The Magicians (S01)

Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.

Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.

Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20
Am I hallucinating?

Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.

02.jpgÉpisode 2 – The Source of Magic – 14/20
All we can do is make them magicians

L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passe le reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.

03.jpgÉpisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20
I’m a squat-mancer

Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.

04.jpgÉpisode 4 – The World in the Walls – 16/20
Laughing at you? What kind of a friend would do that?

Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.

05Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20
You should know better than to mess with Google magic

Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !

06Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20
The Beast isn’t in the books

Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.

07Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20
Why don’t you two just fuck?

Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.

08.jpgÉpisode 8 – The Strangled Heart – 13/20
Why is your face making that face?

Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.

09.jpgÉpisode 9 – The Writing Room – 15/20
I’m a super-villain, now talk.

L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.

10Épisode 10 – Homecoming – 14/20
All magic where I from is sex magic, don’t you know that?

Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuive. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarquer dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez lui, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs pots veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.

11.jpgÉpisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20
We should have listened to you, Q.

L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.

12.jpgÉpisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20
All of y’all look like you did a crime last night

Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !

13.jpgÉpisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20
Geek out, we’re in the book.

Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant.  D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…

00

EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !

P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !

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8 réflexions au sujet de « The Magicians (S01) »

  1. Alors je te rassure le Quentin de la série est franchement antipathique et tu n’es pas le seul à avoir envie de lui foutre des baffes. Alice n’est pas forcément plus agréable mais dans le livre, je ne me rappelle pas de l’avoir plus appréciée.
    J’ai quand même hâte de voir cette saison 2 ^^

    (Sinon, vu que tu cites Buffy, dans le même genre, tu as vu Crazyhead ? j’ai adoré ! Y’a que 6 épisodes sur Netflix, tu peux le faire !)

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    1. Je confirme que ça me rassure ça 😂

      (mais, mais… Il faut pas me faire ce genre de choses 😱😱 non, je n’ai pas vu et je me sens forcé de l’ajouter à ma liste de « pour plus tard » 😂)

      Aimé par 1 personne

  2. La magie ne vient pas du talent, elle vient de la souffrance.
    Tous les personnages sont profondément dépressifs et mal dans leur peau mais sans ca ils ne seraient pas capables d’être des magiciens. Du coup, ca n’aide pas à s’attacher à eux même si j’ai bien aimé Penny et que j’adore Eliot.

    Pour Julia, son histoire n’est pas racontée dans le premier tome des livres mais en flashbacks quand elle rejoint le groupe.
    Je pense que c’était plutôt une bonne idee de la voir en parallèle plutôt que de devoir réintroduire son personnage.

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    1. Je suis d’accord sans l’être, il y a des persos dont la souffrance peut être attachante, à commencer par Julia en début de saison, Penny ou Margo (même si pour cette dernière, c’est peu mis en avant).
      J’hésite pour les bouquins, quelque chose me dit que je ne vais pas être le cœur de cible et que ça va me blaser 😅
      En tout cas, pour une série, je confirme que finalement, mieux valait une histoire parallèle comme ça 😂 ça m’intrigue car je trouve cette adaptation très serialisée, je me demande à quoi peut bien ressembler le bouquin !

      J'aime

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