Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

00

EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

Publicités

7 réflexions au sujet de « Luke Cage (S01) »

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s