Grey’s Anatomy (S13)

Pour rappel, le résumé de chaque épisode contient des spoilers sur l’épisode en question et les précédents (logique). Ne descendez pas trop bas si vous n’avez pas vu l’épisode suivant.

Avis : Ce n’est pas si souvent qu’une série atteint sa treizième saison et Grey’s Anatomy est indéniablement la série la plus longue de la (trop) longue liste de ce que j’ai regardé dans ma vie. Cela va de soi, la qualité n’a pas toujours été constante, la meilleure année du show est toujours pour moi la seconde et de nombreuses fois, je me suis dit que j’allais arrêter. Pour tout dire, j’ai même décroché pour de vrai en saison 9, rattrapant finalement une demi-saison (et donc plusieurs mois) en une seule soirée/nuit.

Parce que Grey’s, c’est un roller-coaster qualitatif en ce qui me concerne, avec des saisons que je trouve excellentes (la 2 donc, mais aussi la 5, la 8 ou la 12) et d’autres franchement pas au niveau (ça a commencé avec la 3, mais ensuite il y a eu la 7 et surtout les terribles années 9 à 11 où l’agonie était palpable). Et je dis douze saisons, mais c’est sans compter les six de Private Practice (avec une qualité déclinant comme peau de chagrin) ! Bref, Grey’s Anatomy est un mastodonte vieillissant.

L’an dernier m’a clairement surpris, car ce mastodonte vieillissant s’est finalement donné un coup de jeune pas croyable en se débarrassant de Derek. Alors OK, je n’ai jamais vraiment aimé le personnage, mais je ne pensais pas que son départ changerait à ce point la série, lui redonnant ses lettres de noblesse (oui, carrément) en se centrant sur l’histoire de trois sœurs au milieu d’un hôpital plein de dramas. L’équilibre perdu a été retrouvé, chacun ayant son rôle à jouer dans tous les épisodes ; les intrigues se sont dépoussiérées un peu et l’attachement aux personnages est resté constant.

À l’aube de cette treizième saison, c’est donc rassuré sur la qualité possible de la série et inquiet d’être déçu que je me retrouve. Rassuré, car la saison 12 ne m’a pas déçu une fois (à part peut-être dans son épisode centré sur Meredith, qui reste un personnage que je n’apprécie que moyennement après 12 ans de visionnage – j’ai commencé durant la saison 2), inquiet, parce que généralement une saison géniale est suivie d’une saison médiocre (saisons 3, 6 et 9 à l’appui).

Je suis impatient de retrouver les médecins du Seattle Grace Hospital (qui ne s’appelle plus comme ça depuis longtemps, JE SAIS, mais je suis encore en deuil de Lexie, alors je refuse psychologiquement le Grey Sloan Memorial Hospital) et je ne vais donc pas m’éterniser en introduction. Un point tout de même sur la situation de chacun : Meredith couche avec/est sous le charme de Riggs, qui plaît aussi à sa sœur Maggie (final le plus drôle de Grey’s en ce qui me concerne) ; Jo est mariée mais Alex pense qu’elle le trompe avec DeLuca, à qui il casse donc la gueule parce que c’est Alex ; Bailey est mariée à un boulet qui a fait accoucher April, Richard est happily married, exactement comme Owen/Amelia ; Jackson et April tentent l’expérience de la parentalité en étant séparés et Callie s’est barrée à New-York avec sa fille et sa compagne, laissant Arizona toute seule. Oh mon dieu, Grey’s Anatomy sans Callie, ça va être difficile à encaisser.

Allez, c’est parti pour les spoilers !

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Undo – 18/20
They did litteraly just get married so let’s try to be happy for them for like 5 minutes

Je suis quelqu’un de pas gentil, mais je continue de rire de cette situation entre Maggie et Meredith, c’est trop drôle.

La douche froide ne tarde pas à arriver, comme toujours, sous la forme d’un DeLuca salement défiguré et Meredith me fait mentir : je l’aime beaucoup dans ses réactions protectrices.

L’épisode ne laisse pas le temps de souffler et c’est de l’excellent Grey’s, on ne se rend même pas compte que certains sont totalement sur la touche pendant un moment, comme April ou Stéphanie (que j’ai quand même attendu un moment étant donné ses liens avec les protagonistes de l’épisode), ou tout l’épisode, comme Owen et Amelia qui n’ont pas une réplique ou, pire, Arizona. Et pourtant, Amelia est ma préférée. Et pourtant, Callie était une de mes préférées avant ses délires de l’an dernier et personne ne l’évoque dans cet épisode car personne ne sait qu’elle est partie.

Bref, pour le moment, ce retour de la série est réussi et il semble que je m’inquiétais pour rien : les scénaristes ont su combler les problèmes liés à la production et au casting en enchaînant ce début avec la fin de l’an dernier. Les bases de cette saison sont géniales, nous sommes devant de bons fondements et c’est assez rare qu’une saison démarre aussi bien dans l’histoire de Grey’s : j’étais tout à fait scotché à l’écran et je ne peux m’empêcher d’être touché/dégoûté par les événements se produisant dans cet épisode.

Pire que tout : je me retrouve, comme l’an dernier par moments, à apprécier le personnage de Meredith qui a enfin grandi et dont la loyauté est dépeinte avec beaucoup de justesse. Que ce soit ses scènes avec Riggs, Maggie ou Alex, le personnage est étonnamment complexe et juste.

Comme quoi, ça a du bon de tenir treize ans, ne serait-ce que pour cette scène Karev/Meredith. Maintenant, vivement la suite.

02.pngÉpisode 2 – Catastrophe and the Cure – 15/20
This is just too painful to watch

Toujours pas d’Arizona, mais cela aide à encaisser le départ de Callie. Il est difficile de ressentir son absence quand Arizona n’est pas là non plus. C’est peut-être un mal pour un bien.

Le reste de l’épisode s’occupe de gérer les retombées de l’altercation entre Alex et Andrew. Sans grande surprise, ça se passe mal pour Alex qui passe son temps à ruminer et foirer son cas médical de la semaine, forcément. Meredith, comme à son habitude, essaye de l’aider et de réparer les choses, ce qui, comme d’habitude, finit par provoquer plus de remous qu’autres choses. Elle arrange la situation en forçant DeLuca à bosser avec elle, comme d’habitude quand ça ne va pas avec quelqu’un, ce qui offre au moins une crédibilité d’écriture appréciable.

De son côté, Riggs galère un peu, mais réussit à se débarrasser de Maggie, avec classe et tact, les scénaristes faisant vraiment en sorte qu’on s’attache à lui. Je crois que ça fonctionne plus que leur tentative de nous accrocher à Jo qui n’est plus que l’ombre d’elle-même (idem pour Stéphanie, pas trop développée).

Enfin, l’intrigue April/Avery évolue elle aussi : April reste à l’hôpital, mais pas sa fille, ce qui semble justifier que Jackson lui propose de réemménager avec lui. Cela crie la mauvaise décision, mais allons, c’est un couple phare, il faut bien les faire rester ensemble encore un peu.

Dans l’ensemble, c’est un épisode bon qui fait avancer les différentes intrigues en laissant chacun prendre son bout de l’épisode (même Amy et Owen sont de retour, côté social plus que médical, mais de retour).

La dernière scène remet en avant ce qui a toujours fonctionné dans Grey’s, mais qui avait été oublié trop longtemps avant la saison 12 : la constitution d’une famille hétéroclite avec ses petites histoires de soap/comédie. C’est donc un vrai plaisir de voir que le navire est reparti et que pour le moment, il ne prend pas l’eau.

03Épisode 3 – I Ain’t No Miracle Worker – 13/20
We saw her flat line and she’s not dead

Retour d’un épisode routinier cette semaine : on oublie un peu l’affaire Karev pour se concentrer sur un enterrement qui tourne mal quand la fille prodigue du défunt revient et renverse tout le monde. Normal, non ?

Typique de Grey’s Anatomy comme intrigue, c’est l’heure de pleurer pour le(s) défunt(s) et de savourer une bonne histoire de famille bien tordue et complexe.

Toute cette folie permet de déplacer un peu les problèmes de chacun alors qu’Arizona revient ENFIN d’un voyage à New-York. Elle apporte comme à son habitude une bonne dose de fraîcheur et de complexité dans les intrigues, étant le mentor d’Alex et la colocataire de DeLuca.

En parallèle, Karev et Kepner parcourent les couloirs de l’hôpital, en manque de chirurgie quand Maggie, elle, est en manque de sexe avec Riggs. Ben s’occupe du premier fils de Bailey devenu adolescent et bagarreur en le traumatisant à vie ; ça fait si bizarre de le voir si grand, mais c’est logique. Bailey est une super maman et c’est dommage de ne pas avoir mis ça plus en avant au cours des dernières saisons.

C’était assez sympa d’avoir un épisode qui s’éloigne un peu (mais pas trop) du drama perso des chirurgiens et qui traite d’un miracle. Bon, bien sûr, le retour à la vie d’un patient décédé, il n’y a bien que cette série qui peut se le permettre et après treize ans quand même, mais allez, ça faisait des rebondissements marrants au sein d’une saison déjà bien lourde en drama.

Un épisode en dessous du niveau habituel donc, mais pour l’instant ça se pardonne.

04Épisode 4 – Falling Slowly – 14/20
Look if you can’t talk to anyone and I can’t talk to anyone no one is gonna know if we talk to each other, right?

Karev doit s’habituer à sa nouvelle vie au dispensaire Denny Duquette et ce n’est pas facile, surtout quand il doit appeler un chirurgien pour des procédures mineures et que son boss est sur son dos. C’est sympa de revoir un peu le dispensaire après autant de temps, mais ça n’honore pas vraiment la mémoire de ce personnage génial de voir ce que c’est devenu depuis le départ d’Izzie. Alex peut compter sur le soutien des autres chirurgiens, évidemment, et parvient encore à faire des super diagnostics parce que c’est un super-docteur.

Amelia est sur le dos de quelqu’un elle aussi : son mari qu’elle veut apprendre à connaître dans les moindres détails, culpabilisant d’ignorer beaucoup de choses et de ne pas avoir tout dit à Owen. Leur scène de confession est géniale (même si clairement elle ne lui dit toujours pas tout ce qui lui est arrivé dans Private Practice), mais je ne sais pas si je suis prêt psychologiquement à voir Amelia enceinte, avec tout ce que ça va remuer chez elle.

Maggie continue d’être gênée en présence de Riggs, DeLuca se réconcilie avec Jo comme s’ils ne s’étaient jamais engueulés et April/Jackson décident de vivre ensemble bien qu’elle pourrait retourner enfin chez elle.

C’était un épisode sympa, qui n’avait rien d’exceptionnel mais qui n’avait rien de mauvais non plus. La routine, quoi, qui permet à chacun d’avancer un peu.

05.pngÉpisode 5 – Both Sides Now – 16/20
Well this was fun for a minute

Bailey est ravie de pouvoir enfin donner un foie à une patiente âgée qui a attendu trois ans pour l’avoir. Comme nous sommes dans Grey’s Anatomy, ce n’est pas surprenant de voir débarquer quelqu’un aux urgences qui aura clairement besoin de ce même foie au cours de l’épisode.

Le débat est alors de savoir s’il est juste de sauver quelqu’un de plus vieux ou de plus jeune, blablabla. Les débats éthiques habituels.

De son côté, Amelia se pense enceinte car elle est en retard dans ses règles, mais je suis du côté de Meredith : tant qu’un test ne le confirme pas, je n’y crois pas, surtout dans Grey’s, surtout avec Amelia, qui en plus l’annonce à tout le monde. Comme prévu, le spectre de son ex revient la hanter… grâce à une phrase bien placée de Meredith sur la mort de Derek, ce que je n’avais pas vu venir pour le coup. Les choses semblent quand même mal parties, puisqu’Owen passe l’épisode un bébé dans les bras, parvenant à (se) prouver qu’il sait gérer un bébé…

L’épisode nous garde le suspens jusqu’au bout, mais finalement, les deux patients reçoivent leur rein et Amelia découvre, avec Owen, qu’elle n’est pas enceinte. Ce qui franchement ne me rassure pas du tout pour la suite de cette storyline (attention spoilers Private Practice dans les dernières lignes), Amelia en a assez bavé comme ça pour ne pas en plus devoir affronter la stérilité/ménopause avant d’avoir un deuxième bébé. Son passé la hante suffisamment comme ça, ce serait cool si les scénaristes la laissaient être heureuse plus longtemps qu’un épisode.

Bref, un épisode très classique de Grey’s mais qui réussit vraiment bien à aborder les différents sujets et émotions qu’il voulait.

capture-decran-2016-10-28-14-20-59Épisode 6 – Roar – 16/20
Now look at me in the eyes and tell me he won’t hate me

Wow un épisode génial à nouveau.

Leah Murphy est de retour à l’hôpital et c’est en ce qui me concerne une excellente nouvelle, car j’adorais ce personnage et j’étais dégoûté de la voir partir. C’est donc avec plaisir que je retrouve cette ex-interne qui a effectivement couché avec Alex et Arizona, rien que ça.

Cependant, c’est loin d’être le point le plus important de l’épisode qui insiste surtout sur la relation Alex/Bailey. Cette dernière est un peu forcée par la mère de Jackson de le virer, mais elle n’en a pas envie, malgré son comportement. J’ai beaucoup aimé le cas médical qui était lié à eux.

Bien sûr, rien de tout ça n‘est le cœur de l’épisode pour moi qui suis un grand fan d’Amelia. Celle-ci révèle enfin, mais à Alex, son passé horrible de la saison 5 de Private Practice. Les scénaristes prennent plaisir à la torturer, avec une mort cérébrale d’un enfant auquel elle s’est attaché. Horrible, mais toujours impeccablement joué.

La fin d’épisode relance la saison avec une menace planant sur la tête de Weber et des soirées gaufres à venir. Moi, je suis preneur pour l’ensemble, ça me convient parfaitement comme perspective d’avenir.

07.pngÉpisode 7 – Why Try To Change Me Now – 16/20
It’s my decision to make: I am the chief.

Bailey et la mère d’Avery embauchent un médecin de renom, le Dr Minnick, pour voir les problèmes dans leur programme d’instruction… Ce qui provoque bien sûr des remous énormes au sein de l’ensemble de l’hôpital.

Ce genre d’intrigue est la bienvenue pour plusieurs raisons : elle relie l’ensemble des médecins, provoque des tensions (surtout entre Bailey et Weber, enfin), rajoute un love interest à la série (immédiatement perceptible entre Robins et elle) et, pour une fois, est clairement crédible. Cela fait un moment que l’on se demande comment cet hôpital peut encore être un centre d’apprentissage efficace quand l’on voit la manière dont ils le gèrent.

Dans les intrigues secondaires, Kepner s’inscrit sur Tinder, ce qui rend jaloux un Avery qui ne se l’avoue pas, mais est clairement rassuré de savoir que son rencard s’est mal passé.

Amelia continue de ne rien avouer à Owen, ce qui provoque tout un tas d’engueulades qui se ressentent aussi sur leur boulot. Évidemment, ces deux intrigues atteignent leur climax seulement en fin d’épisode et ce sont des intrigues que l’on retrouvera sur le long terme.

J’ai aimé voir Alex prendre les choses en main avec Amelia, c’est un bon duo, autant que j’ai aimé voir Bailey torturée vis-à-vis de Weber. Seulement, qu’on se le dise, mon truc préféré dans cet épisode, c’est quand même l’excellent ajout au casting que représente le Dr Minnick. Elle s’inscrit dans une longue tradition de personnages ajoutés à Grey’s pour qu’on les adore alors que tout le monde les déteste (tradition commencée avec Addison). Et comme j’adore déjà l’actrice (dont je cherche l’orthographe sur Google à chaque fois, j’avoue : Marika Dominczyk) depuis son rôle dans Brothers & Sisters (Tyler!), le boulot n’est pas trop compliqué pour eux.

Je suis pressée de la voir s’intégrer vraiment à l’équipe. En plus, je n’ai jamais vraiment aimé le Dr Weber.

08.pngÉpisode 8 – The Room Where It Happens – 17/20
You are treating this patient like a sack of organs!

Les premières secondes suffisent à comprendre qu’il s’agit d’un épisode spécial, encore. Et après 13 ans, on se demande encore comment ils trouvent des idées pour ça, mais c’est nécessaire pour garder l’audience et la faire revenir.

Cet épisode spécial est pourtant un peu évident : nous suivons nos chirurgiens qui n’ont pas dormi depuis des heures et un Richard qui est en pleine crise existentielle depuis qu’il doit revoir du tout au tout sa manière d’enseigner. Le début était excellent et la musique classique, dès les premiers moments, nous entraîne bien.

Le problème, c’est qu’ils vont un peu loin dans les effets spéciaux et l’invention de la vie de ce(tte) patient(e), qui s’avère être la mère de Weber.

Du côté de ce qui fonctionne, en revanche, les flashbacks sur Owen et sa sœur Megan sont géniaux, y compris dans les hallucinations. Il en va de même avec les approfondissements sur Edwards, beaucoup trop négligée ces derniers temps.

Inutile de préciser qu’Ellen Pompeo déchire à nouveau dans cet épisode, que ce flashback sur la mort de Derek et Zola apprenant la nouvelle était atroce et que Grey’s m’a encore eu par surprise, notamment avec ce retour de Derek.

Certes, l’épisode est trop tiré par les cheveux, mais il est vrai que quand l’on manque de sommeil, ça part en vrille alors pourquoi l’épisode se serait-il empêché de partir en vrille lui aussi ? C’était un peu too much, oui, c’était encore un sauvetage improbable, oui, mais c’était très agréable à regarder et de voir le développement des personnages.

09.pngÉpisode 9 – You Haven’t Done Nothin’ – 18/20
The world is not coming to an end

Sérieusement, comment Meredith peut survivre à douze saisons de Grey’s Anatomy et encore prononcer ce genre de phrase ? C’est comme si elle souhaitait en permanence qu’une catastrophe se produise, c’est pas possible, elle n’a jamais regardé la télé ou bien ?

Plus sérieusement, je trouve que c’est trop tôt pour une mi-saison, mais ils reviennent en janvier, ce qui est plus tôt que d’habitude aussi, alors on va dire que tout va bien. Enfin, pas pour les chirurgiens du Grey Sloan Memorial Hospital évidemment.

Un immeuble s’écroule ce qui provoque plein de remous aux urgences, les scénaristes nous tuent un enfant (ça faisait très longtemps), Weber découvre qu’il va perdre son poste et le procès d’Alex approchant, Jo se retrouve forcée de lui révéler son passé, enfin.

La série nous propose un bon épisode qui scène après scène détruit savamment et patiemment l’équilibre établi, ce qui nous fait un parallèle bien trouvé avec l’immeuble qui fut bien plus rapide à détruire. L’épisode prend son temps sans être ennuyeux pour autant : chacun a son petit rôle à jouer et se trouve embarqué dans une histoire qui le dépasse.

On nous promet de jolis rebondissements pour la suite de la saison : Arizona qui flirte, l’hôpital tout proche d’une nouvelle grève, Amelia qui se casse (ELLE A INTÉRÊT À REVENIR) et le sort d’Alex encore dans la balance, alors que DeLuca a clairement pris une autre décision.

C’est un très bon cliffhanger qui change un peu de ce que nous propose habituellement la série, et s’éloigner du médical pour une fois est une bonne idée. Vivement le mois de janvier, maintenant, car cette saison déchire et ça fait du bien de voir Grey’s comme ça.

10.pngÉpisode 10 – You Can Look (But You’d Better Not Touch) – 16/20
Stuff doesn’t just happen to you. You happen to stuff.

Ah les aaah ! Ils retardent le cliffhanger de mi-saison avec un épisode centré sur Miranda, Jo et Arizona. Drôle de trio jamais trop exploré, cet épisode propose de revenir faire un tour en prison, comme en saison… euh 3 ? 5 ? Je ne sais plus, mais ça fait longtemps.

L’intrigue fonctionne plutôt bien, surtout avec Bailey qui stresse tout du long et qui est dans notre position de spectateur puisqu’elle sait ce qu’Alex a décidé, mais pour un retour, c’est un peu abusé. En plus, se taper 40 min de Lori de Finding Carter, j’avais rêvé mieux pour une reprise, même si les progrès dans son jeu d’actrice sont assez impressionnants en un an.

Je suis embêté car on est dans un cas typique d’épisode qui est plutôt très cool dans la lignée des stand-alone de Grey’s (qui pourrait même aboutir à un spin-off là), mais je ne peux pas mettre une aussi bonne note que l’épisode ne le mériterait simplement parce que son placement dans la saison est mauvais, et ça compte quand même. Reporter le cliffhanger comme ça, ce n’est pas cool, même si j’avais pu bingewatcher l’ensemble.

Pour l’impact de l’épisode sur la suite, c’est intéressant pour la psychologie d’Arizona, sa relation avec Bailey et puis, ça me réconcilie de nouveau avec Jo. Elle m’avait un peu saoulé dans les deux épisodes précédents, et quand même moi je la lâche, c’est très mauvais signe. La scène finale était parfaite.

Maintenant, vivement la semaine prochaine.

11.pngÉpisode 11 – Jukebox Hero – 18/20
All heroes aren’t special. They’re just people. They’re like us. They’re just trying to survive.

Meredith et Maggie qui cherchent des infos à propos d’Alex sur internet est l’une des meilleures scènes d’intro de la série. Le suspens y est, les erreurs habituelles dans ce genre de stress aussi, et, franchement, c’était parfaitement joué et écrit. Les scénaristes jouent avec nos nerfs pour un épisode de plus en gardant le suspens autour du cas Karev, qui a disparu dans la nature. C’est de la torture à ce stade, je n’arrive pas à savoir si c’est génial ou juste insupportable.

Meredith passe son épisode à le chercher, se confrontant à l’administration. C’est rassurant de voir que c’est partout pareil. Ou pas. Ce sont en tout cas de bons clichés.

Ce suspens déchire un peu tout le monde, mais spécialement Jo qui réagit comme à son habitude : en s’attaquant à ceux qui veulent l’aider.

Le cas médical le plus important de la semaine est celui d’une femme enceinte (encore) dont le taxi est percuté par son mari. Du pur Grey’s. J’ai principalement aimé revoir Murphy dans l’action, c’est comme si elle n’avait jamais disparu, que ce soit dans ses relations avec les autres ou dans ses blocages. Comme je l’aimais bien à l’époque, je suis content de son retour, à hauteur de ma déception de quand elle était partie.

De son côté, le Dr Minnick en est à son premier jour à l’hôpital et elle est tellement imblairable que je l’adore. Je suis désolé d’aimer autant les personnages détestables, dans cet épisode, ça ressort drôlement. L’ensemble des résidents organise la résistance anti-Minnick, qui passe une bien mauvaise journée à se penser supérieure à tout le monde. Un grand classique, surtout dans Grey’s, là encore.

Je n’arrive pas à croire que j’ai oublié le cas Amelia la semaine dernière, mais celle-ci est bien absente cette semaine et Owen la cherche partout. En fait, elle se planque chez Stéphanie, ce qui est une belle évolution pour le duo je trouve.

Bref, cet épisode, comme le reste de la saison, fournit du très bon Grey’s anatomy. C’est dingue de se dire qu’ils ont perdu pendant plusieurs années leur capacité à fournir d’aussi bons épisodes. Désormais, la machine semble bien huilée et prête à tourner encore plusieurs saisons, ce qui me surprend d’épisode en épisode.

Quant au cliffhanger, il fonctionne plutôt pas mal, même si c’est un peu weird ce fondu au noir avec Meredith et Alex dans le même lit. Je refuse toujours de les voir en couple, sérieusement.

12.pngÉpisode 12 – None of my Business – 15/20
Bailey took out Grey. Winter is coming.

Enfin, la vérité éclate et comme prévu DeLuca laisse tomber toutes les charges contre Alex, allant jusqu’au faux témoignage pour y arriver, grâce à Ben. Ce dernier gagne enfin des points auprès de moi.

Alex est donc libre et peut récupérer son job comme si de rien n’était, et DeLuca n’a plus l’air de souffrir un quart de seconde de ce qui lui est arrivé. Tout va bien dans le meilleur des mondes, Alex récupère son job puis s’explique enfin avec DeLuca. En revanche, on n’a pas le droit de voir la moindre explication de Joe avec lui cette semaine et c’est bien dommage ! On ne la voit qu’à la toute fin dans une excellente scène avec les trois résidentes, puis dans un câlin avec Alex qui marche bien et donne envie d’en savoir plus sur leur couple.

Pendant ce temps, le docteur Minnick continue de se mettre tout le monde à dos, mais il faut dire qu’elle se confronte à une Meredith au top de l’insupportable. Du coup, Bailey la suspend et c’est une excellente chose. Je suis entièrement Team Bailey, mais bon, je n’ai jamais vraiment aimé Meredith, et ça fait treize ans.

Je suis plus sceptique sur le choix d’offrir une promotion à Kepner qui ne la mérite pas vraiment et qui va probablement s’en prendre encore plein la gueule dans les semaines à venir. Au moins, ça la remet un peu en avant, car elle n’a pas servi à grand-chose cette saison.

Le cas médical de la semaine était particulièrement inintéressant, avec des barbelés. Je n’ai pas suivi du tout, faisant autre chose en même temps, j’avoue.

Enfin, la mère de Maggie débarque à l’hôpital, ce qui peut ne vouloir dire qu’une chose dans le monde merveilleux de Grey’s anatomy : elle a un cancer. Et ça ne rate pas. Jackson se retrouve dans une position délicate puisqu’il le sait et doit l’aider à l’annoncer à Maggie, sauf que Maggie est plus irritée qu’autre chose par sa mère. J’ai souvent du mal avec Maggie et ses parents, mais là pour le coup, je trouve que c’est très bien amené ; sa mère débarquant quand même sans la prévenir, l’angoisse ! Du Grey’s très classique dans cette intrigue, mais j’en attendais pas moins après treize ans.

Cet épisode se renferme un peu plus dans une petite routine, gardant pour plus tard la résolution de la majorité de ses problèmes et intrigues sentimentales (Alex/Jo, Owen/Amelia, Arizona/Minnick…) tout en proposant quelques bons moments divertissants, voire même comique (l’arrivée de la mère de Maggie).

Bref, l’épisode n’est pas inoubliable, mais il est divertissant, et c’est tout ce qu’on lui demande.

13.pngÉpisode 13 – It Only Gets Much Worse – 15/20
That was badass.

Kepner reprend donc le boulot de Meredith, et ce n’est pas si simple que ça pour elle qui n’a jamais trop su faire preuve d’autorité. Elle se retrouve à devoir commander ses amis qui sont tous contre elles. Dur, mais prévisible, elle s’en prend plein la tronche, une fois de plus, surtout quand Maggie décide à nouveau de péter son câble pour protéger sa soeur. Du grand Maggie, et c’est insupportable.

À la pousser autant pour la virer du cas de Meredith, elle finit par provoquer la rébellion de Kepner qui la vire de son bloc avec beaucoup de classe. Le pire pour elle reste probablement la réaction de Jackson qui est le pire des connards avec elle.

De son côté, Stéphanie passe totalement du côté de Minnick quand elle est désignée pour la phase 2 du programme, qui consiste à s’occuper d’un patient du début à la fin, comme si elle était résidente. Tout le fun de cette intrigue qui voit Stéphanie s’occuper d’un gamin de neuf ans est subitement perdu quand le petit meurt sur la table malgré la supervision de Minnick et d’Arizona. C’est ce qu’on appelle un énorme fail et, en plus, Stéphanie est convaincue de l’avoir tué.

Le retournement de situation est que Minnick n’a jamais perdu d’enfant sur sa table d’opération et qu’elle ne sait pas comment gérer la situation, c’est donc Arizona qui finit par apprendre quelque chose à sa supérieure. Cela permet de les rapprocher encore, mais plus on avance, moins j’ai envie de les voir finir en couple.

Ben est lui aussi désigné pour la phase 2 et il doit diriger Weber, après une demande ridicule de la part de Kepner. Pas de bol pour lui, sa première chirurgie est un véritable calvaire grâce à sa femme s’engueulant avec Weber pendant toute la procédure. Il faut dire que c’est un peu l’ensemble de cet épisode qui se passe en engueulade. J’ai même fini par me croire devant Scandal tellement tout le monde passait son temps à crier.

Heureusement pour Weber, il se rattrape ensuite avec Stéphanie qui se réfugie auprès de lui car a plus l’habitude de gérer sa situation et il le fait avec beaucoup de brio, réussissant même à conduire Stéphanie auprès des parents qui apprennent le décès de leur enfants. Reste à savoir quelles conséquences tout cela aura sur la guerre interne dans l’hôpital.

C’était un épisode très bon malgré l’absence de Karev et Grey, comme quoi, même sans les originaux, Grey’s a de quoi avoir de beaux jours devant elle.

14.pngÉpisode 14 – Back Where You Belong – 16/20
There is a difference between loyalty and stubborness, Grey

Meredith est encore et toujours suspendue, mais ce n’est pas pour autant que l’on va voir ses trois gosses. En revanche, leurs paires de chaussettes dépareillées, oui. Je suis mauvaise langue, car j’ai aimé cette scène d’introduction, mais le choix de mettre autant les enfants de côté est un peu abusé par moment, je trouve. Je ne sais même pas dans quelle chambre ils peuvent bien dormir d’ailleurs. Enfin bref.

Le cas de la semaine nous amène une nouvelle histoire familiale compliquée avec une transplantation de rein d’une mère à son fils. Le problème vient donc du père, un grand classique, il battait sa femme et blablabla. Et pour ne rien arranger, ce sont les internes qui gèrent autant que possible ce cas, dirigés par Weber et Karev. Oui, ça veut dire que Jo et Alex vont bosser ensemble, sur un cas où un homme battait sa femme.

Ce n’est rien par rapport à ce qui les attend : suite à des complications médicales inhabituelles partout ailleurs que dans Grey’s, il ne leur reste plus qu’un rein à donner, soit à l’enfant soit à la mère. Jusqu’à ce que le père veuille donner le sien à nouveau. Tout cela permet de créer de la tension, du suspens et de créer un bon épisode, centré une fois de plus sur la douleur enfouie de Jo. On a connu plus subtil, mais ça fonctionne plutôt bien avec Jo tentant de le convaincre d’être anonyme. J’ai donc bien aimé cette intrigue, même si je trouve que les scénaristes passent trop de temps à contourner l’évident problème restant entre Jo & Alex.

En plus, elle se rapproche un peu plus d’Owen à chaque épisode, et avec Grey’s, j’ai toujours un peu peur que ça dérape.

Un deuxième cas occupe également cet épisode : celui d’une patiente totalement cramée du cerveau et apparemment SDF, qui a besoin de changer de pacemaker, mais ne le dit pas. L’avantage, c’est que ça permet à Riggs de retrouver son identité… et ce n’est pas bien facile à gérer, car ses parents la pensait morte. Il s’avère qu’elle est simplement schizophrène, et la série nous pond un nouveau médecin psychiatre pour s’occuper d’elle. J’aimerais bien qu’on le voit revenir par la suite, mais vu le peu d’interactions qu’il a avec le cast, c’est peu probable.

Seulement, cette intrigue me rappelle de bons souvenirs d’Ava et cette partie de la série me manque un peu, du coup. J’ai aimé l’évolution que cela permettait avec Maggie, de nouveau insupportable aujourd’hui, et Riggs, qui passe l’épisode à se souvenir que Megan a disparu. Je me demande aussi si la série réglera un jour cette intrigue.

Côté perso, le rapprochement entre Arizona et Eliza Minnick continue, de manière un peu trop mignonne pour me convaincre… Cependant, ça fonctionne mieux que la semaine dernière, et ça me fait même rire.

En revanche, Avery apparaît comme un parfait connard envers elle et ensuite envers April à qui il s’en prend pour avoir récupéré le job de Mer. Ce n’est pas vraiment le personnage que j’aime, mais bon.

Arizona et Eliza finissent par s’embrasser et non, je ne suis toujours pas pour ce couple. Cela viendra peut-être, mais je ne suis pas aidé non plus par la rapide ressemblance entre Eliza et Callie (dans les mimiques uniquement, mais quand même).

Bailey, elle, prend enfin une décision adulte et décide d’aller parler avec Meredith qui se comporte comme une gamine. Du coup, les choses n’avancent pas vraiment car Meredith refuse d’envisager que Minnick puisse faire du bon boulot ou être un choix intéressant pour l’hôpital. Finalement, Weber parvient à la convaincre d’accepter de reprendre le travail.

L’épisode se distinguait un peu du lot avec de très bons cas de la semaine, mais j’avais quand même envie de foutre des baffes à la moitié du casting cette semaine, y compris Amelia qui ne sert à rien et n’affronte pas ses problèmes (et pourtant, j’adore Amelia). C’est donc bien écrit, mais ça ne plaît pas outre mesure pour autant.

Capture d'écran 2017-03-11 11.33.09.pngÉpisode 15 – Civil War – 16/20
When you fight a war at home, the casualties are your neighbors.

Après une petite pause d’une semaine, Grey’s est de retour, et moi aussi, ça tombe bien !

J’ai beaucoup aimé l’introduction de cet épisode qui revient sur les situations familiales et relationnelles compliquées de tout le monde. Et cela plante les graines d’un bon épisode qui confrontent enfin certains problèmes.

Amelia revient à l’hôpital pour aider Maggie sur un cas, et elle finit par devoir bosser avec Owen. Cela ne se passe pas forcément au mieux, évidemment. Ce n’est pas plus mal, il était temps de les confronter, même si la manière dont ça se passe est hyper prévisible, c’est du Grey’s. Retrouver Amelia fait du bien, même si elle n’est pas forcément au top du personnage non plus.

En parallèle, la guerre contre Minnick continue à l’hôpital, et Jackson est de plus en plus chiant. Il décide de passer au-dessus de sa mère par rapport à la fondation, ce qui est une bonne chose en soi, car il s’affirme et ça manquait au personnage, mais une mauvaise chose car il continue d’être le pire des connards avec tout le monde, même Meredith qui reprend enfin son boulot des mains de Kepner.

On se retrouve ensuite avec une chirurgie familiale : le patient est le père d’une famille accidenté par son nouveau gendre, les docteurs sont les Avery/Kepner/Weber. Cela part en vrille et en engueulades permanentes, et c’est Ben qui se retrouve à les calmer. C’était marrant et cela permet de continuer à rendre Ben de plus en plus supportable, ce qui change un peu après la saison passée où il était juste insupportable.

Jackson finit par avertir Weber de se méfier de sa mère, il continue donc d’être tout à fait insupportable (d’un extrême à l’autre, quoi).

Autre cas médical, autre crise : Alex se retrouve à bosser avec DeLuca et Riggs, ce qui se passe mal aussi, mais pas forcément de la manière à laquelle j’aurais pensé si on m’avait demandé. Le fight ne vient pas de DeLuca/Karev, mais de Riggs qui est convaincu que la meilleure solution pour le patient (un bébé avec un coeur qui ne fonctionne pas) est la sienne et pas celle de Karev. Le retour d’Alex à l’hôpital provoque donc pas mal de remous, puisqu’un fight entre chirurgiens n’est jamais le bienvenue. Meredith finit par s’en mêler et il devient évident que le couple avec Riggs se profile de plus en plus.

Enfin, Arizona continue son double jeu dangereux, à draguer Minnick tout en continuant d’affirmer au reste du monde qu’elle la déteste. Ben oui, évidemment. Cela se termine de manière prévisible cette semaine : elles se font surprendre par Weber alors qu’elles sont sur le point de s’embrasser. Richard étant lui-même en conflit avec sa femme et dormant à l’hôpital plutôt que chez lui avec sa femme, il est à parier que ça lui fera bien plaisir.

Bref, encore un bon épisode de Grey’s cette semaine avec des patients qui reflètent les relations des docteurs à merveille et surtout une avancée de front sur l’ensemble des intrigues (bon à part Jo/Karev).

Il était temps que cette saison décide d’avancer un peu, et en même temps, chaque épisode étant vraiment bon, ces avancées ne parviennent pas à rendre l’épisode meilleur que d’autres pour autant.

16.pngÉpisode 16 – Who Is He (And What Is He To You)? – 14/20
He’s the whole reason we’re here.

Cet épisode de Grey’s dévie un peu de sa course habituelle pour nous présenter un épisode sur Jackson et April, qui se rendent dans un autre hôpital, Avery Medical Center, avec le jet privé des Avery, normal. Ce n’est pas du tout galère à vivre pour April ça, surtout que tout le monde la prend pour Meredith. Comme nous sommes dans Grey’s, ils sont confrontés à un premier problème : le père du donneur n’est pas encore au courant qu’il va donner les organes de son gosse. Sympathique.

Jackson fait des miracles avec ce papa, puis avec les mères du receveur, en  mettant en avant sa vie privée, ce qui énerve April. Assez vite, il est évident que la madame est énervée mais que Jackson a autre chose en tête : son père. Par conséquent, il continue d’être un parfait connard avec le monde entier, une évolution de personnage qui m’énerve de plus en plus cette année.

Ancien chirurgien, papa Avery tient désormais un bar, ce qui est prévisible dès le début de cet épisode. Jackson s’y rend pour se bourrer la gueule et April découvre la vérité. Elle attend un peu avant de le révéler à son ex-mari, puis le convainc de retourner au bar confronter son père. Ce dernier est très heureux de le retrouver, très sympathique aussi, mais peut-être un peu trop justement. Il n’a pas l’air de culpabiliser plus que ça de l’abandon de sa famille.

En parallèle, le cas médical continue : la petite fille que les médecins devaient sauver ne peut l’être par le don d’organe et doit abandonner ses cordes vocales pour survivre. Ses mamans refusent d’envisager cette possibilité, et ça pose problème car elles veulent déplacer leur fille, ce qui provoquerait sa mort. Jackson leur ment donc pour les faire rester plus longtemps en ville.

Il est alors tenu par une promesse impossible : sauver la voix de la petite. Avec l’aide d’April, ils réussissent sans trop de difficultés à accomplir l’impossible. Ce ne serait pas Grey’s s’il n’avait pas cette idée brillante de choses qui pourraient fonctionner. Comme le cas médical n’est pas franchement ce qui était le plus intéressant cette semaine, ça se passe bien.

Beacuoup mieux en tout cas qu’entre Jackson et son père. Loin d’être une catastrophe, les au revoir se déroule sans vraie engueulade, mais il s’agit surtout d’un adieu. Jackson est heureux d’avoir rencontrer son père, mais il lui refuse le statut de grand-père ou même de père car il ne s’est jamais occupé de lui. C’est convenu mais ça fonctionne.

Le vrai intérêt de l’épisode était de toute manière de trouver une excuse pour remettre en couple April et Jackson, et c’est sans la moindre surprise que ces deux-là finissent dans le même lit. Une fois de plus, cet épisode sur le couple se montre assez prévisible malgré une forme originale et l’arrêt de toutes les autres intrigues pour se concentrer uniquement sur eux. J’ai largement préféré celui de la saison dernière qui remontait le temps scène après scène. Cette semaine, il fallait se laisser porter, mais le tout restait très classique pour Grey’s, un mot qui revient en boucle dans cet article, quand même.

Greys_0001404936.jpgÉpisode 17 – Till I Hear It From You – 15/20
She said « I could ». That’s what we tell our patients when we want to give them nothing.

L’épisode de cette semaine manque un peu de rythme sur sa globalité, mais est comme d’habitude excellent, gérant en parallèle quatre intrigues.

Tout d’abord, la mère de Maggie revient à Seattle sans avoir parlé à sa fille de son cancer. Le secret est un peu étouffant et drôlement chiant, car Maggie est tout simplement insupportable avec elle. J’ai beaucoup aimé les scènes qu’elle partage avec Alex et ses sœurs sur le sujet de l’implant mammaire, ça fonctionne plutôt bien et c’était du bon Grey’s, surtout quand ça permet de mieux cerner Amelia, mais j’y reviendrais. Diane, la mère de Maggie donc, est toujours traitée par Avery qui n’est plus trop un connard dans cet épisode.

En fait, il est même plutôt un excellent médecin et il impose à Diane de dire la vérité à sa fille en milieu d’épisode. Entre temps, Jo s’est incrustée sur le cas grâce à Minnick, mais cela n’a pas servi à grand-chose si ce n’est la faire apparaître sans régler quoique ce soit sur son cas avec Alex. Un peu frustrant à force.

Maggie finit par malgré tout accepter la chirurgie de sa mère, pour mieux découvrir la vérité. Je m’attendais à ce qu’elle entende Jo en parler ou quelque chose du genre, c’est donc plutôt un bon point pour la série de ne pas avoir profité d’une formule vieille comme le monde. En revanche, le cliffhanger me laisse très sceptique : Diane s’est fait opérer mais est encore très malade. Maggie, pas hyper sympa avec Jackson, réclame Meredith qui reste plantée là en silence. Mouais.

Je parle d’une formule vieille comme le monde, mais c’est justement ce que propose cet épisode avec le couple de petits vieux. C’est comme regarder un épisode du reboot de Grey’s Anatomy dans 30 ans quoi. Les deux patients anciens chirurgiens ne m’ont pas autant ému que ce qu’ils auraient dû, mais j’ai l’impression que cette intrigue a de toute façon déjà été traitée dans la série à d’autres reprises. La toute fin m’a étonné, car je m’attendais plutôt à la mort surprise du mari. Le silence d’Amélia à la découverte du décès de la femme est éloquent.

En effet, cette intrigue servait surtout de tremplin à l’intrigue Amelia/Owen dont le couple avance ENFIN. Déjà, Owen découvre qu’Amelia travaille de nouveau et il se retrouve sur un cas avec elle. Elle est particulièrement difficile avec lui, se comportant en médecin sans se confronter aux problèmes qu’ils ont. C’est un peu dur, au départ, de la suivre dans l’engueulade, surtout quand elle fait référence à Cristina qui étouffe. Les scénaristes jouent bien avec le passé de la série, parce que, quand même, oui, Cristina était étranglée par Owen. Littéralement.

Pourtant, dans sa crise avec Owen, elle finit par enfin lui donner les raisons de sa fuite, sans pour autant les développer. Il est difficile de ne pas avoir envie de la prendre dans ses bras (mais Owen que fais-tu ?), ses peurs sont magistralement traitées et écrites. J’ai aimé son combat sur son corps et le droit qu’elle a d’en disposer, mais tout ceci n’était qu’un prétexte à sa peur finalement, qui la paralyse à bien des égards. J’ai trouvé que c’était parfaitement écrit et la mort de la vieille femme n’est du coup qu’une suite logique pour rappeler à Amelia qu’il faut aussi vivre. Avec cette avancée, on devrait voir les deux se réconcilier d’ici la fin de saison, ce serait bien (et pas trop tôt).

Si Amelia est toujours aussi bien écrite, je ne peux en dire autant de la relation entre Arizona et Minnick qui est traitée de manière totalement bâclée, encore. Dans cet épisode, on voit quand même Arizona raconter sa vie à Bailey. Je sais bien qu’elles sont amies, mais c’est aussi la chef de l’hôpital donc bon, lui dire qu’elle couche avec une collègue, c’est un peu malvenu. Cela dit, Arizona possède une partie de l’hôpital alors je ne sais plus trop qui est la boss de l’autre. Dans tous les cas, ça paraissait ridicule comme scène. Il en était de même avec Weber, mais au moins comme ça c’est traité.

Dans le même genre, j’ai beau dire que l’intrigue Jo n’avance pas, les scénaristes nous sortent quand même que DeLuca est amoureux d’elle. Cela m’a bien fait rire, ça sort de nulle part (et en même temps, non, c’est vrai). Je ne vois pas trop ce que ça peut bien apporter tout ça, mais ça a permis de couper les doutes de Stephanie suite à la mort de sa patiente, alors bon, je ne vais pas trop m’en plaindre, car ce n’était pas dingue.

Enfin, Meredith est redevenue le personnage que je ne supporte pas dans cet épisode. En effet, si les scénaristes se souviennent soudainement qu’elle est supposée enseigner et avoir trois gamins (on a même le droit de les voir à l’image !), elle n’en reste pas moins aussi insupportable que Maggie ! Elle continue de rejeter Riggs qui fait tout ce qu’il peut pour la convaincre de dîner avec lui. La déclaration d’amour de ce dernier donnerait presque envie de l’apprécier, mais comme Maggie réclame Meredith, je suppose que leur couple va encore devoir attendre. Comme tout le reste, ah Shonda !

18.pngÉpisode 18 – Be Still, My Soul – 17/20
Well, it was her favorite OR and it seemed like the right thing to do at the time… We’re terrible people.

Cet épisode commence tout en nostalgie avec une mention supplémentaire à la mère de Meredith en parallèle de celle de Maggie qui enchaînent les examens médicaux et les chirurgies. Meredith continue de faire poireauter Riggs, tout en bossant avec lui sur ce cas médical forcément complexe, puisqu’il s’agit de la mère de sa demi-sœur. Ce n’est pas dingue comme situation, c’est exactement ce qu’il ne faut jamais faire dans la réalité, mais c’est la seule intrigue de l’épisode.

Comme en plus, Diane réside chez Meredith, comme le monde entier, c’est forcément compliqué. C’est elle qui découvre que le cancer s’est déplacé sur son rein. Maggie, monstre de contrôle qu’elle est, souhaite une nouvelle opération quand Meredith (et le reste du monde là encore) pense que c’est une mauvaise idée. Bon, il est dur de continuer d’accrocher à Maggie quand elle est comme ça, mais en même temps, c’est tout à fait dans le personnage. En plus, j’ai aimé la voir se développer en tant que personnage en-dehors de l’hôpital, en tant que civil, en quelque sorte. Et puis de toute manière, je n’avais pas trop le choix d’accrocher un minimum à Maggie puisque tout l’épisode tourne autour d’elle et de sa famille.

Bien sûr, sa mère la suit aveuglément, vire Meredith, puis n’écoute pas les avertissements de Richard, persuadée que sa fille lui veut du bien et seulement du bien. Pourtant, il est rapidement évident que l’essai clinique auquel elle participe est une catastrophe qui la tue encore plus vite que son cancer.

La série nous organise un nouveau dîner de famille, et l’on sait directement que c’est autant une bonne chose qu’une terrible idée : ça finit toujours en cacahuète quand c’est comme ça. Et ça ne manque pas, la scène la plus drôle de la saison, Meredith expliquant ce qu’elle a fait des cendres de sa mère, vire au drame de manière un peu prévisible.

Maggie s’obstine encore et malgré tout, au point de s’en prendre à Meredith. Ah, les affaires de famille, ça part toujours en vrille. Diane refuse finalement de continuer l’essai clinique et les soins, signant donc son arrêt de mort, ce qui est évidemment un coup dur pour Maggie évidemment, qui enchaîne les bourdes et balance à Richard qu’elle aimerait que son père soit là. Bien joué, bien joué. Elle finit par sombrer devant Riggs, expliquant qu’une fois de plus c’est le manque de contrôle qui la bousille de l’intérieur. Forcément, il fallait que ce soit Riggs, avant qu’elle autorise ses sœurs à la réconforter comme elles peuvent (c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas).

Diane se prépare alors à mourir et donne ses derniers conseils à sa fille. Ce sont grosso modo les conseils qu’aucun enfant ne souhaite entendre, mais en même temps, ils sont vraiment adaptés au caractère de merde de Maggie. L’inévitable finit par se produire de manière très, très prévisible au moment où Maggie ne s’y attend pas et Diane meurt, dans une scène qui n’est pas sans me rappeler un certain épisode de Buffy par son absence de musique et sa fenêtre ouverte. C’est peut-être pour ça que ça m’a paru prévisible. En tout cas, c’est tout simplement horrible et extrêmement bien joué de la part de l’actrice, surtout que tout son personnage avait été introduit autour de ses liens familiaux extrêmement forts avec ses parents.

Les retrouvailles de Maggie et son père se font forcément au détriment de Richard, qui a le droit au réconfort de Bailey, dans une scène de réconciliation qui n’en est pas vraiment une. Ces deux scènes sont un peu bâclées, car elles ne sont pas ce que les scénaristes ont voulu mettre en avant. C’est un peu dommage.

Cet épisode ne souffrait étrangement pas de trop de longueurs malgré son histoire unique. Je trouve dommage d’avoir précipité la mort de Diane à ce point, c’est le genre d’intrigues qui aurait occupé avant une bonne demi-saison et qui désormais tient sur trois épisodes. Il y a tellement de personnages et de choses à traiter que ça se justifie, mais ça en limite malgré tout l’impact. La mère de Maggie est morte, oui, bon, c’était un épisode horrible. Seulement je ne suis pas sûr que dans un an j’en sois encore traumatisé ou marqué, comme la mort de Denny avait pu me marquer.

Le casting est excellent, il y a quelques bonnes trouvailles qui réaffirment les liens entre les trois sœurs et c’est techniquement du grand Grey’s Anatomy, mais je reste un peu sur ma faim, sans savoir exactement ce qu’il manque à cet épisode. En tout cas, je sais que je n’ai pas aimé Meredith qui fait encore traîner les choses et dont la voix off nous fait encore un rapprochement avec sa situation personnelle. Je sais, c’est le but de la série à l’origine, mais je n’ai pas trouvé très justifié cette nouvelle référence à sa mère, encore, surtout que ce bloc-notes aurait dû être à l’origine de bien des traumas chez Mer.

19.pngÉpisode 19 – What’s Inside – 16/20
That feeling is called “being an intern”.

C’est déjà l’heure de me dire que, merde, je regarde l’épisode 19, la fin de saison approche à toute vitesse ! Tous les ans, fin mars/début avril, je me rends compte qu’on arrive à ce stade de l’année où les séries vont toutes devenir dingues les unes après les autres.

Cet épisode démarre à merveille : Maggie est au cimetière et ses deux sœurs l’observent, avec une relation entre elles au top, ce qui est le cas chaque fois qu’elles ne s’engueulent pas. Le deuil de Maggie occupe une bonne partie de l’épisode, mais le fait plutôt bien.

Maggie vole une chirurgie des mains de Riggs et découvre comme cela que l’ensemble de ses amis semblent se soucier de son retour au travail. Sympa, les amis. Bon, à la décharge d’Owen, il s’inquiète de voir Maggie s’occuper de ses propres amis, donc pourquoi pas. Cela dit, il nous fait l’erreur classique de Grey’s de discuter des patients dans le couloir devant leur chambre. Un grand classique, une fois de plus, le mot est sorti dans cet article. Promis, ce n’est pas volontaire, c’est juste que la série nous a déjà fait tous les coups un millier de fois.

Après un détour sympa où Maggie réussit à convaincre les futurs parents de la laisser opérer sur le fœtus, l’épisode nous propose de nous dévoiler à quel point tout l’hôpital s’inquiète pour elle en ajoutant Jackson, Amélia et Meredith à la liste des gens pas convaincu par le fait qu’elle reprenne avec une si grosse opération. La scène fonctionne plutôt bien en ce qui concerne la dynamique de groupe et nous indique clairement que Maggie va finir par péter un câble en fin d’épisode.

En effet, elle se met à douter de voir tout le monde douter d’elle. Sans surprise, la chirurgie se passe néanmoins sans le moindre problème et avec en prime une jolie métaphore. Le cœur du bébé doit se réhabituer à battre après avoir perdu une énorme masse cancéreuse, et il est gentiment suggéré que Diane était une énorme masse dans le cœur de Maggie. C’est mignon comme tout, non ?

Oui, sûrement. Maggie s’énerve une fois de plus après Jackson qui n’a pas été capable de sauver sa mère. Elle a parfaitement tort, mais je continue d’apprécier voir Jackson s’en prendre plein la tronche car il le mérite un peu vu son comportement dans cette mi-saison. Tout parfait qu’il est, c’est malgré tout lui qui va parvenir en fin d’épisode à réconforter Maggie, alors même que la solution miracle de Meredith, la danse, ne fonctionne pas sur elle. C’était agréable de les voir danser quand même, même si de saison en saison, on voit bien qu’Ellen Pompeo vieillit malgré tout, surtout sur ce genre de scènes. Elle est de moins en moins crédible à danser… et en même temps, c’est une excellente chose de casser un peu les codes habituels qui empêchent les plus vieux de s’amuser.

J’ai quand même envie de parler de sa baby-sitter invisible qui s’occupe encore des gosses invisibles, mais bon. Cela ne coûterait pourtant pas grand-chose d’ajouter un personnage de baby-sitter présent quelques épisodes, avec une relation comique vis-à-vis de Meredith qui la prévient toujours au dernier moment. En plus, elle serait un cas médical possible supplémentaire. Comment ça, je vais trop loin ?

Revenons en arrière et au début de l’épisode : Riggs surprend Arizona et Eliza faire du « covoiturage ». C’est le point de départ surprenant d’une amitié Arizona/Riggs qui me plaît beaucoup. Les deux personnages sont assez isolés cette saison (même si Arizona a toujours DeLuca, en théorie, et devrait finir par se réconcilier avec Weber), alors ça fonctionne bien de les voir devenir amis forcés qui se racontent leurs histoires de cœur. Une fois de plus, cependant, Arizona devient un peu une amie par défaut pour quelqu’un, ça devient gros.

Et puisqu’elle est ce qu’elle est, elle fait totalement flipper Riggs en lui racontant son point de vue sur l’histoire Meredith/Derek. Sympa. En effet, l’épisode s’attarde une fois de plus sur la formation du couple Meredith/Riggs. Je préférerais carrément qu’on passe plus de temps avec Alex (qui déteste Riggs, oh comme c’est original) et Jo qu’avec ces deux-là, surtout que Meredith est insupportable. Cette semaine encore, elle reporte leur rencard pour s’occuper de Maggie, déclarant que Riggs ne fait pas partie des gens dont elle doit s’occuper.

Mouais. S’il y a une part de vérité, c’est aussi sacrément faux, car s’occuper de Riggs, ce serait s’occuper d’elle-même. Et à force de le rejeter comme ça, elle va se le mettre à dos et le regretter.

En parlant de regrets, une deuxième partie de l’épisode nous introduit un nouvel arc narratif qui dirige vers la fin de saison et qui finit sur ceux de Stephanie. En effet, elle doit s’occuper de Cross, l’interne blond carrément chiant, l’Alex 2.0 introduit lors de la saison 9 et jamais vraiment développé jusque-là.

Bien que l’épisode nous introduise son cas avec humour (le toucher rectal !), tout fan de Grey’s qui se respecte sait que ce n’est jamais bon signe de voir un personnage que l’on connaît se découvrir un problème médical à quelques épisodes d’une fin de saison, surtout s’il est proche de Stéphanie. Celle-ci tente de bien de nous faire croire que ce n’est rien d’autre qu’un cas d’hypocondriaque, mais nous savons tous comment ça fonctionne avec cette série et, effectivement, il a la tuberculose.

Normal. Personne ne s’était rendu compte qu’il était parti en Inde pendant un mois, sympa les collègues. Même moi j’avais remarqué qu’on ne le voyait plus, mais je m’en fichais un peu à vrai dire, puisque c’est un personnage un peu comme Murphy. C’est cool quand ils sont là, mais généralement ils ne le sont pas.

Bon, la tuberculose est gérée sans problème par April, histoire qu’elle serve à quelque chose, mais est surtout le moyen de régler une dernière partie de l’intrigue un peu chiante. Bailey et Weber se font toujours la gueule, mais ça ne va pas durer grâce à ça. En effet, Weber veut entendre Bailey dire qu’elle avait tort (mouais) et celle-ci refuse, disant qu’elle est chef et a toutes les réponses. Bien sûr, c’était vrai jusqu’à ce qu’elle oublie le protocole contre la tuberculose.

Plutôt que d’aller immédiatement consulter un dossier, elle s’en plaint à Ben au moment où Richard passe par là. Bien sûr. Celui-ci lui apporte la réponse et nous avons du coup une réconciliation pour ces deux personnages, une fois de plus grâce à Ben qui comprend que Richard est seul. Ben, c’est quand même le personnage qui sauve Bailey de toutes les situations et, depuis que ses errances de la saison passée sont résolues, qui est un peu trop cool.

Voilà qui nous mène à la conclusion de cet épisode, avec une nouvelle scène sympathique également entre Stéphanie et Weber, d’élève à prof. Cela fonctionne plutôt bien, mais je trouve dommage de voir Richard une fois de plus exclu de l’intrigue Maggie ou de continuer à ne pas voir Jo cette semaine.

Bref, encore un très bon épisode qui fait ce qu’il peu avec un casting extra-large.

20.pngÉpisode 20 – In The Air Tonight – 13/20
Whatever happened, this never happened

Un épisode de Grey’s dans un avion, bien sûr. Cela faisait si longtemps. Je n’ai pas assez de traumatismes avec les avions comme ça, c’est ça ?

Bon, je suis hyper mitigé. L’épisode n’était vraiment pas mauvais, mais ce n’était vraiment pas nécessaire du tout de réexploiter une nouvelle fois l’idée de l’avion. La note pourrait être meilleure si nous n’étions pas en saison 13, en fait. Clairement, cet épisode (qui n’a une crédibilité que très, très limitée) aurait été excellent parce qu’il m’accroche très bien, mais en saison 3 ou 4. Pas en saison 13. Pour tout un tas de raisons.

La première, la plus évidente pour moi, est que cet épisode manque de temps pour nous affecter vraiment. Les images les plus émotionnellement importantes de l’épisode sont celles des flashbacks, qui sont parfaitement dosées. En revanche, les références de Meredith à son passé ne passent pas du tout. Que ce soit son « People died », ignorant totalement le fait qu’elle parle de Lexie et Mark, ou sa référence très tardive à Lexie (enfin !) aussitôt évacuée faute de temps, il y a un gros problème de suivi dans cet épisode. Elle parle de la mort de sa sœur, elle parle de la mort de Derek, elle revit un traumatisme, et elle… s’en fout ? C’est un peu l’impression que ça donne… surtout quand elle évoque la jambe d’Arizona, qui est aussi censée être la pote de Riggs, d’ailleurs.

Et en même temps, cet épisode permet enfin d’avancer dans l’intrigue Meredith/Riggs. Quand j’ai vu vers quoi se dirigeait cet épisode, j’ai levé les yeux au ciel comme jamais, surtout si proche d’une fin de saison. Seulement, leur dernière scène ensemble est très efficace. On sent que Meredith passe enfin au-dessus de ses sentiments pour Derek. C’est fait avec un bon timing. Cela fait 3 ou 4 ans qu’il est mort dans la chronologie de la série, 2 pour nous, le deuil est fait… Et en même temps, quand je vois mon énervement à propos de la manière dont ils traitent (une fois de plus) Lexie comme une figurante oubliée depuis longtemps, je ne sais pas si le deuil de tout le monde peut être fait.

Du côté du manque de cohérence globale, il est difficile de ne pas sourire en début d’épisode lorsque l’on voit Meredith sympathiser avec tous les passagers ou retrouver Riggs. C’est hyper prévisible, de l’identité des futurs blessés au fait que l’avion ne puisse bien sûr pas atterrir, en passant par la chirurgie au milieu de l’avion. C’est bien écrit, mais il ne m’est jamais arrivé de parler à autant de gens dans un avion. C’est parfois à peine si je peux décrocher un bonjour de la part de mon voisin.

Eux, ils parlent à tout le monde. Je sais que ce sont des américains et que les américains sont des experts du small talk (c’est d’ailleurs pour ça que j’adore en croiser dans la rue ou dans le métro), mais quand même quoi ! Sans oublier que nous sommes dans une série, qu’il y a pas mal de figurants qui n’ont du coup pas un mot, mais une solution à tous les problèmes sur eux. Ils ont bien de la chance, ces passagers, d’avoir deux chirurgiens et un pédiatre avec eux. Oh et d’être sourds aussi. Non, parce que Meredith et Riggs parlent tranquillement de l’état de santé du patient qui se dégrade dans l’avion, comme si de rien n’était. Moi j’entends ça, je flippe un max sur mon siège !

Et puis… on ne sait pas trop de quel type de vol il s’agit. A priori, c’est un vol interne aux USA, mais ils doivent se taper un Seattle/New York, parce que Meredith pense que l’avion ne peut pas atterrir avant plusieurs heures, quand même, et qu’il n’atterrit pas à destination après tout ça.

J’ai aimé malgré tous ces défauts. J’ai aimé ces personnages secondaires d’un jour que nous ne reverrons jamais, l’hôtesse de l’air, la voisine asthmatique, le pédiatre à l’alchimie avec Mer bien plus convaincante que Riggs. J’ai aimé le rôle de la capitaine qui vient remercier Mer à la fin. J’ai aimé  J’ai aimé les petits vieux avec leurs pilules qui m’ont fait rire, j’ai aimé le rythme de l’épisode. J’ai aimé qu’ils prennent le temps d’essayer de nous expliquer pourquoi Meredith est aussi imblairable depuis quelques temps avec Riggs, même si j’ai du mal avec l’explication. Bien sûr, elle se tient, mais Meredith était déjà comme ça avec Derek à l’époque quoi. Bon, j’ai aimé énormément de choses, mais dès le départ, j’ai levé les yeux au ciel et j’ai soupiré fortement, car l’épisode était voué à ne pas faire avancer beaucoup de choses (et quand on voit le nombre d’intrigues en cours dans Grey’s, c’est frustrant).

Bref, c’est un épisode qui met en place tout un tas de trucs pour ne jamais leur donner suite, c’est à peu près ce que j’attends d’un film, pas d’une série. Quant à ce qui aura une suite, la relation Riggs/Meredith, ça aurait pu être mieux fait, avec en tout cas plus de subtilités que les toilettes d’un avion. L’épisode se tient, mais il est loin d’être le meilleur de la série, ne marquant des points que dans ses références au passé et très peu dans ses relations présentes.

Et puis, une fois de plus, pas d’Alex ni de Jo. Toute une saison sans une avancée dans leur intrigue de couple, c’est très frustrant. Pas seulement parce que j’adore les personnages, mais aussi parce que la fin de saison dernière nous promettait d’enfin régler le problème…

Je suis donc de mauvaise foi sur la note, parce que j’ai apprécié l’épisode qui mériterait un peu plus que ça, mais merde, cette saison va s’en tirer avec une excellente moyenne grâce à des épisodes indépendamment bons, voire très bons. Le problème, c’est que la saison en elle-même est une catastrophe qui n’avance pas. Quand The Walking Dead fait ça, je suis bien moins tendre (mais j’aime moins les personnages et les épisodes à cause du rythme lent que n’a pas Grey’s), alors pas de raison !

21.pngÉpisode 21 – Don’t Stop Me Now – 14/20
She is your story, not me.

Petit épisode tout classique pour Grey’s qui s’approche en douceur de sa fin de saison en ignorant toujours complétement son intrigue Jo/Alex. Non, non, je ne suis pas frustré du tout, je ne vois pas de quoi vous parlez. Il y avait donc trois intrigues cette semaine, chacune avançant un peu les relations des personnages et développant malgré tout des storylines bloqués depuis quelques épisodes, en se servant des cas médicaux pour justifier leurs avancées.

D’abord, nous avions une passante avec des vers dans le corps. C’est absolument dégueulasse comme intrigue, du coup, tout l’hôpital est fan de ce cas. Bon, c’est vu et revu, mais ça reste original cette image absolument dégueulasse des vers. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire la capture d’écran. De rien.

Ce cas médical permettait de refléter la relation entre Catherine et Richard. En effet, la patiente (Mary) arrive à l’hôpital hyper amoureuse de ce type qu’elle a rencontré sur internet… mais quand il découvre que sa dulcinée a des vers dans le corps, la relation amoureuse vire un peu à la cata. Sympa le mec. April, missionnée par Bailey, tente de faire dire à Richard que le type se trompe, mais buté comme il est, ce bon vieux Richard considère que le copain connard a raison. OK OK.

De son côté, Bailey, qui se donne donc pour mission de réconcilier Katherine & Richard parce qu’elle se sent coupable de leur dispute, tente de convaincre Catherine de faire le premier pas de la réconciliation. Elle échoue jusqu’à ce qu’April lui fasse prendre conscience qu’elles se ressemblent. Bailey, à se mêler de ce qui ne la regarde pas, finit par réussir à percer la carapace d’Avery. Au même moment, Richard voit le copain revenir vers Mary et s’excuser.

Il n’en faut pas plus pour que le couple Richard/Catherine se mettent sur la voie de la réconciliation. Bon, OK, c’est bien que cette intrigue avance, mais je dois bien avouer que je n’en ai un peu rien à faire de ces deux-là. Ce n’est pas franchement un couple qui me fascine, et j’ai trouvé que Bailey et April étaient un peu lourdes avec eux.

Un second cas médical voit une femme enceinte forcée d’accoucher plus tôt à cause de son cancer. Quand Amelia est chirurgienne sur le cas et que la patiente signe un formulaire DNR (do not resuscitate/ne pas réanimer ; beaucoup trop tôt après l’épisode de The 100 du même nom diffusé hier), on comprend tout de suite que ça va être l’occasion d’aborder les traumas du personnage et sa relation avec Owen.

Cela ne manque pas puisqu’Amelia se retrouve à consoler la patiente qui fait le choix de mourir sans se faire opérer après avoir accouché. C’était gros et pas si réussi que ça, car il ne restait pas beaucoup de temps pour Amelia cette semaine, vis-à-vis des deux autres intrigues. J’adore le personnage, mais ce n’était pas bien passionnant. Cela finit par un câlin avec Owen, mais ça ne résout rien pour autant… Disons que ça nous offrait la dose de scènes émouvantes et larmoyantes pour faire pleurer dans les chaumières.

Enfin, la dernière intrigue est en fait celle qui occupe le plus de temps dans l’épisode : Meredith cherche un moyen d’avouer à Maggie qu’elle est en couple avec Riggs. Bien sûr, Maggie étant Maggie, ce n’est pas facile d’aller la décevoir donc elle remet ça à plus tard, éternellement.

C’est une erreur de débutant et, effectivement, Maggie le comprend toute seule lors d’une conférence de presse donnée par Meredith & Nathan à propos de l’avion de l’épisode 20. Evidemment, Maggie se retrouve à faire la gueule à Mer pour le reste de l’épisode.

C’était un peu énervant de voir Maggie réagir comme ça, mais en même temps, son personnage est toujours très énervant, je trouve. En plus, pour une fois, elle avait plutôt raison de se sentir trahie et d’être si émotive, car cela fait une saison que Meredith et Riggs jouent au chat et à la souris dans son dos. Une saison déjà ! Non, franchement, Grey’s prend vraiment beaucoup trop son temps…

Je leur en veux un peu, mais c’est dur de critiquer pour autant la saison, car chaque épisode est au minimum bon (comme cette semaine) quand il n’est pas tout à fait génial. C’est frustrant !

Du côté des détails, on notera la robe rouge de Catherine qui n’est pas des plus rassurante : comme je l’expliquais pour le dernier Supergirl, un vêtement rouge signifie généralement la mort prochaine du personnage, depuis Star Trek. Bon après, ils en jouent aussi, mais quand même, c’était du rouge pétant. Cela devait être la semaine des robes rouges. Autre détail, l’apparition de Brody dans cet épisode. Il me semble qu’on l’avait déjà vu à l’arrière-plan dans d’autres épisodes, mais il y a donc bien une nouvelle interne avec un nom, qui obéit aux ordres de Ben.

Nous avions donc un bon épisode, mais un peu plus lent dans le rythme que ce début de saison et surtout qui m’intéressait moins dans le choix des intrigues traitées. C’est parfaitement subjectif, oui, c’est le principe d’un blog, en même temps.

22.pngÉpisode 22 – Leave It Inside – 15/20
Do you want a giant tumor?

Une page se tourne pour Meredith qui se débarrasse de sa tumeur sur le mur, puis du post-it, pour apprendre finalement à vivre avec. Histoire que ce soit bien clair pour tout le monde, les scénaristes nous pondent le cas d’une jeune femme absolument trop cool, Holly, qui a une énorme tumeur mais a appris à vivre avec… au lit. Jeu de mot du jour, bonjour.

Cette intrigue n’était pas forcément subtile et ne faisait pas dans la finesse du côté des sous-entendus, mais c’était marrant tout plein et j’ai bien aimé l’évolution que ça permettait pour Meredith et Maggie, dont c’est vraiment la saison. Elle est partout, dans chaque épisode cette année, elle a pris le devant de la scène.

Quant à Meredith, l’évolution vers un couple stable avec Riggs fonctionne bien. J’espère qu’elle va continuer et sera développée l’an prochain, je n’ai pas envie d’avoir une nouvelle péripétie tout de suite dans sa vie sentimentale.

En revanche, cela éclipse totalement Jo qui est une fois de plus absente cette semaine. Enfin, oui et non, parce qu’on en revient à son intrigue au cours de deux scènes qui lui permettent de mettre un énorme râteau à DeLuca. Tout ça pour ça. Je n’en attendais pas moins, mais quand même, les scénaristes ont carrément trouvé le moyen de pondre cette scène sans même avoir à l’écrire. Ainsi, elle l’empêche de révéler ses sentiments, du coup, elle n’a pas à gérer le problème et eux non plus. Abusé.

De son côté, Ben ne le sait pas, mais l’équipe dirigeante parle beaucoup de lui et de sa manière de ne s’intéresser qu’aux procédures sécurisées. C’est rigolo après son intrigue de l’an passé, mais assez bien écrit. L’explication de Minnick passe assez bien pour justifier pourquoi le personnage est tombé dans cette routine.

Difficile de considérer que ça sort de nulle part, car c’est une réflexion que je m’étais faite : j’aimais de nouveau le personnage depuis qu’il était plus modéré. Je trouve ça intéressant de voir Weber s’occuper de lui, j’ai bien ri à la scène où il préfère amputer un patient (je suis quelqu’un d’atroce, vous ne le saviez pas ?), mais je n’ai pas non plus envie de retrouver le Ben de l’an dernier qui charcutait tout ce qu’il trouvait. L’entre-deux était pas mal, ça serait bien de retrouver un équilibre.

C’était décidément un épisode se concentrant beaucoup sur les internes de la saison 9 (ils en sont au stade de résidents, je crois, mais avec Grey’s, on ne sait jamais trop la chronologie), puisque la dernière intrigue développait le personnage de Stephanie. Celle-ci est confrontée une fois de plus au cas d’un enfant, cette fois un enfant sans parent mais avec une tumeur. Une fois ses parents retrouvés, les chirurgiens apprennent que ceux-ci sont religieux et refusent une aide médicale. C’est beau.

Il fallait bien sûr que ce soit Alex et Stephanie qui se retrouvent sur ce cas. Par conséquent, ils s’entraînent l’un l’autre sur un terrain glissant. Ils finissent par opérer le petit sans l’accord des parents. Le sujet de société est un peu trop vite évacué pour en revenir à l’évolution des personnages ; mais en même temps, c’est un sujet que Grey’s avait déjà traité il y a quelques années.

Du côté des personnages, Minnick flirte tout l’épisode avec Arizona, dans des scènes plus ou moins sympas et réussies. Je n’accroche toujours pas à ce couple, aussi mignonnes soient-elles. La déclaration d’Arizona paraît tellement précipitée, pourtant, cela fait plusieurs mois que ce jeu de chat & la souris dure à l’écran. Cependant, Minnick passe surtout l’épisode à s’inquiéter pour Stéphanie… et elle avait raison. La résidente finit par péter un câble et se fait suspendre, étant forcée de consulter un psy. C’est une issue plutôt sympa pour le personnage, il faudra voir de quelle manière ils gèrent ça pour la fin de saison.

Parce que, oui, la fin de saison est là, du coup on sent qu’ils accélèrent un peu de tous les côtés pour toutes les intrigues. La déclaration de DeLuca par exemple, ça me rappelle vraiment la saison 8 où Lexie avait été laissée de côté pendant 22 épisodes avant de faire sa déclaration et de mourir en l’espace de trois épisodes. La saison 8 avait été géniale aussi, mais souffrait aussi de ce problème de ne pas faire avancer les intrigues générales (Avery/Kepner sérieux !) au profit d’épisodes réussis. Quand je vois la fin de la saison 8, je m’inquiète un peu de ce que sera cette fin de saison 13, surtout que même sans chercher, j’ai vu pas mal de rumeurs passer…

Ce n’est pas hyper rassurant ! L’intrigue Jo va forcément revenir sur le devant de la scène, notamment avec Alex qui se met à la recherche d’un homme. Si je suis honnête, j’ai même cru qu’ils allaient nous pondre que le père de Liam était l’ex de Jo, comme il paraît violent et correspond au profil. Minnick commence l’épisode par dire que Jo gère grave… donc ça craint !

vlcsnap-2017-05-14-20h20m08s071.pngÉpisode 23 – True Colors – 19/20
They said they found her. They said they found Megan.

Oh, c’est la fin de saison et Grey’s Anatomy n’a vraiment pas perdu la main. Cet épisode propose comme toujours trois intrigues, et toutes s’accélèrent nettement pour mener vers un épisode final qui sera probablement dingue.

La moins intéressante de ces trois intrigues est sans conteste celle d’Alex qui retrouve le mari de Jo. On ne la voit pas de l’épisode, pour changer, mais j’ai appris que l’actrice était enceinte, donc voilà, ceci explique cela et son absence de cette seconde partie de saison. Il n’empêche qu’elle est tellement peu présente que son intrigue n’avance pas, une fois de plus. J’aurais préféré que sa grossesse soit intégrée à la série, histoire qu’Alex ait enfin un enfant !

Bon, il n’y a rien à dire de cette intrigue, à part que Jo s’est mariée avec Will Schuester. Je sais qu’il fait un bon psychopathe (je n’ai pas oublié son épisode de Younger en saison 2), mais je ne peux pas m’empêcher de le voir en prof de chant quoi. Et Grey’s, ce n’est pas Glee. Tout au long de l’épisode, c’est-à-dire pendant deux scènes, Alex imagine sa rencontre avec l’ex de Jo, et ça se passe toujours mal. J’avoue que la première fois, je me suis laissé prendre au jeu jusqu’à l’arrivée de la police, pas crédible. La véritable rencontre n’est pas franchement une réussite d’écriture. On ne sait toujours pas bien ce que cherche Alex, hein.

Le reste de l’épisode se construit au fur et à mesure et devient de plus en plus excellent au fur et à mesure, pour arriver à un point de tension bien compliqué à (di)gérer. Du très bon Grey’s.

Au petit matin, Owen reçoit la visite de deux officiers de l’armée au sujet de sa sœur. Le montage est sacrément mauvais, nous faisant croire à sa mort. Seulement, comme le son est perturbé avant la nouvelle fatidique, je n’ai pas pu m’empêcher d’espérer qu’elle soit en vie, car j’adore l’actrice qui l’a incarnée en mi-saison. Et sans grande surprise, c’est effectivement le cas : Megan est en vie. Mieux que ça même : elle est avec Teddy Altman. J’aimerais tellement qu’elle revienne dans la série ! Bon, peu importe cela dit, le vrai problème est qu’Owen nous pique une énorme crise de culpabilité. Au passage, face à un problème d’une telle ampleur, Owen et Amélia fonctionnent comme un couple soudé. C’est merveilleux (un peu comme Amelia appelant Altman par son prénom après dix secondes au téléphone avec alors qu’elles ne se connaissent pas… je crois).

Sauf pour Meredith bien sûr. Pendant tout l’épisode, on la voit assumer son couple avec Riggs (pauvre Maggie) qu’elle invite à dîner avec ses enfants. Oui, mais le retour de sa fiancée va forcément tout perturber. J’ai envie de tirer mon chapeau bien bas aux scénaristes qui ont clairement prévu le coup depuis un moment. Cela fonctionne à merveille comme intrigue pour ruiner encore un peu la vie de Meredith. C’est crédible et ça créé de la tension, sans forcément nous pondre un événement qui met la vie de Mer et des autres en danger… Oh, attendez, si en fait, zut, il faut que je parle de la dernière intrigue !

Avant cela, je voudrais faire un détour par la relation Maggie/Jackson. Ces deux-là ont de plus en plus de scènes ensemble. Maggie a du mal avec Riggs et Meredith, ce serait plutôt cool qu’elle s’attaque à son beau-frère (c’est comme ça qu’on dit, hein ?). En tout cas, ils ont tout du couple à venir dans cet épisode et, connaissant la série, c’est une possibilité à envisager.

Bon, s’ils passent autant de temps ensemble, c’est parce qu’ils s’occupent de deux patients arrivés à moitié nus à l’hôpital après un accident de voiture, et surtout inconscients. Stéphanie, fraîchement réintégrée par Weber contre l’avis de Minnick, et Avery s’occupe du monsieur pas si mal en point, alors qu’une bonne partie du casting s’occupe de la femme, qui a besoin de chirurgie. Assez vite, on comprend qu’il y a une histoire derrière cet accident de voiture, mais tous y vont de leur pronostic. La scène devant le tableau de chirurgies est génialissime, cela faisait du bien de revoir le casting uni (y compris en présence de Minnick, et malgré quelques secrets).

Au réveil de la patiente, il est temps d’apprendre que le monsieur si sympathique et romantique avec lequel est Stéphanie est en fait un psychopathe qui a tenté de violer une inconnue en la menaçant avec un couteau dans sa voiture. Ah Grey’s, tu n’y vas pas de main morte.

Assez vite, l’hôpital se retrouve bouclé et Stéphanie est dans la merde. D’une manière ou d’une autre, il a trouvé un couteau pour l’agresser à son tour, lui demandant de trouver un moyen de sortir de l’hôpital.

Bon, c’est un bon psychopathe qui nous permet de retrouver l’hôpital en code orange. Comme par hasard, l’hôpital est désert et elle ne croise quasiment personne. Enfin, ils finissent quand même par tomber sur Erin. Erin est une petite fille que j’ai pensé être une psychopathe pendant une bonne partie de l’épisode. Sa petite sœur est arrivée à l’hôpital en asphyxie après avoir ingéré une pièce de monnaie, Erin a alors passé l’épisode à se promener sans surveillance dans l’hôpital. Elle paraissait assez cinglée, mais en fait, c’est juste que personne ne s’occupe d’elle.

Le cinglé se retrouve coincé dans une aile de l’hôpital avec Stéphanie et Erin. Il finit par trouver le moyen d’en sortir, en déclarant un incendie. Stéphanie en profite surtout pour lui déclarer sa flamme en le faisant flamber. NORMAL. Elle avait quand même le couteau à disposition, mais non, elle préfère lui foutre le feu, c’est logique. C’est d’autant plus logique que quinze secondes avant, elle lui disait qu’il ne pouvait pas déclencher un incendie dans l’hôpital, dans une pièce pleine de produits inflammables bien visibles.

Devinez ce que fait le psychopathe pour se venger une fois transformé en torche humaine ? Précisément, il se rapproche de ces produits. Et Stéphanie, plutôt que d’aller se planquer aussi loin que possible avec Erin, décide de se jeter sur lui pour l’éloigner des produits combustibles.

BOUM. Quelle conne. Meredith observe une jolie explosion depuis le parking de l’hôpital où elle revenait pour annoncer à Riggs que Megan était en vie. Oh, comme nous n’avons aucune connaissance sur les conséquences de l’explosion à l’intérieur de l’hôpital, on peut imaginer que Riggs sera soit mal en point, soit trop occupé pour apprendre au plus vite la nouvelle. Cette explosion ouvre tellement de perspective !

Vivement le final la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-05-19 14.09.39.pngÉpisode 24 – Ring of Fire – 18/20
You’re a surgeon, not a firefighter 

Difficile de ne pas se jeter sur l’épisode ce matin après l’horrible cliffhanger de la semaine dernière, mais étant passé sur Twitter avant, j’ai la naïveté de me rassurer en me disant que je n’ai vu aucun TT en rapport avec la série, ce qui aurait été susceptible à la fois de me spoiler et de me déprimer. Ce début d’épisode qui reprend la dernière scène de l’épisode précédent ne me rassure pas pour autant, car l’explosion est quand même bien violente.

Comme toujours, Meredith, Arizona et Minnick se précipitent vers l’explosion, c’est rigolo, on dirait que Meredith n’apprend rien de ses erreurs (bon, OK, c’est son boulot). Jackson n’est pas beaucoup mieux et se précipite à la recherche de Stéphanie.

Il y passe son épisode et c’est assez marrant comme intrigue, parce qu’à la chercher partout, il découvre que le feu continue. Cela nous permet de stresser sur l’état de l’hôpital et des autres patients, clairement, c’est bien fichu. Bien sûr, cet épisode nous introduit aussi les pompiers de Seattle et principalement le personnage de Carroll. Je dis bien sûr, parce qu’il a été annoncé cette semaine qu’ABC commandait un spin-off de Grey’s Anatomy sur les pompiers, un projet de Shonda Rhimes pas du tout pompé sur la franchise Chicago. Et si je suis honnête, ça ne me motivait pas trop, mais alors avec cet épisode, je suis encore moins dedans.

Nous voyons très peu les pompiers, mais leurs deux ou trois scènes n’ont pas franchement de potentiel pour lancer une série. C’est grosso modo les médecins qui font tout dans cet épisode, puisque c’est un épisode de Grey’s. Les deux personnages introduits de l’univers des pompiers ne proposent pas grand-chose, et il y a encore du boulot. Si à la rentrée, ils nous proposent un épisode où l’hôpital est en flammes et que l’on voit comment ils ont éteint le feu, à la rigueur, je veux bien, mais là… Y a encore du boulot, beaucoup.

Le plus gros reproche que je ferais à cet épisode vient justement de l’incendie de l’hôpital. Il est présenté comme menaçant, avec une évacuation qui a du mal à se faire et se déroule dans la panique la plus totale. Minnick tente bien de faire respecter le protocole, mais elle découvre les joies du Grey Sloan Memorial Hospital où tout le monde y fait ce qu’il veut : Meredith cherche Erin (blasée, quand même) et Jackson Stéphanie. On lui dit d’avertir de la disparition de Stéphanie, mais elle… oublie ? Pour quelqu’un qui suit le protocole, c’est quand même étonnant, même si ce n’est pas à elle de le faire. Bref, une fois de plus, Minnick n’aura pas servi qu’à se ridiculiser et il n’est pas étonnant que Bailey décide de la virer en fin d’épisode, surtout quand on voit ses interactions avec Stéphanie. Quant à Arizona, et bien, nous verrons si leur relation évolue ou pas, mais Minnick ayant été très mal accueillie par le public, je pense que ça s’arrêtera là. C’est toujours mieux que le Dr Hahn en saison 5.

Oui, bon, tout ça n’explique pas le reproche que je fais à l’épisode : pendant 32 minutes, nous voyons les personnages évacuer l’hôpital et on sent un potentiel véritable côté drama. Ben, par exemple, est rapidement essouflé et je m’attendais à ce qu’il succombe d’une petite crise cardiaque. Ou que l’on découvre un autre médecin mort d’asphyxie quelque part, pour créer la surprise. Purée, j’ai même eu peur pour Karev et Jo, puisque l’on voit le premier revenir dans une scène où il est inutile et que la seconde n’est toujours pas là. Jusqu’à la dernière seconde, je m’attendais à apprendre qu’il y avait eu une victime inattendue dans l’explosion. Déjà rien que ça : une partie de l’hôpital explose et personne ne meurt ? Qu’est-il arrivé à Shonda ?

Les conséquences de l’évacuation, avec April qui gère ça sur le parking, ne sont même pas abordées (ou très peu) du point de vue des patients de l’hôpital. Jackson en retrouve une paumée on ne sait trop comment ou pourquoi, la ramène dehors et… c’est tout. Enfin, c’est tout. Il se fait quand même engueuler par April et Maggie, dans une scène magique et bien drôle où April comprend la relation naissante entre Maggie et Jackson. Je suis heureux qu’ils aillent sur ce terrain-là, car l’alchimie est palpable entre eux depuis quelques épisodes, même s’ils se disent de la même famille. N’empêche que je m’attendais à voir Avery blessé, ou Ben, ou quelqu’un, suite à l’explosion et la panique dans l’hôpital. Bon, je me plains, mais j’aurais été encore plus dégoûté si quelqu’un était mort, hein. C’est juste que je ne reconnais pas la série !

D’ailleurs, je dis que personne ne meurt, mais ce n’est pas vrai, le violeur est « très, très parti » comme dirait Stéphanie. Cette dernière s’en sort méga bien suite à l’explosion quand même, elle a du bol dans son malheur parce qu’elle est en très bon état et réussit à gérer Erin comme elle peut. Stéphanie porte l’épisode à bout de bras, tout le drame reposant finalement sur elle et uniquement elle. Comme dans tout bon épisode de Grey’s abordant une catastrophe, elle opère à l’arrache la jambe d’Erin, bien sûr blessée dans l’opération. Comprenant qu’elle est coincée dans le feu, elle fait ce qu’il faut pour s’en sortir, osant se jeter dans un mur de feu.

Comme les scénaristes ne sont pas du tout sadiques, ils l’obligent ensuite à monter sur le toit, malgré sa nouvelle patiente blessée. Là, elle se retrouve face à une porte fermée et décide de se sacrifier pour Erin, avant de comprendre qu’il lui reste un espoir et de foncer tête baissée, de nouveau, dans les flammes et la fumée.

Réussissant enfin à arriver sur le toit, elle se retrouve dans l’impuissance la plus totale (elle pourrait au moins essayer de jeter un truc du toit, mais bon) pour avertir de sa présence. Totalement impuissante, elle constate qu’Erin entre en arrêt cardiaque. Franchement, les scénaristes n’y vont pas de main morte avec elle dans cet épisode, mais force est de constater que l’actrice s’en sort avec brio. Tout le final repose sur elle et c’est tant mieux car son jeu est parfait. Je me suis senti aussi impuissant qu’elle devant cet épisode.

Bon, Minnick finit par capter qu’elle a oublié de prévenir les flics et Ben peut ainsi jouer les héros, aidant les pompiers à la retrouver. Enfin, aidant… Il fait tout leur travail, en fait. L’escalier en feu de Stéphanie est désormais totalement praticable et, après tout ce qu’il vient de se passer pour Stéphanie, c’est presque trop simple et décevant.

En plus, il est dur de ne pas être déçu d’apprendre après tout ça le départ de Stéphanie. Et oui, après être passée si près de la mort, au point de vouloir se sacrifier pour une enfant qui n’est pas la sienne, au point d’insister pour rester auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle aille bien, au point que l’adrénaline ne retombe qu’une fois certaine qu’Erin survivrait, Stéphanie décide de démissionner. Bon, il faut reconnaître que c’est là l’un des meilleurs départs de la série, puisque généralement quand les médecins s’en vont sans mourir, ils n’ont pas spécialement d’intrigues de fou avec (je suis encore traumatisé par le départ de la série de Callie, où je n’avais même pas compris qu’elle ne reviendrait pas dans la série).

Ici, nous avons une intrigue superbe qui rend un bel hommage au personnage, qui revient sur son passé et qui construit sa décision de quitter l’hôpital maudit pour de vraies raisons. Certes, la fin de l’épisode est bâclée (on ne revoit même pas les parents d’Erin !), mais le départ de Stéphanie est superbement géré, surtout qu’il était suggéré par quelques épisodes cette saison (notamment le 17 où elle exprimait quelques doutes sur son métier).

L’incendie éteint, la saison pourrait s’achever, mais il faut avant tout construire un cliffhanger. Sans grande surprise, on le retrouve du côté de l’intrigue Megan, la sœur d’Owen retrouvée en vie la semaine dernière. Meredith, bien en sécurité malgré l’incendie, passe une bonne partie de l’épisode à chercher Erin autant que Riggs. Elle finit par retrouver ce dernier en train d’opérer malgré l’incendie qui approche. Là encore, c’est une fausse tension dont on ne connaîtra pas grand-chose. Elle l’aide à opérer, ça se passe bien, hop, next.

Nous les retrouvons sur le parking où Riggs a besoin de quelques soins médicaux. C’est Meredith qui lui procure et prend bien le temps d’attendre qu’il aille bien avant de lui annoncer le retour de Megan, d’une manière un peu pourrie au départ quand même (je doute que tu prennes la peine de revenir sur un rêve à ce moment précis). Meredith refuse qu’il s’excuse quand il laisse éclater sa joie et se précipite auprès d’elle, mais il faut bien avouer que c’est triste. C’est un énième coup dur pour le personnage qui finit toute seule sur le parking, quand elle aurait au moins pu avoir Maggie pour la consoler. Non, non, Maggie est trop occupée à ce qu’April lui ouvre les yeux sur sa relation avec Jackson.

Quant à Amelia et Owen, ils sont bien calmes loin de l’hôpital. Ils ont beau savoir qu’il y a eu une explosion, ils ne s’inquiètent pas plus que ça pour leurs collègues et partent vers un hôpital militaire où est transféré Megan (à défaut de pouvoir atterrir à Seattle).

La dernière scène voit un hélicoptère se poser, ce qui est dommage parce que clairement le budget de la saison est déjà parti en fumée avec l’incendie (oui, j’assume ce jeu de mot). Les images de synthèse sont loin d’être réussies, mais voilà Megan arrive et la saison se boucle sur Amelia tenant la main d’Owen au moment où il retrouve sa sœur. C’est un cliffhanger étonnant pour Grey’s, mais réussi.

L’épisode était donc riche en émotions, mais il manquait un peu d’intensité dramatique dans tout ce qui n’était pas Stéphanie. En plus, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais intimement convaincu qu’elle survivrait. Je suis surtout déçu qu’il s’agisse d’un simple épisode quand il y avait très clairement le matériel pour faire un double épisode. Pour toutes les intrigues, la résolution est trop rapide. Une bonne partie du casting est sous-exploitée (DeLuca, Alex…), voire absente (mais où est passée Leah Murphy ? et vivement l’an prochain qu’on retrouve Jo) et l’incendie semble n’avoir aucune conséquence majeure pour l’instant.

On verra en saison 14, je n’oublie pas que le début de saison 9 avait été aussi horrible que la fin de saison 8. L’incendie devrait au moins avoir quelques conséquences financières.

Capture d'écran 2017-05-19 14.10.33

EN BREF – Je ne sais pas quoi vous dire ! La saison est excellente lorsque je considère chaque épisode individuellement, les intrigues exploitées ou les pistes ouvertes pour la saison 14, parce que oui la série est évidemment renouvelée et aura même un spin-off. Cependant, il ne s’est quand même pas passé grand-chose dans cette saison et certaines intrigues sont carrément laissées de côté (même si du coup, les raisons personnelles des acteurs viennent expliquer ça).

Si j’ai adoré une grosse majorité des épisodes, parce que la série a une mécanique bien rôdée et efficace, la saison en elle-même tourne un peu en rond, comme souvent avec Grey’s. Difficile de dire pour autant que la série s’essouffle quand je vois tout à fait le potentiel qu’elle peut avoir pour sa saison 14. Franchement, la série semble pouvoir continuer pour l’éternité sans jamais pour justifier son arrêt.

La mort de Derek a apporté un second souffle à la série et c’est avec un plaisir non dissimulé que je reviendrais pour la suite en septembre. Cette saison a réussi à me faire oublier que je n’aimais pas Ben et l’absence de Callie ne m’a absolument pas marquée, contrairement à ce que je craignais. En définitive, Shonda Rhimes a encore fait du bon travail avec toute son équipe cette année, car cette saison remplissait bien son rôle, à défaut de pouvoir tenir toutes ses promesses.

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8 réflexions au sujet de « Grey’s Anatomy (S13) »

  1. J’ai oublié de te dire cette nuit, qu’Amélia…bordel j’en ai marre qu’elle soit effacée comme ça. Au second plan, sur un lit pour nous rappeler qu’elle est là malgré tout huhu Je te rejoins complétement sur ton avis de l’épisode 14 même si j’suis malgré tout contente pour Arizona :p

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