American Horror Story (S06)

Avis : Deux ans que j’ai arrêté de suivre American Horror Story à la semaine, mais voilà, challenge séries oblige, je suis au rdv (avec 24 bonnes heures de décalage) pour le début de cette sixième saison, un mois tout juste après avoir fini la saison 5.

Je n’attends plus grand-chose de neuf de la série, même si certaines nouveautés de la saison dernière m’avait bien plu. J’ai échappé à tout spoiler, ce qui inclue les bandes-annonces qui, de ce que j’ai compris, étaient de toute manière construites de manière à ce qu’on ne soit pas spoilé. Je ne sais donc rien de cette saison, pas même les contrats renouvelés, ça me permettra un peu de surprises (bon, je mens, j’ai lu hier qu’un ancien de Glee et de Quantico allait débarquer, wouhou).

Alors du coup, difficile de faire une intro très originale, sachez juste que je regarde la série par habitude plus que par goût, donc j’ai tendance à la critiquer facilement ! Voilà c’est dit.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngChapter 1 – 16/20
That was the worst night of our life

Crédibilité, après ma dernière phrase d’introduction, je mets un 16, normal. Alors attendez que je m’explique : j’ai trouvé que pour une fois, la série s’était vraiment renouvelée et c’est un peu ce que j’attends d’une série qui se veut anthologique quoi. Cette année, le style visuel, le rythme et les personnages confiés aux acteurs vont être différents. Paulson qui joue la blonde écervelée, c’est mieux quoi. Et puis, Lily Rabe. Et puis, pas mal de nouveaux acteurs aussi ! L’aspect documentaire n’est pas forcément ce que je préfère, mais au moins ça comble les interminables silences habituels et ça revivifie les temps morts. Le fait de ne pas connaître le thème m’a largement aidé aussi à entrer dans l’ambiance, car l’air de rien je me posais pas mal de questions et ça mettait en position active, là où d’habitude, je me demande juste si j’ai bien deviné ce qui allait se passer dans la scène. Voilà, c’était ce que j’avais à dire pour les aspects positifs que je n’attendais pas – plus – dans cette série. Rien que pour ça, ça méritait une bonne note. Maintenant que c’est fait, je peux en revanche largement nuancer : par expérience, chaque fois qu’une saison semble me plaire, elle se perd malgré tout en route et devient d’un ennui extrême en multipliant les sous-intrigues. Ce premier chapitre semble permettre exactement ce genre de dérives (c’est bon, je les vois d’ici les épisodes spéciaux Halloween sur les gens aux torches, celui sur les trois défigurés du début, celui sur le passé de la baraque, etc.) et ça me gave d’avance. Je ne compte pas le nombre de fois aussi où j’ai levé les yeux au ciel : la fausse-couche, cliché s’il en est, les répliques sur les flingues, le bain toute seule en extérieur, suivre une inconnue dans la forêt en abandonnant sa voiture… C’est bon, quoi. Qui fait ça ? Dernier point sur le documentaire : s’il a des aspects positifs, il peut aussi rapidement être chiant. Ce sera soit ils ont tous survécu et c’est une production hollywoodienne qui retrace leur vie, soit ils sont tous morts et ce sont des acteurs qui racontent leur histoire. Dans un cas comme dans l’autre, ça va sur le long terme présenter pas mal de défauts. Bon, cela dit, pour un lancement de saison, c’est plutôt réussi et je ne sais toujours pas bien ce que ce sera le thème de la saison, ce qui est très très positif : le savoir a tendance m’ennuyer profondément car je suis rarement attaché aux personnages en si peu de temps/si peu de profondeurs psychologiques. Là au moins j’ai un investissement à chercher ce que ce sera – parce que « inspirés de faits réels » me paraît un peu louche vu tout le côté fantastique/mythologie, je pense qu’il y aura autre chose. Donc ne me dîtes pas en commentaires, je ne doute pas que l’info était dans l’épisode, mais ça m’a pas encore marqué. Pfiou, c’est un sacré long commentaire par rapport à ce que je fais d’habitude, ça doit prouver que ça méritait une bonne note. À la semaine prochaine !

02.pngChapter 2 – 15/20
It’s amazing how long a person can rationalize the irrational.

Bien, ce second épisode confirme que la saison est sur une très bonne voie. Certes, j’en ai déjà marre de les voir se paumer dans les bois comme des boulets et la prévisibilité est très grande, mais il y a un vrai sentiment de peur qui est dégagé du jeu des acteurs. En fait, pour la première depuis cinq ans, les scénaristes essayent de nous faire peur et, rien que pour ça, j’ai envie de donner beaucoup de chances à cette flopée d’épisodes. Pour une série qui a le nom « horror » en titre, l’ambiance n’a jamais réussi à me faire flipper, c’est juste glauque. Là, la rythmique des plans est aussi haletante que les acteurs et il y a des jump scares plus ou moins bien trouvés disséminés un peu partout. À propos du rythme d’ailleurs, l’épisode ne dure que 38 minutes. Depuis le temps que je disais qu’il y avait dix bonnes minutes d’épisodes dans AHS qui ne servait à rien d’autre que des plans à rallonge… Ça me plaît beaucoup ce format réduit à environ quarante minutes, j’espère que ça va continuer. Le thème de la saison est loin d’être explicite par rapport à d’autres fois – on n’a même pas de générique ! – et c’est une excellente chose, car on est un peu plus perdu que d’habitude. De plus, c’est une excellente chose de ne se concentrer que sur un nombre réduit de personnages (3, 4 avec Flora), cela permet d’être beaucoup plus dedans que d’habitude, sans pour autant empêcher un casting important (grâce au à l’aspect documentaire notamment, c’est vrai). Je continue donc de craindre une baisse qualitative ou des flashbacks ennuyeux, mais pour l’instant, je suis accroché face à cette saison et c’est assez dingue, aussi inattendu qu’appréciable. Le cliffhanger final nous laisse incertain sur le sort réservé à Flora qui a rejoint son amie imaginaire, Priscilla. Bien, bien, bien. Allez pour la peine, je vais m’écouter la tchouk tchouk musique (désolé, mais ça casse bien le côté horrifique un nom pareil quand même !).

03.pngChapter 3 – 15/20
It was something from a nightmare

Toujours pas de générique, mais cette fois, « dramatic re-enactement » est écrit en début d’épisode : il semble confirmé que les acteurs sont ceux du « passé » alors que ceux du documentaire sont ceux qui ont vécu les événements. D’ailleurs, pour la première fois, cet épisode nous offre l’envers du décor du documentaire, avec notamment un journaliste pour poser les questions. Pourquoi pas. Lee, Shelby et Matt sont toujours en quête de Flora et ce n’est pas parce qu’ils ont appelé les flics qu’ils ne vont pas mener l’enquête par eux-mêmes dans les bois, allez comprendre la logique dans cette série. Cette saison confirme malgré ce genre de détails absolument pas crédibles qu’elle est l’une des meilleures, en ne se concentrant que sur quelques personnages, parant enfin l’un des grands défauts inhérents à chaque partie de cette grande anthologie. Cependant, ils ne nous laissent pas non plus le temps de nous attacher aux personnages qui se font enlever ou tuer et ça c’est une erreur : la mort de l’ex-mari de Lee ? Rien à faire, en fait. On enchaîne ensuite sur une histoire de spiritisme qui mène à la colonie perdue de Roanoke, comme les images à la fin de chaque acte l’indiquaient. Nous voilà donc embarqués pour une nouvelle histoire de fantômes, grand classique de la série. L’épisode est parfaitement maîtrisé, l’écriture est digne des films d’horreur à la mode, le Croatoan est un classique américain, le casting paraît meilleur que d’habitude (ce rôle de Lady Gaga, génial) et même les flashbacks semblent mieux fichus que d’habitude. Je reste suspicieux, je me souviens avoir aimé le début de saison 4 et particulièrement été déçu par ce qui suit Halloween, mais franchement c’est bien parti et le rythme y est, dans des épisodes qui ne s’attardent pas plus de 42 minutes.

04.pngChapter 4 – 13/20
Croatoan, it’s the third time I heard that name. I don’t understand.

Apparemment, Shelby ne connaît pas Google (oui, je recycle les commentaires que je fais sur TVshow time, j’avoue). Moi, quand je connais pas un mot, je vais sur Google. Non ? L’épisode commence un peu mieux que d’habitude avec l’attaque de « Mr Piggy » (c’est vraiment son nom ?), mais ça retombe assez vite bizarrement. On erre ensuite un peu ensuite, ils m’ont perdu en cours de route, surtout une fois dans les bois. Cet épisode part dans les méandres des flashbacks explicatifs inévitables et du coup, c’est vrai que j’ai rapidement décroché sur de nombreuses scènes qui ne parvenaient pas à bien capter mon attention. Ça reste un bon épisode par rapport à ce qu’a pu proposer la série dans d’autres saisons. J’espère quand même que cette pause ne s’éternisera pas ou qu’on verra un peu ce qu’il advient de Lee maintenant qu’elle est arrêtée. Quoiqu’il en soit, il faut bien que je reconnaisse à nouveau que j’aime vraiment beaucoup Lady Gaga. Déjà l’an dernier, son rôle de la comtesse était cool et m’avait convaincu niveau acting (pas comme d’autre si j’en crois les commentaires sur mon article de la saison 5), mais cette fois, personne ne pourra plus dire qu’elle ne joue pas. En effet, son personnage est aux antipodes de ce qu’était la comtesse en étant cette fois assez primaire, même si du coup, on en revient à une addiction au sexe. Rien de bien original pour AHS, sauf que Lady Gaga le joue plutôt bien. Je peux comprendre qu’on n’aime pas cela dit, mais moi, elle m’a sauvé mon épisode cette fois ! Quant à l’absence d’Evan Peters malgré son nom au générique, il m’apparaît de plus en plus évident que c’est qu’il est derrière le masque de cochon de Mr Piggy. Allez, une petite révélation de son visage pour Halloween ? Je lance le pari, ça me coûte rien !

05Chapter 5 – 18/20
You should’ve never bought that house

La force de la contradiction. Combien de fois me suis-je plain des épisodes hors sujet et des flashbacks d’American Horror Story ? Après autant de fois que de flashbacks tout au long de la série. Et pourtant, cette fois, c’était vraiment intéressant de revenir aux origines de la maison au centre de cette saison. En plus, ça ne dure qu’un tiers de l’épisode, mais ça ne m’aurait pas dérangé que ça se prolonge un peu. Bref, Evan Peters est de retour dans un rôle sacrément diminué par rapport à ce qu’il fait d’habitude, mais ce n’était pas spécialement dérangeant. Ce n’est pas le seul retour dans le casting cette semaine et comme il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cet épisode (excepté Paulson lalala), ça passe très bien. Cet épisode est assez bizarre en terme de construction, passant d’une période à l’autre, pour ensuite osciller entre Lee et le couple. Le rythme est donc excellent, les jump scares réussis, le jeu d’acteur et le développement vraiment bon. Les défauts habituels de la série sont toujours là bien sûr, mais ce côté reportage et l’histoire permettent de les dépasser un peu. Cette saison poursuit de manière improbable sur sa bonne lancée pour l’instant et je crois que j’ai rarement autant aimé un épisode de cette série. Je m’inquiète bien sûr énormément sur ce que va nous réserver la suite maintenant qu’une grosse partie de l’intrigue est terminée. Cette première mi-saison était en tout cas réussie et ça me rassure pour le mois de diffusion qu’il reste : même si c’est moins bon ensuite, ça sera quand même un bilan plutôt positif qui me donne presque envie de voir la saison 7, confirmée récemment.

06.pngChapter 6 – 17/20
Fuck you Sidney, fuck you, mother fucker.

Oh mon dieu, mais qu’est-il arrivé à leurs chevilles ? On passe donc de l’autre côté, avec un documentaire nous montrant cette fois les coulisses de la préparation d’une nouvelle émission de télé-réalité dans la maison hantée. C’est juste hyper décevant du coup, même si j’apprécie de voir un peu plus Lily Rabe, les raisons du retour à Roanoake ne sont pas crédibles du tout et c’est dur de passer au-dessus de ça. Bon, la mise en abîme, la critique de la télé et de la société, le méta… tout ça sont des thèmes que j’adore, mais franchement, j’avais plutôt l’impression d’être dans un bon humour à la Glee. Et puis, sorti de nulle part, Mr Piggy m’a donné le sursaut de l’année (et pourtant, c’était probablement prévisible !). Du coup, j’ai beau avoir détesté la première moitié de l’épisode, cette scène, suivi de mariage totalement improbable d’Evan Peters et Sarah Paulson. Du coup, même si c’est n’importe quoi, je suis juste tellement mort de rire que le côté peur passe bien quand il surgit. C’est fun, c’est définitivement n’importe quoi et clairement pas l’American Horror Story que j’attendais, mais bizarrement je suis plus dedans que d’habitude beaucoup plus que d’habitude. Il est brillant d’avoir passé une moitié de saison à nous avoir habitué à ses personnages et à la certitude que tout le monde survivait… pour nous retirer ça subitement ! Il aurait mieux valu faire l’annonce après la première mort, mais c’est juste un principe de base excellent et accrocheur. J’ai tellement changé d’avis en cours d’épisode que j’ai décidé de surnoter cet épisode, surtout qu’ils ont osé retirer Evan Peters aussi rapidement… Les fans vont hurler, moi, je trouve ça vraiment bien joué de leur part !

07.pngChapter 7 – 18/20
I know that I’m about to die and I want the world to know exactly who was responsible for my murder

Le slasher continue et on nous le rappelle dès le début d’épisode en passant de l’autre côté de la caméra. C’est une excellente idée pour entamer ces quarante minutes que de nous montrer un massacre en coulisses, cela explique aussi pourquoi personne n’intervient pour les aider. La psychose s’installe peu à peu dans la maison où tout le monde passe son temps à filmer. Les angles de vue choisis sont du coup assez passionnants d’un point de vue réalisation, car ils tentent d’imiter au plus près la télé-réalité. Les personnages qui sont acteurs commencent à comprendre que la maison est bel et bien hantée (mais en revanche, faut qu’on m’explique comment le premier tournage a pu avoir lieu sans problème). C’est un vrai plaisir, j’en arrive même à oublier parfois qu’un seul d’entre eux survivra. Le mystère reste entier : je pensais que Shelby ne passerait pas l’épisode, mais finalement, c’est elle qui est une meurtrière et explose la tronche de Matt, elle a ses chances de terminer en vie. En tout cas, au rythme où ça va, je ne sais pas s’ils tiendront encore trois épisodes car celui-ci était extrêmement sanglant et vif. Jamais une saison d’American Horror Story n’aura été aussi efficace, car jamais encore ils n’avaient proposé un tel slasher. Et à la différence des autres que j’ai pu voir, on a eu le temps de s’attacher aux personnages. Je trouvais que c’était un défaut en début de saison de savoir qu’ils survivraient tous,  et finalement c’est tout l’inverse.

08.pngChapter 8 – 16/20
She’s way too self-centered to commit suicide

« Bon alors qui va mourir dans cet épisode ? » C’est assez agréable de commencer un épisode de série d’horreur sur cette pensée et en sachant que personne dans le casting ne va s’en tirer : on est sûr d’être servi autant dans le gore que dans le stress. C’est moins cool de le commencer en sachant que la meilleure actrice y est passée la semaine dernière : la vraie Butcher est ainsi moins terrifiante que l’actrice qui était chargée de l’incarner. Bon, c’est vrai qu’en terme de temps passé à l’écran, c’était un calcul gagnant, mais c’est un peu dommage dans le fond niveau crédibilité de l’histoire. Bon, cela dit, c’est un point que je leur pardonne assez vite vu la qualité globale de la saison. L’épisode est une fois de plus plutôt sympa, surtout que Shelby se suicide alors que je la voyais bien être dans les deux derniers à survivre. Cette partie de l’intrigue était plutôt marrante, mais pas bien exceptionnelle pour autant. J’ai préféré ce qu’il se passait du côté de Lee cette semaine, qui séduit son bourreau pour réussir à s’enfuir… et mieux revenir dans la maison hantée. Les personnages font pas mal de va-et-vient dans cet épisode, entre les différentes pièces et l’extérieur, mais finalement deux d’entre eux meurent. C’est assez sadique comme mise en scène et comme écriture, avec des survivants qui passent plus de temps à faire face à leurs amis (et famille) morts qu’à chercher un moyen de se barrer. Le jour s’est finalement levé et je me demande de quoi seront faits les deux derniers épisodes de cette saison, même si l’explication fournie pour rallonger l’intrigue passe plutôt bien. Enfin, cela dit, je préfère passer pas mal de temps en prison pour meurtre (que techniquement elles ont commis après tout) que de me faire tuer dans cette baraque. Certes, son boulot d’actrice est foutu, ben cool, tu peux toujours faire être un autre boulot et au moins tu vis. Bon, en tout cas, je comprends mieux pourquoi cette saison est plus courte que les autres et c’est tout bénef’ d’avoir moins de temps mort qu’avant !

09.pngChapter 9 – 20/20
You can’t just Google Map the Roanoke House

Bien, American Horror Story aura su me surprendre tout du long cette année avec l’ajout de trois jeunes dans le délire Roanoke cette semaine. C’est un grand classique de la série de s’éparpiller dans de nouvelles intrigues en cours de route, mais le gros avantage cette année, c’est que chaque ajout était vraiment lié à la thématique… et surtout que chaque ajout ne survit pas à l’épisode. Il n’est pas question de flashbacks déconnectés de l’histoire au cours de cette saison, tout est vraiment lié là où d’habitude les liens ont du mal à me convaincre. C’est l’avant-dernier épisode et il est inutile de préciser une fois de plus que j’adore cette saison. Elle n’est pas exempte de défauts évidemment, la nuit tombant bien trop vite dans cet épisode et les personnages agissant tous de la manière la plus stupide possible depuis le départ (y compris et surtout ces nouveaux adolescents). Oui, mais pour une fois, je reconnais que le casting est tout simplement génial, chaque ajout d’acteur étant une réussite avec quasiment l’ensemble de ceux que j’aime dans cette série enfin réunis (il n’y a que Paulson qui est toujours là, mais même elle j’ai fini par l’apprécier dans ce rôle un peu moins insupportable que d’habitude). Maintenant que tout cela est dit, inutile de préciser que cet épisode est totalement traumatique. L’ensemble du casting restant est complété par ces trois nouveaux personnages et il est temps de savoir qui survit à ces trois jours en Enfer, déjà. C’est inattendu car je pensais qu’on finirait l’épisode sur deux survivants pour savoir qui y passerait seulement la semaine prochaine. Les scénaristes prennent l’excellent parti de nous surprendre – et en tout cas moi ils m’ont eu – en tuant tout le monde dans celui-ci. Il ne reste qu’Audrey et Lee qui tentent de s’entretuer et c’est finalement Audrey qui y passe dans un excès de rage. C’est con, c’est très con. Chapeau bien bas à Adina Porter pour sa prestation de Lee, que ce soit pendant la possession par la Butcher ou au réveil, traumatisée, elle a su me convaincre encore cette semaine. Je l’ai toujours trouvé bonne actrice, mais cet épisode est l’un de ses meilleurs – mais c’est aussi l’un des meilleurs de la série, qui manque juste d’un vrai jump scare. Il faut bien que j’avoue avoir détourné le regard une ou deux fois, juste au cas où, l’angoisse étant montée et ne voulant pas savoir quel horreur allait encore se produire. D’ailleurs, je me refuse à voir le trailer de l’épisode 10 pour me garder un maximum de surprise de ce type et je suis donc très intrigué par ce que nous réservera le dernier épisode de la saison. Même s’il est mauvais, ce ne sera pas bien grave car cette année aura réussi l’exploit de me faire aimer une série que je critique violemment depuis le début. Il faut que j’arrête de le répéter, ça fait deux mois maintenant, mais je ne m’y suis toujours pas fait. Dernier point dont je souhaite parler cette semaine : l’épisode ne durait que 36 minutes et mon dieu, j’aimerais que ça inspire d’autres séries (coucou Walking Dead). Malgré cette durée raccourcie, j’ai eu l’impression d’un épisode complet et long, parce que l’angoisse y était, certes, mais aussi le rythme. L’épisode aurait pu être plus long, c’est vrai, en ajoutant les traditionnels plans interminables et gros plans qui font soit disant la qualité d’une série ces dernières années. Je suis bien content qu’AHS prenne le parti de les virer pour fournir un produit réussi. J’ai parfaitement conscience que c’est la surprise de voir tant de qualité en saison 6 qui me font apprécier autant ces épisodes et que je surnote un peu, mais franchement, c’est avec plaisir.

10Chapter 10 – 18/20
You stupide f*ckers, you deserve to die.

Et bien cette saison se termine de la meilleure des façons en divisant ce dernier épisode en plusieurs mini-documentaire comme on peut en voir tous les jours (soirs ?) à la télé et sur Youtube. En repartant sur un premier acte flashback des conventions de l’émission Roanoke Nightmare, la série critique assez ouvertement les excès des fans et les réactions extrêmes que peuvent provoquer de simples épisodes. La parodie est un peu poussive, mais fonctionne plutôt bien et finit limite par foutre des frissons. Le second acte est l’extrait d’un documentaire nommé « Crack’d » qui permet de boucler définitivement les pistes laissées ouvertes par le chapitre 9. On enchaîne ensuite avec le retour annoncé en grande pompe de Lana Winters, que je craignais vraiment. Je ne voyais pas l’intérêt de lier les saisons comme ça, mais c’était finalement moins dérangeant qu ce à quoi je m’attendais. L’acte suivant est un nouveau massacre a priori totalement inutile durant la blood moon. Les personnages de Spirit Chasers ne sont pas franchement introduits et l’on s’en fiche pas mal de les voir mourir, malgré un bon jump scare. La quête de Flora qui ramène Lee dans la maison n’est pas tout à fait ce que j’espérais. J’en ai marre de la Flora, c’est vrai, cependant je reconnais que ça construisait la fin horrifique idéale et un ultime développement psychologique destructeur pour Lee, qui décide de se suicider pour sa fille. La fin pour le personnage est plus poétique que ce que j’aurais pu penser et met un terme à la saison en tuant la dernière des personnages à la base de cette saison. Le cliffhanger est un brin prévisible, mais pas dérangeant du tout.

11

EN BREF – Je sais que le monde entier s’extasie devant et encense Black Mirror, mais franchement cette saison d’AHS aura fait bien plus dans la critique des médias et des technologies pour moi, tout en proposant un double slasher définitivement efficace. Jamais AHS ne m’aura autant plu que dans sa constante réinvention en cours de saison sans perdre de vue l’essentiel, à savoir la volonté de construire une horreur unique et non plurielle comme à son habitude. C’est avec plaisir que je reviendrai voir cette saison  qui possédait tous les éléments nécessaires au frisson, accompagnés de parodies murphyesque totalement loufoques et excessives, comme à son habitude. Le travail de photographie est excellent et sublime, le jeu des acteurs vraiment bon cette année et le rythme n’a jamais été aussi vif dans la série. Gros coup de cœur de ce début d’année et de mon Challenge Séries 2016, je ne m’attendais vraiment, vraiment pas à ça en commençant cette saison, mais je l’ai répété à chaque épisode alors je crois qu’il est temps de mettre un point final à cet article !

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14 réflexions au sujet de « American Horror Story (S06) »

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