The Fades (S01)

Avis : Le planning de mon challenge séries est un peu allégé ce mois-ci, puisque je suis simplement censé voir les six épisodes de The Fades et une saison de Supernatural. Bref, un jeu d’enfant ! Je ne sais pas grand-chose de cette série britannique, si ce n’est que son acteur principal est le génial Ian de Caestecker (Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D), que je ne m’attendais pas à retrouver si jeune. Le casting comprend aussi la géniale Natalie Dormer (mais non, je n’aime toujours pas Game of Thrones) et Jack Thorne a produit/écrit la série. De ce dernier, j’ai choisi de retenir le très bon travail sur How I live now plutôt que le médiocre Harry Potter and the Cursed Child.

Autrement dit, il y a du beau monde sur cette série, mais du beau monde qui est sur le point de se faire connaître, et non l’inverse. Cela fait quelques années déjà que je me dis qu’il faut que je regarde, je profite donc de ce challenge pour enfin m’y coller, en espérant ne pas être trop déçu.

Si vous voulez simplement savoir s’il y a une vraie fin ou non sans spoiler, continuez de lire ce paragraphe, autrement, passez votre chemin. La réponse est toute simple : la saison se conclue de manière ouverte, mais répond malgré tout à l’ensemble des questions qu’elle pose.

Note moyenne de la saison : 17,5

01.pngÉpisode 1 – 18/20
My dreams are coming true

Ce pilot introduit sacrément bien l’intrigue de la série en offrant d’un coup pas mal d’éléments de sa mythologie, mais en parvenant à créer un mystère savoureux qui se regarde et fait se poser pas mal de questions. On suit un ensemble de personnages, là où j’avais compris que Ian de Caestecker était l’acteur principal. Que ce ne soit pas le cas n’est pas vraiment une déception, car l’ensemble est très solide. Alors, certes, Paul est un personnage important : c’est notre point d’entrée dans l’univers fantastique et étrange de la série, celui qui voit des choses sans les comprendre, ni les savoir. C’est un ado un peu perturbé, le loser de base avec son meilleur pote (Mac), qui ne comprend rien au monde qui l’entoure, que ce soit celui des vivants (de sa sœur jumelle, Anna, notamment) ou celui des morts. Il s’oppose ainsi à Neil, Helen et surtout Sarah, qui eux en savent beaucoup trop et vivent dans un monde où les morts sont parfois coincés et frustrés de l’être. Ce sont les fades du titre, qui font aussi toute l’intrigue de cette série et que Neil introduit à peu près au trois quart de l’épisode, alors qu’on en a déjà vu un paquet auparavant, avec aussi un exorcisme et la mort de Sarah. Autant dit que quand je parle d’un ensemble solide, ça l’est, parce qu’il faut quand même réussir à le faire pour pondre un scénario crédible avec autant d’éléments. D’ailleurs, un dernier pan de l’intrigue se concentre sur Mark, l’ex-mari de Sarah, qui n’est autre que… Tom Eillis, que je retrouverais plus tard dans mon challenge avec Lucifer. Inattendu, mais ça boucle la boucle ! Bref, on est à fond dans le fantastique, et ça tombe bien, c’est un peu le fil rouge de mon challenge avec Supernatural. Ma plus grosse critique pour le moment serait les transitions pourries entre les actes, car vraiment, j’ai énormément accroché à ce pilot et ces nombreux mystères introduits les uns après les autres avec beaucoup de brio. Le cliffhanger est diablement efficace et donne envie de tout de suite enchaîner, ça tombe bien j’ai le temps. En tout cas, ce premier épisode a de quoi me faire regretter d’avoir presque six ans de retard !

02.pngÉpisode 2 – 15/20
The world’s coming to an end… There’s nothing you can do.

La violence de cette série ne fait que commencer, apparemment, puisqu’après les morts de Sarah et Helen dans le pilot, ce deuxième volet démarre par la mort de toute la famille de Paul… Dans ses rêves. Forcément. Cet épisode m’a un peu moins fasciné que le pilot, car j’en ai trouvé le début long à se mettre en place et que c’est un peu gros que Sarah et Helen soient toutes les deux coincées sur Terre. C’est un peu le risque des séries qui démarrent trop fort (en rythme ou en écriture), la suite retombe forcément un peu. Pourtant, les scénaristes tentent de garder le rythme et le casting est vraiment excellent. Seulement, le côté vie adolescente qui continue malgré tout n’est pas aussi porteur que ce qu’ils essaient de nous faire croire. À cet égard, la métaphore finale (Superman) m’a fait lever les yeux au ciel assez violemment. Quelques scènes sortent clairement du lot, comme cette Sarah creepy à suivre Mark absolument partout, les cauchemars de Paul ou ce moment une morte sexy cherche à l’électrocuter. Malgré tout, je trouve qu’on ne fait plus forcément bien la distinction entre les rêves de Paul et la réalité et que sa relation avec Neil comme mentor est moins efficace que prévue. En revanche, la paranoïa qui commence à gagner Mark sur la mort de Sarah est plutôt du genre excellente. Enfin, je trouve le pari d’origine de la série plutôt risqué, puisqu’elle introduit une mythologie qui se contredit d’elle-même avec les morts qui peuvent désormais toucher notre monde et manger nos chairs. Le cliffhanger ne m’a pas donné spécialement envie d’enchaîner, ce qui est toujours un problème quand je me prévois une soirée de bingewatching, mais j’aime beaucoup la petite-amie de Paul.

03.pngÉpisode 3 – 16/20
I grow wings when I ejaculate.

Un jour, j’aurais tellement de temps libre devant moi que je ferais un article sur les anglais et l’art des scènes gênantes. L’intro de cet épisode qui voit Paul se masturber y figurerait en bonne place, croyez-moi, cette métaphore des ailes qui surgissent étant au moins aussi dérangeant que tout ce qui précède ! Le couple fonctionne heureusement plutôt bien, même si tout cela est fortement british et que moi, j’ai un peu de mal avec cette vision de la jeunesse et du traitement des pouvoirs/métaphores (oh j’imagine déjà Yodabor passer par ici et me dire que les style british, c’est chouette). Cela m’a beaucoup rappelé Misfits et un peu Skins. J’ai beau aimé ces séries, je ne les trouve pas aussi fun que beaucoup d’autres, ayant souvent du mal avec le décalage anglais (qui, ici, est frappant quand Paul coud la bouche de sa sœur devant Jay… scène qui m’a même pas vraiment de résolution logique proposée). Les sous-intrigues ados continuent donc de pas trop me passionner (même si j’ai aimé le concept du « birth-yester-day »), surtout que ça va un peu loin (l’escalade de l’arbre oh la la) et la trame générale me laisse perplexe, avec des visions de plus en plus fréquentes de la part de Paul. Bon, autrement, les choses s’annoncent plutôt cool pour mon challenge, car j’aime beaucoup le jeu d’acteur de Tom Ellis. Je prévoyais de voir Lucifer en y allant à reculons, car j’ai toujours du mal sur les séries capitalisant leur succès sur leur beau gosse de personnage principal, mais il semble fichu de gérer les nuances nécessaires à un rôle titre. Dans cet épisode, le perso de Mark commence par être totalement rongé de la disparition de son ex-femme avant d’apprendre que Neil voit son fantôme, puis d’être arrêté pour meurtres, au pluriel. Vu comme ça. La fin d’épisode rattrape un peu l’ennui initial de cet épisode, avec un Paul renforcé par un camion devant son meilleur ami, une Helen qui s’envole enfin vers d’autres cieux et un monstre évidemment beau-gosse qui vient au monde. Nu, tant qu’à faire.

04.pngÉpisode 4 – 18/20
Paul is braindead

Putain, les anglais aiment renverser les gens pour le fun, c’est pas possible ! S’ils roulaient dans le bon sens, ça irait peut-être mieux aussi. Et donc, la série nous tue Paul au beau milieu de sa saison 1, un truc que les anglais aiment bien faire aussi, ce qui a l’avantage d’être surprenant (autant que déprimant, c’est le héros bordel). Pas autant que la storyline autour de John, notre monstre à poil tout droit venu de Skins, au passé évidemment bien compliqué. Tout ça pour se faire buter en deux secondes.. Ce qui n’est pas bien grave, car il est évidemment immortel. C’était donc bien un grand méchant qui décime en une scène le clan de Neil. Pendant ce temps, Mark est accusé du meurtre de Sarah et passe pour un dingue à tenter de communiquer avec elle au beau milieu d’un interrogatoire. Il finit par lui demander d’arrêter d’être aussi curieuse avec lui et de se casser, une partie de l’intrigue dont je ne vois pas bien l’intérêt narratif pour le moment. Les scénaristes nous pondent alors, comme sorti de nulle part, une fin énorme. Un rituel qui permet de faire revenir Paul d’entre les morts parmi tout un tas de papillons. Fuck, j’aurais pas dit mieux. Faut pas s’étonner qu’ils n’aient pas de saison 2 avec des rebondissements pareils après. En plus, le côté teen qui avait envahi les épisodes précédents disparaît totalement ici avec un drame beaucoup trop important pour continuer dans cette légèreté initiale. L’épisode se conclue donc en beauté, mais c’est bien étrange et mieux vaut ne pas trop chercher à chipoter les détails de la mythologie.

052.pngÉpisode 5 – 19/20
He was dead and now he’s not. It makes him a zombie.

Paul revient chez lui en un rien de temps, car il va mieux depuis qu’il est sorti du « coma », c’est-à-dire de sa mort cérébrale. Cela ne demande pas vraiment de réadaptation, apparemment. Pendant ce temps, John continue de massacrer des victimes innocentes et parvient à convaincre Sarah de se joindre à son groupe de morts-vivants. Il faut dire qu’avec l’épisode précédent où Mark la chassait, c’était un peu obligatoire, mais ça ne peut pas annoncer de bonnes choses. La transformation se fait tranquillement dans l’épisode, préparant le terrain d’un épisode final qui s’annonce plutôt intéressant. De son côté, lui, Mark retrouve Vicky, son coup d’un soir… qui devient la bonne occasion de se prendre des coups de jour quand le gang de morts-vivants s’empare du centre de survie (le lycée, c’est pratique) pour tuer tout le monde. C’est une intrigue qui fonctionne bien et débute une jolie épidémie de zombies. L’épisode était sacrément bien foutu et monté à partir de là, avec même un plouf-plouf pour savoir qui allait mourir.La tension est palpable tout du long et il est dur de décrocher de l’écran tant la qualité y est, avec des interactions bien écrites entre les personnages. En même temps, je reste perplexe, car la série ne s’annonçait pas trop comme une invasion de zombies au départ : leur mythologie était plus complexe que cela quand même. Désormais, Paul est simplement devenu une arme capable de tuer les morts et même les relations sont prévisibles. Alors certes, ça fonctionne très bien, et bien mieux que (FearThe Walking Dead d’ailleurs, mais j’ai l’impression d’un potentiel perdu en cours de route. Et pourtant, je ne vois pas trop non plus vers quoi d’autre ils auraient pu se diriger. Bref, autant dire que je suis juste chiant et que j’ai savouré l’épisode, alors je devrais arrêter de me plaindre et me jeter sur la fin de saison, malgré ma peur d’une fin ouverte. De toute manière, je n’ai plus trop le choix.

06.pngÉpisode 6 – 18/20
Well, that reaction I wasn’t expecting

Les enjeux étaient plutôt bien cernés par l’épisode précédent et cette dernière heure prend la forme d’un compte à rebours vers les visions de Paul et de la fin du monde. Paul cherche un moyen de sauver le monde sans avoir à tuer les morts (oh l’ironie) car il ne veut pas être un tueur. Il aurait mieux fait de protéger sa famille car Neil décide de s’en prendre à eux. Désespéré et fou à l’idée que Paul refuse de l’aider, il entend lui faire prendre conscience des choses en menaçant de tuer Jay. Sauf qu’il la tue. Putain d’anglais ! Il a la bonne idée d’enfermer Anna et Mac ensemble cela dit, ce qui tombe bien car les deux se sont beaucoup rapprochés dans l’épisode précédent. Sarah, elle, découvre les problèmes de son nouveau statut et s’en prend à un John déjà déstabilisé pour avoir des informations, alors qu’elle a à son tour des visions. Bizarrement, il y a moins de tension dans cet épisode que dans le précédent, même si elle finit par arriver lors de la confrontation entre Neil, John et Paul. J’ai aimé le soin que les scénaristes ont pris à apporter une fin à tout le monde dans le casting principal, surtout Mark qui termine donc avec Vicky. C’est moins vrai des parents, mais ce n’est pas la chose qui va me torturer non plus. Le but de cet épisode était bien de boucler la boucle, avec un retour au centre commercial désaffecté du pilot, qui me paraît dater d’il y a des années alors que j’ai pourtant enchaîné les six épisodes en une seule soirée (oh, le manque de sérieux). Les ailes de Paul réapparaissent donc pile au bon moment après une intervention tout aussi bien sentie de Sarah. Finalement, et contrairement à ce que je disais à l’épisode précédent, la mythologie de la série explose dans ce merveilleux épisode conclusif. Ils auraient pu choisir une vraie fin en faisant en sorte que Neil se trompe, mais non, la fin sera ouverte sur fond d’apocalypse, une autre des grandes modes anglaises. J’aurais adoré avoir une saison 2 sur l’apocalypse mais, en même temps, force est de constater que la série fonctionne bien sur ces six épisodes, sans avoir nécessairement besoin de plus.

07.png

EN BREF – Difficile de ne pas employer le mot coup de cœur quand il faut parler de The Fades. La série se dévore hyper vite et l’on fait vite abstraction de ces défauts, qui n’en sont pas vraiment : le décalage de ton est purement anglais et on ne peut pas faire autrement que de l’accepter dès le premier épisode. Je n’ai pas insisté assez, je trouve, au sein de mes critiques sur l’énorme talent du casting : ce n’est pas un hasard si trois d’entre eux ont vu leur carrière exploser aux USA par la suite. Les prestations de Natalie Dormer et Ian de Caesteker dans le dernier épisode sont particulièrement marquantes à cet égard et contribuent aux critiques positives sur la série. Il est vraiment dommage que celle-ci ne soit pas plus connue, car elle gagne à être vue, c’est un vrai petit bijou. Dommage, il faudra faire sans suite et cantonner à imaginer la suite, comme avec tant de séries britanniques. C’est frustrant, mais au moins, les conclusions apportées sont satisfaisantes.

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9 réflexions au sujet de « The Fades (S01) »

  1. Je ne connaissais pas du tout mais ton avis sur le premier épisode donne bien envie (bon ok, tu m’avais déjà accroché en parlant de Fitz ^^). J’ai pas lu la suite de ton article pour ne pas trop en apprendre.
    En ce moment, je cherche justement des séries pas trop longues (comme si j’avais pas assez du challenge et des hebdos), donc ça semble parfait 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, mieux vaut ne pas tout lire, il y a évidemment des spoilers dans les résumés critiques des autres épisodes 🙂 je te la conseille oui, c’est une petite série parfaite entre deux hebdos.. Et elle entre dans le cadre du challenge si jamais tu te retrouves à en switcher une ehe !
      Dans le même genre, il y a « You, me and the apocalypse », mais la fin est tellement ouverte que ce n’est pas une fin. 😅 sinon en séries courtes, je te conseille Teachers (2016), mon gros coup de cœur comédie de l’an dernier, mais on n’est plus dans le même registre là, alors tout dépend de ce que tu cherches 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. Je note aussi Teachers. En fait, je cherche rien de spécial, c’est comme tu dis pour alterner un peu avec les hebdos et les marathons de mon challenge :p Je me suis fait une petite liste de séries récentes (2016 ou 2017) et courtes (1 saison de 13 épisodes max) que je dois tester, avec par exemple Crazyhead, Dirk Gently, Sweet Vicious, The OA, The Night of, etc. En fait, j’ai trop de retard dans les nouveautés de l’année dernière 😀

        Aimé par 1 personne

  2. J’avais’ beaucoup aimé cette serie sur laquelle j’étais tombée un peu par hasard à la télévision. BBC3 avait quand même fait d’excellentes séries avant de disparaître des écrans, j’ai rarement été déçue par cette chaîne.

    Dans le même style, In the Flesh bien sûr, qui est juste ma serie favorite de tous les temps.
    Avec encore d’excellents acteurs.

    Aimé par 1 personne

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