Quantico (S02)

Ci-dessous, mon article sur cette saison 2, rédigé semaine après semaine juste après la diffusion de chaque épisode.

Avis : Oui, je sais, pas plus tard que dimanche j’ai dit que je ne regarderai pas Quantico. J’ai dit que j’allais attendre un peu, que je rattraperai aux vacances, blablabla. Depuis, j’ai vu passer des tweets qui 1) m’ont spoilé vite fait et 2) ont dit que c’était un début de saison cool. Ni une, ni deux, toutes mes bonnes volontés de rentrée se sont envolées et je me suis retrouvé devant le premier épisode.

Quantico et moi, on a un passif un peu compliqué. Au départ, je ne prévoyais pas de la regarder car je pensais que la série ne me plairait pas, que ce serait une perte de temps et qu’elle n’apportait rien de bien neuf dans la grille d’ABC. Un peu comme Notorious cette année, par exemple. Ensuite, j’ai vu qu’il y avait une actrice d’Unreal dedans (Shelby !) et que plusieurs de mes amis regardaient/adoraient. Il n’a pas fallu plus de deux ou trois semaines pour que je craque et rattrape mon retard. Et c’était vraiment génial ! Le début de saison 1 est rythmé comme il faut, avec de la nouveauté et tout. Un excellent début donc, j’étais heureux.

Et puis, la pause de mi-saison est arrivée et là, ce fut la catastrophe. Je crois que les scénaristes n’avaient pas prévu le coup, ils devaient avoir prévu de réfléchir à la suite pendant une longue pause de six mois, c’est pas possible autrement. La deuxième partie de saison a été pour moi un supplice : c’était lent, mal écrit, sans queue ni tête, ça partait dans tous les sens sans grande cohérence. Douche froide et déception étaient au rendez-vous chaque semaine et la série qui avait commencé comme géniale dans mon esprit était tombé au rang de « oh merde, il faut encore que je vois Quantico ». La curiosité me poussait à continuer.

Plus jamais que ça, que je me suis dit. C’est sûrement mieux en binge-watching, que je me suis convaincu. C’est pour cela que je m’étais décidé à attendre un peu avant de commencer. Problème : je suis faible face aux spoilers et donc, tant pis, je tente. Si ça redevient un supplice, je pourrai toujours m’arrêter et rattraper plus tard. Vous êtes prévenus, n’attendez pas forcément une critique par semaine ou dès le jour de la sortie ! On verra.

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12,5/20

 01.pngÉpisode 1 – Kudove – 15/20
The world called me a hero. I never felt like one.

Oh, zéro résumé, merci les gars ! Il faut dire qu’il n’aurait pas servi à grand-chose, tant la saison dernière est vite zappée.

Nouvelle saison, retour des innombrables flashbacks, pompage de visuels à Person of Interest et de séparation d’écran à la The Catch. Bon, la structure scénaristique reprend à la lettre celle de l’an dernier, il y a donc de nombreuses pistes à explorer : le présent est violent et plein de surprises, le passé est ce qu’il s’est déroulé juste après la saison 1.

Ryan envisage de demander Alex en mariage devant Shelby, mais finalement ils se retrouvent embarqués dans une nouvelle compétition entre les meilleurs des meilleurs qui aiment comme l’an dernier se balader à poil (ouf les audiences sont safe). Cette disposition nous offre un large casting et de nombreux suspects pour l’attentat qui a lieu dans le présent, un an après la saison 1.

Bref, les scénaristes ne se cassent pas la tête et nous servent exactement la même chose que l’an dernier, ce qui est en théorie une bonne chose (mais franchement, ce sera lassant l’an prochain). Espérons surtout qu’ils ont appris de leurs erreurs pendant l’été, ce sera dur autrement de rester fidèle à la série – et je n’étais pas le seul à trouver ça long et ennuyeux l’an dernier.

L’intérêt viendra peut-être de la prise d’otage qui permet de prolonger le suspense sur la survie de chacun par rapport à la traque de l’an dernier (on savait bien que Parish allait s’en sortir).

Du côté du passé, les tests des recrues reprennent et ne sont pas d’une crédibilité folle : ce n’est pas jouer les héros que de vouloir empêcher quelqu’un de se suicider, si ? Il faut pourtant croire que si et c’est parti pour six mois d’entraînement à la ferme, quel joli nom pour un camp de la CIA.

En gros, il y a de quoi combler la saison et le cliffhanger final donne envie d’y croire, puisque je n’ai pas souvenir d’une scène si brutale si vite en saison 1 (mais j’ai pu oublier). Pas si mal pour un retour, mais pas rassuré pour autant sur la suite.

02.pngÉpisode 2 – Lipstick – 15/20
You wake up from nightmares

Bon. Où est passé Caleb ? Genre, j’ai vraiment aucun souvenir de la fin de saison précédente, quelqu’un pour éclairer ma lanterne ? Bref.

Comme prévu, la série repart sur un schéma bien lourd d’attentat dans un contexte politique qui s’y prête bien trop à mon goût.

Dans le passé, les recrues de la ferme apprennent à vivre ensemble et se suivre les uns les autres sans se faire repérer. Alex se laisse berner comme une débutante idiote, même moi, j’aurais repéré le type à 1000 km quoi. C’est tellement pas crédible par rapport au personnage, mais ils veulent juste nous faire voir que les temps sont difficiles pour elle et que la ferme n’a rien à voir avec Quantico. OK pourquoi pas.

Shelby est désormais son chaperon, fallait bien lui donner un rôle après tout… et pareil pour Nimah. Chacun a ses secrets et tout est fait pour que l’on passe son temps à tout soupçonner. Il y a une ambiance de manque de sécurité embarrassante.

Dans le présent, Alex fait équipe avec un garde qui se sacrifie pour elle (en tout cas, c’est ce qu’on nous fait penser, je reste méfiant avec cette série) afin de contacter Miranda.

Du côté des otages, on retrouve absolument tous les agents en camp d’entraînement pour la ferme et il y a de bonnes choses en terme de suspense, mais pas un rythme fou dans les déplacements d’otages. La fin de l’épisode nous révèle en cliffhanger que Miranda envoie un message pour prévenir que Parrish est à l’intérieur du périmètre des attentats (clairement, nous avons un agent infiltré).

La saison continue sur sa lancée et ça m’énerve de trouver ça intéressant, j’ai trop peur d’être lassé par des errances scénaristiques d’ici une dizaine d’épisodes !

03.pngÉpisode 3 – Stescalade – 12/20
Maybe if you ask nicely they’ll take off their mask

Après une semaine de pause, il est temps de replonger dans cet attentat/formation d’agents à la ferme.

Cette fois, les recrues se mettent à parler en verlan avec l’existence de l’AIC et font équipe en duo pour retrouver leur chemin, perdus au milieu d’une forêt. Pour l’occasion, une nouvelle recrue insupportable (et pro) les rejoint. Il nous manquait une Nathalie cette saison.

Du côté du présent, on continue d’essayer de nous faire croire que Miranda est de mèche avec les terroristes (je pense plutôt qu’elle a un allié parmi eux) et Shelby se fait balader par sa boss, exactement comme dans les flashbacks, d’ailleurs. Pauvre Shelby. Toujours pas de Caleb, d’ailleurs.

Parmi les otages de l’attentat dans le présent, Ryan papote tranquillement avec tout le monde (c’est bien connu, les otages font ça) puis tente une nouvelle percée, s’en prenant comme un con à Alex… Du coup, celle-ci se fait repérer par les terroristes et perd son maigre avantage, avant de le récupérer parce que c’est Alex Parrish et qu’elle est trop forte, wesh !

C’est sûr que quand tu chopes une nana qui a réussi à infiltrer ton groupe de terroristes, tu l’envoies se faire exécuter loin des otages et avec un seul garde. Oui, c’est évident, si tu as l’intelligence pour monter un tel plan, tu ne peux que décider logiquement de faire ça.

Hum, bref, ça y est les scénaristes recommencent à se foutre de notre gueule et à nous faire tourner en rond pour gagner du temps… Dommage, je recommençais à y croire !

04Épisode 4 – Kubark – 13/20
I believe you may be special

L’enquête sur AIC continue dans cet épisode, autant dans le passé que le présent. Pour être plus précis, dans le passé, les scénaristes statuent dès le début de l’épisode que la mission n’est pas censée avancer des masses.

Évidemment, il ne faut pas longtemps pour que Parrish se trouve une petite mission par elle-même de manière à relancer un peu l’intérêt de l’épisode, mais on sent bien que tout cela ne sert qu’à combler la saison.

Les intrigues qui avancent sont toutefois intéressantes et permettent d’approfondir les personnages, que ce soit Alex/Ryan, ceux dont je n’ai pas encore retenu les noms ou l’histoire ou celle sur les deux recrues gays que tout oppose. Cette dernière intrigue sort un peu de nulle part, je suis curieux de voir ce qu’ils veulent en faire et pourquoi ils ne se parlent plus à terme.

Dans le présent, Miranda nous est de plus en plus présentée comme une terroriste maintenant qu’elle empêche Shelby de faire correctement son travail. Pourtant, je continue d’avoir d’énormes doutes sur sa culpabilité, c’est trop gros (et répétitif !) pour être vrai. Elle est peut-être elle-même sous couverture pour une agence qui souhaite la réussite de cet attentat pour autre chose à plus grande échelle.

En tout cas, cela mène à un double cliffhanger plutôt sympa, avec Shelby qui découvre la trahison de Miranda et Alex encore (toujours) piégée dans l’immeuble, après avoir réussi à parler à une otage et fait bouger un peu les choses lors de la libération de 1600 otages (en une minute à peine d’épisode, well done).

On nous prend donc toujours un peu pour des billes, mais c’est un peu moins pire que la dernière fois.

05.pngÉpisode 5 – KMFORGET – 14/20
Okay, this melodramatic little martyr thing might turn you two on, but it’s boring me to tears. May I go?

Je dois avouer que j’étais complètement paumé au début de cet épisode, et ça dès le previously on car j’avais oublié le suicide du hacker. Bref, les motivations de chacun étaient un peu obscures au départ, mais ça a fini par revenir.

Dans le passé, toutes les excuses sont toujours bonnes pour foutre le casting à poil, y compris s’il faut les droguer au beau milieu de la nuit sans vraie explication. Il est ensuite temps pour un petit entraînement et une vraie mission théoriquement non-légale (mais ils ne sont pas encore agent de la CIA, alors ça va) qui tourne à nouveau à l’exercice.

Alex et Ryan pensent parvenir à se débarrasser d’Harry comme cela, mais ils ne font qu’empirer leur situation en étant forcé de révéler ce qu’il veut savoir. Il n’a pas vraiment besoin d’eux pour apprendre quoique ce soit cela dit, il se débrouille vraiment bien tout seul. Shelby se met quant à elle à flirter avec Léon.

Dans le présent, Parrish continue de galérer dans son jeu de chats et la souris avec les nombreux terroristes et Shelby soupçonne désormais Miranda. D’une part, Alex s’en sort grâce à l’aide d’une terroriste inconnue bien cachée derrière son masque, d’autre part, Miranda parvient à être innocentée en un rien de temps et un petit hack.

Autrement dit, il ne s’est rien passé côté présent et pas grand-chose côté passé, même si on avance un peu sans trop savoir où on va (un comble, puisqu’on connaît le futur de chacun).

06.pngÉpisode 6 – Aquiline – 15/20
Hey, you’re supposed to be trying to stope these terrorists, not tear each other apart.

L’épisode de cette semaine continue d’être classique en tout point : on en apprend plus sur l’attaque terroriste grâce à Lydia surprise par Alex dans le building. Il ne faut pas beaucoup plus que ça pour les deux fassent équipe, ce qui est une bonne chose car l’on découvre ainsi tout un tas d’informations sur ce qu’il se passera bientôt dans les flashbacks à la ferme.

C’est une vraie bonne chose, même si ça ruine au passage le peu de suspens qu’il nous restait pour le passé. En même temps, au niveau des flashbacks, de nouveaux figurants viennent grossir les rangs pour un nouvel exercice qui finalement n’en est pas un (et en plus pour qu’ils prennent une décision dont tout le monde se fout).

Pas bien passionnant, cela permet à Ryan de se griller sans le savoir et à Shelby de se faire griller sa nouvelle relation « amoureuse », le tout pendant qu’Alex gémit dans son coin en mémoire de Simon.

Dans le présent, toute l’équipe se déteste encore un peu plus en se jetant ses quatre vérités à la face, ce qui est un bon moyen de perdre un peu de temps en apprenant à connaître chacun d’entre eux, à la recherche d’un terroriste.

Bon, voilà, c’est tout pour cette semaine, il me reste à dire que j’ai aimé la référence à Simon (qui du coup sort quand même tellement de nulle part que c’en est un peu ridicule, mais bon, ça manquait vraiment à la série) et les mentions de Caleb, qui donc existe encore quelque part.

Quant au cliffhanger, il ne m’a surpris qu’à moitié : je ne m’attendais pas à voir Leigh mourir (et c’est vraiment dommage de sacrifier ce perso), en revanche, je me doutais bien que cette histoire de jumelles finirait par revenir dans la série. Disons que ça remet dans l’ambiance.

07Épisode 7 – LCFlutter– 12/20
It’s only week 7, what’s gonna happen in week 10, week 13?

L’air de rien nous voilà déjà à l’épisode 7 de cette saison, le temps passe et passe mieux que l’an dernier j’imagine car je suis encore là. Cette réplique ci-dessus semble nous indiquer qu’il y a des choses à attendre des épisodes à venir.

Dans le présent, ça commence par Alex qui réussit à s’échapper de manière toujours hyper crédible, avec le cliché de l’épaule démise et remise. Putain, mais ça fait trop mal en vrai, allô, t’es pas en état de faire le quart de ce qu’elle fait. Ah cette superhéroïne trop forte, qui se fait choper dix secondes plus tard. Ce n’est pas bien original comme intrigue, jusqu’à l’interrogatoire avec la torture qui fait écho au passé, avec Dayana comme être proche utilisé.

Dans le passé, ça commence par une sympathique scène entre Shelby et son nouveau mec, totalement inutile, avant d’enchaîner sur des messes basses avec Miranda et de nouvelles missions. Shelby, agent formé et en poste depuis plus d’un an, découvre ce qu’est une couverture. C’est d’une crédibilité toujours aussi folle, alors qu’à la ferme, chacun apprend à se battre contre ses limites et à torturer leur boss pour en sous-tirer des infos. C’est rigolo cet épisode avec les débats sur la torture moins d’une semaine après l’élection de Trump.

Tout aussi rigolo est de voir les premières divisions apparaître entre eux ou Alex jouer les superhéroïnes et nous pondre un remix de ce qu’on a vu la semaine dernière dans Supergirl (sérieusement, c’est quoi ce saut depuis le toit et ce « hi » ??!). Heureusement, il y a Dayana pour sauver l’épisode, j’ai vraiment bien aimé son développement, entre deux crises insupportables de Sebastian et Harry.

Cet épisode en trois mots : manque de crédibilité. Encore, toujours. Mon passage ridicule préféré restant la tête de méchante de Miranda au moment de l’arrestation de son mec. Le cliffhanger me laisse perplexe puisqu’on ne sait pas comment il s’est mis en place (j’espère qu’on en saura plus la semaine prochaine quand même) et le meilleur résumé de la semaine est probablement le soupir exaspéré d’Harry après le baiser de Sebastian.

C’est tout à fait ma réaction face aux péripéties de cet épisode.

08.pngÉpisode 8 – ODENVY – 09/20
Ryan ! RYAN !

Je ne sais même pas par où commencer concernant cet épisode, peut-être parce que j’écris la critique après coup alors que j’ai l’habitude d’écrire pendant. En un mot comme en 100 : NON.

Je veux dire… je suis à fond pour les twists et les séries complexes et tout le reste, mais franchement, nous sortir Ryan lié à l’attaque terroriste, ça va trop loin. On va nous sortir que c’était qu’un exercice bientôt, que personne n’est mort. Je ne sais pas, ça m’a vraiment semblé être un jump the shark trop énorme, mais en même temps, ce n’est pas leur premier.

Il me faut aussi parler du fan service autour d’Alex/Ryan et de son absence totale concernant Caleb et Shelby. Mais pourquoi ne pas approfondir le cas de Caleb et se contenter de quelques name-droppings ? Cela sent mauvais l’implication aux côtés de Ryan, tout ça.

Bref, je me suis majoritairement ennuyé devant cet épisode et j’ai l’impression d’y retrouver les défauts de la saison 1, qui pourtant avaient su disparaître au début de saison. J’ai l’impression que je me fais avoir donc, qu’ils ont une très bonne capacité à nous vendre quelque chose qui a l’air d’être génial… et qui n’arrive pas à suivre le rythme.

Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que l’ennui a été suivi d’un levage de yeux au ciel un peu trop prononcé à la demande en mariage et d’un fou rire incontrôlable à la fin. Le tout dans le RER. Peut-être que les conditions n’étaient pas idéales pour regarder une série et que ceci explique cela. C’est une possibilité que je ne néglige pas, mais cela fait quelques semaines que la qualité semble décliner.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir pour la suite… Alors pourquoi continuer ? J’ai quand même envie de savoir, allez comprendre, c’est un besoin masochiste, je ne vois que ça.

Capture d'écran 2017-01-25 00.56.50.pngÉpisode 9 – CLEOPATRA – 09/20
Ryan is a terrorist, Hannah

Retour difficile pour Quantico qui m’informe que toute l’attaque terroriste n’a commencé qu’il y a huit heures. On est donc en temps réel, ça promet.

Il y a un gros travail sur la structure de l’épisode, avec un changement pour tenter de rameuter le public sur cette nouvelle case horaire. La situation est ainsi représentée une nouvelle fois d’une manière encore différente par une Alex interrogée par Hannah et le moins qu’on puisse dire c’est que… ça ne fonctionne pas, c’est toujours le bordel. En plus, je n’étais même pas sûr qu’elle avait survécu à la saison 1 l’ex de Ryan.

Suite à leur cliffhanger précédent, ils sont bien obligés également de nous expliquer que les rôles sont inversés, et c’est à Shelby que revient cette lourde responsabilité. Et elle a beau faire tout ce qu’elle peut, ce n’est pas facile de vendre aux spectateurs une telle info, alors son discours s’embrouille, la First Lady devient une terroriste elle-même et je ne suis toujours pas dedans.

Le cliffhanger nous montre donc une Alex qui s’échappe en compagnie de Miranda qui l’informe qu’elle va devenir à son tour une terroriste après une petite conversation. Mon dieu, pouvait-on aller plus loin dans le WTF ? Le « jump the shark » est irrémédiable, je crois.

Quant au passé, ce n’est guère mieux, avec une Shelby qui croit gérer sa couverture quand il est évident qu’elle se plante et Alex qui tente d’en savoir plus sur son recruteur. La mission éducative du jour est d’abord de récupérer plein de numéros de téléphone dans un bar, pourquoi pas, ça fonctionne, puis ensuite de coucher avec quelqu’un dans un autre bar. C’est creepy, ça mène à des scènes franchement pas nécessaires, voire dérangeantes.

Dayana continue heureusement d’être intrigante et l’intrigue Harry/Sebastian connaît des rebondissements intéressants. Outre le baiser ci-dessus, on a Sebastian qui s’autoviole en couchant avec une nana et sans accepter ensuite les conséquences psychologiques que ça a sur lui. C’était très intéressant car c’est une situation que je n’ai jamais vu évoquée comme cela à la télévision, mais bon, c’est du Quantico, alors c’est un peu expédié. Les sentiments de Harry pour lui sont bien clairs, de même que son amitié avec Alex.

Cela rattrape du couple Alex/Ryan qui me sort littéralement par les trous de nez. Bref, pas brillant comme retour, avec des explications encore retardées et qui, d’avance, vont avoir bien du mal à me convaincre. Quant à Alex sur le point de rejoindre les terroristes… Et bien, c’était exactement la même chose en saison 1 avec le coup de téléphone qu’elle avait reçu et la forçait à devenir terroriste…

10.pngÉpisode 10 – JMPALM – 08/20
The mission will end, being at the farm will end, we won’t.

Quantico nous fait la politesse de nous montrer la fameuse conversation entre Alex et Miranda dès le départ, mais celle-ci ne révèle rien du tout et ne fait pas d’Alex une terroriste du tout. Un cliff pour rien, quoi. Évidemment, il reste douze épisodes à cette saison, donc douze cliffhangers. On nous fait donc attendre tout l’épisode, en nous pondant malgré tout quelques rebondissements, mais bon, on aura finalement zéro avancée concrète de ce côté-là, juste du temps de comblé. Frustrant, répétitif par rapport à la saison 1.

Du côté un peu plus positif, mais toujours « dans dix mois », Shelby se retrouve face à la présidente (inégalable Marcia Cross) qui, elle, nous apporte quelques explications intéressantes sur la saison, mais pas suffisantes de mon point de vue.

Les scénaristes en profitent pour se révéler assez anti-Trump, une mode qui envahit peu à peu (de manière prévisible) les séries, de manière plus ou moins réussie. Il est donc ici question d’un président incompétent élu face à une badass, qui se retrouve présidente par défaut suite à un attentat. It rings a bell, comme disent les anglais. Sauf que bien sûr, elle n’assume pas ses erreurs, ce que Shelby lui reproche dans un espèce de pseudo-discours féministe un peu chelou sous-entendant que les femmes ne peuvent/doivent pas faire les mêmes erreurs que les mecs. OK, c’est donc tout sauf du féminisme, et ça tombe à plat pour moi. Heureusement que les actrices sont plutôt douées, car le scénario ne les aide pas.

Sans surprise du tout (même si on nous met une petite musique dramatique et du suspens), la présidente se range au dernier moment du côté de Shelby. Tellement prévisible.

Dans le passé, l’épisode s’attache à séparer Alex et Ryan, qui souhaitent continuer leur petit couple en dépit du bon sens et surtout envers et contre tous. Harry s’amuse avec le couple, probablement histoire d’oublier ses propres problèmes avec Sebastian, très peu exploités (mais franchement, ce n’est pas plus mal vu comment ils les exploitent).

Comme d’hab, ils ont aussi leur petite mission (inutile) à gérer pour les mettre au-dessus des lois et de tout le monde, et ils s’embrouillent en le faisant, en s’en tirant à merveille, comme d’hab. Et ça, ça continue de me blaser, surtout que ça ne sert qu’à l’affrontement puis au rapprochement Alex/Ryan. Comme d’hab. Et rien de bien grandiose.

C’était heureusement une meilleure intrigue du côté de Shelby, qui se croit au-dessus de tout avec sa couverture bidon qui tombe enfin à l’eau mais pas de la manière à laquelle je pensais. Ça rattrape le discours final sur la vraie CIA, mais pas la médiocrité ambiante de cet épisode qui n’apporte absolument rien à l’intrigue générale.

En fait, comme en saison 1, ça part trop loin dans le délire sans rien justifier, ça s’enlève toute seule le peu de crédibilité qu’elle a et ça fait un gros flop étirant inlassablement une intrigue qui aurait pu fonctionner. Sur douze ou treize épisodes.  Pff.

11.pngÉpisode 11 – ZRTORCH – 06/20
Ryan told him. He didn’t tell you? They didn’t tell you.

Bon, qu’est-ce que je fais là ? Je ne sais plus trop, mais je continue à regarder, ça me fascine.

Cette semaine, Alex et Shelby nous conjugent le verbe tell à toutes les sauces en trois phrases, on nous fait des petites références à ISIS pour maintenir le sentiment de terreur attentat et la post-prod surfe sur la tendance Superbowl en utilisant Lady Gaga en fond sonore. Deux fois. Sérieusement. Je ne vais pas me plaindre, j’adore le dernier album et je l’écoute en boucle dans ma voiture. Bon, du coup, je chantais plus que je ne suivais ce qu’il se passait. Je sais, tout cela ne nous avance beaucoup sur l’épisode, mais je n’ai pas réussi à entrer dedans cette semaine, me contentant de remarquer ce genre de détails, ou Alex qui marche en roulant du cul, ou la grosse crédibilité de Ryan recevant sa mission par sms devant tout le monde, ou en me concentrant avec fascination sur les figurants de la ferme qui sont tous là bien gentiment à écouter nos « héros ». Bref, rien qui n’aide à entrer dans le délire.

En gros, l’idée était d’exfiltrer Owen et ce sont les recrues qui devaient faire le boulot. Sauf que personne n’a rien fait à part Alex : Harry et Sebastian ont bu un coup, les figurants ont disparu, les autres bossent tous pour Lydia. Ah oui, d’ailleurs, ça y est Alex a compris ça toute seule comme une grande et a balancé l’info à Shelby, qui est de plus en plus le cliché de la blonde qui découvre tout après tout le monde. La pauvre. Elle se rattrape en fin d’épisode.

L’avantage quand on n’accroche pas du tout, c’est que ça redevient un peu imprévisible : genre je ne m’attendais pas à Alex qui finit au sol à un moment. J’ai envie de parler aussi de la très mauvaise scène « PULL THE TRIGGER » qui ne m’a pas fait stresser une demi-seconde et qui ridiculise encore un peu plus le personnage d’Owen, décidément un bien mauvais professeur (du coup, j’en profite pour l’afficher avec l’image de la semaine).

Passé ce moment très drama queen, Owen décide finalement d’aider Alex et Shelby. Bon, pourquoi pas, ça peut faire des scènes intéressantes par la suite car Alex & Shelby, c’est un duo qui me plaît bien (depuis l’épisode de la saison 1 avec l’entraînement d’attentat dans un avion là).

Quant au futur, et bien, on a assisté à des interrogatoires vraiment pas passionnants, tout cela pour nous mener à un cliffhanger où tout le monde se barre du building, guidé comme toujours par Alex, Ryan et l’une des jumelles (je ne m’aventure pas à la nommer, je suis sûr qu’ils vont nous pondre qu’elles ont encore changé d’identité).

J’ai l’impression d’être revenu aux épisodes de la saison 1 que je regardais dans le train, ratant les trois quart des infos tellement ils n’arrivent pas à m’accrocher. Bref, je ne donne des points à cet épisode que parce qu’il m’a fait chanter.

12.pngÉpisode 12 – FALLENORACLE – 09/20
We serve America. It’s just better that America not know how

Mouais. Je l’ai vu hier et j’ai déjà l’impression d’avoir tout oublié (j’ai bien pris des notes, mais impossible de remettre la main sur la page de journal où je les ai écrites d’une main hâtive dans le RER). Oups ? Pas vraiment, car ce n’était pas fameux.

La mission du jour à la ferme constituait quand même à faire en sorte que les recrues soient capables de voler des objets persos dans un bar (toujours le même qui plus est) sans se faire griller, afin de réussir à commettre un acte de trahison par la suite. C’est génial la formation d’un agent pour la CIA dis-donc ! Prochaine étape, le meurtre ? On en est où au juste ?

Au moins, ça permettait de donner un peu de temps à Harry qui, je l’avoue, est devenu de manière totalement inattendue un de mes personnages préférés dans cette série et qui, cette semaine, explique au reste de la classe comment être un bon pickpocket. Je ne pouvais pourtant pas le voir en début de saison… et ce n’est pas son intrigue avec Sebastian qui l’aide. Il a ses moments marrants quand il est tout seul, mais tout ce qui touche à Sebastian est d’une lourdeur sans nom. Seule leur dernière scène, celle où il manque de le tuer, est véritablement intéressante. Tout le reste, franchement, je m’en tape le coquillard (si vous saviez combien de temps j’ai attendu avant d’utiliser cette expression sur le blog), même si c’était très mignon d’enfin nous expliquer le passé du personnage.

Bon, et évidemment, la mission à la NSA cachait des sous-missions pour Alex et Ryan, comme d’habitude. Rien de bien intéressant, mais si j’ai bien suivi, Léon se fait virer de la ferme à cause de Dayana. Sympa.

De toute manière, maintenant, il bosse pour le FBI et en profite pour larguer Shelby qui avoue à Nimah être tombée amoureuse. Ben tiens.

Finalement, la plus grosse surprise vient du retour de Lydia qui apprend au passage à Ryan que non, Léon n’a tué personne. Ryan la croit sur parole et avertit aussitôt Alex qui est occupée par l’explosion d’une planque dans laquelle il y a des photos paparazzi de tout le monde à la ferme. Oups.

Du côté du futur, je suis totalement paumé. Alex continue de faire confiance à des gens à qui elle ne devrait pas vu ce qu’on apprend du passé, il y a toujours ce suspens autour de l’AIC et je sens la migraine pointer chaque fois que j’essaye de voir si tout ça peut avoir un sens d’une manière ou d’une autre. Que dire aussi de l’intrigue autour de la femme de Sebastian qui s’avère être un agent de la CIA ?

En tout cas, les otages sont relâchés… mais grâce à une habile pirouette scénaristique, Alex va y retourner sous les ordres de Lydia (hein ?) pour stopper Dayana. Youpi… Où est l’aspirine ?

13.pngÉpisode 13 – EPIC SHELTER – 11/20
It’s the official narrative

Et c’est reparti pour un titre cryptique cachant un épisode qui boucle tout et qui commence en justifiant une nouvelle fois pourquoi le petit groupe d’agents que l’on connaît est carrément nécessaire sur les lieux… de manière pas du tout convaincante.

C’est le genre de choses qui se répète d’épisodes en épisodes, on nous explique pourquoi il faut absolument qu’Alex fasse ceci ou cela, mais franchement, ça paraît de plus en plus gros à chaque fois… un peu comme toutes les scènes de bar dans les flashbacks d’ailleurs !

Dans ceux-ci, une nouvelle semaine de cours commence avec un enseignement sur la nécessité de ne pas se faire griller sa couverture. Oui, bon, ils sont tous agents ou pas ? Je ne sais pas comment je pourrais supporter un cours de ce genre aujourd’hui. C’est un peu comme si on m’expliquait ce que c’est qu’une comparaison de manière hyper simple mais sérieuse alors que ça fait plus de dix ans (oh merde) que j’ai appris ce que c’était – et que je l’enseigne aussi. Bref, bref, peu importe, cette introduction permet de combler un peu de temps, de nous montrer les agents s’entraînant à faire ce qu’ils font depuis 30 épisodes pour certains et d’amorcer l’idée d’un testament pour chacun.

D’une manière ou d’une autre, cela mène à un Harry complétement pété au bar, grillant au passage sa couverture auprès des autres agents de la ferme. C’est beau, on croirait presque que c’est fait exprès !

En parallèle, deux agents viennent enquêter sur l’explosion de l’épisode précédent qui a tué une ancienne recrue, elle-même en train d’espionner la ferme. Cela complique encore un peu plus les relations et interactions de chacun, mais bon. Owen décide de prendre toutes les responsabilités, mais c’est un crime fédéral alors, c’est un problème et il se fait arrêter. Lydia finit même en larmes dans les bras de son père – et putain, on aurait franchement dit une scène de couple.

Du coup, Alex se fait virer de la ferme et l’air de rien, on a vu tout ce que l’on avait à savoir de la ferme. Bye bye les flashbacks ! Franchement, je n’ai compris qu’après coup que cette partie de l’intrigue se terminait tellement je suis resté attentif tout du long.

Concentrons-nous sur ce futur qui est riche en révélations cette semaine. Histoire de m’en débarrasser tout de suite : toute l’intrigue Harry/Sebastian se conclut sans vraie conclusion, Sebastian est blessé, et basta. Pour un sentiment de conclu, il faut donc revenir sur les flashbacks et sur leur au revoir très moyen. OK, c’était bien la peine de nous faire chier cinq épisodes avec ça (et pourtant, ça me motivait au départ) !

Miranda révèle enfin tout ce qu’elle sait et, même si c’est hyper bizarre à dire, ça se tient, plus qu’en saison 1 en tout cas. Les pièces du puzzle étaient sacrément bien cachées au milieu de tout ce foutoir (désolé, je n’ai pas d’autres mots pour considérer les cinq derniers épisodes, mais en même temps vu mes notes, ça ne surprendra personne) et s’emboîtent à peu près correctement.

Difficile d’être formel cependant : ça fait longtemps que j’ai lâché l’affaire de la crédibilité dans Quantico ! De son côté, Alex s’approche tellement de la vérité qu’elle se fait tirer dessus et que c’est finalement bien Lydia qui était de l’AIC, ou en tout cas de ce qu’ils appellent comme ça. C’était donc très utile de nous faire croire que non durant trois scènes. Et bim, et bam, et boum, sans prévenir, l’ensemble de ce que je pensais être l’intrigue de la saison est subitement bouclée.

Que, quoi ?

J’ai eu l’impression d’être à nouveau devant Notorious, qui avait conclu et changé de fil rouge sans prévenir histoire de faire remonter l’audience. Cela dit… c’est peut-être le cas pour Quantico aussi, car les critiques se généralisent un peu partout. Ils se sont peut-être dit qu’il était temps de passer à autre chose. Tant mieux, à vrai dire, cela faisait quelques semaines qu’on errait sans trop savoir ce qu’il se passait. J’ai même écrit il y a quelques épisodes que ça aurait pu tenir en treize épisodes, mais du coup, je ne comprends pas pourquoi ils se sont comportés comme s’ils allaient en faire 20 ?

Et d’autant plus tant mieux qu’avec l’ellipse de deux semaines, j’ai cru qu’on avait une conclusion tellement stupide que j’allais enfin arrêter la série.

Je suis un peu triste qu’Harry ne soit pas dans la nouvelle équipe, car c’était le dernier personnage auquel j’accrochais encore parfois, alors j’étais en train de me raisonner, de me dire que de toute manière la série est tellement mauvaise qu’il était temps que j’arrête. Et rebim, les deux derniers mots m’ont littéralement fait insulter mon écran. « My son ».

Caleb va ENFIN revenir, on va ENFIN savoir ce qu’il est devenu et je crois que c’est un cliffhanger efficace, car la curiosité me fera probablement revenir. En tout cas, cette nouvelle pause dans la diffusion est la bienvenue et il me reste à déterminer si je serais là ou non pour la reprise… mais je crois que oui, car la curiosité est vraiment mon plus terrible défaut.

Capture d'écran 2017-03-29 16.54.08.pngÉpisode 14 – LNWILT – 15/20
You’re here because you know too much

L’épisode débute in media res avec une intervention d’Alex et Shelby qui parlent ensuite tranquillement et devant tout le monde de leur nouvelle mission top secrète. Il ne faut pas bien longtemps pour être remis face à face avec les défauts de Quantico, mais en même temps, j’ai envie d’y croire et de leur laisser une nouvelle chance, parce que le cliffhanger m’a vendu du rêve.

Oui, mais en fait, ce rêve, c’était bidon : Caleb n’est pas le seul fils de la présidente, il a un grand frère, Clayton, qui préfère se faire appeler Clay depuis que son père s’est amusé avec Shelby. On peut le comprendre. C’est donc toute la famille de Caleb qui débarque dans la série, mais toujours pas lui. Nous apprenons au passage qu’il a encore une sœur que nous ne connaissons pas et comme Clay passe un appel à une mystérieuse « Claire », j’en déduis que nous finirons par en savoir plus sur elle.

Du coup, le cliffhanger tombe à l’eau, mais l’épisode s’en tire bien avec cette surprise. Il est temps de réunir le casting pour sa nouvelle mission top secrète et les retrouvailles me donnent l’impression que cela fait des années que nous ne les avons pas vus aussi heureux de vivre et bien dans leur peau. Cela fait beaucoup de bien à la série de retrouver des personnages qui en sont à un stade de leur vie où les choses sont plutôt claires entre eux. Chacun a ses querelles internes, ses amitiés et ses reproches, mais, justement, cela créé une dynamique de groupe vraiment efficace où les dialogues échangés sont bien sentis. C’est très rare de trouver ça dans Quantico, ça fait du bien !

Alors ne me faites pas dire pour autant ce que je n’ai pas dit : il y a toujours pas mal de défauts. Le pire pour moi, c’est Marcia Cross qui débarque une nouvelle fois en tant que présidente et qui nous fait un discours sur les attentats, prenant pour exemple de vrais attentats et les mixant avec leur G20 foireux de début de saison. Euh, je sais pas, entendre parler du Bataclan puis de leur vrai-faux-vrai-on-sait-plus-trop attentat du G20 en deux phrases, ça ne prend pas trop. On va dire qu’ils essaient de fixer la série dans le réel, mais justement, la série n’a rien de réel du tout, quand on voit ce qu’ils nous pondent à chaque épisode. Et puis, malgré tout, je me sens grave arnaqué par l’absence de Caleb !

Bref, je vais me concentrer sur ce qui fonctionne le mieux, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas l’intrigue. Les personnages évoluent et c’est agréable, que ce soit Dyanah en mal d’amis, Shelby qui en sait soit disant trop d’après son nouveau patron Clay, Alex et Ryan qui ont rompus mais se kiffent encore, Nimah qui subit les reproches de Shelby… Il y a tout plein de duos à exploiter dans cet épisode. Malheureusement, il y a aussi le retour d’Owen, qui pour moi n’est pas franchement une bonne idée. Cela nous replonge vraiment dans le délire de la ferme, surtout que comme par hasard, ils y sont de retour. Je préférais qu’on s’éloigne vraiment de tout ça. En plus, je ne suis pas un grand fan d’Owen, qui est un personnage que je trouve trop plat par rapport aux autres.

Avec le retour d’Owen, on retombe en plus très vite sur une intrigue à la semaine qui a plus de mal à m’accrocher avec une mission à laquelle je ne comprends pas trop. Dans ma tête, leur mission principale était de partir à la recherche des disques durs, un peu à la manière de Prison Break saison 4. Là, je suis plus mitigé.

Il y a pourtant deux bonnes choses dans cette mission. L’introduction de la journaliste, Sasha, fonctionne à merveille et on sent tout de suite qu’elle va creuser plus loin que le bout de son nez. Cela ne manque pas et le cliffhanger nous la montrera en train de retrouver Ryan (qui fait donc de la pêche sur son temps libre, excusez-moi mais j’ai ri). Elle aura donc un rôle à jouer cette saison, ce qui peut être positif pour éloigner un peu Ryan et Alex.

L’autre bonne chose de cette mission, c’est l’arrivée d’Harry, qui sort de nulle part. Je pensais vraiment que la série allait s’en débarrasser et comme c’est l’une des bonnes choses de ce début de saison 2, je suis content de le retrouver, lui et ses petites réflexions (« and as I’m a man, I probably wouldn’t » ahaha).

Comme d’habitude, leur mission de la semaine est plus compliquée que prévue et ils se font prendre comme des merdes, mais en fait non. Ils enquêtaient sur l’AIC, mais se retrouve avec une pyramide de Ponzi à laquelle je n’ai pas tout compris. Ils ont encore réussi à me perdre en un épisode, mais ça empire encore avec Alex et Harry qui trouvent lune information au dernier moment. Cela ne suffit pas à faire embaucher Harry, pourtant son duo avec Alex continue de fonctionner à merveille.

Owen signe un second retour dont j’aurais pu me passer. Ils ont pourtant de bonnes références niveau série, avec un « mur de têtes » à construire qui n’est pas sans me rappeler Alias. Il y a donc de bons éléments et j’ai l’impression d’être devant une troisième saison. Jamais deux sans trois, je leur laisse encore une chance et on verra ce qu’ils en font.

Pour l’instant, les personnages sont beaucoup mieux développés que dans le reste de la saison, arrivant à un point où on a tous envie de les aimer de nouveau, même Nimah (dont je n’ai vraiment rien compris à l’intrigue G20), même Shelby qui développe déjà une alchimie avec Clay malgré sa fiancée, Maxine (je me note le nom, au cas où).

Enfin, une mini-intrigue de l’épisode nous montre Léon devenir dingue et parler d’un serial-killer qui en a après tous ceux qui étaient à la ferme. La présentation de l’intrigue me donnait envie, mais en fait, les filles ne le croient pas et il se fait enlever de manière un peu conne en fin d’épisode. Du coup, je ne suis pas sûr d’accrocher tant que ça.

Capture d'écran 2017-03-29 17.20.29.pngÉpisode 15 – MOCKINGBIRD – 16/20
OK I’ll admit it, I’ve missed this.

Comme j’avais pris une semaine de retard, j’ai enchaîné sur ce 15e épisode et force est de constater que, merde, je suis de nouveau en train de tomber dans le piège de vraiment kiffer la mise en place de l’intrigue. Le fait qu’on laisse tomber les flashbacks y aident grandement, il faut bien l’avouer, mais j’ai peur d’être à nouveau déçu. C’est mon côté masochiste, je vis la même chose à chaque épisode un peu meilleur de Once Upon a Time et j’ai attendu toute la saison 6 d’American Horror Story l’élément qui me ferait trouver ça chiant.

Cet épisode débute avec une intro déconnectée du reste, un quartier riche évacué et qui va être en fait la mission de la semaine. Pas de bol, c’est une FAKE NEWS. Trump continue d’inspirer jour après jour les scénaristes, c’est beau. Il est de nouveau question de Russie dans les séries et les trolls viennent désormais s’y mêler.

L’intrigue de la semaine est plutôt sympa, ce qui est rare dans cette série, puisqu’il est question de comprendre à quoi sert l’évacuation de la ville : le but est de retrouver une nana elle-même spécialiste des fake news. Cela prend plutôt bien car ça permet d’approfondir les nouvelles dynamiques entre personnages, que celles-ci sont sympas, et ça finit en fusillade où seuls les méchants sont touchés. Cool.

Il faut intégrer Owen comme membre de l’équipe et pour ça Clay décide de lui tirer les vers du nez, en le filmant à son insu, sur les faiblesses de chacun. C’est plutôt classique et ça entraîne une rivalité entre eux pendant tout l’épisode, qui mène à une réconciliation béta où Clay affirme son utilité en tant que leader. Mouais, mouais, mouais.

Il n’est pourtant pas un bon chef tout au long de cet épisode, laissant Nimah de côté alors que, comme dans l’épisode précédent, elle s’avère son meilleur élément qui comprend tout l’intérêt de la mission. Raina est toujours aux abonnées absentes, mais comme pour elle non plus je n’ai rien compris en début de saison de toute manière, je profite de son absence pour ré-accrocher à Nimah.

J’ai également beaucoup apprécié la réintroduction d’Alex et Ryan cette semaine, autour de la différence FBI/CIA qui est enfin clairement expliquée dans les intentions du job de chacun.

L’autre duo très cool de cet épisode, c’est bien sûr Alex et Harry. Les scénaristes savent bien ce qui fonctionne dans leur série et c’est appréciable de les retrouver ensemble. Ce dernier trouve ainsi le moyen de se ramener une nouvelle fois auprès de la nouvelle équipe, ce qui est complétement con. J’aurais préféré qu’on ne le voit pas un épisode plutôt que de voir les scénaristes galérer à trouver un moyen de l’intégrer comme ça. Cela dit, il fait tellement du bon boulot avec Alex, qu’ils finissent par trouver logique de l’incorporer à l’équipe. Alléluia. Cela fait suite à une scène où Alex énumère les faiblesses d’Harry, et ça, en revanche, c’était bien plus chiant !

De son côté et voyant qu’Alex continue sa vie comme si de rien n’était après leur rupture, Ryan accepte le rendez-vous de Sasha, la journaliste, et j’aime beaucoup cette partie de l’épisode : il se fait totalement manipuler par celle-ci qui expose sa couverture en trois secondes. Du coup, il lui vend des infos tout en étant clairement attiré par elle. C’est parfait, parce que ça créé un triangle un peu pourri qui sera marrant et parce que, pour une fois, les scénaristes nous montrent à quel point leurs personnages sont en vérité de mauvais agents.

Tellement mauvais qu’ils ne voient même pas venir la nouvelle menace : Léon se fait gentiment suicider dans sa baignoire alors que Shelby l’appelle pour reprendre contact après avoir fait croire à Clay qu’il était son mec. Je suis un peu déçu de cette mort parce que c’était un personnage que j’aurais aimé revoir, mais en même temps, si ça peut permettre de lancer un petit slasher sur ces agents, je prends !

Bon donc si je fais un bilan provisoire de cette nouvelle partie de saison, force est de constater qu’on repart sur d’excellentes bases, avec des duos plutôt efficaces (Alex/Harry, Ryan/Sasha, Shelby/Clay, Dayanah/Nimah) et une vraie dynamique de groupe. Le fil rouge n’est pas encore trop mis en avant, mais on sait déjà que chaque épisode va permettre aux agents de trouver le nom d’un nouvel ennemi, et qu’il faudra faire tomber tous ces noms dans les derniers épisodes.

Pour l’instant, je me laisse berner et j’aime bien. Merde.

EDIT : quelques mois après le visionnage de ces épisodes, j’ai pris le temps de me faire un résumé de ce début de saison chaotique auquel j’ai mis du temps à comprendre quelque chose. Je sais que mon article n’était pas toujours super clair, parce que j’étais paumé, mais tadaa, les voilà les explications.

15.pngÉpisode 16 – MKTOPAZ – 16/20
My god, can you help me before they kill me?

Je me lance tôt dans Quantico aujourd’hui, parce que Supergirl est en pause et que j’ai apprécié les derniers épisodes de la série que j’ai vu.

L’épisode nous introduit Maxine déjà au lit avec Clay. C’est une introduction plutôt habituelle pour Quantico. Bon, il est rapidement embêté par Nimah qui lui envoie un SMS. Et comme par hasard, la mission du jour implique de se servir de la réputation de Maxine, à qui il cache son job depuis le début. La mission de la semaine implique Rebecca Sherman, une femme connue pour être une influençeuse. Ah ces nouveaux métiers à la mode.

Ryan en profite pour impliquer Sacha dans ses recherches, ce qui attire les suspicions de Neema, forcément. Elle est sur son dos pour le reste de l’épisode et comprend sa relation avec Sacha. Elle ferme les yeux, se bourre la gueule pour oublier et laisse Ryan faire ses propres erreurs. Celles-ci consistent en un rencard avec Sacha, qui se fait à son boulot. Mouais, j’attends un peu mieux de ce couple (et elle n’est clairement pas journaliste en plus, ça aussi j’attends d’en savoir plus). Bref, ils s’embrassent, c’est mignon.

Le problème, c’est que Rebecca est vraiment bonne à son job (hmm) et est capable d’analyser le langage corporel d’Alex (qui agit exactement comme d’habitude pourtant). Pendant ce temps, Clay essaye de craquer son ordinateur, avec l’aide de Kurt qui fait en sorte de faire parler Rebecca grâce à Sacha. C’est un peu gros tout ça, mais ça fonctionne plutôt bien. C’est le troisième épisode qui réussit à proposer quelque chose de ce style, c’est divertissant et inattendu. C’est alors l’heure du rebondissement pour relancer l’épisode : Rebecca leur demande de l’aide.

Ils profitent alors d’elle pour se rapprocher d’une autre de leur cible. Malheureusement, ça tourne mal assez rapidement et Rebecca se fait tuer. Alex irait bien l’aider quand elle se fait tirer dessus, mais elle est forcée de la laisser agoniser au sol quand même, sinon elle risquerait de griller la couverture de cette opération super secrète. Cela permet une bonne scène et un bon de drama, alors j’approuve. Cela faisait un moment que Quantico n’avait plus réussi à me faire approuver une de ses décisions, mais cet épisode avait un bon rythme dans ses rebondissements.

En parallèle, Harry fait sa révolution au boulot et est un empêcheur de tourner en rond dès le départ. C’est un peu dommage car, à ce détail prêt, j’aime beaucoup les nouvelles réunions d’exposition de l’affaire ; elles fonctionnent bien mieux que les speechs d’Owen à l’époque de la ferme (on est toujours censé y être, mais bon).

Harry se barre donc faute de faire le boulot qu’il veut, puis revient. C’est le troisième épisode d’affilée qu’on lui file la même intrigue de type à l’écart qui fait en sorte d’être embauché, ça devient lassant ça en revanche, surtout qu’on en avait fait le tour la semaine dernière.

Seulement, dans le parc où ça part en vrille avec Rebecca, Harry finit par repérer le tireur, et le tireur est… Sebastian. Forcément. Fallait bien qu’il revienne celui-là (et il n’a plus l’air blessé du tout vu son boulot et sa démarche). Harry ne prévient personne, disparaît dans la nature, mais tout le monde continue sa journée comme si de rien n’était alors qu’ils ont un agent dans la nature. Sans grande surprise, Sebastian le prend en otage sans éveiller les soupçons de qui que ce soit, et ça nous fait un cliffhanger sympa (même si un autre gentil qui devient méchant dans cette série, ça m’inquiète un peu).

Shelby, elle, devient conseillère conjugale pour Clay après sa dispute avec Maxine, qui a compris son double jeu pour son boulot. Pff. C’est gros, trop gros, mais en même temps, c’est rigolo (et puis, c’est Quantico). Shelby ose venir défendre son patron auprès de Maxine malgré son passif avec cette famille. Pas mal et également pas du tout trop gros pour passer comme crédible. La blonde en pince grave pour son boss, ça en devient creepy cette attirance familiale (encore que, pour le coup, Clay ressemble à Caleb).

Ah et avant que j’oublie, Owen reçoit un papier pour visiter Lydia et il ne sait pas quoi faire. Passionnant. Un autre cliffhanger de l’épisode est donc de le voir au parloir. Personnellement, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on oublie Lydia pour la fin de cette saison…

Enfin, Raina se fait enlever à son tour, et ils tentent de l’épingler comme terroriste. Original.

Malgré ses quelques défauts habituels, Quantico propose un épisode efficace avec des rebondissements bienvenus et une complexification de l’intrigue qui tient encore debout. J’espère que ça va continuer parce que pour le moment, c’est bien !

Screenshot_2017-04-12-12-40-13.pngÉpisode 17 – ODYOKE– 13/20
I’ll wait for your funeral, you right-wing sell out.

Aïe, je n’ai pas aimé cet épisode que j’ai trouvé d’une lourdeur sans nom. Pourtant, l’intention de départ est bonne, l’ensemble est meilleur que les deux premiers tiers de saison, mais franchement, c’était trop gros et surtout l’intrigue générale est mise de côté. Pas d’Harry ni de Sebastian et une avancée à pas de fourmi cette semaine.

À la place ? Un épisode pro-immigration, un thème traité avec la subtilité d’une des recrues de Quantico sous couverture… Donc sans subtilité. Non, je ne suis pas tendre, mais franchement, j’ai levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois cette semaine. Je l’ai vu dans un train, ça n’a peut-être pas aidé non plus, mais j’ai trouvé ça franchement raté, malgré un très bon message.

Cet épisode commence par nous présenter l’ensemble du casting se préparer à partir en vacances. Cela sort de nulle part et ne dure pas : le week-end est annulé pour tout le monde à cause d’une nouvelle mission suite à un attentat… commis par Raina ! C’est en tout cas ce que les médias veulent faire croire, mais celle-ci clame son innocence auprès d’Alex. Elle se retrouve donc aussi victime qu’Alex selon elle. Hop, encore une agente à l’identité supposée secrète qui se retrouve affichée à la télé. Ils sont bons !

Bon, Raina n’arrive pas seule : elle a tout un tas d’infos à donner à Alex. Cette dernière apprend ainsi la mort de Leon et la garde pour elle (ou presque). Euh ? La raison pour laquelle elle donne l’information est médiocre et ça m’a vraiment dérangé : ce n’est pas du tout le personnage d’Alex tel qu’on le connaît !

J’ai un peu décroché de son intrigue avec Owen ensuite, mais ils se retrouvent dans une fusillade surprise de laquelle ils ressortent bien sûr vivants, mais pendant laquelle Owen s’est figé, ce qui le déprime. OK, OK. Peut-on me trouver une raison d’apprécier son personnage ? Non ?

Ce n’est pas franchement mieux du côté de Ryan. Celui-ci voulait se faire son petit week-end avec sa Sacha, mais il finit par découvrir qu’elle le compromet à cause de ses parents, coincés en Russie. Cela inquiète Alex qui a passé l’épisode à être suspicieuse envers son ex, mais en fait, d’après Ryan, ce n’est pas son business. Grosso modo. C’est tout à fait juste et la scène où Sacha révèle la vérité sur ses parents m’a fait lever les yeux au ciel (une constante pour moi devant certaines séries) tellement ce n’était pas subtil. C’était une histoire d’immigration bien grosse et lourde, histoire de.

En parallèle, le reste de l’équipe (Clay, Shelby et Nimah, donc… Ne me demandez pas où sont passés les autres) est chargé d’empêcher la création d’une liste de musulmans, projet porté par des Républicains représentés par Felix, un ami de Clay sorti de nulle part (mais que la série prend le temps de foutre à poil en début d’épisode, faut bien garder les audiences comme ils peuvent).

Felix se dit pris au piège par sa position du parti. Il est lui-même immigré (un point largement évoqué dans l’épisode en toute subtilité toujours, par Shelby) et donne donc à son ami les noms des représentants dont le vote peut être infléchi. Du moins, c’est ce que Clay croit, mais en fait Felix les manipule.

Le piège est un peu gros et se voit à des kilomètres. La série ne se sort pas d’affaire en évoquant Black Mirror en référence de ce qui est en train de se passer (mais merci pour mon Bingo Séries). En conclusion de cette intrigue, l’équipe échoue et Nimah comprend que la haine de Felix vient d’un attentat dans lequel sa sœur est morte. Oh putain.

Si j’ai trouvé que l’ensemble de l’épisode manquait de subtilité, le « all hate comes from somewhere » est d’une simplicité dégoulinante de bons sentiments. Si seulement ! Quantico traite de sujets complexes et le fait souvent mieux que ça, mais alors là, c’est un échec total pour moi. Le racisme d’un perso justifié par un passé de victime (indirecte) d’attentat sorti de nulle part, c’était la goutte d’eau. J’ai trouvé cela particulièrement mauvais.

En attendant, Shelby continue de draguer Clay (et inversement), mais ce dernier déprime. Elle décide donc d’appeler Caleb pour qu’il remonte le moral de son grand frère… mouais, venant de Shelby, c’est le coup de fil qui n’a aucun sens. Genre, imaginez deux secondes, votre ex qui a couché avec votre père vous appelle pour vous dire que, eh, quand même, faudrait peut-être que vous vous occupiez un peu de votre famille. RIDICULE.

La fin de l’épisode est heureusement plus réussie pour les autres intrigues : Ryan espionne Sacha, Alex est suivie par Sebastian (cliffhanger wouhou) et Nimah décide d’échanger (une fois de plus !) sa place avec Raina. Nimah ira donc en prison pendant que Raina occupera sa place. Je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée, mais ça fera un rebondissement sympa, j’imagine.

Screenshot_2017-04-18-16-50-11Épisode 18 – KUMONK – 15/20
We’re going to lose this game

Bon, cet épisode avait du très bon et du beaucoup moins bon, le tout était assez prévisible quand même et je reste mitigé dans l’ensemble. D’où une note un peu passe partout : c’est bon (donc divertissant) mais ça n’a rien d’exceptionnel.

Commençons par le moins bon, et peut-être aussi ce qui intéresse le plus à ce stade de la série… les relations amoureuses !

D’abord, l’épisode essaye désespérément de nous vendre Owen/Alex comme un truc qui fait rêver. Alors force est de constater que les acteurs s’en tirent très bien pour créer une alchimie qui n’avait rien à faire là à la base, mais ça me crispe totalement ce rapprochement. Cela fait quelques épisodes que ça dure déjà, mais là, franchement, leur première scène essaye vraiment de nous faire accrocher à une attirance sexuelle entre eux. Quant à la scène du bar, pareil, c’est clairement de la drague, et Alex la reconnaît comme telle. MAIS QUOI ?

Loin de cette dragouille de bas étage entre l’ex prof et son étudiante (mais les rôles sont inversés dans cet épisode hein) et d’une différence d’âge qui pourrait presque être gênante (je ne suis pas là pour juger… et puis, peut-être que dans un mois, j’aurais pour président un homme marié avec sa prof aussi – OUH attention, je parle politique, fuyons, fermons cette parenthèse), nous retrouvons Sacha et Ryan.

Leur dynamique est bonne, leur duo fonctionne et il est marrant de les voir s’espionner l’un l’autre tout l’épisode. Marrant, sans plus. On sent bien vers quoi ça se dirige tout au long de l’épisode, c’est annoncé peu subtilement par un interlocuteur qui dit à Sacha qu’il la reverra peut-être avant qu’elle ne le voit et l’explosion de la voiture à la fin m’a fait rire. Ne vous méprenez pas, j’adore le personnage de Sacha, c’est juste que c’était tellement grillé (oups, mauvais choix de mots ?) qu’elle allait finir comme ça. OK, je suis de mauvaise foi (coucou Ludo), je pensais qu’elle allait se prendre une balle dans la tête juste après avoir embrassé Ryan. Vue et revue cette scène, quoi… je la vis dans la réalité, je pars me planquer en courant.

Pour clore la page relation amoureuse, il me faut parler du trio Clay/Shelby/Caleb. Caleb est de retour ! Cela fait tellement longtemps qu’on ne l’a pas vu que je le reconnais à peine, je tiens à le dire, surtout que le personnage a énormément changé à se droguer et tout. J’ai adoré le fait qu’il analyse aussitôt l’attirance de Clay pour Shelby et qu’il dise clairement à Shelby de se tenir éloignée ! C’était bien joué.

J’ai bien aimé également la relation qui se dessine entre les deux frères, qui fait très relation fraternelle effectivement. C’est bien mené tout du long, même si ça manque peut-être un peu de subtilité quand ça vire au cliché.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai du mal à être pleinement satisfait, mais l’écriture de cette partie de saison est bien meilleure. Peut-être qu’ils ont appris de leurs erreurs ? Bon, bien sûr, on nous pond des trucs énormissimes, mais c’est plus facile à avaler (et digérer) que leur histoire de G20 à laquelle je pense n’avoir toujours pas tout compris tellement j’ai fini par décrocher à force de rebondissements et de révélations de terroristes.

Des trucs énormissimes ? Vous pensez que j’exagère, je le sens bien, mais, franchement, Alex qui propose d’arrêter de penser rationnellement parce que les terroristes ne réfléchissent pas comme ça, c’est énorme. Si seulement ça pouvait être si simple ! Et comme ça, l’air de rien, ils réussissent à trouver la situation de Cleveland qui était en fait sous leur nez.

Oui, mais j’ai dit « des trucs » ? Exact. Comment est-il possible que l’équipe de bras cassés de Quantico ne reconnaissent pas Raina ? Je veux dire, en saison 1, je veux bien. Moi aussi j’avais du mal. Et depuis le début de la saison, j’ai peur des échanges également… mais là, franchement, depuis qu’on les a retrouvées ensemble l’an dernier, il me paraît évident qu’elles n’ont pas le même accent. Du coup, pas un instant dans cet épisode je me suis dit que c’était Nimah. Alors que ses amis (qui sont toujours supposés être des agents surentraînés et badass et qu’on ne roule pas dans la farine) n’entendent pas la différence quand moi je l’entends alors que je suis tout ça d’un œil distrait, c’est gros. À l’inverse, Miranda qui sort de nulle part et le comprend en dix secondes, c’est tout aussi gros, surtout que Raina ne parle quasiment pas dans cette scène.

Et puis, ce n’est pas comme si Raina était douée dans son infiltration. Elle pose tout un tas de questions que Nimah ne poserait pas, on les voit tous buguer mais pas un n’envisage l’échange des jumelles ? Ils me font criser je vous jure !

Dans tout ça, je ne vous parle presque pas de Cleveland et de la quête d’un jury corrompu qui finit sur un juge corrompu. C’était l’enquête de la semaine, ça ne m’a pas passionné, c’était un peu toujours la même chose. Cela se termine sur un bon rebondissement (prévisible) : Clay a fait semblant de pactiser avec l’ennemi (Felix, qui de toute évidence est un perso appelé à rester important) pour finalement aider sa mère, après une bonne grosse déprime en début d’épisode, histoire que, comme Shelby, on le croit passer du mauvais côté (sérieusement, on vous connaît mieux que ça scénaristes). Celle-ci réussit à endiguer une révolte à Cleveland avec un excellent discours. Je l’ai vraiment bien aimé (le littéraire en moi sûrement), mais il ne résout pas franchement le problème pour autant, alors la foule qui l’acclame, c’est un peu gros.

Il y avait une bonne critique de la politique US (notamment dans la bouche du méchant, mais du coup, ça part en vrille sur la fin de son analyse) cette semaine, ça change un peu par rapport à ce qu’ils font habituellement. L’autre changement, lourdement souligné, est que pour une fois, ils finissent sur une victoire. Et oui, Sebastian leur apporte les réponses (donc en fait c’est un gentil qui bosse pour d’autres gentils et Harry est juste parti loin de tout ce merdier sans la moindre raison valable ?) et la présidente redore son image. Trop forte, l’équipe de Quantico

Capture d'écran 2017-04-25 16.10.12Épisode 19 – MHORDER – 15/20
What the hell do we do now ?

Cette semaine, Quantico nous propose un épisode assez solide, dans la droite lignée des précédents. Il a quelques défauts, mais rien par rapport à ce début de saison, et, surtout, il sait comment les dépasser avec un cliffhanger efficace.

Comme la semaine dernière, on retrouve des scènes auxquelles je n’accroche pas du tout pour Alex et Owen. Ces deux-là font équipe tout au long de l’épisode, au point de nous laisser Alex se jeter dans la gueule du loup à la fin, avec le soutien de son nouvel amoureux qui ne l’est pas encore.

Concernant le cliff de la semaine dernière, je trouve que ça manque beaucoup de suivi. Ryan vient d’assister à l’explosion de sa nouvelle petite amie, mais il n’en a plus rien à faire. C’est en tout cas ce que laisse paraître cet épisode où, loin d’être dévasté, il organise pépère sa petite revanche. Je trouve que ça manque de suivi et de cohérence. Malgré ça, il se laisse quand même avoir comme un bleu et c’est la deuxième semaine de suite que Quantico nous montre que ses agents ne sont pas si bons que ça. Bref, à cause de lui, l’ensemble du groupe est compromis, le plan illégal de la présidente révélée et tout le monde finit dans la merde. Cette fin est un énorme point positif, j’espère qu’ils sauront rebondir dessus sans pour autant éviter les conséquences négatives, comme la série a tendance à le faire.

Tout le monde est d’autant plus dans la merde que Raina n’est pas capable d’assurer sa couverture. Elle est très clairement grillée par Felix dans cet épisode, même si celui-ci n’agit a priori pas contre elle. Tout aussi mauvaise actrice, la présidente (alors attention hein, c’est le personnage qui est mauvaise actrice, pas l’actrice en elle-même) propose un marché ridicule à notre grand méchant voulant ficher les musulmans (non, je n’ai pas retenu son nom)… Et celui-ci se laisse berner. Cela sentait très clairement le bluff pourtant, mais bon.

À lire ce début de critique, vous devez vous demander comment je peux oser pondre un 15/20 avec autant de défauts et de maladresses, pourtant, ce n’est pas une faute de frappe. Je gonfle un peu la note, parce que j’ai adoré le personnage de Caleb cette semaine, même s’il semble qu’on ne le reverra pas pour la suite. En effet, Caleb a repris la place qu’occupait cette saison Harry et s’est mis à tout critiquer à voix haute, en permanence. Cela a insufflé un excellent humour tout au long de l’épisode.

Contrairement à Shelby qui trouve qu’il n’a pas changé, moi, je trouve que cette absence l’a un peu transformé, mais en bien. Je ne pourrais pas blairer un type pareil si je l’avais en face de moi, mais dans une série comme Quantico, c’est très exactement ce qu’il fallait. Il permet de souligner tous les défauts d’écriture et de se foutre de la gueule de tout le monde, il a une vraie relation marrante avec son frère et il connaît assez l’ensemble du casting pour se sentir comme un poisson dans l’eau.

Bref, il m’a fait marrer tout du long à être si insupportable et, comme ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dans la série, j’ai trouvé ça bien joué. Sur le long terme, il serait trop énervant, mais sur deux épisodes comme dans cette saison, c’est parfait pour redonner un souffle à la série.

En plus, Caleb force Shelby à confronter sa relation avec Clay et il était (déjà) temps que ça arrive. J’ai beaucoup aimé les scènes Shelby/Clay dans cet épisode. On voit bien que le ship est là, que les premiers sentiments sont nés chez Clay comme chez Shelby et que Caleb les repère à merveille. Pourtant, ce sont les fiançailles de Clay qui deviennent la mission de la semaine.

Dans une intrigue grosse comme un éléphant, on nous annonce en effet que c’est le moyen de réunir tous les « méchants » dans la même pièce et donc Maxine réapparaît de nulle part. Elle accepte que ses fiançailles servent de couverture à une mission improbable, mission qui apporte elle aussi son lot de situations cocasses (à la faveur de Caleb, toujours).

Si Sacha est vite expédiée et qu’on a peu d’infos sur Owen/Alex, la relation entre Shelby et Clay est confrontée de face cette semaine. J’ai adoré le développement du personnage de Clay qui comprend ses sentiments pour elle et lui demande de ne jamais les accepter, ni de les précipiter. C’était une jolie scène, bien écrite et bien jouée, avec une certaine maturité inhabituelle pour la série. Oh, je doute que cela ne tienne longtemps, surtout quand on voit le plan final de Shelby qui est de faire croire qu’elle a recouché avec Caleb.

Cela dit, c’était une bonne scène et, pour une fois, quelqu’un d’autre de Shelby a eu le cran de souligner qu’elle n’était pas seule responsable de sa situation improbable avec cette famille. Bref, ce 15, je le mets aussi pour cette scène.

La fin d’épisode voit Ryan et Shelby être exposés à la télévision, mais aussi Alex commencer une nouvelle mission sous couverture qu’elle s’auto-donne. Quant à elle, la présidente va être confrontée à une procédure d’impeachment. Les derniers épisodes de la saison (série ?) nous promettent donc une sorte de mini-reboot de la situation, encore, et avec suffisamment de personnages encore dans l’ombre (Sebastian notamment) pour que ça bouge pas mal.

Autrement dit, cet épisode confirme une fois de plus que la série a su se réinventer et proposer une intrigue bien meilleure que les précédentes sur ce dernier tiers de saison.

20.pngÉpisode 20 – GLOBALREACH – 15/20
You want to fight or you want to save people?

Clay se fait engueuler par sa maman dès le début de l’épisode, ça donne envie de rester ! Elle le convainc de reprendre les activités, et c’est tant mieux.

Alex et Owen continuent leur mission de leur côté. Comme elle s’inquiète de sa sécurité, il lui offre une pièce pour symboliser sa présence partout où elle ira. Oui, c’est aussi niais (peut-être plus même) que ça en a l’air.

Alex se retrouve à devoir convaincre la CIA de bosser pour l’ennemi, puisque c’est elle-même ce qu’elle fait. Pas mal comme idée. Je reste grandement sceptique sur cette intrigue qui nous met encore Alex en super-héroïne, mais en même temps, je trouve les perspectives que ça offre vraiment intéressantes. Elle n’a aucun mal à le faire avec la CIA, mais a plus de mal avec le FBI.

De son côté, Raina enquête sur Nimah avec l’aide de Felix, qui se prouve bien utile et gentil avec elle. Shelby et Ryan quant à eux dépriment devant Netflix avec des chips et de la bière. On dirait mon week-end. Ils parlent un peu sentiments aussi, c’est mignon, ils s’inquiètent tous les deux pour Clay et Owen.

L’équipe fait tout pour décrédibiliser notre méchant de la saison, Roarke, le boss de Felix, qui tente de gagner du pouvoir et de devenir calife à la place du calife. Le truc, c’est qu’ils ont tous leurs petits problèmes en tête, alors ce n’est pas bien efficace. Clay se fait piéger bêtement par Roarke et organise un plan rien qu’avec Shelby. Heureusement qu’il veut prendre ses distances avec elle !

Pas de chance, leur plan (espionner Felix) foire complétement quand Raina l’avertit du problème. Forcément : il était utile et gentil avec elle, sans raison a priori. La voici la raison, c’est plutôt bien joué, même si un peu prévisible, surtout avec Raina.

Au FBI, Alex se rend compte qu’elle est manipulée pour provoquer un nouvel attentat qui décrédibiliserait la présidente définitivement, avec le risque qu’elle soit considérée coupable. En plus, elle se retrouve face à Ryan qui veut des explications. Il les obtient un peu plus tard de sa part et de celle d’Owen, mais il continue de ne pas être d’accord du tout avec l’infiltration d’Alex qui provoque des dégâts collatéraux.

L’épisode se termine sur une démission de Clay, qui cède sa place à Owen, et sur une démission de sa mère également. C’est une double défaite, donc. On s’approche de la fin de saison les amis, et on s’en approche avec une série qui a su retrouver une qualité plus grande et un vrai potentiel de divertissement ! Autant vous dire que ça fait plaisir. La prochaine étape pour rendre Quantico vraiment tolérable serait qu’Alex découvre le mode silencieux sur son portable. J’en demande peut-être trop…

Screenshot_2017-05-09-18-54-26.pngÉpisode 21 – Rainbow – 16/20
I wouldn’t leave town in the next couple of days

Quantico s’approche tranquillement de son final sans savoir si elle sera renouvelée ou non. Par conséquent, les producteurs ont déjà annoncé une fin qui se fera sans cliffhanger, au cas où. Cela me motive d’autant plus à finir cette saison qui, de toute manière, est déjà beaucoup mieux depuis son dernier reboot aux deux tiers.

Cet épisode démarre une semaine plus tard avec un président Roarke plus qu’actif : il est déjà le président ayant signé le plus de décrets durant son court mandat, y compris le fameux décret qui posait tant de problèmes dans les derniers épisodes de la série. Quantico n’y va pas avec le dos de la cuillère quand elle parle politique.

L’intro nous remet bien sûr dans le contexte d’un peu tout le monde, puisqu’une fois de plus ils sont tous devant leur télé : Raina ne se fait pas aider par Felix, Shelby est sans nouvelle de Clay, Ryan est avec Miranda… Tout ceci lance clairement les intrigues de l’épisode, puisque toutes ces pistes sont par la suite explorées alors que Roarke déclare qu’il veut une nouvelle constitution pour les USA. Rien que ça. Alex apprend aussi du président que quelque chose se prépare et elle se rend aussitôt à la ferme pour révéler tout ce qu’elle a appris.

Bien sûr, personne n’est spécialement partant pour une nouvelle constitution et l’épisode s’apprête à dévoiler, peu à peu, comment la conspiration va réussir à changer la donne en peu de temps. Alors, il faut noter d’abord le retour de la « B-team », à savoir des vieux (comme Miranda) et d’autres dont j’ai oublié l’existence (et le nom, j’avoue). En effet, la A-team est mal en point après les épisodes précédents. C’était intéressant comme point de départ, même s’il y avait quand même peu de suspense autour de Ryan & Raina, qui reviennent assez vite (une fois que Raina aura souligné l’existence du triangle Ryan/Alex/Owen).

Ce triangle amoureux apporte un peu d’humour, mais je trouve le rapprochement Alex/Owen toujours aussi étrange, pour ne pas dire même glauque. Après, ça permet de bons moments, comme lorsque les deux hommes veulent protéger Alex qui fait encore la tête brûlée. Ryan se fait aussi remettre à sa place durant l’épisode, quand un ancien patron (mais qui es-tu vieux monsieur ?) lui explique qu’il ne sert qu’à défier Alex, car c’est quand elle est défiée qu’elle est à son maximum… OK.

Loin de ces histoires de cœur, le reste du casting tente quand même d’empêcher un nouvel attentat cette semaine, surfant sur l’angoisse post-9/11 avec un groupe de terroristes répartis sur six avions. J’ai adoré cette intrigue, aussi flippante que crédible, des six personnes lambdas que l’on transforme en terroriste grâce à leurs portables. Enfin lambda… Des musulmans, bien sûr.

Si je vous passe le faux suspens, l’attentat est déjoué bien sûr, avec une scène qui me gêne un peu quand même : ils détruisent les téléphones des six inconnus après les avoir confisqués à l’arrache. C’est un peu étrange dans l’exécution et le regard de haine de l’hôtesse de l’air envers un homme musulman, je l’ai trouvé mal amené. En soi, il est logique, mais puisqu’il s’agit d’une victime, j’aurais aimé qu’un commentaire plus explicite sur son innocence suive la scène. Je ne sais pas comment expliquer, mais ça m’a dérangé.

Je vous parlais de faux suspens, il vient de Clay dans cet épisode. Notre monsieur est en pleine déprime après avoir perdu son poste, mais aussi sa fiancée. Oui, Maxine l’a larguée car il n’est plus spécialement un bon parti et il se perd dans son alcoolémie (à la bière, sérieux…). De manière hyper subtile, les scénaristes font donc intervenir Shelby dans sa vie pour le remotiver et le convaincre qu’ils ont besoin de son aide.

La belle blonde parvient à faire en sorte que Clay les aide… En soi, c’était sympathique, mais franchement, les informations qu’il lui apporte sur la cible (qu’il devine) n’ont rien de franchement fantastiques ou imprévisibles. Je peux faire son job si ce n’est que ça… et je pense que Shelby aussi. Enfin bon, ça suffit à Shelby qui retombe sous son charme et accepte presque de l’embrasser. C’est bien la peine d’avoir promis à Caleb de s’en tenir éloigné et de passer tout le début d’épisode à correspondre avec Caleb. Shelby arrête malgré tout Clay un quart de seconde, pour faire bonne figure… mais c’était le quart de seconde de trop car ils sont interrompus par le FBI, qui vient les récupérer.

En effet, pour réussir à venir voir Clay, Shelby a dû tromper la vigilance du FBI. Pour se faire, l’équipe a utilisé Raina qui s’est sacrifiée en se faisant arrêter sous sa vraie identité, révélant que Nimah avait pris sa place. Pas sûr que ce soit la meilleure des idées pour échapper à la surveillance de la ferme par le FBI, parce que du coup l’équipe perd un allié de taille avec les jumelles.

Et comme en plus Alex grille sa couverture parfaite dans cet épisode afin de connaître le nom des six passagers transformés contre leur gré en terroriste, ils font quand même quinze pas en arrière en arrêtant cet attentat. Malgré tout, cela offrait un bon épisode et un bon combat entre Alex et sa supérieure brune.

Bon autrement, j’ai aimé dans cet épisode le ton blasé d’Alex à la fin qui nous dit que ce n’est jamais qu’un mardi comme un autre et je suis resté beaucoup plus sceptique devant la relation Miranda/Owen. Je ne me souvenais pas que ces deux-là avait un passé si fort et leur relation en devenait gênante vis-à-vis d’Alex.

J’ai beaucoup aimé la fin d’épisode : toute l’équipe est arrêtée par le FBI… qui les emmène pour une conférence de presse du président qui en profite pour griller leurs identités (censées rester aussi secrète que possible). C’était une excellente idée puisque, de cette manière, le président assume l’existence d’une équipe secrète et parvient enfin à rassembler tout le monde autour de son programme. Jolie manipulation politique, donc, qui s’est mise en place depuis quelques épisodes et qui transforme nos héros en méchants.

En effet, le cliffhanger menant au final est on ne peut plus clair : ils se laissent cent jours pour planifier un attentat afin de faire tomber le groupe de méchants au pouvoir. Sauf que les méchants au pouvoir sont pour l’opinion publique les gentils…  Comme d’habitude dans cette série, mais pour une fois, voir les choses dans l’ordre et sans chercher à piéger tout le monde toutes les dix secondes permet de suivre toute l’intrigue et d’être solidement embarqués dans leur histoire. Gros coup de cœur pour cette intrigue, mais je suis curieux de voir ce que va donner le final.

22.pngÉpisode 22 – RESISTANCE – 10/20
It is still us against the powerful man in the USA.

C’est parti pour la fin d’une saison qui fut longue et pas toujours brillante, mais qui a transformé les héros en terroristes. Rien que ça. Cet épisode final commence de la pire des manières, à savoir par ce que tout prof d’anglais vous a toujours déconseillé de faire dans votre vie : commencer votre oral par « so… ».

Vingt jours plus tard, le président se sert de ses héros pour recruter des candidats afin de fonder une nouvelle agence de renseignement, comme prévu, qui s’appelle la… DASA. C’est toujours aussi réfléchi. La série ne s’embarrasse pas trop et fait défiler le temps en une minute ou deux, rapprochant de la convention constitutionnelle. Au moins, comme ça, les choses sont claires : la série reprend deux jours avant l’attentat planifiés par le groupe de Quantico qui est désormais bien loin de Quantico.

Ils sont tous parfaitement sous couverture, se servant de leur bar comme base d’opération, en feignant d’être en couples et heureux. Ils ont deux jours pour faire en sorte que quatre électeurs votent « non » à la nouvelle constitution. Comme toujours avec les américains, ça se résume à quelques « swing », c’est-à-dire quatre électeurs hésitants à voter oui ou non. Histoire que l’on connaisse un peu les enjeux, les scénaristes se servent d’Iris (de retour, sortie de nulle part) pour critiquer la future Constitution.

En trame de fond, les histoires sentimentales continuent, avec une réconciliation incertaine entre Alex et Ryan et Shelby/Clay qui continuent de flirter. Owen conseille même Ryan sur sa relation avec Alex dans cet épisode, j’imagine que la réplique Quant à Felix, il se fait virer et perd son autorisation de séjour aux USA.

Le temps est passé vite cette semaine dans Quantico, mais c’est parce que le bar était sous surveillance pendant trois mois. Notre équipe de bras cassés se pensant au-dessus de tout le monde n’a pas pensé aux télévisions du bar… mais qu’ils sont cons, sérieusement. Faut arrêter de nous les faire passer comme meilleurs agents des USA, parce qu’ils enchaînent les erreurs de débutants (ce serait passé s’il s’agissait d’un plan de leur part, mais bon).

Dépités, ils organisent une dernière mission, toujours dans le bar bourré de micros (WTF ?) : ils se servent d’Iris et de l’autre perso aperçu à droite à gauche dans la série pour une mission sous couverture où ils draguent un type en se faisant passer pour un couple. Je dois bien avouer que je n’ai pas tout suivi, mais ce nouveau duo m’a bien fait rire.

Par la suite, nous en arrivons donc au jour J, où Clay se fait narguer par Roarke pendant que Shelby apprend que Maxine s’est faite larguer et non l’inverse. Cela semble changer tout un tas de choses pour elle, m’enfin, dans les faits, Clay reste célibataire, pas de quoi s’embêter.

La réunion pour la nouvelle constitution débute et est interrompue par Alex qui révèle tout ce qu’elle sait, envoyant des documents confidentiels un peu partout à travers les États-Unis et se faisant finalement tirer dessus par… Miranda. C’est bien sûr une fausse balle, pour faire croire à la mort d’Alex. Allez, je leur reconnais que ça fonctionne plutôt bien, même si nous savions bien dès le départ qu’elle ne pouvait pas y passer. Du coup, le groupe ne devient pas franchement terroristes au sens propre du terme, se contentant d’exposer les malversations de Roarke au grand jour. Il ne lui en faut pas plus pour se suicider (encore que le corps ne soit pas vu à l’écran, c’est toujours suspect dans ce type de série).

Alex s’enfuit, Clay et Shelby continuent de flirter pour une dernière fois… Et deux mois plus tard (!), tout l’équipe se retrouve au bunker. Clay y débarque (marié !) avec Maxine, les jumelles sont libérées, Owen devient Deputy Director de la CIA, Shelby devient prof pour Quantico, Miranda est toujours en prison… Ni Ryan, ni Alex ne sont là, car ils se sont enfuis en avion ensemble deux mois plus tôt. C’est là la dernière scène de la série pour cette année. Incertains d’être renouvelés, les scénaristes avaient choisi une conclusion romantique pour leurs personnages. Finalement, nous aurons quand même le droit à une saison 3, mais il est bon de voir qu’ils avaient opté pour une vraie fin, aussi nulle soit elle.

Oui, vous avez vu la note, vous connaissez mon opinion sur cet épisode. Franchement, c’est dommage. Nous tombons là sur un nouveau type de médiocrité. Nous sommes loin des errances de début de saison avec cet épisode, mais cet épisode a l’effet d’un pétard mouillé. Six mois sont expédiés en 40 minutes, l’intrigue de cette troisième partie de saison est torchée et il n’y a aucune scène d’action, aucune vraie surprise, pas de gros rebondissements, aucune complexité, pas d’Harry, pas de Caleb, très peu des jumelles, une conclusion décevante pour Clay/Shelby… Cet épisode ne réussit pas du tout à avoir l’effet fin de saison, pire fin de série !, qu’il est censé avoir. Si je devais le résumer en un mot, ce serait l’ennui, mais c’est toujours mieux qu’une bonne partie de la saison où c’était l’incompréhension qui dominait. Quel dommage de conclure un excellent arc comme ça, sans pression, sans suspense, sans rien. Je ne sais pas trop comment ça s’explique, mais c’est une sortie très ratée, quoiqu’au moins un peu divertissante.

fin.png

EN BREF – Que dire de Quantico ?

La série continue d’être extrêmement inégale, profitant de situations de base toujours pleine de promesses pour faire espérer quelque chose de génial à son téléspectateur, mais explosant en plein vol et étant incapable de garder une cohérence, de la crédibilité ou même de la qualité. Le sommet du G20 commençait parfaitement, mais la série s’est perdue ensuite avec la ferme et 150 retournements de veste que je ne suis toujours pas sûr d’avoir suivi.

Heureusement, la dernière partie de saison a vraiment remonté le niveau en ce qui me concerne, avec un reboot qui apportait une nouvelle perspective pour la saison. Cela a dans l’ensemble plutôt bien fonctionné, avec une refonte totale des différentes bases des attentes vis-à-vis de la série. Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour compenser tous les défauts. Certes, c’était divertissant et plus agréable à regarder, mais il restait trop peu d’épisodes et la toute fin est pour moi ratée.

Les scènes finales proposent une vraie fin à la série, ABC n’ayant décidé qu’après la diffusion de renouveler la série pour une troisième saison. Les scénaristes devront donc se prendre une nouvelle fois la tête pour trouver une intrigue qui repart encore à zéro. Ils ont la masse de personnages à gérer pour cela, c’est déjà ça.

La saison 2 aura été faite de hauts pas tout à fait au sommet et de bas qui creusaient le fond, réussissant légèrement mieux à me garder que la saison 1, grâce à son dernier tiers. Je reste sceptique et je me dis que je ferais mieux de m’arrêter là. Seulement, je suis curieux, peut-être que je reviendrais pour la saison 3… mais peut-être pas.

Publicités

15 réflexions au sujet de « Quantico (S02) »

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s