Legion (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la première saison de cette série, écrit après visionnage.

Avis : Encore une série basée dans un univers de superhéros ? Vraiment, mais pourquoi je me fais ça ? Et bien, parce que j’adore ça, déjà, et ensuite parce que le projet est plutôt cool sur le papier : il est assez déconnecté de l’univers X-Men pour avoir son identité propre et la hype autour n’a cessé de grandir au cours des derniers mois.

Cette série est donc inspirée d’un comic que je n’ai jamais lu, chez Marvel. David est un schizophrénique qui, pour ses 30 ans, est de nouveau en hôpital psychiatrique. Comme c’est du Marvel, il s’avère qu’en fait, les voix dans sa tête ne sont rien d’autre qu’une manifestation de son pouvoir…

Alors certes, mon jeudi est suffisamment plein comme ça, mais voilà, j’avais un peu de temps samedi en faisant la cuisine, donc j’ai lancé, car ce synopsis m’intriguait. Ce n’est pas forcément la meilleure des idées de faire autre chose devant cette série, mais elle m’a suffisamment convaincu pour que je vous en parle et surtout pour que je la suive !

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-02-11 13.42.39.pngChapter 1 – 18/20
How does that make you feel?

Wow, je comprends toute la hype autour de cette série : un casting impeccable, une image léchée et une post-prod soignée font qu’on a plutôt l’impression d’être devant un film Marvel à gros budget que devant une série. Pas étonnant que la saison soit réduite à huit épisodes, car ils doivent individuellement coûter bien cher. Pas vraiment une série classique donc, on est bien sur la mode des mini-saisons éclatant tout le budget de l’année en très peu de temps. Qu’à cela ne tienne, les effets spéciaux sont magistraux.

Parmi les premiers défauts qui me viennent en tête sur cet épisode, je relève toutefois l’extrême lenteur des plans. Cela a l’avantage de bien introduire l’univers (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le parti pris est de nous perdre autant que ne l’est le personnage), mais a aussi ses inconvénients car l’épisode est long et il y a des moments où on se demande quand est-ce que ça va avancer.

Toutefois, c’est plutôt une grosse réussite : l’épisode nous présente deux timelines autour du personnage de David et de sa rencontre avec Syd, une femme mystérieuse qui s’avère avoir elle aussi des pouvoirs. Il y a de bonnes blagues (la sœur qui retire l’outil de jardinage du sous-sol), des répétitions infernales et tout est fait pour nous perdre. Un peu trop, peut-être, car on sort de cette heure sans trop savoir vers quoi la série se dirige, il faudra donc revenir pour le savoir.

Côté casting, c’est impeccable, et j’ai adoré retrouver Aubrey Plaza dans un rôle bien différent de celui qu’elle avait dans Parks & Rec (qu’il faudra que je finisse un jour), mais qui lui va tout aussi bien. J’ai adoré aussi retrouver Hamish Linklater dans une série… même si c’est de courte durée puisqu’il finit cramé à la fin de l’épisode. J’étais dégoûté, c’était un méchant parfait, et c’est rare de connaître ce genre d’extrême sur un pilot.

Bref, beaucoup de hype autour et c’est dur de ne pas en faire partie pour le moment, car c’était vraiment prenant et immersif comme épisode. Je reste un peu plus sceptique sur le long terme, mais il faudra voir la semaine prochaine ce que ça donne !

Le logo final donne une bonne indication de l’univers qui nous attend, et j’ai aimé que ce soit la seule référence évidente à l’univers X-Men pour l’instant.

02.pngChapter 2 – 15/20
I’m not an easy guy to…

Wow, le début de cet épisode m’a totalement perdu dans ces premières minutes, mais je pense que c’est un peu l’idée, de donner l’impression d’une explication alors qu’en fait non. Cela finit par passer quand on plonge dans le passé et les souvenirs de David. Son histoire commence à prendre forme, puisque son enfance se met en place.

En revanche, la chronologie de la série est totalement floue, mais là encore c’est clairement volontaire. J’aime beaucoup le personnage de Ptonomy (nom que j’ai chopé sur TVshowtime, j’avoue) qui permet toute cette confusion cette semaine avec son pouvoir.

En revanche, je ne vois pas bien ce que la série cherche à développer, ni si un fil rouge existe, mais l’impression qui persiste est que oui. Du coup, c’est un peu étrange à suivre, mais les relations entre personnages sont assez fortes pour donner envie de poursuivre et voir vers où ça va, surtout en ce qui concerne Syd et David.

La photographie et la réalisation restent heureusement au top et le mystère est complet, surtout avec le personnage du père (Xavier, donc) toujours dans l’ombre. Il y a tellement de choses qui sont suggérées, c’est d’un frustrant !

Je me sens presque comme la sœur de David, Amy, qui apprend que son frère n’a jamais été dans l’hôpital psychiatrique où elle lui rend visite depuis des années. Brillant, surtout qu’elle finit l’épisode au bord de la torture.

Oh, et aussi, j’en ai juste marre de cette journée. J’ai vu énormément d’épisodes et beaucoup d’acteurs se trouvaient dans deux à la fois. Cette fois, c’est un rôle secondaire de l’épisode de Suits du jour qui est aussi dans cet épisode de Legion (le psy, et franchement, des oreilles comme ça, ça ne s’oublie pas !). Sérieux, quoi.

Bon, en gros et quitte à me répéter (après tout cette série le fait sans complexe, pourquoi pas moi ?), cet épisode continue de me paumer dans sa chronologie, dans son fil rouge, dans ses explications et je suis méga frustré de pas voir ce que je sens que je devrais voir pour comprendre le tout. Ouais, je me sens bon pour l’hôpital psychiatrique moi aussi à ce stade, et le générique final (excellent) ne m’aide pas non plus…

L’épisode est très bon parce qu’il réussit à provoquer le sentiment qu’il veut, mais je ne peux taper dans l’excellente note car il maque quelque chose, définitivement.

03.pngChapter 3 – 17/20
« Control » may be an overstatement

C’est reparti pour le grand mystère qu’est cette série et la scène d’introduction commence fort, avec toute une succession de plans me montrant bien que je suis toujours autant paumé. Parfait.

On recommence ensuite à se balader dans l’esprit de David, et son esprit est toujours aussi cinglé lui aussi : on en apprend un peu plus sur la scène de la cuisine, impressionnante dans le pilot… impressionnante encore dans cet épisode. Cette fois, cependant, David aperçoit un « monstre » qui ressemble au dessin de la semaine dernière et téléporte tout le monde (Paul, Mélanie et lui) ailleurs. Normal. Et vite expédié.

On continue aussi de suivre le développement de David et Syd. C’est marrant et mignon, même si leur conversation sont hyper lentes et perchée. Je ne comprends pas trop ce qui me fait trouver ça cool ou me donne envie de rester, mais en tout cas ça fonctionne.

Les tests reprennent sur un moment stressant (un épisode d’Halloween) et David part en vrille de nouveau, vers la dernière intrigue de l’épisode : Amy, la sœur de David, se fait torturer pour que d’autres récupèrent des infos sur son frère. Les corps astraux de David et Syd parviennent à lui rendre une petite visite, mais se font repérer par les méchants, dont Oliver. Je me note son nom là, j’imagine que ça me sera utile.

Les choses sont un peu plus développées à leur retour, avec des explications, mais même ces explications restent un flou total pour moi. En plus, ça mène à la première non dispute entre Syd et David, qui se réveillent en pleine nuit et partagent un peu de temps dans les douches communes. Et non, c’est moins fun que ça ne le paraît quand je le raconte, mais leur réconciliation est touchante.

On retourne une dernière fois dans la tête de David et c’est voué à partir en vrille maintenant que Syd est là aussi. Bien sûr, puisqu’elle peut toucher David dans ses souvenirs, il va sans dire que David est là en tant qu’enfant, soit disant parce que le sédatif ne lui permet pas d’être adulte. MOUAIS, on repassera pour l’explication, mais c’était rigolo. J’aime beaucoup l’actrice, même si je ne cerne pas encore le personnage.

Le côté cauchemar qui tourne mal, avec changement de format de l’image est une excellente chose, avec des plans qui par moments me rappellent Channel Zero et à d’autres la saga Insidious. Bref, on vire un peu du côté de l’horreur gentillette, et je ne m’y attendais pas en commençant la série.

Quoiqu’il en soit, cet épisode propose une fois de plus des choses très sympas, surtout du côté de la réalisation et des effets spéciaux, avec la concrétisation des pouvoirs de David via effets spéciaux très réussis.

Niveau écriture, je suis paumé, mais je suis aussi drôlement accroché et le cliffhanger de David ne se réveillant pas est efficace. Il est bon aussi de savoir que même blessés, les autres se réveillent des souvenirs de David sans séquelle physique ou que Syd voit les mêmes choses que David, quand les autres y sont aveugles.

Beaucoup de questions restent posées sans l’ombre d’une réponse, en tout cas.

04.pngChapter 4 – 18/20
What was real? That was the mission.

Double dose de mystères et de prises de tête cette semaine où je rattrape mon retard en séries des quatorze derniers jours. Il faut bien. Et comme je ne comprends rien à Legion, je me réserve une bonne soirée.

Sans surprise, les trois premières minutes de cet épisode ne dérogent pas à la règle, alors qu’un présentateur nous expose de longues idées sur la science et la nature humaine. C’est parfaitement inutile a priori, mais bien sûr la suite de l’épisode vient apporter un nouvel éclairage à cette scène.

On enchaîne ensuite avec un David inconscient qui ne se réveille pas, perdu dans ses souvenirs et dans des flashbacks. Il n’est pas en mort cérébrale, mais son esprit n’est pas là non plus. Paul, Syd et Kerry (la laborantine jusque-là inutile) sont envoyés en mission pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avec le docteur. Et nous avec. Le problème, c’est que les éléments ne sont pas tous à notre portée.

Les scénaristes nous proposent donc un développement de la pensée de Syd, puis de Kerry. Il s’avère qu’elle vit à l’intérieur du scientifique, qu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, comme des jumeaux d’âges différents qui partagent un même corps mais peuvent aussi se dissocier l’un de l’autre. C’est un pouvoir vraiment intéressant, comme tout ceux choisis jusqu’ici par cette série, car c’en est un que l’on ne voit jamais exploité à la télévision. En plus, sa personnalité qui est de vouloir de l’action à tout prix est vraiment sympa.

La mission se poursuit ensuite avec l’ex petite amie de David et ses souvenirs tout aussi cryptiques de leur relation. Les mystères s’épaississent grâce à elle (et la jalousie de Syd) : Lenny (Aubrey Plaza) est un homme qui s’appelle Benny, par exemple. Notre équipe se retrouve alors piégé chez le psy, confirmant qu’il faut se méfier de tout dans cette série où aucune certitude n’est acquise. Sympa. Le piège voit Paul et Kerry se faire maîtriser en quelques secondes, et Syd changer de place avec le méchant qui les poursuit.

Mélanie possède quant à elle un secret bien gardé, Oliver, un homme dans un scaphandre. C’est vrai que cette série n’avait pas encore assez de mystères, merci. Cet homme est donc celui qui nous parlait directement (cassant le 4e mur) en début d’épisode et qui se trouve désormais en pleine conversation avec l’esprit de David, dans son esprit, ou allez savoir où. Cela permet en tout cas d’affirmer l’existence d’un monstre : tout ne se joue pas uniquement dans l’esprit de David. C’est en tout cas ce que j’en déduis, mais je peux tout autant me tromper pour ce que j’en sais.

De son côté, Amy est toujours retenue prisonnière contre son gré quelque part, en compagnie du docteur de son frère. Cela nous permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’esprit de David. Il a parlé d’un chien à son docteur, mais il n’en a jamais eu. Super.

Finalement, nous sommes aussi paumés que lui, c’est désagréable de ne rien comprendre, mais c’est agréable de se sentir des points communs avec le personnage. Et surtout, on sait déjà que la série a une histoire bien définie à nous dévoiler, il suffit de se laisser porter finalement. Ce que je fais.

La scène finale voit ainsi David réussir à retrouver l’équipe après avoir été énervé par Lenny. Kerry se fait tirer dessus (non, putain !) donc Cary (le médecin/scientiste) tombe lui aussi et David comprend qu’il a arrêté Syd au lieu du méchant dont je ne connais pas le nom.

Complexe, mais j’ai l’impression de comprendre un peu mieux certains enjeux.

05.pngChapter 5 – 17/20
Who teaches us to be normal when we’re one of a kind?

L’épisode reprend le lendemain du précédent, avec une opération pour Kerry. Pendant ce temps, David apprend à Mélanie qu’il a parlé à son mari et à Syd qu’il a trouvé le moyen de la toucher autant qu’il veut : dans son esprit. L’une et l’autre sont bouleversées par ces nouvelles, et ça se comprend.

Mélanie espère ainsi pouvoir retrouver son mari et Syd comprend qu’elle va pouvoir lui faire l’amour, ce qui est aussi l’occasion d’un nouveau développement sur son passé et de nouveaux mystères sur les pouvoirs de David, car il y a des signes discordants dans ce paradis.

L’intrigue part bien vite sur tout autre chose, à savoir David voulant retrouver Amy. Seulement, il semble que le monstre prenne possession de David sur ce coup-là : il bute ainsi le monde entier. Et nous y voilà, les premières vraies explications nous viennent de Cary : il y a bel et bien un monstre, qui vit dans la tête de David et qui explique tout le bordel auquel on a le droit depuis le début. Ce monstre est comme un ver solitaire mental qui bouffe ses souvenirs et vit en lui depuis 30 ans, d’où la schizophrénie.

Tout le reste de la série semble soudain tellement plus clair maintenant qu’on a cette explication, et cet épisode est d’ailleurs plus facile à suivre.

Amy libérée, elle est amenée par David dans la maison parentale où elle lui révèle qu’il a été adopté. Bon, la révélation est un peu gâchée par le fait que la série a été annoncée depuis le début comme centré sur un personnage qui est « fils de », mais l’intensité dramatique est assez juste dans le jeu comme dans l’écriture.

Le reste du casting débarque alors pour retrouver David et l’aider, et l’on entre dans un épisode silencieux. C’est sacrément long et pourtant c’est une bonne idée sur le principe : seulement, il aurait fallu accélérer le rythme. Buffy l’a fait sans souci l’épisode silencieux. Peut-être que c’est le manque de musique qui n’aide pas non plus à trouver ça raisonnable. Toujours est-il que les choses s’accélèrent, l’action est simplement dingue cette fois, avec le monstre qui s’attaque à David et Syd, puis le méchant qui débarque pour leur tirer dessus et le passage dans la pièce blanche pile au bon moment, la nouvelle attaque du monstre et la fin totalement délirante où Syd se retrouve en psychothérapie de groupe. Tu parles d’un cliffhanger qui fait retomber toute la dimension dramatique !

C’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, car c’est le contrepied total des habitudes que l’on peut avoir. En plus, ce n’est pas sans rappeler Inception ces enchaînements de situations.

Du coup, j’ai vraiment apprécié cet épisode car j’ai enfin l’impression de comprendre où la série souhaite aller, et en tout cas l’impression de savoir d’où l’on vient. C’est la première fois que j’ai pu suivre l’épisode sans sentir qu’il me manquait des infos. J’aime vraiment les différents mutants proposés, leur pouvoirs et leurs relations. Je suis curieux de voir ce que donneront les trois prochains épisodes, maintenant que toutes ces pièces maîtresses du puzzle sont dévoilées.

Il reste à résoudre cette énigme du monstre, mais aussi celle du mari de Mélanie, donc il y a de quoi faire ! Je suis pressé de voir la suite, même si ironiquement, la hype retombe un peu maintenant que je comprends mieux de quoi il en retourne…

06.pngChapter 6 – 17/20
Maybe this place, the hospital, maybe it’s a version of reality and not reality itself

L’introduction de cet épisode poursuit sur le cliffhanger dingue du dernier épisode : Lenny psychanalyse l’ensemble du casting, et le fait même plutôt bien. Difficile de démêler le vrai du faux, de savoir précisément où est le vrai, surtout quand des flashbacks viennent encore s’en mêler. Aubrey Plaza est juste géniale dans ce rôle de la psy.

En fait, Legion ne propose pas autre chose que le classique épisode qui fait croire à son héros qu’il est en hôpital psychiatrique, et c’est d’autant plus violent que les personnages de cette série ont commencé en hôpital psychiatrique.

On devine assez vite que la porte qui fascine Syd va avoir son rôle à jouer pour un retour vers la réalité, mais il est très cool en même temps de voir le détour que prend cet épisode avant d’y arriver, surtout quand il s’agit de voir la série partir en vrille sévère et Lenny danser dans les souvenirs de David (non, vraiment, Aubrey Plaza est brillante, je le dis d’épisode en épisode, mais c’est chaque fois un peu plus vrai).

Les développements de chacun dans l’hôpital psychiatrique sont sympathiques, mais pas hyper nécessaires puisque l’on sait bien que tout ça n’est qu’un énorme rêve de la part de Syd, qui est elle-même dans la tête de David. Enfin, on sait… plus l’épisode avance, et plus je me rends compte qu’il s’agit encore et toujours d’une supposition, car Legion ne prend pas le temps de s’expliquer.

Amy est ainsi une infirmière hyper violente avec ses patients, Kerry est harcelée et ne retrouve plus Cary, Paul est un patient, Melanie est accrochée à son ex-mari qui la mène dans la maison où Syd est sur le point de se prendre les balles dans le dos. Seulement, Mélanie ne peut rien faire. N’est pas Quicksilver qui veut.

En fait, il apparaît peu à peu clair que chacun, dans cet hôpital, se retrouve à vivre son pire cauchemar. Et c’est une bonne chose.

Finalement, ce sixième chapitre n’est qu’un énorme détour qui prolonge la série d’un épisode pour le plaisir de la prolonger et de partir dans un délire total. Tant mieux, de toute façon, elle est commandée pour une saison 2, alors le fil rouge devra être prolongé ! Je suis du coup partagé sur la note à mettre à cet épisode, parce que c’est une perte de temps hyper bien foutue et que cette série est faite pour le délire, de toute manière. De là à proposer un cliffhanger (le sort de Kerry) dans le cliffhanger (Syd qui imagine cet hôpital) du cliffhanger (Syd attaquée par le monstre) du cliffhanger (Syd sur le point de se faire tuer), c’est… osé. Si ce n’est plus.

Alors que le cinquième épisode me donnait l’impression de vraiment comprendre les choses, je me trouve à nouveau perdu grâce à celui-ci, qui complexifie tout. J’en retiens que le monstre est en train de réduire autant que possible la place laissée à l’esprit de David dans son corps, mais c’est d’une folie rarement atteinte dans toutes les séries que je regarde.

07.pngChapter 7 – 16/20
What did he do with it?

Pourquoi tester la drogue quand on peut regarder Legion ? C’est tout ce qui me vient quand je vois l’intro de cet épisode. Difficile de ne pas être totalement paumé devant cette série et, même si je sais que les scénaristes ont une idée assez précise en tête, je commence à être frustré de ne rien comprendre.

Les premières minutes de l’épisode exploitent sans résoudre le cliffhanger de la semaine dernière autour de Kerry, puis le monstre/Lenny interroge Amy sur le passé et celle-ci le raconte comme elle peut. Ce n’est pas bien clair et il est impossible de savoir où veulent en venir les scénaristes avec ces scènes.

Cary rencontre le mari de Melanie et prend les choses en main. Les explications viennent alors de Syd qu’il rejoint et libère de sa léthargie. Les transitions entre toutes les intrigues sont brillantes et magistrales côté effets spéciaux, mais c’est vraiment un casse-tête sans nom.

Melanie finit par retrouver Oliver, mais celui-ci ne se souvient pas d’elle, même s’il reconnaît en sa femme un visage familier. C’est déjà ça. Avec l’aide de Cary, Melanie tente de déplacer Syd et David de la trajectoire de la balle, sans succès. C’est finalement Oliver qui parvient à faire quelque chose avec son don, mais je ne suis pas sûr d’avoir saisi exactement comme il faisait… C’est tout le problème de Legion, j’ai l’impression de n’avoir aucune certitude, mais que des théories.

Dans l’esprit de David, Syd parvient à protéger un à un tous ses amis en leur mettant des lunettes qui leur fait voir la vie en noir & blanc. L’avantage, c’est qu’ils ne voient alors plus leur ennemis. Pourquoi pas ? C’est une autre partie de l’épisode qui manquait encore de vraie explication et d’approche concrète de la situation.

De son côté, David se créé un double pour comprendre un peu ce labyrinthe mental qu’est le sien. Là encore, la série se distingue par des effets spéciaux magistraux sur le tableau noir. David nous raconte son histoire, mais le vrai problème est que l’histoire qu’il raconte est ce que nous savions déjà. Cette fois, c’est lui qui reconstitue tout, et c’est ce dont nous avions besoin pour le voir tenter de reprendre le contrôle. En plus, ça confirme aussi un peu les théories que l’on n’oublie vite d’une semaine à l’autre.

De nouveau, la série propose une scène psychédélique, avec également un hommage aux films muets. Tout s’accélère au cours de celle-ci et chacun revient à la réalité : le méchant est tué par le monstre, David réussit à intercepter les balles par l’esprit et tout le monde s’en sort. Tout ça pour ça. N’empêche qu’il faut encore que David parvienne à tuer le monstre qui est dans son esprit, mais a priori sous contrôle grâce à une machine mise sur la tête de David par Cary.

Autre conséquence désastreuse : Oliver a disparu à cause du monstre. Il réapparaît en fait à l’institut où tout le monde se rend. Tout le monde, et même le personnage interprété par Hamish Linklater qui a finalement survécu au premier épisode où il avait fini brûlé vif. Oh putain, tellement heureux de retrouver cet acteur que j’en oublie presque le mal de crâne que m’a encore infligé cet épisode ! Cette fois, Hamish n’est pas venu seul et il ordonne à ses hommes de main de tuer tout le monde, sauf David.

C’est ce qu’on verra pour la fin de saison la semaine prochaine ! En attendant, il va encore falloir réfléchir à tout ça et théoriser sur ce que je viens de voir, car se laisser porter par la série n’est pas suffisant pour obtenir toutes les réponses. La satisfaction de la compréhension de l’intrigue n’est pas celle du simple visionnage, déjà très agréable grâce à la photographie léchée et à la bande-sonore impeccable.

Sept épisodes et je suis encore et toujours perdu.

08.pngChapter 8 – 16/20
You don’t have to be afraid

Le méchant est de retour et je suis on ne peut plus heureux de le savoir. On suit à présent sa convalescence passée, auprès de son mari et de leur fils. J’ai dû mal à y voir un grand intérêt, mais l’acteur est assez génial pour que je sois heureux de son temps à l’écran. Évidemment, il se lance dans une grande opération de vengeance et l’équipe technique s’arrange pour qu’on le voit au maximum de son bon profil.

Par la suite, on reprend sur le cliffhanger qui est vite expédié : David a tellement de pouvoirs qu’il parvient à se faire son chemin sans le moindre souci. Et moi, j’ai un gros problème, c’est que je n’accroche pas à cet épisode et je ne sais pas expliquer pourquoi. David nous fait soudainement une crise existentielle, encore une, avec ses pouvoirs dans lesquels il doute, pendant que notre méchant se fait emprisonner.

Bien sûr, il a une caméra dans son œil brûlé et retransmet tout à la Division 3, qui se régale des informations qu’elle obtient grâce à lui, notamment lorsque Mélanie l’interroge, après un rapide rapprochement avec Oliver. Quant à David, il a encore le monstre en lui et cela provoque un sale compte à rebours où le monstre tente de reprendre le contrôle. Pourquoi pas. C’est d’autant plus efficace qu’il hésite à lire son esprit.

De leur côté, Carry et Kerry sont toujours en pleine embrouille, c’est un peu dommage pour une fin de saison.

Le monstre s’en prend ensuite à Syd, directement dans son esprit, en utilisant la télépathie de David. C’est un rebondissement intéressant, surtout que le monstre insiste pour dire qu’il doit s’en aller de lui-même s’ils ne veulent pas faire de mal à David. Cela ouvre pas mal de perspectives, de même que Syd qui révèle tout ce qu’elle sait de son amoureux à la Division 3.

Pour virer le monstre, Carry fait une nouvelle tentative qui permet un nouveau bon gros délire dans l’esprit de David, sur de petits airs des Pink Floyd. Lenny s’avère une nouvelle fois un personnage passionnant et Aubrey Plaza une actrice beaucoup trop douée.

Tout s’enchaîne alors car David ne fait pas le poids face à son monstre. Syd décide alors de l’embrasser, échangeant aussitôt de place avec David. Puis, c’est Kerry qui est contaminée par le monstre et l’action semble ne plus pouvoir s’arrêter. Tout s’enchaîne violemment vers une confrontation David/Kerry, et un Oliver qui se barre en chantant après avoir été confronté à Kerry. Pas très clair tout ça, mais grosso modo, le monstre est en Oliver.

Au laboratoire, tout le monde est chaos, y compris Mélanie, même si je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi. La victoire est en demi-teinte : David est libéré de son monstre, mais celui-ci est désormais avec Lenny en route vers le Sud. C’est con, parce qu’Oliver venait juste de se souvenir de Melanie.

Comme tout cela ne suffit pas, nous avons un cliffhanger post-générique (sérieusement, c’est odieux de faire ça aux séries !!) où David se fait enlever par un drone. J’étais déjà sûr de vouloir revenir pour la saison 2, mais cela me permet d’en être certain. J’aime beaucoup les perspectives ouvertes pour les prochains épisodes, que ce soit retrouver David ou retrouver Oliver, il y a de quoi faire !

En plus, je me suis rendu compte que j’avais commencé à m’attacher à plusieurs des personnages. Ce n’était pas gagné avec ce sentiment général de confusion permanente.

bonus.png

EN BREF – Sacrée prise de tête que Legion, il m’aura fallu six épisodes et demi pour être à peu près certain de comprendre ce qu’il se tramait dans la série. Pourtant, pas un instant dans cette errance je n’ai eu le sentiment que les scénaristes ne savaient pas où ils voulaient aller.

La photographie et la réalisation sont impeccables, le casting excellent et les mystères extrêmement difficiles à percer : tout ceci rend la série sacrément solide pour une nouveauté. C’est un vrai plaisir que de se perdre chaque semaine devant cette série, même si c’est aussi un peu douloureux par moment de devoir tout remettre en question.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la série aura su me dérouter et me surprendre par son originalité, à peu près dans chacun de ses épisodes. La qualité globale fait qu’on est forcé d’y revenir et les cliffhangers de fin de saison m’accrochent bien. À l’année prochaine, Legion !

 

 

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18 réflexions au sujet de « Legion (S01) »

  1. La seule référence évidente à X-Men heu… David, c’est quand même le fils de Charles-Xavier, il me semble (oui, j’avais tendance à le croire totalement asexué, mais ça, c’était avant). Et accessoirement donc, le mutant le plus puissant que la terre ait jamais connu (#badass).
    Sinon, moi, ce premier épisode m’enthousiasme 😀 Beaucoup plus que The OA, lancé en parallèle et que je trouve pour l’instant chiant comme la mort. Mais bon, on va persister, il n’y a que huit épisodes hein…

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    1. Oui, oui pour la paternité de David, mais personne n’en parle dans cet épisode, je pense bien. (Han mais non y a Moiraaaa) Quant au plus puissant, y a Apocalypse aussi, voyons :p
      J’ai pas encore tenté The OA, il faudra !

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      1. Apocalypse est badass l’espace des dix premières minutes du film qu’ils lui ont consacré et puis après, non. Parce qu’après, y’a Magneto.

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    1. J’ai donc un épisode de retard que je rattraperai sûrement que le WE prochain (et encore, je suis chargé, mais bon, je serai en vacances alors je finirai bien par tout récupérer), mais je comprends tout à fait. Je suis quand même paumé à chaque épisode et incapable de savoir ce qui me fait revenir, parce qu’il y en a d’autres qui avaient pas mal de ces points et qui n’ont pas su me garder 😂 je crois que le fantastique est ma kryptonite 😱

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      1. Oui, j’ai lu plusieurs avis de gens qui trouvent la série pas claire voire brouillonne mais j’avoue que c’est un truc que je comprends pas… Je trouve le tout très bien ficelé et je me suis jamais sentie perdue en regardant :p

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      2. Mais tu te sens guidée ? On n’a absolument aucun élément de réponse dans les deux premiers quand même 🤔 et la chronologie est volontairement tordue. Je trouve qu’on sent qu’ils savent où ils vont, mais c’est un peu galère par moment. Bon, les voir à 1h du mat ne m’aide pas non plus 😂

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      3. Je sens surtout qu’on me raconte une histoire, je crois. Et la forme est suffisamment originale pour qu’on puisse me balader un peu à l’aveugle dans un univers aussi particulier que celui-ci 🙂

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      4. Oui, c’est le moins qu’on puisse dire, ahah. Cela étant, je trouve la vieille et ses intentions altruistes trop parfaites, je suis certaine qu’elle cache un truc louche, voire super louche.
        Et j’adore sa copine, celle qui peut toucher personne, ellétrokool 😀

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      5. Même théorie sur… Euh… Zut j’avais appris son nom la dernière fois. Caroline ? 🤔
        Et ouais Syd est très très cool ! (mais du coup je m’interroge par rapport à Malicia, vu que c’est le même univers tout ça tout ça)

        Aimé par 1 personne

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