Blindspot (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’ensemble de la saison, épisode après épisode, semaine après semaine.

Avis : Blindspot, ce n’est pas ma tasse de thé en terme de genre. On a affaire dès les premières minutes à un procedural tout ce qu’il y a de plus classique. Malgré tout, la présence d’Ashley Johnson (Patterson) au générique m’a convaincu de regarder, car c’est une actrice très fun (si vous aimez le personnage, soyons clair, elle est très très inspirée de l’actrice) !

Peu à peu en cours de saison 1 (attention spoilers, ceci est un article sur la saison 2), l’équipe a commencé à se souder et moi, j’ai commencé à les apprécier. Je dirais que j’ai souffert sur la première mi-saison tellement c’était lent et pas du tout le genre de choses que j’aime regarder, puis que ça a commencé à devenir brillant ensuite. La disparition de David, le développement du personnage de Patterson, l’épisode centré sur Tasha, les chasses aux trésors et aux indices, l’identité mystérieuse de Jane qui est/n’est pas/est/n’est pas Taylor… J’ai fini par me laisser prendre au piège et la fin de saison l’an dernier m’a beaucoup plu.

De cette saison, j’attends sensiblement la même chose : des épisodes super chiants parce que conçus comme intrigue de la semaine qui ne fait pas bouger les intrigues de fond et d’autres vraiment bien foutus avec le développement progressif des intrigues de fond, notamment d’Orion. Pour être honnête cependant, j’ai oublié pas mal de choses et j’espère un Previously on qui fait bien le tour de tout le drama, parce que je n’ai que quelques scènes – mes préférées comme Tasha dans la maison en feu, Patterson dans la neige, la mort de leur chef qui était encore un Code 307, … – qui me reviennent… Qu’importe, c’est parti pour la saison 2 !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – In Night So Ransomed Rogue – 20/20
We miss working the tatoos

Bon, beh c’est foutu pour le résumé complet, ça ne me rappelle que ce dont je me souvenais déjà. Peu importe, ça commence en pleine action trois mois plus tard avec une Jane qui parvient à s’échapper… je me souvenais simplement qu’elle s’était fait arrêter alors je ne vois pas bien le rapport, mais en trois mois beaucoup de choses ont pu se passer.

Tout autant d’action se déroule deux semaines plus tard avec l’équipe qui nous fait une virée en moto et conclue une enquête dont nous ne saurons rien. Très rapidement donc, tout est redéfini dans la série et les rôles secondaires semblent plus développés que dans mon souvenir (surtout Tasha, c’est comme s’ils m’avaient écouté).

L’intrigue est totalement renouvelée et ça semble être pour le mieux, surtout que le résumé est finalement effectué en cours d’épisode. C’est le genre de choses qui me saoule habituellement dans une série, mais vu que, comme je le disais en intro, j’ai oublié pas mal de passages de la saison 1, c’était bienvenue.

Quant aux nouveaux acteurs embauchés pour cette saison, ils s’intègrent tous les deux dans l’ADN du show à la perfection. Certes, je suis pas super objectif puisque j’adore Luke Mitchell, mais sa scène de combat avec les flics perçue selon le point de vue de Jane était géniale. J’aurais dit que c’était dommage qu’il ne soit là que pour assumer le rôle d’Oscar que Jane a tué dans le final de l’an dernier, mais bon, les scénaristes ont prévu le coup : c’est Roman, le frère de Jane, qui, elle, s’appelle donc Alice.

J’ai envie de croire que j’ai une fois de plus sous-estimé la série pendant la pause parce que cet épisode était juste ouf et apportait tellement de réponses ! Toute la saison 1 est balayée en quarante minutes : toutes les questions trouvent leur réponses, les dynamiques entre personnages, les intrigues, les perspectives sont réécrites…

Tout est neuf et mieux, beaucoup mieux qu’au cours du pilot de la saison 1. La série est en train de grimper dans mon estime à une de ces vitesses ! Je me sens pressé d’être jeudi pour voir la suite et c’est bien l’une des premières fois avec eux !

02.pngÉpisode 2 – Heave Fiery Knot – 15/20
I miss being her and maybe that’s an horrible thing to say to you but we’re trying to be honest with each other, right ?

Sans surprise puisqu’il s’agit d’un second épisode, c’est un peu plus long cette semaine et tous les mouvements de caméra ou zoom du monde n’y changeront rien, on a bien moins de révélations. Le côté enquête de la semaine est trop ancré dans l’ADN de la série pour disparaître, mais il est désormais un prétexte à l’évolution des personnages, ce qui est une bonne chose.

Il est beaucoup question de la réintégration de Jane à l’équipe dans ces 42 minutes, ce qui coince surtout du côté de Tasha. Je ne boude pas mon plaisir concernant cette intrigue, contrairement à tout ce qui concerne Kurt (de près ou de loin) qui est un peu trop.. trop, justement.

Il est donc un futur papa, ça peut être intéressant, mais tout son drama avec Jane, je sais pas. Je suis pas forcément fan de leur couple. En revanche, Jane qui essaye de se faire une raison et de comprendre non plus son rôle dans tout ça, mais quel rôle elle veut jouer est excellent, de même que ses relations familiales.

Patterson qui se fait draguer, ça fonctionne toujours (et on commence à sentir la page se tourner), mais moins que Patterson qui ne fait pas confiance à la NSA.

Enfin, Edgar sent bon le choc post-traumatique, ce qui promet une sous-intrigue (et un épisode ?) centrée sur lui cette année.

Bref, un peu de temps d’écran est accordé à tout le monde en parallèle de la mission et chaque personnage connaît une évolution dans cet épisode ce qui fait que, même si la mission de la semaine est évidemment résolue comme prévue, je n’ai pas trop l’impression de perdre mon temps comme cela m’arrive si souvent devant les séries de genre procedural.

03.pngÉpisode 3 – Hero Fears Imminent Rot – 12/20
Whether we like it or not: she’s on her own

Retour à un côté beaucoup plus procédural cette semaine avec des attentats qui inquiètent à peine l’équipe trop préoccupée par ses petites affaires vis-à-vis de Jane.

On en découvre plus sur la famille de Jane également, mais ce n’est fait que pour les construire en méchants stéréotypés alors que jusque-là on avait un doute sympa.

L’identité de la taupe reste un mystère qui tourne clairement autour de ce psy parlant arabe en secret et la nouvelle boss qui tue les terroristes alors qu’ils étaient prêt à se rendre. Je ne suis pas du tout convaincu par cet épisode donc, qui ne distille que quelques informations vraiment intéressantes. Ou alors, je n’étais pas à fond pour cet épisode parce que je me préparais une valise, allez savoir.

Je sais que tout n’est pas perdu néanmoins car la série a quelques bonnes intrigues en réserve (la grossesse dont on n’entend plus parler, l’évolution de Patterson, le trauma d’Edgar…). Le dernier acte est bien monté et sème de nouvelles graines intéressantes (Roman/Jane), mon intérêt, malgré la note, n’est pas totalement éteint.

L’épisode ne m’a pas convaincu, la série garde de bonnes pistes à explorer et le montage final en hommage à Mayfair fait partie de ces bonnes trouvailles.

04.pngÉpisode 4 – If Beth – 13/20
We’re not attacking this country, we’re defending it

Bon, clairement, je ne donne pas ces treize points pour l’intrigue de la semaine qui était encore très peu crédible et surtout très prévisible.

Je ne saurais expliquer comment ou pourquoi, mais j’étais à peu près sûr que la nana qu’ils chassaient faisait partie d’une organisation américaine. C’est probablement la question de Tasha se demandant qui elle était qui m’a mis la puce à l’oreille. Dans le même genre : ne laissez pas Patterson seule sur le terrain, sérieusement. Je sais qu’elle est badass (et ressemble totalement à Clover des Totally Spies sur cette capture de l’épisode, référence ultime), mais c’est à croire qu’ils n’ont rien appris de la saison 1 !

Bref, non, ces points, je les mets parce que les scénaristes se sont soudainement rappelés de la grossesse d’Allie, parce que le frère de Jane est en train, progressivement, de sauver la saison à chaque épisode.

En fait, j’ai aimé le tout début et la toute fin de l’épisode, l’intrigue autour d’Edgar avec Tasha le protégeant, la preuve supplémentaire de l’excellence de Patterson. Je suis moins accroché aux scènes laissées çà et là sur la relation Kurt/Jane (même si sa tête quand elle le présente comme son frère est parfaite, j’avoue) ou sur la révélation finale qui me laisse de marbre.

Ouais, bon, Kurt ne m’a jamais vraiment intéressé comme personnage, il est beaucoup trop cliché du flic américain là. Bref, la série a déjà proposé de bien meilleurs épisodes, mais aussi de moins bons, c’est pourquoi je me contente d’une note un peu moyenne.

05Épisode 5 – Condone Untidies Theft – 13/20
What is this Personal National Day ?

Dans l’intro de cet épisode, Roman défonce un mannequin et Jane se coupe les cheveux, ce qui lui permet de se rappeler subitement son passé, encore. Zut, même l’intro n’est pas intéressante cette semaine alors.

Patterson est en relation avec notre suspect idéal en tant que taupe, intrigue laissée de côté trop longtemps. Et l’enquête est à nouveau un attentat, qui a l’avantage d’inclure Allie dans les recherches. Pas franchement passionnant, malgré ce regain d’intérêt pour un personnage oublié deux épisodes sur trois habituellement.

C’était lent, bien que les plans soient aussi vifs que possible et ça se terminait comme d’habitude en fusillades sans grande conséquence ni sans vraie fin d’ailleurs. L’enquête est à peine résolue dans cet épisode qu’on passe déjà à autre chose et les quelques éléments faisant avancer la trame de fond me sont un peu passés sous le nez dans un espèce de « Meh. » général.

Bref, pas convaincu, malgré de bonnes choses. Un procedural, quoi. Ce n’est clairement pas ce que je préfère, donc forcément…

06.jpgÉpisode 6 – Her Spy’s Harmed – 15/20
If you think I kill him call the cops

On oublie complètement l’intrigue d’Allie cette semaine pour diviser l’équipe en plusieurs groupes.

Le plus intéressant est de loin l’intrigue Edward/Tasha, qui constituait le cliffhanger de la semaine dernière. On avance de ce côté-là à vitesse grand V, c’est très cool de voir leur amitié réellement mise à l’épreuve. Tasha est en train de merder dans les grandes lignes, mais c’est tellement fidèle à l’esprit du personnage !

Par ailleurs, Roman et Jane se retrouvent en mission infiltration ensemble et la relation frère/soeur qui se développe est formidable.

Pendant ce temps, Kurt part en mission avec Nas, ce qui m’a laissé de marbre tout du long, et Patterson découvre que celle-ci les espionne, après la scène la plus crève-cœur de la semaine où elle appelle son nouveau mec David. Bien joué. Le psy est de plus en plus présenté comme la taupe idéale, du coup, j’espère que ce ne sera pas lui car ce serait autrement un suspens bien foiré.

Cet épisode regrimpe un peu la pente en ce qui me concerne, car il donne enfin des choses intéressantes à jouer à mes deux personnages préférées, qui sont, des fois que ce ne serait pas encore clair, Patterson et Zapata. Évidemment.

07Épisode 7 – Resolves Eleven Myths – 13/20
Such a beautiful place to die with you

L’épisode commence par un rêve sympa de Jane où elle se retrouve en face à face avec elle-même après avoir embrassé Kurt.

J’étais tellement attentif la semaine dernière que j’ai d’ailleurs loupé le baiser entre celui-ci et Nas, qui doit être le pire développement que la série ait pondu jusque-là (et sur lequel les scénaristes persistent). Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître le hacker de cet épisode qui avait eu un rôle sympa en saison 1 et qui semble ne pas avoir trop changé depuis.

En terme de réalisation, pas de changement avec cet épisode qui continue les mouvements de caméra insupportables. En terme d’écriture, on a un truc plutôt classique avec encore une infiltration au sein du FBI, qui doit être le bâtiment le moins sécurisé de toute l’histoire des séries à présent, entre ses agents doubles, ses meurtriers, ses taupes, ses infiltrés… En seulement deux saisons.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode réussit à être un peu plus prenant en nous blessant Patterson (et en prouvant une fois de plus que Kurt est juste invincible), puis en mettant la vie de Tasha en danger. Le reste de l’intrigue est un peu grossière, avec une sombre histoire de Corée du Nord et un retournement final qui peine à (me) convaincre.

Pour conclure, le geek en moi est ravi des références à Harry Potter (que j’ai pensé plagié pendant un moment de l’épisode) et Joss Whedon, bien qu’il s’offusque un peu du possible spoiler sur Dobby.

08.pngÉpisode 8 – We Fight Death on Thick Lone Water – 10/20
Anyone got eyes on Jane and Weller?

Encore une série qui choisit de nous pondre un début in media res avant de nous fournir tout un tas de flashbacks explicatifs sur ce qu’il s’est passé pour justifier la disparition de Jane et Kurt. Ce n’est vraiment pas mon type d’épisode préféré, mais celui-ci gagne des points en proposant le point de vue de chacun des personnages, en jouant au passage sur des filtres colorées et les mensonges de chacun. C’est plutôt sympa, même si ce n’est pas révolutionnaire.

L’histoire de la semaine reste hyper classique, malgré cette pirouette scénaristique. C’est celle de la prise en otage d’une scientifique capable de créer une bombe tsunami, ainsi que celle de Kurt qui se fait capturer bêtement.

L’épisode enchaîne les moments ridicules : entre Kurt qui se sépare de Jane en jouant sur son inexplicable naïveté, le plan illégal de Nas, la manière dont Kurt et Chen s’enfuient ou l’intervention divine de Jane sauvant Chen puis Nas, on est servis en moments qui n’ont aucune crédibilité. Au passage, les terroristes sont hyper doués à deviner que les vendeurs sont des flics.

Bref, vraiment pas convaincu par cet épisode qui laisse de côté les intrigues de la saison (à l’exception de Zapata et Edgar) pour développer une sous-affaire pas convaincante du tout.

Quant à Weller et Nas, je ne suis pas convaincu du tout par ce couple non plus. Il n’y a que le cliffhanger qui m’a donné envie de regarder et c’est con parce que c’était donc la fin. Sans rancune et à la semaine prochaine.

09.pngÉpisode 9 – Why Let Cooler Pasture Deform – 10/20
We have to stand up

Aïe, je fondais beaucoup d’espoir sur la mi-saison de cette série après la réussite de leur premier épisode et de leur mi-saison 1. Je n’aurais pas dû. Bon, je ne m’attendais pas à ce que cette semaine marque déjà le début de la pause de Noël, mais je m’en suis rendu compte assez vite devant l’épisode.

En lui-même, il n’est pas mauvais, les acteurs gèrent bien, la photographie est top mais l’écriture… L’écriture, mes amis, est tout simplement hyper mauvaise. Entre les red flags du psy qui dit à Patterson qu’il n’a pas été aussi heureux depuis longtemps, Jane qui est assez stupide pour penser qu’on la laisse communiquer avec le FBI ou l’explosion de la fuite de gaz pile une fois que tout le monde est sain et sauf, c’est de l’américanisme à deux balles.

Tout est tellement prévisible (jusqu’aux répliques !) qu’il est dur de ne pas s’ennuyer. Je n’ai vraiment pas appris grand-chose, à part peut-être le gentil coéquipier qui a regardé son ancien coach mourir plutôt que de l’aider, mais même ça, ce n’est pas franchement étonnant.

Le pire, c’est ce long flashback qui nous révèle une fois de plus les motivations de Jane qui tombent tellement à plat. C’est une bobo écolo qui tourne mal quoi, sérieusement. Et je ne parle pas de cette taupe grillé à 1000 kilomètres, Nas ayant vite été bannie de ma liste de suspect.

Bref, Patterson et Tasha sont toutes les deux toujours aussi géniales, mais ça finit par ne plus suffire. Le cliffhanger est la seule bonne chose dans ces 40 minutes et uniquement parce que la frustration est assez énorme pour nous faire revenir après la pause.

Grosse déception.

blindspot_0001751159.jpgÉpisode 10 – Nor I, Nigel, AKA Leg in Iron – 14/20
Shut up! Are you slow on something?

Après une mi-saison catastrophique de prévisibilité et d’improbabilité, les scénaristes réussissent à peu près bien à rebondir sur leurs pattes grâce, encore et toujours, au personnage de Patterson une fois de plus (encore et toujours bis) enlevée et laissée aux mains des méchants.

Peu importe, elle aura beau être torturée, elle ne perd rien ni de sa verbe, ni de sa superbe, ce qui offre d’excellentes scènes.

Le personnage de Robert/Nigel continue à être développé, et ça fonctionne tout de suite beaucoup mieux maintenant que son passé stupide est évacué. Patterson (encore et toujours elle) souligne bien le ridicule de la situation, car finalement il est bien pire que ceux qui ont tué sa femme. Mais bon.

Côté improbable, on revient sur le fait qu’il est incapable de maîtriser Patterson mais qu’il bousille en deux deux Weller ? Non ? Bon, OK, je sais, il ne voulait pas faire mal à sa chérie, mais quand même quoi. Cela dit, cela offre la meilleure scène d’action de l’épisode alors…

De son côté, Roman se réveille sans aucun souvenir, exactement comme Jane à l’époque. Difficile de ne pas y voir une facilité scénaristique énorme, mais bon, cela fonctionne plutôt très bien dans la relation qu’il développe avec Jane et permet déjà d’offrir de nouvelles péripéties pour la suite de cette saison 2… qui en a grand besoin.

Je ne supporte plus le couple Nas/Kurt qui ne sert à rien (autant en tant que couple que les personnages eux-mêmes qui n’arrivent pas à sortir de la caricature de leur rôle) et la relation Tasha/Edgar n’est pas suffisante. J’ai aimé ce râteau que lui fout Tasha, malheureusement, on est dans une série, je doute que ça dure. Je ne veux pas les voir ensemble, parce que ça va deux secondes les couples au sein de l’équipe et que les personnages ne sont de toutes manières pas faits pour être en couple.

Quant aux relances sur l’intrigue en fin d’épisode, je peine à être convaincu, il va falloir voir ce que ça donne au long terme.

11.pngÉpisode 11 – Droll Autumn, Unmutual Lord – 12/20
Relax everyoneIt’s not a weapon, it’s a human heart.

Cet épisode ne m’a pas du tout accroché, ni convaincu.

Côté perso, Weller continue de ne pas assurer pour son futur bébé et il s’en plaint encore. Pas de bol pour lui, la mère a juste envie de se barrer loin (et comme je la comprends !). Roman est en pleine crise existentielle, ce que je comprends aussi, et Jane tente de l’aider sans le pouvoir, puisqu’elle est forcée de lui mentir.

Nas est insupportable, pour changer. Tasha doit gérer le râteau qu’elle a foutu (et le fait en narguant Reade, ce qui est aussi drôle qu’imblairable de sa part, j’ai beau l’aimer, elle abuse) et Jane fait sa crise d’adolescente quand elle est forcée de travailler avec le type qui l’a torturée.

Pas d’inquiétude, ça ne dure pas, parce que Kurt a voulu tuer le méchant avec qui ils travaillent alors tout va bien. Et le FBI continuent d’affronter la CIA en permanence, avec cette fois une négociation d’un cœur avec les terroristes. Voilà, voilà.

Même Patterson gérant avec difficulté son retour au travail n’a pas réussi à me maintenir devant mon écran, et force est de constater que cet épisode fait avant tout du remplissage. Le fil rouge ne se développe pas, on a un autre attentat à déjouer qui ne fait frémir personne malgré le grand renfort de zooms dramatiques et de mouvements précipités de la caméra à vous en donner la nausée.

L’écriture des dialogues n’est franchement pas réussie avec zéro dynamique ni cohérence : prenez la scène de la révélation de la mort du fils, chacun des « gentils » parle à son tour plutôt que de parler ensemble, avec une espèce de petite gradation dramatique qui se termine sur une Jane au bord des larmes… mais pourquoi ?

La partie la plus intéressante de l’épisode est peut-être encore Roman qui se souvient peu à peu du monstre qu’il est, grâce à l’aide d’une psychologue qui en arrive à la conclusion qu’il faut l’isoler. Allez, ça fera plaisir à Ludo que je le redise : Tasha était soulante dans cette épisode, surtout dans sa dernière scène où elle semble souffrir de voir Reade avec une autre.

J’ai levé les yeux au ciel comme jamais et suis passé un peu à côté du cliffhanger. On verra la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-01-19 16.17.33.pngÉpisode 12 – Devil Never Even Lived – 11/20
This is a conversation about work – it’s not about us.

Pff, bon, j’essaye hein, j’essaye vraiment, mais mes déjeuners du jeudi sont de moins en moins passionnants devant cette série.

Pourtant, chaque personnage a son moment de gloire et son développement, il y a donc du positif, mais c’est majoritairement l’occasion de lever les yeux au ciel face à certaines décisions – que ce soit le développement des personnages (Reade ! Sérieusement, insupportable tout au long de l’épisode et particulièrement à la fin) ou le choix de mettre un rouge à lèvres foncé à Jane parce que OUHLALA attention, elle infiltre une cellule terroriste faut être dark et badass.

J’ai bien accroché à l’intrigue de Roman et à sa peur d’être un sociopathe (qu’il est clairement) parce qu’il n’est pas amoureux de sa rousse. C’était un bon développement, prévisible mais bien mené et surtout bien joué (Luke Mitchell, en même temps, je veux dire, c’est sans surprise). Quant à Cat, sa mort était marquée sur son front dès son flashback introductif, justement pour rajouter du suspens autour de Roman et pour savoir si oui ou non il va rester un gentil ou redevenir un méchant pas beau. En gros.

Au premier rang de ce que j’ai aimé également, Patterson est toujours aussi chiante dans son traumatisme. Bon, c’est un développement nécessaire, cela dit, elle devrait être habituée d’être sur le point de mourir à force, moi en tout cas je le suis, et je pense que vous aussi. Hum, j’étais censé parler du positif, pardon, donc le bon point que j’accorde au perso (à part l’actrice que j’adore) c’est qu’au moins, elle confronte Nas sur son inutilité. ENFIN quelqu’un pour le faire. Tout n’est pas perdu.

Tasha continue d’être aussi binaire que d’habitude (et l’ensemble du FBI aussi à l’arrivée de Roman dans les locaux) et le seul truc qui sauve l’intrigue totalement inutile de cet épisode, c’est le fil rouge qui avance (énormément?) au moment du cliffhanger.

Tout n’est pas perdu pour la série donc, qui nous offre cette semaine un développement intéressant pour Roman et pour le fil rouge, enrobé néanmoins dans beaucoup d’ennui et de mouvements de caméra… Purée, je suis en train de leur mettre de moins bonnes notes qu’à Shadowhunters quand même, hein !

13.pngÉpisode 13 – Name Not One Man – 10/20
I don’t want to bore you with intrisecate details.

Cette pause dans la diffusion n’a vraiment pas servi la série, car je me sens totalement déconnecté au moment de commencer cet épisode. Toutefois, très vite la nausée habituelle provoquée par les mouvements et zooms intempestifs et permanents de la caméra m’est revenue, pas d’inquiétude.

Deux intrigues sont menées en parallèle cette semaine avant de se rejoindre. Weller se renseigne sur son passé, accompagnée de ses deux petites-amies, tant qu’à faire. Il découvre ainsi que Shepherd a payé pour ses études en 1996 (tout ça ne nous rajeunit pas), ce qui est aussi l’occasion d’un petit flashback en début d’épisode.

Tasha & Reade suivent eux la piste ouverte par l’un des tatouages et cela les mène tout droit à une ferme pleine d’armes et un type qu’ils prennent pour un terroriste et retrouvent… dans leur bureau. ENCORE. Sérieusement, putain, la sécurité des locaux du FBI dans cette série, c’est un concept. Bon, il s’avère que leur terroriste bosse en fait pour eux.

C’est beau pour une agence fédérale d’être aussi renseignée sur ses propres activités, mais en même temps, cette semaine, on veut nous faire gober que le FBI lui-même créé des cellules terroristes pour mieux pouvoir les arrêter et contrôler les terroristes. OF COURSE.

Du coup, ça réunit tout le monde autour de la même intrigue qui consiste à stopper un nouvel attentat, comme chaque semaine, en s’appuyant sur les informations dont Roman ne se souvient pas et en se servant d’un indic’ qu’il ne protège même pas de l’élémentaire gilet par balle.

Malgré tout, Kurt continue de lancer des regards haineux et de crier des ordres à tout le monde, alors qu’il semble de plus en plus évident qu’il lui manque un cerveau de base pour ce job. C’est sûrement pour ça qu’il s’en prend aussi à Patterson qui, elle, utilise des méthodes efficaces, contrairement à lui.

D’ailleurs, quand ils mettent enfin la main sur la terroriste du jour, Jane me paraît mille fois plus convaincante que lui pour la stopper. Ce n’est pas l’avis des scénaristes cela dit, et Kurt est une fois de plus le héros du jour qui arrive par la parole à stopper une nana qui était prête à tout faire péter. Bien sûr, bien sûr.

Il reste encore tout un acte à combler des histoires persos de chacun (surtout Reade et Jade se lançant tous les deux dans une nouvelle relation) et pour mettre en place les cliffhangers. Kurt se retrouve prisonnier de Shepherd et c’est étrangement sexuel entre eux. Elle tente de le convaincre de rejoindre les terroristes, mais en fait non. Elle se contente de tuer son indic’ et de le laisser se libérer.

Le vrai cliffhanger, c’est donc Patterson qui tombe dans les vapes. Une fois n’est pas coutume, les scénaristes se reposent donc sur le personnage d’Ashley Johnson pour mettre de l’enjeu, puisque c’est leur personnage le plus réussi.

Bon alors, c’est peut-être pas juste parce que Blindspot passe désormais le même jour que The 100 & MSW qui sont géniales et que j’ai vu cet épisode après l’excellent 2×03 de The Magicians, mais franchement, cet épisode était mauvais, divertissant à peine, confirmant de plus en plus mon trouble de l’attention et mon problème avec leur caméra.

Parfois, je relis ma critique du premier épisode de cette saison et je me demande comment on en est arrivé là. En fait, je commence à penser que c’est surtout incroyable qu’ils aient pu proposer un aussi bon épisode d’ouverture…

14.pngÉpisode 14 – Borrow or Rob – 14/20
This is a formula to start a war.

Et c’est reparti pour un épisode dont le titre est de nouveau un palindrome (je m’en suis rendu compte la semaine dernière, fallait au moins que je l’indique : les titres peuvent être lus de gauche à droite, ils seront les mêmes).

Reade s’est donc drogué tout le WE, mais il est en pleine forme pour le boulot (et le sexe) du lundi matin. C’est d’une crédibilité dingue.

Le cliffhanger autour de Patterson est expédié en cinq secondes et on repart aussitôt sur une intrigue de la semaine, avec un tatouage qui se résout de lui-même. Pourquoi pas, mais on devrait en réentendre parler plus tard.

L’avantage, c’est que cela permet le retour de Rich, un guest qui fonctionne toujours plutôt pas mal… et qui est désormais dans un délire religieux. Pourquoi pas, bis.

L’intrigue nous amène donc dans la résolution non d’un attentat, mais d’une tentative de déclarer une guerre basée sur le lithium à éviter à tout prix. Pourquoi pas, ter.

Cela passe par une infiltration forçant Kurt et Patterson à se mettre en couple avec Rich et l’ex de Rich, ce qui est marrant mais est un bon gros foutage de gueule. L’épisode commence par Kurt demandant à Patterson de rentrer chez elle car elle n’est pas en état de travailler et dix minutes plus tard, il l’envoie en mission sous couverture. La logique. Cela dit, celle-ci est plutôt très cool avec de bons moments comiques et le prénom de Patterson qui a failli être divulgué, mais en fait non. La conclusion est prévisible et simple, mais le « you shot the hostage » était marrant.

En parallèle, Jane & Roman partent en quête de leur passé avec Nas, grâce aux informations que le FBI a réussi à déterrer sur Shepherd. C’est un autre « pourquoi pas » de l’épisode.

Cela mène Roman à l’un de ses premiers souvenirs, il serait temps ! Et donc, il a tué la mère de Taylor Shaw, c’est très très con tout ça, surtout que Jane refuse de dire la vérité à Kurt.

Cet épisode était plutôt une réussite, principalement grâce à Rich et Boston, ce qui est quand même un peu con puisqu’ils ne sont pas faits pour rejoindre l’équipe sur le long terme. Pour une fois, j’ai donc réussi à apprécier l’épisode, et ça change.

Malgré tout, il reste des défauts, à commencer par Reade. Tasha est sous-exploitée, mais ce n’est peut-être pas si mal. Le fil rouge se complexifie un peu avec Riley, le Protocole Truman et la phase deux d’un plan dont on ignore encore trop de choses et des pistes sont ouvertes, notamment avec Rich proposant d’aider à résoudre un tatouage.

C’est beaucoup, beaucoup mieux que les derniers épisodes, je reprends presque confiance dans la série (mais c’est encore un peu tôt).

15.pngÉpisode 15 – Draw O Caesar, Erase a Coward  – 15/20
How’s anyone supposed to have a life outside of all this?

Il faut donc qu’un personnage de série se drogue pour qu’on entende parler de retard de train dans une grande ville à l’écran. Purée, c’est rassurant de savoir que les personnages ont les mêmes problèmes que nous (bien que ce soit un retard fictif).

Bon enfin, les mêmes, c’est vrai que j’ai tendance à oublier pas mal de choses aussi, mais je ne suis pas à devoir me battre avec Kurt pour espérer me souvenir de quelque chose.

Bon alors, ça ne surprendra personne, mais je n’ai pas spécialement accroché aux intrigues proposées dans l’épisode, au point que je suis bien incapable d’en dire quelque chose de constructif.

Cependant, j’ai aimé l’absence de Reade, ça fonctionnait très bien sans lui, surtout que les scénaristes ont fait le choix de changer les équipes habituelles grâce à ça. La structure de l’épisode aussi change un peu avec une construction se centrant sur chacune de ces équipes, c’est parfait, surtout que Nas ne fait pas partie des équipes et, qu’à part recevoir des appels chelous et des textos de sa source, elle ne fait rien cette semaine.

On suit d’abord Tasha et Jane qui travaillent ensemble pour la première fois depuis vraiment longtemps, si ce n’est pour la première fois tout court (?). J’ai adoré les voir enfin retrouver une relation normale et parler de leur vie perso, même si Tasha ne fait toujours pas confiance à Jane. C’est une bonne idée de proposer ce duo et j’espère qu’on aura l’occasion de les revoir dans d’autres situations similaires.

Dans une seconde partie de l’épisode, on suit Reade et son retard au travail. Il fait équipe avec une Patterson très en forme et qui remarque assez vite que son co-équipier n’est pas en forme. Ce n’est pas suggéré très subtilement avec des froncements de sourcils à intervalles réguliers, mais ça se saurait si Blindspot faisait dans la subtilité. À eux deux, ils font bien avancer l’intrigue, mais leur journée est bien plus longue que celle de Tasha et Jane, du coup c’est un peu bancal, surtout plus tard quand on nous sort une conversation téléphonique.

Ensuite, nous suivons Kurt et… Roman. En effet, Kurt veut qu’il se souvienne de quelque chose, sinon il devra le remettre à la CIA. Évidemment, il ne sait pas que c’est déjà le cas, car Jane lui cache. Roman s’en tire plutôt très bien en couverture, c’est intéressant. Kurt & Roman se font enlever et le reste de l’équipe tente alors de les retrouver.

Cela permet à nouveau de rapprocher les deux hommes et Roman découvre de nouvelles choses sur lui-même, notamment qu’il parle espagnol. C’est probablement suffisant pour le faire rester et leur enlèvement est un bon prétexte pour reformer le duo Tasha/Reade et me faire une petite frayeur.

Si je n’ai pas aimé cette intrigue, l’épisode marque des points en maintenant mon attention grâce aux duos originaux qui sont proposés dans cet épisode. Voir les relations de l’équipe évoluer est déjà ce qui m’avait fait aimer la deuxième partie de saison 1, je suis donc plutôt content de les voir enfin s’occuper de ça à nouveau, surtout que ça dépasse le simple cadre de la mission, avec Tasha bureau du cœur pour Jane, une petite bière Kurt/Weller et une conversation à cœur ouvert Reade/Patterson, cette dernière ayant tout compris, forcément.

La toute fin voit Jane faire exploser sa relation de couple (mouais) et Nas se faire surprendre comme une bleue dans sa voiture (même moi je savais). Reste à savoir si elle survivra ou pas, mais comme je n’aime pas le personnage, ça m’est un peu égal.

16.pngÉpisode 16 – Evil Did I Dwell, Lewd I Did Live – 15/20
Whatever, she has amnesia.

Nas s’en sort de manière intéressante en reculant le dossier de son siège. Plutôt intéressant.

L’épisode commence bien, avec toute l’équipe complétement bourrée, a priori le même soir que l’épisode précédent. C’est un peu dommage car ça casse la crédibilité le côté Patterson/Reade, vu leur dernière scène ensemble. Jane supporte mal son rencard annulé et se la joue nostalgique dans l’ex-chambre du futur bébé de Kurt. Toute l’équipe s’inquiète pour Nas lorsqu’elle prévient Kurt de son agression et aussitôt tout le monde retourne au boulot.

Comme par hasard, Reade et Zapata y sont choisis aléatoirement pour un test de drogue. C’est hyper crédible ça. Cela suffit en tout cas à provoquer du bon drama entre les deux meilleurs amis, meilleur en tout cas que l’intrigue qui tentait de les mettre en couple. En plus, Edgar accuse aussitôt Patterson de l’avoir dénoncé, et c’est cool comme ambiance pour bien travailler.

Reade et Zapata n’ont plus qu’à stresser tout le reste de l’épisode et à chercher à comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés à là, Tasha posant un ultimatum bien trouvé à son partenaire.

Une source anonyme à la voix incompréhensible indique à l’équipe le moyen de coincer Shepard et Borden. Cet épisode marque aussi le retour de Cade, un personnage que j’ai totalement oublié, comme toujours avec Blindspot, que je ne suis clairement pas assez attentivement. Il se dit être la source anonyme et les flashbacks ne m’aident pas trop à raccrocher les wagons, pas plus que le caractère relou de Tasha qui refuse de croire le moindre mot de Cade, encore et toujours.  Au moins, elle est fidèle à elle-même dans le poste de la relou de service, et c’est ça qui me fait l’aimer habituellement.

Malgré la trahison de Cade, les explications qu’il fournit parviennent à convaincre tout le monde qu’il est de nouveau du bon côté. Cette conviction change aussitôt qu’ils se rendent compte que Shepherd a encore et toujours un coup d’avance sur eux. C’est logique : Patterson comprend enfin l’origine de ses maux de tête. Shepherd s’est arrangée pour lui foutre un micro dans les dents. Ceci explique cela. C’est un bon coup de la part des scénaristes et évidemment ils en profitent pour piéger Sandstorm. C’est une bonne idée, même si c’est un peu surjoué le coup des scripts à lire en salle de réunion.

Le plan de Patterson fonctionne évidemment, mais les hommes de Sandstorm s’entretuent sans problème. Le meilleur reste la confrontation entre Borden et Patterson, enfin ! Ashley Johnson y est aussi brillante que d’habitude et ça aide à pardonner de grosses facilités, tout en apportant de bons points à l’épisode qui voit ainsi sa note gonfler. Borden se suicide à son tour sous les yeux de Patterson. Pas simple cet épisode, et surprenant dans ses avancées.

J’espère en tout cas de Nigel est bien mort, ce qui n’est pas gagné : il s’est pris deux balles et a fait explosé une grenade, mais on a vu bien des séries sauver des personnages plus amochés que ça (coucou Sara Tancredi, je ne t’oublie pas). Ils sont encore fichus de nous sortir l’existence d’une trappe (je l’ai déjà vue dans une série, mais incapable de me souvenir de laquelle ?) qui lui aurait permis de se sauver, mais ce serait tellement trop gros !

Enfin, Jane & Roman continuent de créer leur relation frère/sœur dans cet épisode. En plus, revoir Cade leur permet d’avoir les mêmes souvenirs en même temps, c’est plutôt cool. Jane réussit en plus à se faire pardonner par un Oliver totalement accro.

On en arrive à d’excellent cliffhangers avec une Patterson qui se fait retirer son micro, une Tasha qui vient dénoncer son meilleur ami à Weller et une Jane endormie de force aux côtés d’Oliver après l’attaque d’hommes armés.

Comme toujours, l’épisode possède pas mal de défauts mais il fait vraiment avancer pas mal d’intrigues. Les retours et bonnes surprises aident à accrocher à l’épisode qui sort un peu du carcan de l’épisode de la semaine grâce à cela. On sent que cette seconde partie de saison tente de proposer un fil rouge plus établi, exactement comme l’an dernier. C’est tant mieux, car je préfère largement la série quand elle propose ce genre d’épisodes.

Capture d'écran 2017-03-30 16.42.55.pngÉpisode 17 – Solos – 14/20
You want to do good. Just like your sister.

On les sent un peu en galère sur les palindromes, non ? En un mot, c’est un peu simple, quand même.

Peu importe. Oliver et Jane se réveillent le lendemain matin de leur agression dans une prison cinq étoiles. Jane se sent évidemment responsable, mais c’est finalement le secret d’Oliver qui les a amenés ici. C’est sympa et ça nous parle d’une pyramide de Ponzi. La même semaine que Quantico. Youpi.

Bon, cette intrigue est sympa parce que ça va assez vite et qu’elle se révèle un peu plus à Oliver.

Edgar a un réveil un peu violent lui aussi puisqu’il se fait larguer par sa copine droguée qui est aussi maman. La suite ne fait qu’empirer sa situation avec Kurt qui le confronte suite à la trahison de Tasha. Il finit par démissionner, rejoignant la longue liste de démissions clichées et inefficaces de la télé américaine.

De son côté, Patterson vient voir sa nouvelle psy pour rompre leur relation, surtout qu’elle s’est plantée dans son diagnostic. Cependant, on se doute bien qu’ils n’ont pas payé l’actrice cette semaine pour le plaisir et qu’elle est amenée à réapparaître bien vite.

Pour Keller et Nas, il s’agit de retrouver plein d’argents volés par Roman avant son amnésie. Normal, c’est sûr qu’il va les aider avec son amnésie. Comme par hasard, cette semaine, il n’a aucun problème à se souvenir de quelques détails qui, bien sûr, n’aident tout de même pas Kurt & Nas, qui doivent faire face à sa culpabilité (et ne le font presque pas). En fin d’épisode, il retrouve effectivement la psy et lui font signer l’autorisation pour sa sortie. C’est merveilleux et ça fait pleurer Jane… Bon, pas moi, j’ai de moins en moins confiance en la psy (mais ça commencerait à être une sale constante de la série).

L’épisode s’accélère un peu une fois que Patterson découvre que Jane a été enlevée. L’intrigue s’avère assez intéressante avec un dilemme : il y a deux couples d’otages, et un seul survivra. Sympa.

Bon, Jane continue d’être relou dans le cliché de la superhéroïne beaucoup trop douée pour être crédible, allant jusqu’à improviser un acronyme pour sauver les autres otages. Par contre, quand il s’agit de s’enfuir, elle prend la porte d’entrée derrière laquelle les méchants attendent, évidemment. Comme d’habitude, c’est un peu gros quoi : elle déchire avec un travail juste impossible à faire mais fait des erreurs de débutants énormes juste après.

Le titre de l’épisode s’explique assez bien avec la majorité des agents dans une intrigue solo au départ, de même qu’avec les otages. La conclusion sur le père mort qui donnait de l’argent malgré tout à son fils est plutôt sympathique. Du coup, je suis un peu partagé : il y avait des scènes franchement cools et une intrigue plutôt bien fichue, mais dans ses détails, ça ne passait pas trop.

Côté cliffhangers, c’était moyen du côté de Reade qui se fait tabasser et de Roman/Jane. En revanche, Patterson qui pète son câble chez elle, c’était tout simplement génial. L’équipe qui est dans le viseur de la justice, ils nous l’ont déjà fait l’an dernier il me semble (quand l’autre était sur leur dos et que Patterson lui répondait qu’elle faisait les maths dans sa tête), donc je suis sceptique. Et puis, comme par hasard, il ne trouve pas Reade pour l’avertir hein…

Bon, je reconnais que cet épisode était divertissant, mais il avait aussi pas mal de défauts. Je suis vraiment partagé !

Screenshot_2017-04-08-10-25-30Épisode 18 – Senile Lines – 14/20
Freedom is a thing you have to earn

Cette semaine, Blindspot proposait un bon divertissement pour mon trajet en RER, mais rien de bien fou. Ce n’était pas mauvais, mais clairement pas excellent non plus. Une enquête à la semaine qui faisait malgré tout avancer un peu la thématique générale de la saison quoi.

D’une part, l’avancée se faisait grâce au personnage de Reade, qui se réveille dans sa chambre d’hôpital après avoir été tabassé. Les trois quarts de cette intrigue sont assez chiante parce qu’hyper longue. Il joue au type renfermé sur lui-même et refuse de parler avec l’autre type dans sa chambre. Ouais, mais en fait, il finit par lui parler, bien sûr, et même par l’aider. Dès lors, les deux louent une amitié un peu étrange, se confiant leur secret. C’est la première fois que Reade raconte ce qu’il s’est passé enfant…

Son nouvel ami lui conseille de regarder la cassette qu’il a récupéré chez son coach pour enfin affronter le problème et arrêter de se laisser ronger par ça. Pourquoi pas, c’est une belle avancée dans cette intrigue qui voit le personnage partir en vrille depuis trop longtemps maintenant. N’empêche que ça restait un peu long.

Il regarde donc la cassette VHS (parce que oui, il a encore un magnétoscope en état de marche le chanceux) en compagnie de Tasha. Je veux bien que ce soit sa meilleure amie, de là à lui montrer cette vidéo de son viol (probablement), c’est un peu chelou, non ?

L’intrigue de la semaine était un peu plus intéressante que d’habitude parce que je l’ai trouvée originale (en tout cas, je n’ai pas souvenir l’avoir déjà vu dans une série, mais après je regarde peu de séries procédurales). Il était question d’une mère de famille d’accueil qui a accepté de tester des drogues et médicaments sur les enfants qu’elle garde. Pas de bol, l’une d’elle se suicide en début d’épisode.

Bon, ça se développe de manière hyper classique malgré tout, même s’il y a un côté un peu intrigant avec l’enquête qui est effectuée contre l’équipe. Cette enquête est apparemment effectuée par un personnage qu’on a déjà vu, mais impossible de le remettre personnellement. Du coup, je l’ai trouvé marrant, même si je me suis demandé ce qu’il avait bien pu faire à Tasha pour qu’elle soit si énervée de le revoir.

Concrètement, les scènes de l’enquête sont les meilleures : Patterson dit que l’enquêteur tord la réalité pour arriver à ses fins, moi je dis qu’il voit les faits avec un certain recul appréciable, même si pas toujours juste, effectivement. Comme il est présenté en tant qu’empêcheur de tourner un rond, il est logique aussi qu’il le soit : il freine à plusieurs reprises l’enquête.

Dans les choses qui ne vont pas cette semaine, parlons un peu des « méchants » qui réussissent à entrer sans problème dans la morgue pour réclamer un corps, de Roman qui finit sur le terrain (encore sur la partie enquête, je veux bien, mais en intervention… qu’est-ce qu’il fout là ?) ou de Weller qui réussit à convaincre Elie de ne pas tuer sa mère d’adoption à la fin… sans la moindre crédibilité. Franchement, son discours est naze, ce n’est pas crédible dix secondes.

L’épisode se concentre beaucoup sur Roman, histoire de montrer comment il vit sa rédemption. Cette insistance ne peut vouloir dire qu’une chose pour moi : il ne va pas tarder à tomber de très haut en découvrant que c’est Jane qui l’a rendu amnésique ! On verra, mais ça semble le suggérer, car il est trop parfait cette semaine.

Nas aussi est trop parfaite : elle se dénonce histoire que l’équipe de Kurt sorte de l’enquête sans problème. Tout ça se conclut donc sur un départ de celle-ci (apparemement ?), que je vis absolument bien. Je ne me suis jamais attaché à son personnage, donc ça ne me dérange pas trop qu’elle disparaisse de la série… mais j’en doute. Ils vont bien trouver un moyen de la ramener.

Enfin, un dernier cliffhanger histoire de lancer la fin de saison : la phase 2 (il y a toujours une phase 2 !) de Sandstorm débute à Bangkok avec des armes nucléaires. C’est merveilleux !

Je suis sceptique, mais il y a encore assez de bons éléments pour proposer une fin de saison à la hauteur (et c’est pour bientôt, alors tant mieux).

PS : il y a plus de quatre écrans allumés sur cette photo, bingo !

Screenshot_2017-04-29-10-58-06.pngÉpisode 19 – Regard a Mere Mad Rager – 15/20
I told you I was great at puzzle.

Bon et bien, vous savez quoi ? S’ils n’en avaient pas parlé, je n’aurais jamais capté que Nas n’était plus là. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas pour eux, mais bon, rien ne m’a manqué. Et même, j’ai trouvé qu’on avait un rythme un peu meilleur. C’était peut-être parce qu’on approchait de la fin de saison, mais j’en doute parce que ça ne se voyait pas tant que ça.

En effet, l’épisode commence par nous retarder autant que possible les attentats prévus par Shepard. Celle-ci se retrouve dans la merde grâce à Patterson qui lui coupe les vivres au moment d’une transaction pour sa bombe à Bangkok. La scène d’action qui suit est assez dingue, donc l’épisode commence plutôt très bien. Cependant, la suite est inutilement longue : Shepard se retrouve en prison, puis réussit à s’évader en parlant avec le garde.

Tout ça la mène sur un bateau, avec son arme chimique, et nous la montre comme un personnage bien badass et capable de scènes d’action de folie. Histoire de préparer le final donc, parce qu’autrement on est exactement au même point que la semaine dernière.

De leur côté, Weller et son équipe s’occupent d’une histoire de hackers pas franchement passionnante, mais plutôt bien rythmée. En plus, ça nous rappelle que la série est censée s’occuper des tatouages de Jane, même si on ne sait toujours pas trop comment Sandstorm a pu prédire le futur hein. J’aurais préféré une série tombant dans la science-fiction, je crois.

Bien rythmé, oui, c’est l’un des seuls compliments à faire à cet épisode qui exploite autrement des pistes plutôt classiques, avec des énigmes pour Patterson et un détour à la gare de Grand Central, encore, toujours.

Cela dit, il y avait aussi quelques bons gags, du flashmob à Weller qui se dit bons en puzzle face à Patterson. J’ai ri dans mon train, c’est bien joué de leur part (j’essaye d’éviter de le faire, mais je me rends compte depuis que je tiens ce blog que ça m’arrive beaucoup trop souvent). Cela me fait penser que j’ai aussi bien souri à Patterson imitant Kurt. Enfin voilà quoi, il y avait un bon humour, ça faisait du bien.

Pour le reste, nos héros réussissent à récupérer des documents qui allaient être leakés pour le meilleur hacker du coin, ils sont trop forts. Cela leur permet d’obtenir un « TrumanProtocal.jpg » (ce titre ne s’invente pas, sérieusement, j’ai ri), une photo de la signature de tous les présidents. Passionnant… en tout cas, suffisamment pour que Shepard demande à ce que Kurt soit tué. Normal la meuf, elle le protège toute la saison, il obtient une photo et elle veut le tuer. C’est d’une logique…

Et puis surtout, l’épisode introduit une hacker totalement cinglée qui organise ce jeu de piste géant avec des documents confidentiels… mais à la fin, tout le monde s’en tape. Weller et Jane récupèrent leurs infos et se barrent, laissant une dizaine de hackers/meurtriers continuer leur journée pépère. C’est un peu étrange quand même.

Autrement, l’épisode se concentre sur Read qui se remet de son trauma comme si de rien n’était, parce que voir sa cassette a suffi à lui faire surmonter ça. C’est d’une logique qui m’échappe un peu : je veux bien qu’il y ait un fond de vérité, mais c’est un peu trop radical. Surtout pour un personnage tombé dans la drogue.

Son amitié avec Tasha est toujours beaucoup trop cool (n’en déplaise à Ludo) mais est un peu trop précipitée à mon goût. On sent qu’il n’avait pas trop le temps de la développer dans cet épisode, mais qu’il fallait passer définitivement l’étape de la réconciliation avant que Tasha soit dans la merde à son tour.

En effet, celle-ci finit l’épisode en se faisant arrêter, probablement pour avoir obstrué une enquête en cours, ce qui est, comme d’habitude, beaucoup trop suggéré à coups de flashbacks ; comme tout le reste des infos se suivant sur plusieurs épisodes. Enfin, les flashbacks sont une bonne chose, le problème, c’est leur traitement où le personnage apprend une information, s’en souvient en flashback, puis répète à son tour la même information. J’ai l’impression d’avoir le cerveau martelé, quoi.

Enfin bon, c’était déjà comme ça en saison 1, on va dire que c’est le style de la série qui veut ça.

20.pngÉpisode 20 – In Words, Drown I – 14/20
You think I weigh as much as a fridge?

Tasha se retrouve en prison et la tenue orange lui va bien au teint si vous voulez mon avis (comme ça, vous ne le voulez pas ?). Patterson, de son côté, passe tout son temps à bosser et ne rentre plus chez elle. C’est malin comme évolution, elle passe son épisode à s’énerver sur son équipe et la technologie.

Un flashback avec filtre bleu dégueulasse (ils les aiment ces filtres) nous apprend que Tasha est en fait en mission sous couverture pour s’approcher d’une nana, Devon, qui a un lien avec Shepard. Wah. Je dois avouer qu’ils m’ont eu par surprise sur ce coup-là, mais c’est aussi l’un des twists les plus nazes des deux saisons de la série !

Le lien s’avère encore mieux que prévu : c’est la petite amie d’un membre important du réseau de Shepard. Partant de là, Zapata fait tout ce qu’elle peut pour obtenir un maximum d’informations… y compris et surtout aider Devon à s’évader. Bienvenue dans Prison Break les gars, ça faisait longtemps. Bon, et y a pas photo, si je préfère être aidé par Zapata à m’évader, je crois que Michael fait mieux le job. En même temps, avec le FBI, ça paraît bien facile, alors pourquoi pas.

Tellement facile que Tasha se fait avoir comme une merde ensuite, reconnue tout de suite par Parker, le mec de Devon. C’est ridicule, prévisible et franchement pas pro. C’est à croire qu’ils n’ont jamais vu aucun film d’action de leur vie. Et ça vient de moi, ce n’est pas non plus comme si j’en regardais souvent.

Bon, peu importe. Nos super-héros parviennent à arrêter les super pas beaux sans aucun problème après une ou deux scènes d’action plutôt bien réussies. Bon, en conclusion, Devon n’a aucun info et Tyler décide de ne rien dire, ce qui énerve encore un peu plus Tasha, et moi avec. L’écriture est franchement moyenne cette semaine, on n’avance pas spécialement et il y a beaucoup de pistes non exploitées je trouve.

Roman quant à lui culpabilise de ne pas avoir dit la vérité sur son souvenir à Keller. Jane décide alors que le moment est venu de dire la vérité à Kurt sur la mort de la mère de Taylor. Allez comprendre pourquoi maintenant est le bon moment, mais apparemment ça l’est et en plus, elle avoue avoir menti. OK ? Bon, les scénaristes voulaient se garder cette carte pour plus tard quoi.

Keller se la joue petit rageux avec Roman, puis parle sentiments bien dégoulinants de larmes avec Jane ensuite, au beau milieu de la mission de la semaine. La toute fin les voit réconciliés, c’est mignon tout plein. Et puis, Jane rentre chez elle et s’occupe de son frère qui s’est coupé le doigt. Cela suffit à ce qu’il se rappelle que c’est Jane qui lui a effacé la mémoire. Oui, oui, juste parce qu’elle lui met un pansement. J’abandonne la logique hein, ça fait un excellent cliffhanger où il se saisit d’un couteau pour l’attaquer.

Oh et cette scène suit celle où Tasha chez Reade (fallait bien qu’il apparaisse, j’imagine) décider de se rebeller contre l’autorité, une nouvelle fois. Bon, ben au moins, les pistes pour la fin de saison sont sympathiques, on va dire.

vlcsnap-2017-05-14-21h11m41s861.pngÉpisode 21 – Mom – 17/20
The more I remember, the more I hate you.

Hop, on reprend là où la série s’était arrêtée la semaine dernière. Roman récupère ses souvenirs et est énervé après sa sœur. Il finit par se retrouver en cellule, comme lors de la moitié de la saison. Putain, ça doit être sacrément chiant pour l’acteur de se retrouver de nouveau à passer ses journées dans cette pièce en pyjama. Bon, en même temps, c’est confortable comme costume de travail. Jane tente de communiquer avec lui, mais elle se trouve face à un mur.

Reade décide de quitter l’agence pour aller bosser à Quantico. Non, pas la série, mais bon, c’était drôle à entendre et voir quand même. Tasha le vit assez mal, mais elle est assez heureuse de trouver de quoi interroger le méchant de la semaine dernière. Grâce à ça, Weller et Jane découvrent que les locaux du FBI sont ENCORE pris pour cible cette semaine. Les préparatifs des terroristes sont meilleurs que d’habitude avec une reconstitution des bureaux par Sandstorm, mais bon, on ne va nulle part de nouveau ou d’original avec ça, leurs bureaux étant attaqués tous les quatre ou cinq épisodes (et encore, je suis large).

En plus, faut qu’on m’explique comment un bâtiment fédéral entier peut être privé de toutes ses liaisons avec l’extérieur pendant plusieurs minutes (puisque ni Jane, ni Weller n’arrivent à les appeler) alors que moi, je m’aperçois des bugs du wifi du Ouibus dans lequel je regarde cet épisode au bout de trente secondes. Sérieusement, quoi.

L’attaque est tout sauf bien préparée, puisque le bâtiment est partiellement évacué pour les laisser entrer (ça OK c’est parfait comme plan), mais ils se retrouvent du coup face à des hommes armés quand ils viennent pour prendre le pouvoir. Bon, bien sûr, ça fonctionne pour Sandstorm puisqu’il n’a pas l’air bien dur quand on regarde cette série. Il suffit d’attendre que Patterson prenne un jour de congé, en gros. En effet, durant tout l’épisode, c’est elle qui fait tout le boulot pour ralentir les terroristes, et elle le fait bien avec juste un peu d’aide de Tasha et Read qui était venu voir sa psy.

Sheperd retrouve Roman et le libère. Mouais. Vu qu’il a tous ses souvenirs, il y a de grandes chances que les plus récents soient ceux qui dominent malgré tout, Sheperd ! Elle enchaîne les erreurs tactiques évidentes, ça manque de logique.

En toute logique aussi, Weller et Jane se retrouvent à tenter d’entrer dans le bâtiment… Sans leur équipe, avec qui ils étaient pourtant jusque-là. Enfin bon, ils tombent directement sur une bombe, qu’ils désarment sans problème, alors tout va bien. C’est dans l’ensemble trop prévisible, mais bien rythmé, ce qui fait que j’ai mal vécu certaines choses, à commencer par Tasha qui se prend une balle. C’était couru d’avance quand ils sont sortis de leur planque que l’un des deux allait se prendre une balle. Je suis plus sanglant qu’eux encore, je m’attendais à ce que Tasha ou Read (c’est vrai, je ne savais pas lequel) se prenne une balle dans la tête. Au moins, ici, les personnages importants survivent. Certes, Tasha est à l’hôpital, mais bon, elle est en vie, elle sera juste clouée au lit pour le final quoi.

Sheperd déclare sa victoire face caméra, Jane et Weller s’embrassent, et hop, tout devrait être terminé là si nous étions n’importe quelle semaine de l’année. Comme nous ne sommes pas n’importe quelle semaine néanmoins, la série propose une révélation de taille qui va tout changer : les COGS que Sheperd voulait neutraliser ne sont autres que des directeurs bien placés d’agences du gouvernement, chargés de remplacer le gouvernement en cas d’attaque. La phase 2 commence et les attentats déjoués de Sheperd durant ces quarante minutes n’étaient qu’un leurre. Et voilà.

N’empêche que pour un épisode précédant une fin de saison, c’était mouvementé. Cela nous fait une double partie plus qu’autre chose et c’est très frustrant de ne pas avoir tout de suite la fin. J’ai trouvé que cet épisode ne proposait pas beaucoup de surprises dans sa construction, enchaînant des scènes très prévisibles et ignorant des failles énormes dans le scénario. Toutefois, c’est précisément parce qu’il rentre parfaitement dans les codes habituels de la fin de saison qu’il réussit à me fixer à mon siège, en particulier sur la fin. Les scènes de fusillade sont toujours réussies dans cette série, la balle de Tasha reste un choc même si elle est moins violente que prévu (je vous jure, je m’attendais à une copie d’une scène bien connue de la fin de saison 2 d’NCIS) et les révélations finales sont excellentes, à coup de flashbacks et de compréhension de Weller. Pour une fois qu’il arrive à calculer 2+2, ça fait plaisir et ça solidifie vraiment le tout.

On termine sur ce qui est censé être une bonne nouvelle, la série aura une saison 3. J’espère malgré tout qu’il s’agira d’une saison conclusive, car l’histoire va rapidement tourner en boucle maintenant. Déjà que ce n’est pas toujours passionnant… Enfin bon, la chaîne semble passer pareil, parce que la série sera diffusée le vendredi soir, aussi appelée « case de la mort » tellement les audiences sont souvent catastrophiques le vendredi et les séries annulées faute de public… Bon, moi, perso, ça m’arrange, parce que je regardais souvent cette série le samedi de toute manière (et qu’une annulation ne serait pas une grosse perte, si les scénaristes ont le temps de proposer une fin).

Capture d'écran 2017-05-18 17.09.02.pngÉpisode 22 – Lepers Repel – 17/20
So all tatoos are leading to this?

Nous voici parti pour la phase 2 de Sandstorm, Weller comprenant que Sheperd a réussi à manipuler la création du groupe COGGS grâce aux tatouages. Assez rapidement, il arrive à convaincre Keaton (de la CIA) qu’ils sont manipulés par Sandstorm. Les deux travaillent en équipe contre les « gentils », quitte à en tuer un, pour s’enfuir.

Pendant ce temps, Jane rencontre la remplaçante de Weller, Eleanor Hirst. Elle lui propose de s’enfuir du FBI une fois toute cette histoire terminée, ce que lui conseille également Patterson. Tout cela sent bon la fin de série, surtout que Patterson résume un futur bien morose pour l’équipe qui est vouée à se séparer à la fin des manigances de Sandstorm. J’imagine dès lors que le cliffhanger sera très déconnecté du reste de l’histoire, pour repartir sur quelque chose de nouveau en saison 3.

De son côté, Tasha est en vie et à fond. Lorsqu’elle comprend, au téléphone avec Read, qu’elle rate une bonne part du boulot, elle s’échappe de l’hôpital. Mais oui, mais bien sûr, grosse crédibilité, perso après mes dents de sagesse, j’étais K.O pour la journée, elle, elle se fait exploser la poitrine mais elle revient au taf le lendemain. Ah ces ricains, toujours superpuissants, c’est dingue ! Tasha se voit également proposer un job en bossant pour le reste de l’épisode avec Keaton qui souhaite la voir rejoindre la CIA. Hmm.

Pour ne pas changer, tout cet épisode repose sur les talents de Patterson. C’est elle qui fait tout le travail déductif pendant l’épisode, comprenant que Sheperd veut éradiquer la côte est des États-Unis, rien que ça, et que pour l’en empêcher, elle doit hacker un satellite depuis l’espace, normal.

Kurt & Jane se lancent sur la piste de Sheperd pendant que Patterson se met au travail. Sheperd bosse avec son fils, repassé du côté des méchants et chargé de tuer des policiers. Moui, c’est un peu bâclé son changement de camp de la semaine dernière quand même.

Sheperd est rapidement prise en embuscade par Kurt & Jane (et une bonne douzaine de figurants). Elle compte sur ses hommes pour fusiller nos gentils, ce qui lui permet de reprendre le dessus un temps face à Jane. De manière très prévisible, ça ne dure pas et elle se fait enfin arrêter. Oui… mais c’est bien sûr trop tard, car nous ne sommes qu’à la moitié de l’épisode. Il est trop tard : Patterson n’a pas réussi à finir de hacker le satellite, ils ont donc trente minutes pour faire quelque chose.

Jane et Kurt se lancent dans une mission suicide qui consiste à éloigner l’ambulance de Sheperd de la ville, tout en retrouvant la puce qui indique au missile devant détruire la côte où aller. Normal. Ils parviennent bien vite à sortir de la ville, ça m’impressionne quand je vois le temps que je mets à sortir de Paris en voiture, mais bon. Malheureusement pour eux, Roman n’a pas dit son dernier mot et sort de nulle part pour percuter l’ambulance.

Bam. Tout le monde survit à ce joli accident de la route sans trop de mal, Roman et Jane enchaînant sur un petit combat comme si de rien n’était. Là encore, j’aimerais bien être aussi forts qu’eux hein, au-delà du physique qui s’entraîne après tout, ils sont sacrément résistants dans cette famille.

À l’arrière de l’ambulance, c’est pareil. Kurt a enfin compris que ce qu’il cherche a été manger par Sheperd. Pour désamorcer la puce, il décide donc de se servir d’un défibrillateur. Une chance qu’ils soient dans l’ambulance. J’ai trouvé intéressant et bien amené cette solution, même si là encore, ils vont trop loin. Sheperd survit à plusieurs coups de défibrillateur à la suite. Faut être surhumain pour que son cœur ne s’arrête pas, mais cela lui permet d’être (justement) arrêtée, emprisonnée et remise aux mains de… Nas. OK. Je ne vois pas bien à quoi sert le retour de Nas, je m’attendais à quelque chose de plus utile (car oui, j’espérais bien la revoir dans cet épisode, quand même).

Voilà donc comment se termine l’intrigue Sandstorm, Sheperd arrêtée, Roman en fuite car Jane refuse de lui tirer dessus et Kurt disant « je t’aime » à Jane, au cas où la série soit annulée (il faut bien dire ce qui est). Patterson entre en pleine dépression (ou plutôt se la poursuit) mais Tasha & Reade sont là pour lui rappeler qu’ils sont de la même famille. On notera que Tasha reprend l’alcool comme si de rien n’était alors que, bon, après son opération, laissez tomber, c’est juste pas possible avec la masse de médocs qu’elle doit avoir.

Je sais. « C’est une série ». Mais quand même, ça n’excuse pas tout, quand on raconte une histoire, on essaye de bien la raconter. Or, il n’y a pas toujours pas de grosse crédibilité et des intrigues sont vraiment laissés en plan (la dépression express de Patterson ou toute l’intrigue Roman quoi !) dans ce final, je suis un peu déçu.

Pour ne rien arranger, la série propose un saut dans le temps de deux ans qui voit Jane chez les maîtres des Avatars (le dessin-animé, pas le film de Cameron). Elle semble être là depuis un moment, mais Kurt parvient enfin à la retrouver. Il porte toujours sa bague de mariage (avec Jane ou la précédente ?) mais il a surtout une mission à proposer à Jane.

Read, Patterson et Tasha ont été enlevés… et quelqu’un s’amuse à faire travailler Jane & Kurt ensemble de force pour les retrouver, rendant fluorescent les tatouages de madame. Bref, tout n’est pas terminé du côté des tatouages. Cela paraît carrément tiré par les cheveux, mais force est de reconnaître que ça m’intrigue. La perspective de la saison 3 où il faut retrouver l’équipe ne m’enchante guère (je suis là pour l’équipe, si on ne les voit pas, ça va me gaver), mais en même temps, je suis pris dans ce nouveau mystère qui fonctionne plutôt bien.

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EN BREF – La saison 2 de Blindspot a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant croire à un renouveau véritablement passionnant. Malheureusement, le rythme du premier épisode n’a pas pu être tenu par la suite de la saison, certains épisodes étant même tellement mal filmés que j’ai fini par avoir le mal de mer devant la série.

N’étant pas fan des séries de type procedural, je savais à quoi je m’exposais en regardant cette série. La trame de fond me plaît bien, mais trop souvent elle n’est qu’accessoire dans les épisodes et finit par éclater au grand jour dans une scène qui balance toutes les infos en trente secondes après des heures d’attente. En soi, la saison n’est pas mauvaise, mais elle a du mal à être plus qu’un simple divertissement de seconde zone. J’aime beaucoup la regarder dans le train, parce que je peux me permettre de décrocher un peu sans avoir l’impression de rater des choses exceptionnelles.

Il faut dire ce qui est, je regarde par habitude plus que par curiosité et, si j’aime bien, je pourrais m’en passer. Le renouvellement est certes une bonne nouvelle, mais ça ne m’aurait pas dérangé de dégager un peu de temps dans un emploi du temps de septembre chargé (j’en reparle bientôt dans un article, je pense) !

Côté casting, c’est toujours aussi bon, avec quasiment que des acteurs que j’apprécie, à l’exception… de l’interprète de Kurt. Le pauvre n’est pas aidé par son personnage, hyper cliché et très insipide, sans grande originalité. C’est finalement ce que je reproche le plus à la série : ces héros sont des stéréotypes, mais ils n’ont pas l’intention d’aller fouiller plus loin de toute manière, puisque c’est un procedural.

Grosso modo, j’ai trouvé cette saison 2 un peu moins bonne que la première, mais elle était sûrement meilleure. En saison 1, je n’attendais rien et j’ai été surpris par l’arc final qui était excellent. En saison 2, j’en attendais de toute évidence trop d’une série qui ne mise pas sur son originalité pour attirer des téléspectateurs.

Cela leur porte préjudice : oui, la série est renouvelée, mais elle est très mal placée dans le calendrier des diffusions. Il y a fort à parier que la saison 3 sera la dernière, surtout que le saut dans le temps lance une nouvelle intrigue qui n’attirera pas forcément les foules.

 

 

 

 

 

 

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17 réflexions au sujet de « Blindspot (S02) »

  1. Cet épisode final est à l’image de la série et du reste de la saison, un mélange de n’importe quoi et de trucs tirés par les cheveux et ça me fait rigoler aussi de voir ces américains qui étaient pratiquement à l’article de la mort dans l’épisode précédent galoper comme des cabris ensuite. Moi si je me prends une balle (ce que je ne souhaite pas :D) je reste à l’hosto pendant un mois ! Bon sinon, la fin ouvre de nouvelles perspectives, c’est intrigant, pas forcément ce que j’ai envie de voir, surtout qu’on nous montre Kurt et Jane enfin ensemble pour nous les séparer la scène d’après. J’espère que la saison 3 comblera ces deux années ! Pour ce qui est de l’annulation de la série, faut pas rêver, normalement un renouvellement de 22 épisodes en saison 3 garantit une saison 4 grâce à la syndication (qui se fait à partir de 88 épisodes, soit 4 saisons complètes), donc là on signe pour deux ans !

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    1. Sans compter la rééducation !
      Oui et après la syndication augmente avec le 100e non ?
      Je reste persuadé que vu l’état actuel de la série, ils n’oseront pas forcément, même pour la syndication. S’ils produisent à perte par exemple, ça ne se fera pas 😅

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      1. S’ils ont renouvelée pour une saison 3, c’est en connaissance de cause car la saison 4 est pratiquement automatique. Et ils n’ont pas intérêt à annuler la série au bout de 3 saisons car la syndication génère de l’argent qu’ils perdraient forcément en arrêtant en fin de saison 3. Donc je pense que s’il y a perte, ils la récupèrent avec le deal de la syndication.

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