Fais pas ci, fais pas ça (S09)

Cet article a été rédigé entre le 8 et le 23 février 2017 et rassemble mes réactions à chaud après le visionnage de chacun des épisodes. Bonne lecture !

Avis : Clap de fin pour la meilleure série française ! Après une saison 8 qui perdait un peu en qualité et dont la conclusion ressemblait déjà à une fin de série, l’annonce est tombée l’an dernier : la saison 9 serait la dernière. Six épisodes bien trop courts pour tout boucler définitivement et dire au revoir aux deux familles les plus attachantes (pour ne pas dire attachiantes) de la télé française, voilà qui n’est pas simple.

C’est plein d’émotion et d’anticipation que se commence cette saison cette semaine sur France 2 et, même si je sais d’avance que je ne suis pas convaincu par le plan général des six épisodes  à venir (à savoir le procédé des bonds dans le temps), je suis impatient de retrouver les Boulay et les Lepic pour ces dernières aventures, car ils m’ont toujours fait beaucoup trop rire.

Note moyenne de la saison : 16/20

capture-decran-2017-02-08-23-50-42Épisode 1 – Parents un jour, parents toujours – 13/20
Detenik !

Voilà un titre qui, déjà, annonce bien la fin de série à venir. Pourtant, l’épisode est loin de ces considérations et resitue un peu tout le monde dans ses problématiques générales. Côté adulte, Valérie et Fabienne tiennent leur boîte avec Corinne, ce qui apporte de bonnes situations comiques. Cependant, je ne suis que moyennement convaincu par la panne d’inspiration de Fabienne qui, bien que crédible, n’est pas si drôle. Renaud a 50 ans, est débordé par sa famille et se tape une dépression par peur de la mort. Cela fonctionne plutôt pas mal au début, mais ça devient rapidement lourd avec sa vie de boulot. Je suis moins dedans que d’habitude et les clichés sur les chinois finissent vite par être gênants, surtout avec sa collègue où on est en permanence dans une relation malsaine qui peine à convaincre. Denis, lui, a son foodtruck mais sa meilleure scène reste Medusor. Du côté des enfants, Tiphaine part en Corse et on ne voit que peu Christophe, Soline est toujours aussi géniale, Charlotte est en dépression suite à sa rupture, Lucas… ben rien, comme souvent, et Eliot sauve l’épisode. Vraiment. Comme souvent, il est le personnage le mieux écrit de la série et ses interrogations politiques portent à bout de bras l’ensemble du comique de l’épisode. De manière générale, j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode. Les répliques géniales sont toujours là, mais le rythme ne suit pas, je trouve. On sent que la série s’est essoufflée et la magie n’opère plus trop, et croyez-moi bien que ça me tue de dire ça alors que j’ai toujours adoré cette série.

Capture d'écran 2017-02-08 23.50.56.pngÉpisode 2 – Une vie de rêves – 15/20
Tu sais combien de temps j’ai été enceinte ? 3 ans !

Fabienne et Renaud traversent une nouvelle crise de couple qui vient pourrir un peu plus la vie de leurs enfants, Valérie se met à fantasmer sur Renaud pendant que Denis connaît une crise existentielle à cause d’Eliott désormais à gauche. Gros, gros malaises sur cet épisode qui parvient malgré tout à être plus drôle que le premier. Alors mon plus gros malaise, c’est Fabienne. Le personnage m’a toujours fait rire car l’actrice est géniale, mais cette fois, ça part trop loin dans les clichés homophobes (et même racistes). Habituellement, Soline ou Charlotte rattrape la série quand elle va trop loin sur le sujet, mais cette fois, Fabienne est en roue libre sur les trois quart de l’épisode et ça devient problématique, vraiment. Heureusement que la fin d’épisode remet les choses un peu au clair, sans pour autant offrir un vrai discours contredisant les préjugés de Fabienne. Autre personnage que j’adore, autre malaise avec Eliott. Ses préoccupations politiques étaient super bien gérées dans le premier épisode, mais cette fois, ça tombe à côté en allant trop loin dans le cliché, de nouveau. Dernier malaise avec l’intrigue Tiphaine, c’est une énorme décision qui se joue pour la famille, mais tout est plié en trois scènes, étrange. Pourtant, malgré ces malaises et des facilités d’écriture énormes (Charlotte et Géraldine quoi), l’épisode nous sort de très bonnes répliques (« je viens me faire prendre »), des situations cocasses et une bonne dose d’humour. Difficile de tout lui pardonner, mais la patate de Charlotte pour défendre son frère ou Soline portant sa famille à bout de bras m’aident à rester optimiste (même si je n’aime toujours pas FX). Mon vrai problème, c’est qu’avant la série tordait le cou aux clichés alors qu’aujourd’hui, elle se contente de les utiliser pour faire rire, sans jamais proposer quelque chose de vraiment original ou d’osé. Finalement, il y a quelques défauts bien français qui ont fini par revenir dans l’écriture et ça se sent même parfois dans l’écriture. Quant à la fin, c’est un choix osé et on verra ce que donne le prochain épisode, mais pour le moment, je reste sceptique. J’ai ri devant ces deux épisodes, c’est certain, mais moins qu’avant car les excellentes répliques et répartis ont tendance à retomber plus vite qu’auparavant. La série a perdu de son pep’s et je finis par me dire que ce n’est peut-être pas une mauvaise chose qu’elle touche à sa fin si elle ne sait plus se réinventer. La suite la semaine prochaine !

03.pngÉpisode 3 – Mon ami Squiky – 12/20
On va zigouiller la vieille

Désolé, mais pour moi, cette saison est une catastrophe industrielle et ces épisodes ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes. Heureusement que les bonnes répliques qui font mouche continuent de surgir de temps à autres, car l’intrigue n’a plus une once de cohérence. Nous voilà donc en 2022, ce qui n’apporte absolument rien narrativement parlant mais offre quelques aperçus de la vie dans le futur, qui sont possibles, mais pas franchement très intéressants/utiles à l’intrigue (les lunettes de réalité virtuelle ou le barbecue connecté, par exemple). Grosso modo, les nouveaux gadgets permettent de faire ressortir certains côtés des personnages et c’est tout. Le changement des acteurs les plus jeunes est hyper frustrant/dommage après neuf années à voir grandir les mêmes acteurs. L’une des forces de la série réside quand même dans les relations entre personnages, et le changement d’acteur bousille un peu tout ça. En plus, difficile de ne pas revoir Christophe dans les scènes avec Lucas et de ne pas sentir comme une répétition pas très habile. Les intrigues de Renaud et du tennis, je préfère même pas en parler tellement ça ne vole pas haut, mais j’aime beaucoup le caractère donné à Salomé, qui fait de la petite Boulay une vraie pitbull. Charlotte est mariée à (encore) une nouvelle nana qui est à l’opposé du personnage Charlotte, une artiste incomprise (et incompréhensible ?) étant à fond dans le cliché de l’artiste incompris… Une fois de plus, la série déçoit dans ses choix qui peinent à être comique. Et en parallèle, Christophe, Tiphaine et Soline font de la figuration ; Denis concrétise son projet de fust qui semble être ce vers quoi la série veut s’orienter pour la fin. Un déménagement des deux familles ? Bon, ça devrait faire remonter les souvenirs et franchement, c’est tout ce dont la série a besoin… Enfin, Eliot embarque ses parents en Inde pour rencontrer sa belle-famille. Pourquoi pas, mais on ne connaît rien de sa copine, dont je n’ai même pas retenu le nom. C’est un peu faible, mais je suis content de voir qu’ils ont laissé tomber la ferveur politique à outrance du personnage dans les deux premiers épisodes (et en même temps, c’est une piste abandonnée sans la moindre explication). Je tiens quand même à dire que les sous-titres à cette heure-là, c’était osé et appréciable. Surtout que cet épisode devait déjà déterminer la position de chacun cinq ans plus tard.

04.pngÉpisode 4 – Chapati Chapata – 15/20
TU TE DROGUES !

Ouf ! La série parvient à toucher juste dans les dernières minutes de cet épisode qui remet en avant la relation Charlotte/Eliot, une des meilleures choses qui ne soit jamais arrivées à Fais pas ci, fais pas ça. Et puis, Soline n’est plus avec FX (pour l’instant ?), c’est une excellente chose. Cet épisode voit tout le monde se délocaliser en Inde pour le mariage d’Eliott et allez-savoir-comment-elle-s’appelle. L’Inde est aussi la solution aux problèmes de la boîte de Fabienne & Valérie, ça tombe bien. Cet épisode remonte un peu le niveau en nous faisant retrouver ce qui fonctionnait dans les séries – les relations humaines, notamment parents/enfants – même si c’est parfois franchement téléphoné (le coup du chauffeur, de Hashish et Poppers, de Valérie qui pète son câble…). Les facilités scénaristiques s’enchaînent en fin d’épisode, avec Corinne restant en Inde par exemple, et les scénaristes osent s’aventurer dans de drôles de terrain avec la FIV pour Charlotte. Qu’on m’explique ce qu’elle fiche avec Martha, sérieusement (même si OK, dans cet épisode, Martha a une excellente scène avec les parents Lepic). La réunion de tout le casting est vraiment sympa, mais Christophe & Tiphaine continuent de faire de la figuration et il y a des moments que je ne comprends pas (Martha qui fait l’amour à un poteau alors que Lucas demande à son frère de prendre son cul en photo, le tout en Inde ??). Un mot de Soline qui part donc en vrille dans sa vie, avec un côté rebelle qui continue de s’affirmer au-delà de l’adolescence… Le problème, c’est que son côté rebelle resurgit d’un épisode à l’autre sans grande cohérence, parce qu’il y a des moments où elle est posée (les deux premiers épisodes de cette saison par exemple) et d’autres où on retrouve l’ado en crise. Et puis, elle sort quand même avec un type qui s’appelle RAGOÛT. Je suis vraiment mitigé et presque pressé que ça s’arrête, du coup. Surtout qu’Eliott nous fait à son tour le coup de quitter son propre mariage. Décidément les Boulay n’ont pas de bol avec les mariages de leurs gosses !

Capture d'écran 2017-02-22 23.53.44.pngÉpisode 5 – Guerre froide – 14/20
Fourzytout, mais pas Fourzynimportequoi

Bienvenue en 2027 ! Bien que je ne sois toujours pas convaincu par les bonds dans le temps, force est de constater que certains gags fonctionnent (la commande vocale) et offrent un bon aperçu de ce que sera sans doute le quotidien du futur. En revanche, il y a aussi tout un côté un peu lourd sur Hulot président, les poubelles et le refroidissement climatique. La volonté de bien faire et de passer le message politique est là, c’est un peu trop tiré par les cheveux par moment. Cet épisode replace enfin Christophe et Tiphaine au centre des préoccupations… avec un divorce et, pendant un moment, le doute sur la survie de Tiphaine. Cet épisode s’amuse à nous faire croire qu’elle est morte, quelque chose que je n’aurais pas réussi à leur pardonner. Finalement, l’intrigue est plutôt bien vue : je trouve peu étonnant et même plutôt bien que les personnages ne finissent pas ensemble (certains vont me tuer pour ça), la raison est néanmoins un peu énorme quand on se remémore l’épisode où elle annonce qu’elle est enceinte. Mais bon, c’est surprenant et ça fonctionne très bien. Difficile d’en dire autant du couple Christophe/Aminata, qui peine un peu à convaincre, exactement comme Martha et Charlotte, d’ailleurs. Soline est toujours célibataire et repasse à l’arrière-plan cette semaine, Lucas… nous fait du Lucas, à savoir du Christophe en plus débile, avec des théories du complot. Il y a de bons moments néanmoins et le guest d’Arielle Dombasle respecte bien la tradition des guests improbables qui fonctionnent contre toute attente dans des scènes tout à fait ridicules. Côté Bouley, Salomé a bien grandi et est devenue une ado capricieuse, parfait mélange entre Tiphaine et Eliott quand on y réfléchit un peu. Son histoire de natation synchronisée n’est pas des plus passionnantes, mais il y a quelques bonnes répliques. Quant aux parents, la paternité de Kim a lancé une véritable guerre froide entre les deux familles, ce qui leur donne l’opportunité de s’étriper les uns les autres. La série ne pouvait s’achever sans revenir à cette mésentente pas si cordiale entre voisins, les disputes Boulepic étant bien souvent mémorables. La résolution est un peu extrême et rapide, mais pourquoi pas. Il me reste à parler d’Eliott. Difficile de ne pas être frustré : deux épisodes en Inde pour finir comme ça ? Plus aucune référence à l’Inde, pas de mec pour Corinne, plus de Fabia, j’en passe, j’en passe. C’est comme si l’épisode précédent était déjà oublié. La fuite d’Eliott a forcément provoqué des remous énormes, mais on n’en saura jamais rien. Frustrant. Cependant, le voir développer sa passion du dessin et créer sa BD est excellent et promet de bonnes choses pour le final.

Capture d'écran 2017-02-22 23.46.25.pngÉpisode 6 – Nous vieillirons ensemble – 15/20
Embrassez-moi

Et il était temps que ça se termine, la série arrive à bout de souffle sur son épisode final et ne réussit pas vraiment sa sortie. La BD d’Eliott est de loin le meilleur élément de cette fin, car elle permet un clin d’œil sympa au premier épisode et une fin qui casse l’illusion avec le passage personnages/acteurs très réussi. Malgré la promesse initiale d’un album photo et un générique très réussi, l’absence de flashbacks ou de bons gros discours (comme celui de Charlotte à la fin de l’épisode 4) ne permet pas de verser sa larme, et c’est un peu embêtant quand on quitte des personnages qu’on a adoré pendant 10 ans. Plus gênant encore, je ne reconnais pas Charlotte et je n’aime pas du tout ce qu’elle dit à sa mère. Du tout, du tout. C’est pourtant le coeur de cet épisode qui voit les parents des deux familles affronter une nouvelle crise : d’un côté, Fabienne regrette de n’avoir jamais embrassé personne, de l’autre, Renaud et Valérie découvrent qu’ils sont leur premier amour respectif, dans une intrigue du 10 mai 1981 que l’on voit arriver de loin. Du coup, les couples s’inversent le temps d’un baiser et c’est une drôle de morale conclusive, habilement rattrapée par des comédiens géniaux et des comparaisons réussies. Ce n’est pas la fin que j’imaginais pour cette série, dont même les répliques peinent à faire mouche par moment. J’ai aimé malgré tout le retour de l’excellente Christiane Potin, qui a énormément manqué cette saison. Là voilà diseuse de mauvaise aventure, une énième reconversion qui lui va comme un gant et apporte quelques péripéties. J’aurais apprécié le retour d’autres personnages secondaires, mais il faut se faire une raison : en six épisodes, difficile de tout développer. Du côté des enfants, on reste dans un flou assez vaste : Christophe file apparemment le parfait amour avec Aminata, qui accouche hors écran d’un petit garçon qui n’aura jamais de nom. Soline est de toute évidence revenue en France, mais vit apparemment chez ses parents, où elle ne se sent pas aimé. Le coup du robinet Soline est un beau moment digne de la série, entre ridicule et vraiment touchant. J’aime le fait qu’elle reste célibataire à la fin de la série, déjà parce que je n’aime pas FX, ensuite, parce qu’elle le vit bien et que c’est très en accord avec le personnage. Charlotte se laisse séduire par un mec parfait qui aurait habituellement été pour Soline et ne s’occupe pas un instant de ses gosses ni de sa femme, d’ailleurs, qui semble peu perturbée par la présence du monsieur. C’est un peu gênant. Enfin, Lucas continue d’être Lucas, sans grande conclusion. Tiphaine n’a pas le droit non plus à une conclusion, et pour le coup, c’est étrange, surtout qu’elle reste célibataire dans son boulot d’enquêtrice, alors qu’elle, je la verrais bien profiter d’applis de rencontres en ligne. Eliott a une belle conclusion en apportant la fierté à ses parents avec la BD qui cartonne. Par contre, rien sur le plan sentimental, et après l’Inde, c’est frustrant. Cela dit, de tous, c’est celui qui a la storyline la plus aboutie et l’évolution la plus géniale de la série, alors j’approuve. Il est définitivement (et contre toute attente !) le personnage que je préfère parmi les enfants, alors qu’au départ, il m’énervait pas mal. Enfin, Salomé est une ado en crise parfaitement insupportable. Tous les enfants ont malgré tout droit à une scène conclusive où l’on sent les acteurs percer la carapace, un pique-nique dans le jardin des parents, sans leurs propres enfants. En fait, c’est ce qui manque le plus à ce final, je trouve : j’aurais adoré voir les enfants devenir parents et éduquer leurs enfants, surtout Christophe et Tiphaine (on a eu le début, quoi, et Kim semble à peu près stable dans sa tête). La série a privilégié les parents du début, comme lors des deux dernières saisons, débordée probablement par le casting sans cesse plus large et le nombre d’épisodes sans cesse plus réduit. En définitive, il a fallu faire des choix et je crois qu’il aurait été impossible d’être pleinement satisfait. En même temps, ce n’est pas étonnant, après avoir suivi les Boulepic pendant dix ans.

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  • EN BREF – Pleine de bonnes intentions, cette saison surprend par des choix osés et des thématiques larges, qui l’éloignent un peu des habitudes que nous avions avec mes deux familles préférées de la télévision française. Comme en saison 8, on sent bien que l’écriture s’essouffle, que des choix sont faits faute de temps et que l’équilibre est souvent instable… Néanmoins, l’excellent jeu d’acteurs des parents et de certains enfants vient compenser tout ça. C’est un peu décevant de voir s’achever la série comme cela après autant d’épisodes et de saisons parfaites, mais ce n’est pas non plus étonnant : la longévité de la série est impressionnante, d’autant plus pour une production française qui n’avait au départ pas grand chose pour elle avec une diffusion confidentielle le samedi après-midi. C’était il y a dix ans et je m’en souviens très bien : j’avais allumé ma télévision par flemme de faire un exercice de maths pour le lundi et j’étais tombé sur le premier épisode. Autant dire que j’étais là depuis le début et que je m’attendais à verser ma larmichette ce soir. Si ça n’a pas été le cas faute d’un dernier discours fort (Eliott aurait été parfait après la projection de son film), j’ai adoré l’idée de la BD et suivre ces personnages pendant autant d’années. Clairement, cela se voit dans certaines de mes notes qui pour d’autres séries seraient peut-être descendues plus bas, mais je ne peux pas m’y résoudre. En plus, même si je n’ai pas pleuré devant ce chapitre final, je peux déjà vous dire que putain, merde, les Bouley et les Lepic me manquent !
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