que 14 jours. Je vais me répéter : cette série est une pépite que je regrette d’avoir découvert si tard après m’être dit pendant cinq ans qu’il fallait vraiment que je la commence. Je me le suis dit pour le pilote (parce qu’il y a Ben de LOST quand même), puis quand j’ai su qu’Amy Acker serait une guest de l’épisode final. Et depuis, chaque fois que j’entendais parler d’Amy Acker comme une actrice de POI. Oui, mais voilà, le pilot ne m’a pas plu, la saison ne m’a pas plu.

Et puis, Root est devenue plus régulière, et puis, Sameen était géniale, et puis, ils les ont fait flirter. Que voulez-vous faire contre ça ? J’ai dévoré les saisons 3 et 4, qui ont bien sûr quelques défauts. J’attends beaucoup de la saison 5. J’attends beaucoup car la série suit le schéma Fringe : une saison 1 moyenne, une saison 2 intéressante à tendance très bien, une saison 3 excellente, une saison 4 qui s’essouffle mais propose d’excellents épisodes (et le meilleur de la série) et une saison 5 raccourcie faute d’audiences. Or, la saison 5 est la meilleure de Fringe en ce qui me concerne, alors il doit en être de même pour Person Of Interest.

Bon, trève de blabla, parlons des épisodes (et ignorons les dates de diffusion chaotiques).

Note moyenne de la saison : 17,5/20

01.jpgÉpisode 1 – B.S.O.D – 17/20
If you can hear this, you’re alone. The only thing left of us is the sound of my voice.

Voilà, la saison 5 démarre à fond avec une intro très réussie (nouveau générique ?) et maîtrisée par Amy Acker qui berce le spectateur. Ce sont ensuite 4 minutes de pure action qui permettent de réintroduire chaque personnage qui nous sont proposées, et on sent bien que c’est la merde, au cas où on aurait oublié. L’épisode se permet l’utilisation de flashbacks à outrance, mais ceux-ci sont rapides et donnent uniquement les informations nécessaires pour comprendre les événements et surtout le personnage d’Harold. C’est un début franchement réussi, même si la division des personnages en deux groupes est dommage. Root reste bien sûr totalement badass, mais je continue de craindre le pire pour elle à chaque scène d’action… et il y en a plus d’une au cours de l’épisode, où elle se balade tranquillement dans la rue, flingue en main. De son côté, Fusco s’en tire plutôt bien, pour changer. Cet épisode est trop court et une fois n’est pas coutume : Sameen me manque ! Cela dit, je félicite les scénaristes comme jamais pour le meilleur placement de produit que j’ai vu depuis longtemps, merci Playstation et vivement la semaine prochaine !

02Épisode 2 – SNAFU – 19/20
“The Machine’s gonna keep freaking out”

Est-ce que POI vient de nous sortir la meilleure scène d’introduction de toute la série ? OUI. Excellent jeu de la part de tous les acteurs, capables de se glisser dans la peau les uns des autres sans la moindre difficulté et, une fois de plus, surtout en ce qui concerne Amy Acker qui fait une excellente Fusco ou Harold. Et puis, deux Root sur mon écran à la fois, je ne dis pas non (et je vous en fais profiter ici) ! Une fois n’est pas coutume, qu’est-ce qu’elle m’a fait rire en coloc, « thanks roomie ». J’aime les divisions qui se dressent dans l’équipe autour de Shaw/sauver le monde/récupérer des numéros. Cela donne un peu l’impression d’être dans la salle d’écriture de la série, mais c’est efficace, de même que les bugs de la machine qui nous permettent des flashbacks qui font très dernière saison, tout en renouvelant les intrigues de manière originale et réussie. La compréhension de la Machine est l’un des points les plus complexes, intrigants et passionnants de la série, et Root et Harold font un très bon duo de parents pour la Machine, très bien écrit. Il est cool d’en arriver enfin à ce point de la série où les personnages sont confrontés à tout ce qu’ils ont fait de mal pour faire le bien, car POI a toujours oscillé et navigué dans des eaux troubles. Ce qui est fou, c’est que c’est l’un des meilleurs épisodes de la série du coup, alors qu’on n’avance pas sur l’intrigue Shaw tout du long (et putain j’attends !). Excellent cliff, excellent épisode.

03.jpg
Épisode 3 – Truth be told – 15/20
“Yes, our only option is to take risks. Big ones, if we want any chance of finding Shaw or a way to defeat Samaritan. We have to be willing to do whatever it takes now or… We’ve already lost.”

Encore un nouveau générique ? Tant que Shaw est dedans, je signe pour. Le flashback introduit Keith David en guest et je signe également pour, parce que j’étais nostalgique de Community pas plus tard qu’hier. Est-il utile de préciser que je signe également pour ce faux placement (« APS ») et la tenue qui va avec pour Root ? Bon, cette critique manque de sérieux, désolé : nous voilà parti sur une intrigue de la semaine tout ce qu’il y a de plus classique pour Person of Interest, avec des flashbacks sur John qui prouve que pour avoir un rôle dans la série, il vaut mieux être mort qu’en vie (mais où est Shaw putain ? Ouais, je le dirais inlassablement à chaque épisode, je n’en peux plus)… sauf que nous sommes dans la dernière saison et que le contexte n’a plus rien de classique, le rythme est donc précipité pour avancer plus vite : ce qui aurait constitué avant une intrigue d’épisode est désormais le prétexte à un développement sur John et Bill. Cet épisode ne fait pas avancer grandement l’intrigue Samaritan (encore que, Root aide), mais il est important pour la dynamique générale de la série et de la saison, en resituant vraiment le personnage de John, encore loin de son happy end (ou de son sacrifice) pour l’épisode final. Important donc, mais un peu plus classique qu’hier et donc un peu moins prenant… Vivement mardi prochain !

04.jpgÉpisode 4 – 6,741 – 20/20
– That didn’t suck.
– Oh, there was plenty of sucking.

Oh bordel… SHAW EST DE RETOUR… Mais Shaw n’est pas de retour comme on la voudrait de retour. Elle se fait donc implanter des puces pour devenir la marionnette de Samaritan, une intrigue qui promet des retrouvailles de dingue dès le départ de cet épisode qui lui est consacré, enfin. Pourtant, elle résiste et s’évade (un rebondissement qui me laisse perplexe). L’actrice déchire tout, comme d’habitude et surtout comme le personnage l’exige. C’était dur de décrocher de l’écran pendant ces 40 minutes : un tiers de l’épisode passe sans que l’on ne s’en rende compte et Sameen retrouve ENFIN Root, dans la scène la plus badass de la saison (juste détrôné par les retrouvailles avec le chien quelques minutes plus tard). Bien sûr, tout se complique quand Shaw révèle qu’elle leur en veut, ce qui nous amène à ce qui doit être la meilleure scène de toute la série (ehe) : #SHOOT. Cet épisode n’a eu de cesse de jouer avec mes émotions et ma tension, Shaw n’étant clairement pas dans son état normal et Root se prenant une balle perdue (oh scénaristes, vous n’osez pas jouer avec ce cliché quand même ?), Harold s’excusant et John abandonnant Shaw seule avec un connard… tout ça pour nous révéler l’évidence : Shaw est partiellement lobotomisée et WHAT THE FUUUCK ? Je m’attendais à ce qu’elle tire sur John, mais pas comme ça, pas si violemment, pas avant la fin de l’épisode, ce qui m’a mis la puce à l’oreille (promis, c’est pas un mauvais jeu de mots). Quant au suicide… Non pas maintenant quoi, ce n’était pas possible. Oh mon dieu, cet épisode ! CET EPISODE !! Si je pouvais noter au-dessus de 20, je crois que je le ferais. Putain, on peut être déjà demain svp ?

05.jpgÉpisode 5 – ShotSeeker – 16/20
You put a baby Samaritan in the nursery

C’est sceptique que j’ai lancé cet épisode : comment faire mieux qu’hier et que la perfection de l’épisode 4 ? Et surtout, la question habituelle : allait-on voir Shaw ? Et c’est sans surprise que tout repart comme d’habitude avec des numéros donnés par la Machine : un jeune geek accro au café qui permet de repérer les vraies situations de risque des autres lors de rapport de coups de feu (le Shotseeker du titre donc). Original. De leurs côtés, l’intrigue Fusco/Elias continue avec la mise en danger du fils du détective, de même que le duo Root/Harold, ce dernier ne faisant pas entièrement confiance à son alliée, poursuit ses disputes amicales sur la manière de combattre cette guerre. Cette partie nous permet donc d’apprendre que la Machine est bien moins forte que Samaritan, encore et toujours. J’ai aimé la seconde moitié de l’épisode qui nous présente une Root sacrément énervée de la disparition de John, simplement parce qu’elle lui rappelle beaucoup trop celle de Shaw, qui nous manque à tous (en tout cas, elle me manque beaucoup trop). L’épisode n’est finalement qu’un prétexte pour berner tous les téléspectateurs avec une apparence de formule classique qui est résolue un peu plus vite que d’habitude pour se garder de la place pour LA révélation : Elias est en vie ! Oh boy… ça remonte le niveau d’un épisode largement en-dessous de celui d’hier, mais bien au-dessus de la moyenne des autres épisodes de la série. Arf, c’est dur à noter : l’épisode aurait été oubliable si ce n’était pas pour ce retour d’Elias. Maintenant, je veux que Shaw revienne !

06.jpgÉpisode 6 – A more perfect union – 15/20
If this is what you’ve been warning me about, you need to tell me what we’re dealing with now!

Joie, WordPress a perdu mon avis sur l’épisode 6, donc je le réécris à froid. Alors, dans cet épisode, on a ENFIN ce que j’attendais depuis un moment, c’est-à-dire un épisode qui s’occupe en parallèle de l’équipe de la Machine et de Shaw, même si on a appris à se méfier de ce qui entoure son personnage depuis l’épisode 4. Et ça ne rate pas, toute son intrigue est bien une simulation, mais qui a l’avantage énorme de faire progresser la psychologie du personnage à vitesse grand V. On commence à voir en quoi elle pourrait passer du côté de Samaritan, aussi accrochée soit-elle, à force de simulations, et c’est plutôt bien joué de la part des scénaristes. De son côté, Fusco mène l’enquête tout seul, dans son coin, après une interaction rapide et brillante avec Root. J’aime voir ces deux-là ensemble depuis que la Machine a simulé leur baiser l’an dernier. Tellement drôle. En revanche, c’est beaucoup plus classique du côté de la « Team Machine », avec une intrigue de la semaine qui utilise des ficelles un peu trop grosses à mon goût (Harold en oncle perdu de vue, surtout) avec ce mariage sans suspens. En même temps, la fin semble indiquer un tournant dans cette (presque) mi-saison (déjà !) : la scène où Root, Reese et Finch sont assis à la table et regardent la fête battre son plein (sans mauvais jeu de mots sur l’actualité) alors même que la guerre Machine VS Samaritan continue ressemble presqu’à un adieu aux épisodes en stand-alone et aux missions de la semaine. Et assurément, le double cliff-hanger me conforte dans cette idée. On verra, j’espère que Fusco reste en vie et n’est quand même pas trop blessé.

07.jpgÉpisode 7 – QSO – 17/20
Marry me.

Mon dieu, un épisode qui se concentre sur Root, vraiment ? Et quand en plus on voit Shaw, je me suis dit qu’on ne m’avait pas prévenu que Noël était arrivé en avance (hum, j’ai déjà fait cette blague sur le blog je crois… désolé). Donc, cet épisode permet de comprendre un peu ce que vit Root depuis le début de la saison 4, à changer d’identité en permanence. Et elle est tout simplement brillante : sa capacité d’adaptation est géniale et parfaitement démontrée. Je suis content de ce focus sur le personnage, car on la voit constamment s’éclipser depuis une saison ou deux, et c’est bien de voir comment et pourquoi. L’écriture était de plus franchement bonne dans la manière dont elle arrive à faire passer son message à Shaw. Ah, pile au bon moment comme par hasard. Le coup de la non-simulation était un peu gros et se voyait venir, mais il fonctionne plutôt pas mal, je trouve. J’aime toujours autant le personnage de Sameen qui, peu à peu, ressemble de plus en plus à une rescapée d’Inception. Il fallait que je fasse la référence, désolé. Peu de choses à dire concernant le reste du casting, c’était très inintéressant du côté de John, légèrement plus pour Harold. En effet, il apprend que Fusco décide d’abandonner l’équipe pour mener son enquête et faire son travail sans interruption, puisque de toute manière il n’est pas protégée par Finch. Pas faux. Un peu déçu de voir que le cliffhanger d’hier est si vite éclipsé, mais cette décision de Lionel promet du bon pour la suite. Bref, c’était un épisode de transition avec ses originalités, ça marche bien, j’ai bien aimé. Surtout qu’il fait la part belle à Amy Acker, et ça, ce n’est jamais de refus !

08
Épisode 8 – Reassortment – 16/20
Oops, I think I skipped a step

Voilà un nouvel épisode qui part bien en nous faisant espérer une nouvelle fuite de Shaw (mais allez savoir, à force !), version Prison Break. Bien sûr, tout n’est pas si simple pour elle et elle comprend rapidement qu’elle est dans une autre simulation (mais je n’en serais pas si sûr à sa place). L’équipe drastiquement réduite à John et Harold jouent dans un (mauvais ?) remake de Containment, tandis que Root continuent de parler à la Machine. De son côté, Samaritan est de retour avec son nouvel allié, Jeff Blackwell, qui est chargé de tuer les médecins tentant de lutter contre une nouvelle variation de la grippe, combinant deux virus. Les choses s’accélèrent pour lui et il est considéré comme un nouvel atout pour Samaritan après avoir réussi en partie sa mission. L’intrigue autour du virus est un peu bâclée, se terminant un brin rapidement après avoir une nouvelle fois essayer de nous faire croire que Fusco ne passerait peut-être pas l’épisode… Évidemment, il change de partenaire à la fin de l’épisode. La série fait dans cet épisode un usage d’Elias qui me laisse un peu mitigé, car il me paraît encore trop sous-exploité pour l’instant. Tout cela nous mène à une intéressante évolution du plan de Samaritan, qui cherche uniquement à récupérer l’ADN de tout le monde et à la révélation que OUI, ça y est putain, Shaw s’est échappée ! Du coup, je suis vraiment impatient de voir l’épisode 9, et les six jours d’attente me paraissent une éternité !

09
Épisode 9 – Sotto Voce – 18/20
You can’t live with me, I can’t live without you so…

Bien, nous sommes donc à quelques épisodes de la fin et Person of Interest prend le temps de conclure ses intrigues ouvertes précédemment. Elias se rend utile à nouveau dans l’enquête de la semaine qui, comme toujours, ne m’a pas fasciné des masses, mais elle permet à Reese et Fusco de faire la paix de la seule manière dont ils savent le faire : en tirant sur tout le monde. L’intrigue avait toutefois de bons rebondissements et une conclusion très sympa. FUSCO SAIT ENFIN, et ça remonte la note de l’épisode. Bon, allez, passons tout de suite au meilleur de l’épisode : Shaw revient un peu trop vite dans le jeu avec un retour tardif aux USA. Trop vite ? J’ai passé des épisodes à l’attendre, mais là entre sa fuite la semaine dernière et aujourd’hui, c’est trop rapide, oui. Sa scène de retrouvaille avec Root est brillante et tout à fait écrite en respect des deux personnages, notamment lorsqu’elle ne lui avoue pas s’être suicidée chaque fois. Évidemment, ça me rend totalement dingue, mais ça ne pouvait pas se passer autrement… jusqu’à ce qu’elle le dévoile pour se débarrasser d’elle et que bien sûr, ça ne fonctionne pas non plus. Honnêtement, gloire à Amy Acker pour son jeu sans faille, ce demi-sourire transformé en terreur total de savoir que Shaw s’est suicidée 7 000 fois pour elle. Ce stress de les voir chacune menacer de se tuer… Les scénaristes ont fait un travail remarquable, une fois de plus. CETTE FIN !! Je suis frustré, je veux être demain !

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Épisode 10 – The Day the World Went Away – 20/20
Who cares if we die?

Oh ce titre qui ne me dit rien qui vaille… Cet épisode redéfinit une dernière fois la série, en se centrant sur Harold et ses choix par rapport à la Machine. Le retour de Shaw en est presque totalement éclipsé, réduit à nouveau à quelques scènes de fan-service. Le stress monte progressivement au cours de l’épisode et il est rapidement certain que tous ne survivront pas à cet épisode. Les fusillades s’enchaînent pour les trois duos de notre équipe (dont Elias et Fusco font désormais partie)… Et c’est finalement Elias qui prend le headshot attendu, mais surprenant, à nouveau. Pourtant, ça y était, je l’appréciais enfin. Oh merde, cet épisode est un game-changer, avec l’enlèvement d’Harold et une nouvelle confrontation Samaritan/Machine, à travers ses deux têtes humaines. À partir de là, on se fait une bonne idée de ce que les derniers épisodes vont nous faire traverser car la tension est permanente et, oui, la violence omniprésente est d’une beauté inquiétante, avec des dialogues passionnants qui ne couvrent pas le stress et la crainte qui règnent pour ces personnages. Évidemment, Root et Shaw, séparées, c’était la pire idée du monde : Root se retrouve donc en état critique à l’hôpital et Fusco se charge d’aller la sauver (sans savoir si c’est elle ou Harold), tandis que Shaw et Reese vont tenter de libérer celui qui s’est fait arrêter… Tout cela nous conduit à un dernier monologue d’Harold qui comprend enfin ce que Root tente de lui dire depuis toujours, mais plus encore depuis les dix derniers épisodes. Bon. La Machine qui choisit la voix de Root, c’était obligé depuis le début de l’épisode, c’est donc sans surprise qu’il faut dire adieu à Amy Acker/Root. Sans surprise, mais avec une énorme rancœur. Brillant épisode, drôlement long pour 43 min tellement il se passe de choses. Pas leur meilleur épisode, mais vraiment bon. I did care. I do want revenge. Maintenant, je vais aller m’isoler dans un coin pour me remettre du décès de deux des trois meilleurs personnages de la série.

11Épisode 11 – Synecdoche – 17/20
I don’t expect you to understand the loss of Miss Groves.

Bien. Une minute de l’épisode a suffi pour me faire tomber en profonde dépression. Le reste était assez classique et sans le twist final, la note aurait été moins bonne. Bref. L’épisode reprend peu de temps après le précédent, avec l’enterrement de Root sans même une plaque à son nom. Dépression, je vous disais. Son décès est à peu près bien géré par les scénaristes, parce qu’elle manque à tout le monde à un moment ou un autre (mon dieu la scène sur le tourniquet dans LE parc de l’épisode 4 !). L’absence de réaction de Shaw, couplé à son désir d’en finir avec cette simulation, est une excellente manière de montrer à quel point le personnage est brisé. Cependant, entendre constamment Amy Acker dans l’épisode en tant que Machine est vraiment dur à vivre, autant pour Finch que pour moi. J’ai passé mon épisode à attendre de la voir surgir avant de me souvenir qu’elle était probablement morte (et par probablement, j’entends à 99,7%). L’épisode fait monter les enjeux en proposant à notre équipe favorite (ça y est, je parle comme un commentateur de foot, l’Euro approche, tremblez) de protéger le président, rien que ça. Cela mène à une enquête plutôt classique, pendant que Finch vit sa vie de son côté. Plutôt classique, certes, mais quand même, les numéros des premières saisons apparaissent sauvagement à deux reprises dans l’épisode, nous mettant sur la piste du twist final… C’est une bien belle manière de dire adieu à la série : nous apprenons que d’anciens numéros travaillent également pour la Machine. Cela permet de remettre à plat les enjeux et donnent des alliés intéressants à l’approche du final. C’est une idée qui paraît de plus tout à fait évidente dès qu’on prend un peu de recul, ce qui est fait par la voix d’Amy Acker en cours d’épisode quand la Machine explique à Harold qu’elle ne peut que regarder l’Humanité répéter les mêmes erreurs. Du coup, les anciens numéros font le bien dans leur vie, et cela ouvre tout un tas de possibilités par rapport aux anciens épisodes laissés en suspens… Tout en ouvrant des perspectives de reboot et de spin-offs, si l’envie leur prenait un jour. Twist franchement bien trouvé, qui explique aussi le titre, ça méritait une bonne note !

12.jpgÉpisode 12 – .exe – 18/20
The world would have been a very different place had I never existed

Oh mon dieu, osent-ils ? Oui, ils osent. A une heure et demi de sa fin, Person of Interest propose un épisode bourré de « what if » dont elle a le secret, dans lequel la Machine n’a jamais existé. C’était totalement inattendu en ce qui me concerne, puisque je prends le soin d’éviter tous les trailers et spoilers. Cela permet de découvrir ce que chaque personnage aurait pu être, permettant la masse de retours dans le casting pour un au revoir approprié et sympa. Je regrette l’absence de Carter, mais bon. J’ai bien cru que Shaw allait être Root (ce faux espoir d’avoir vu Amy Acker dans les crédits en début d’épisode quoi !). Que les scénaristes n’en profitent pas pour les remettre ensemble est purement frustrant. Quitte à nous proposer des fanfics dans l’épisode, autant le faire bien. La mort de Reese (avec le numéro de tombe qui correspond au premier épisode de la série) est un bon exemple de quelque chose de bien fait ehe. Par ailleurs, le lancement de chaque simulation est truffé de flashbacks marquants de la vie de chaque protagoniste, qui nous permettent de nous rappeler d’où vient la série et le long chemin parcouru depuis le début. Bon, et en-dehors de ces multiples simulations, chaque personnage poursuit sa route : Harold sur la côte Ouest se lance dans une mission en un français approximatif (grave bien géré) ; Shaw & Reese, sur la côte Est, ont leur propre objectif proposé par la Machine, tandis que Fusco est soumis à un interrogatoire maintenant que les cadavres du tunnel ont été trouvé. De manière improbable, cela permet au trio de se retrouver un bref instant, alors que Finch se prépare à l’ultime sacrifice en détruisant à la fois Samaritan et la Machine. Une dernière simulation nous permet de découvrir que Root serait restée prête à tout… mais pour Samaritan. L’épisode se termine alors sur la déconnexion de Samaritan et la Machine. Ce qui veut probablement dire que la voix de la Machine s’est éteinte à son tour… Et il ne nous reste que 40 minutes pour conclure tous ces arcs, Fusco ayant réussi une fois de plus à braver la mort, Shaw & Reese étant apparemment en sécurité et Harold étant parvenu à se débarrasser des deux grands adversaires de la saison. Il ne reste plus qu’à se préparer à faire nos adieux.

13Épisode 13 – return 0 – 20/20
In addition of this being now it is also probably the end.

La boucle se boucle dès le départ de cet épisode qui reprend le début de cette saison alors que la Machine agonise à petit feu, de même qu’Harold, touché par une balle. L’extinction de la Machine provoque des problèmes informatiques un peu partout dans le monde à cause du virus de Finch, ce qui lance ce dernier épisode de manière intéressante avec une chronologie un peu chaotique, proposée dans le désordre, qui nous spoile dès le départ sur des scènes de l’épisode. C’est malin, tout éviter pendant des semaines pour se faire spoiler comme ça. Il faut en effet repartir dans le passé pour comprendre où cet épisode débute. Dans ce passé proche, Shaw fait ses adieux à Root et découvre que la Machine a récupéré la voix de sa bien-aimée, pendant que de leurs côtés John et Harold se font arrêter, John étant enfin reconnu par sa hiérarchie comme le « man in a suit ». Jolie référence aux premières saisons. L’épisode se concentre sur chaque personnage pour proposer une conclusion à leur histoire qui soit satisfaisante, avec la dose de nostalgie nécessaire. Il était également temps de comprendre au mieux la Machine et la manière dont elle appréhende l’espèce humaine, ce qui donne lieu à de belles scènes sur la mort en présence d’Amy Acker. Les scénaristes ne nous trompent pas avec cet épisode largement à la hauteur pour conclure ces cinq années, présentant un combat entre la Machine et Samaritan après ce qui nous est présenté comme un ultime sacrifice de Finch, finalement fait par Reese dans un ultime rebondissement. Shaw est confrontée au meurtrier de Root, mais elle choisit d’écouter la Machine plutôt que de se venger, ce qui nous offre la scène d’adieux dont nous avions tous besoin pour le couple. Cet épisode est à finir dingue, la tension étant tout en douceur et accompagnée par une musique douce, création originale qui hante ces quarante minutes jusqu’à la vision finale de la Machine sur la mort, qui est qu’on meurt toujours seul, mais que si quelqu’un se souvient de nous alors nous ne serons jamais tout à fait mort. Cette métaphore un peu lourde pour la fin de série était nécessaire, elle permet de faire ses adieux en toute tranquillité. Toutes les intrigues sont bouclées à merveille, avec la mort de John pour porter ces dernières minutes, Harold qui retrouve Grace, Fusco qui reprend sa vie et surtout Shaw qui venge Root et termine la série sur son plus beau sourire, découvrant que la Machine a trouvé le moyen de survivre et que, par conséquent, Root ne la quittera jamais tout à fait. Wow.

En bref, avis très positif sur cette saison finale. Je ne développe pas plus car un second article bilan sur la série est disponible pour détailler ce que je pense 😉

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18 réflexions au sujet de « Person of Interest (S05) »

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