You’re the Worst (S03)

 

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Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchante, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

 

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