Roadies (S01)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 1 de Roadies, écrit au fur et à mesure de la diffusion.

 Avis : Et oui, je teste aussi des séries qui ne sont pas dans ma liste de ce que j’ai prévu de voir cet été, c’est ma grande logique. J’ai entendu parler de Roadies pour la première fois il y a deux jours, au détour d’un lien Twitter que j’ai reperdu. Grosso modo, je ne sais pas bien pourquoi je regarde. La bande-annonce envoyait du pâté, était originale car s’intéressait à un métier qu’on ne connaît pas bien et surtout, il y avait un espèce de feeling digne d’Unreal qui s’en dégageait. Bon, on n’en est pas à ce niveau quand même, mais il y a quelque chose. Ce sera parfait à voir l’un après l’autre, tous les mardis.

Les Roadies, ce sont donc ces gens qui organisent la tournée d’un groupe à travers les États-Unis, les suivant de villes en villes et faisant tout le travail qui permet aux artistes de faire leur show. Techniquement, ce sont eux-mêmes des artistes tant ce job est compliqué : il suppose d’abandonner toute vie sociale en dehors des collègues et de travailler contre la montre en permanence, en suivant un planning limite intenable. Bref, il y a vraiment de quoi faire une bonne série autour de tout ça… Et fort heureusement, les scénaristes s’en sortent très bien.

La série a sa propre ambiance musicale, inévitable et parfaite, ses personnages ont des dynamiques très vite et très bien établies et très franchement, ça vaut le coup, foncez et regardez ! 🙂

Allez, je ne vais pas perdre plus de temps que ça en introduction, parlons des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

SPOILERS

01.pngÉpisode 1 – Life is a Carnaval – 18/20
The point I was actually trying to make is that when you see everybody running on like a long traffic shot that is completely manipulative. I was actually trying to make a statement about how fake those moments are. Identity versus reality and how life just cheats you out of your dreams even though we live on the oxygen of what isn’t truly possible, you know?

Oui, j’ai déjà un personnage préféré, rien que pour cette citation improbable, et on passe l’épisode à nous dire que Kelly Ann (c’est son nom) s’en va. Et on sait aussitôt qu’elle fera demi-tour, mais c’est parfaitement amené et monté, avec les extraits de tous ceux qui courent ! Bon, elle a quand même son skate dans la main quand elle court, mais ce n’est pas grave ! Ce premier épisode propose de suivre l’ensemble d’une journée autour de ces roadies et ça fonctionne plutôt bien. C’était pourtant mal parti, avec une intro qui sert qu’à accrocher l’audience par du cul pour du cul, comme c’est original. Cependant, une fois qu’on en arrive à la vie dans les coulisses, c’est bien meilleur, même si ça part un peu loin avec déjà une stalker qui s’introduit sans problème en loges. L’épisode est sympa, introduit bien ses personnages et son style musical (que j’adore) et me convainc déjà de revenir la semaine prochaine malgré sa longueur et ses scènes un peu improbables, mais super cool, de skate ou de flingue ! Tout est construit de manière logique dans cet épisode et c’est une introduction extrêmement bien écrite et réussie, qui nous explique bien les raisons d’être de chaque personnage et nous montre leur choix de rester faire ce travail improbable qui semble être totalement dans leur ADN. Grosse réussite.

02.png
Épisode 2 – What Would Phil Do? – 16/20
I gotta find my own thing

Deux semaines déjà ont passé et je ne comprends rien à la diffusion de Roadies, puisqu’apparemment cet épisode aurait été diffusé la semaine dernière. Bon, je survivrais : je me souvenais de toute évidence de l’important. Pendant ces deux semaines, j’ai eu le temps de revenir du premier épisode et de m’inquiéter de la pertinence de cette série sur le long terme, j’en attendais donc beaucoup de cet épisode (pendant lequel j’ai découvert que J.J Abrams était lié à tout ça ?) et quelques minutes m’ont rassuré avec ce trajet en bus qui nous montre les dynamiques entre l’ensemble de l’équipe. Concrètement, c’est très réussi, même si on ne suit toujours que trois ou quatre personnages de manière approfondie, leurs rôles sont très clairement définis et l’enjeu pour toute la troupe se dessine dans les intérêts de chacun. Il y a finalement des intrigues pour tenir l’ensemble d’une saison, notamment du côté de la réintégration de Kelly Ann ou la prise de pouvoir de Bill. Excellent.

03.pngÉpisode 3 – The Bryce Newman Letter – 14/20
Trust me, there is no crisis so relevant that it can’t wait ten minutes.

La bande-originale de cette série est toujours au top, ça fait Plaisir de regarder rien que parce que l’on sait qu’on aura du bon son. Je suis moins fan du côté drug and sex qui continue sans arrêt, mais cette partie mise de côté, la série réussi plutôt bien à mettre en place ses personnages et les dialogues sont parfaits, insufflant un rythme très particulier qui me rappelle toujours Unreal après trois épisodes, en peut-être moins fluide, car je ne suis pas toujours tout quand je fais autre chose à côté (je sais, c’est pas bien). Cela dit, il faut bien dire que c’est dur de mettre de côté le drug & sex qui constitue une bonne partie de l’ADN de la série comme le rappelle une nouvelle fois cet épisode qui finit avec sur une mise à nu au beau milieu de la scène du show. Nous voilà bien. Je suis du coup assez mitigé, car j’aime certains personnages et qu’après tout il s’agit là de composantes qui peuvent servir la narration (on va dire dans un cas sur deux). De toute manière, je suis accroché depuis le premier épisode et je continue de trouver fascinante l’idée de base derrière Roadies, donc je vais forcément en continuer le visionnage chaque semaine.

04.pngÉpisode 4 – The City Whose Name Must Not Be Spoken – 16/20
You said the C-word on the bus

L’ensemble de l’épisode se concentre sur une malédiction jetée par erreur sur le bus lorsque le « C-word » est prononcé à l’intérieur de celui-ci. Un ensemble de tâche doit alors être accompli pour se délivrer de ce mauvais sort, à commencer par beaucoup de route, des œufs à casser et des ballons à faire s’envoler. C’est un bon prétexte pour forcer les personnages à passer du temps ensemble et à se rapprocher encore davantage, avec un couple qui se forme clairement de plus en plus. Une seconde sous-intrigue se consacre à la recherche d’un membre du groupe et est bien moins intéressante, malgré le développement plus approfondi de Bill et Shelli. Tout cela est assez intéressant car l’on en apprend effectivement plus sur la vie des Roadies qui suivent les groupes dans les tournées, ce qui est plutôt cool car c’est un métier dont on entend jamais parler. C’est divertissant et vite fait instructif, que demander de plus ? … Des épisodes un peu plus court, sûrement, car il y a toujours quelques minutes de trop en ce qui me concerne.

05.pngÉpisode 5 – Friends & Family – 14/20
I love how much you love that band…

Oh Christina Marie Moses débarque dans la série juste après la fin de Containment, voilà une guest très sympa ! Ce qui n’a pas grand-chose à voir avec l’épisode, je vous le concède. C’était un épisode sympa qui approfondissait encore un peu la relation Bill/Shelli autour de la notion de manque et dans le but prévisible de les mettre ensemble, mais je m’attendais à ce que ça vienne plus tard dans la saison à vrai dire. J’aime toujours autant le concept des guest-stars musicales et cette semaine, ça permet un développement rapide sur le groupe backstage. C’est une bonne chose, autant que le côté fan qui continue à surgir un peu à chaque épisode et qui donne cette impression de tournis et de déplacements qui correspond assez au sentiment que semblent vivre les Roadies.

06.pngÉpisode 6 – Longest Days – 14/20
It is what it is.

Bon, encore un long épisode de Roadies qui s’achève pour moi. Je suis parfaitement mitigé : d’un côté, je m’ennuie profondément devant la moitié de l’épisode, de l’autre, l’ambiance, les répliques et les personnages continuent de me faire revenir. Cette semaine se concentre sur les ruptures, qu’il s’agisse d’amour ou de job, et c’est sur la fameuse réplique « It is what it is ». Dès le début de l’épisode, il est question de cette ligne et de son emploi entre les différents membres de la troupe. Il s’agit évidemment d’une introduction au reste de l’épisode. Bon, le truc, c’est que c’est très long à se mettre en place, mais ça finit par payer dans le dernier quart de l’épisode où Janine révèle qu’elle avait un plan depuis le début et que ce plan cherche à réduire le guitariste du groupe à néant. C’était un rebondissement assez prévisible la semaine dernière, mais j’avais fini par m’attacher à elle dans cet épisode et à lui accorder ma confiance de spectateur. C’est donc de loin le retournement le plus réussi de la série pour l’instant. Chacun évolue un peu dans cet épisode, c’est globalement bien écrit et ça fait plaisir de suivre cette série qui n’a pas eu à tâtonner pour trouver son ton, malgré ses longueurs. Quant à la B.O, elle continue d’être parfaite, c’est agréable.

20160810212416Épisode 7 – Carpet Season – 16/20
You got your whole life in front of you, behind of the wreck.

Nous suivons cette fois la troupe à Seattle alors que Phil revient par surprise au beau milieu de l’anniversaire de Shelly. Ce retour lance le départ d’une intrigue qui ne m’a pas franchement passionné et qui représente les principales longueurs de l’épisode. À l’inverse, j’ai vraiment apprécié la storyline autour de Shelly, que j’aime de plus en plus au fur et à mesure des épisodes. La photographe-bitch qui apporte sa mauvaise humeur et casse tout le monde est un classique pas trop mal revisité qui permet de développer un peu Kelly-Ann, donc j’approuve totalement, forcément. Tout comme la semaine dernière, l’intérêt porté à son frère dans cet épisode est cool, surtout que la guest de la semaine est l’une de mes préférées depuis le lancement de la série. En bref, c’était un épisode assez classique dans le fond comme la forme, mais ça passe bien et j’en demande pas plus de la part de Roadies : la fin donne le sourire et l’envie de revenir pour l’épisode 8. J’y serai.

20160815161017.png
Épisode 8 – The All-Night Bus Ride – 11/20
We’re on a bus for 12 hours, just tell a story.

Bon. Non. Désolé, mais Phil ne m’intéresse (vraiment) pas comme personnage, il représente vraiment le pire de la série pour moi en terme d’écriture, de développement, tout ça. C’est le cliché de l’américain pourri jusqu’à la moelle. Du coup, le flashback était au-dessus de mes forces. J’ai complétement décroché et je me suis baladé sur Twitter pendant ce temps-là, et du coup, j’ai pas trop suivi l’épisode. C’est naze parce que j’aime bien la série par ailleurs et que j’aurais aimé ne pas avoir à perdre un épisode (heureusement plus court que d’habitude) comme ça. Au moins, j’étais au soleil, j’ai bronzé. Tout ne concernait pas ce flashback, heureusement, mais je n’ai vu que peu d’avancée pour les personnages dans cet épisode. Il donne certes un nouvel aperçu de la vie dans le bus, mais franchement ce n’est pas trop ce que je voulais voir cette semaine alors c’était assez décevant. J’espère que ça va repartir mieux pour l’épisode 9 car ce trajet de nuit donnait envie de dormir plus qu’autre chose.

09.pngÉpisode 9 – The Corporate Gig – 14/20
I really appreciate all the fans of Dead Sex out there.

Cette semaine, la série propose un épisode plus sédentaire que d’habitude, ce qui change et casse un peu sa routine folle avalant les kilomètres habituellement. Il m’a aussi donné envie d’aller acheter une Funko Pop parce que le bus s’arrête à la Fun Co, et franchement, c’est un signe non ? Kelly-Ann traverse une crise existentielle après avoir retrouvé son journal intime entamé (et terminé) le jour de ses 16 ans alors que Reg, lui, traverse une crise professionnelle avec l’annulation de la tournée. C’était un épisode long et pas très fun, malgré la Fun Co. J’ai trouvé ça dommage et me suis ennuyé pendant des 40 des 50 minutes. Et puis, les dix dernières minutes ont tout changé : Kelly & Reg flirtent à nouveau et Phil nous fait une petite crise cardiaque à laquelle il ne survit de toute évidence pas. Bon, ben… merde. Je n’aimais pas trop Phil, mais il est clair que cela va entraîner tout un tas de conséquences pour le dixième et dernier épisode.

10.png
Épisode 10 – The Load Out – 16/20
I can’t give you the life you may want.

C’est l’heure de l’enterrement de Phil, des secrets et surtout de l’arrivée gênante et surprise de Shawn : bref, c’est la fin de saison. Et du coup, c’est un double épisode dissimulé qui se déroule : 1h30. Sans surprise une fois qu’on a cette donnée, cet épisode était long à voir, ce qui lui fait perdre des points sur ma note (à chaud, j’étais monté à 18 après la dernière scène, mais faut pas déconner). Il tournait surtout autour de l’enterrement de Phil donc, qui avait le plus étrange des souhaits : qu’on fasse des câlins à son cadavre, mon dieu que c’est terrifiant. Ils ont beau mettre une musique émouvante, c’est juste trop étrange pour moi, entre l’odeur, le froid et l’angoisse de la chose… Arf. Bon, autrement : le dernier mot de Phil était donc Pistache et c’est le nouveau surnom de Kelly-Ann, Shelly rompt avec son mari qui voulait pourtant commencer une famille, Reg choisit son camp à deux reprises (le staff par-dessus l’administration, Kelly par-dessus Janine). La saison conclut donc une à une les différentes intrigues pour nous éviter l’attente interminable d’une seconde saison et peut-être aussi par crainte de ne pas en avoir une, car elle n’est pas encore annoncée. À aucun moment les choses ne paraissent forcées, tout « coule » très bien dans ce final et ce n’est pas évident à faire quand tout est conclu. Les happy ends qui suivent cette scène creepy d’enterrement finissent par nous foutre les frissons, avec d’excellents flashbacks dans le documentaire de Kelly et un écho évident au pilot de la série qui fonctionne à merveille lorsque Reg court pour la rejoindre. Ce dernier plan est un crève-cœur, mais en même temps, on en perçoit déjà l’issue positive. Juste ce qu’il faut pour revenir si besoin, juste ce qu’il faut si c’est une annulation qui attend la série. Des fins de saison comme ça, j’en voudrais plus !

11.png

EN BREF – J’ai commencé cette série par pure curiosité après avoir aperçu la bande-annonce, parce que je trouvais l’idée de base du synopsis très sympa. Et globalement, c’est comme ça que je vois la série : un divertissement très sympa, qui a un rythme bien particulier, des faux-airs d’Unreal en moins bon, des épisodes très bons et d’autres bien moins… et avec cet épisode final, une série qui a la scène la plus creepy que j’ai vu (et pourtant j’ai vu Nip/Tuck ou Tru Blood, mince !). Très jolie saison 1, avec un début et une fin, menée à merveille même si parfois un peu inégale en chemin. Jusqu’à la dernière scène, j’hésitais un peu, mais je suis désormais convaincu que je veux revenir pour une deuxième saison s’ils la produisent et que je me contenterais de cette saison 1 s’il n’y a pas de suite. Joliment jouée de la part des scénaristes, cette saison est un vrai feel-good !

 

 

Publicités

11 réflexions au sujet de « Roadies (S01) »

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s