Silicon Valley (S04)

Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble de la saison, après visionnage de chaque épisode.

Avis : Silicon Valley est de retour pour une quatrième saison ! Pourtant, j’ai terminé mon article sur la saison 3 en remarquant que son dernier épisode pouvait tout aussi bien conclure la série.

Il faut bien que je vous avoue, l’entre-saison a été très, très long et une fois n’est pas coutume, j’ai oublié les ¾ de la série. C’est le cas d’énormément de petites séries que je consomme pour le plaisir, certes, mais sans en être fana. Cette sitcom, à l’origine, je l’ai vue sur un coup de tête. La saison 1 m’a emballé parce que je l’ai binge-watchée, la saison 2 m’a déçu sur plusieurs points, la 3 a remonté le niveau et la 4 commence aujourd’hui. Je n’en attends pas grand-chose, car je sais qu’il ne faut pas trop en attendre.

Souvent par le passé Silicon Valley a eu du mal à me faire rire. Toujours, en revanche, elle m’a accroché à l’histoire de Pied Piper, la société de Richard qui se redéfinit quasiment à chaque épisode. C’est aussi ça que j’aime d’ailleurs : la série a connu tellement de virages abrupts en trois saisons qu’elle s’est redéfinie un nombre incalculable de fois tout en conservant des personnages assez clichés. Ce rythme est totalement endiablé, et c’est tant mieux, car ça me donne envie de rester plus longtemps devant, et de revenir chaque saison !

Voilà, ça vous donne une idée de ce que je pense de la série et de ce que j’en attends avant de commencer ce quatrième volet des aventures de Pied Piper. Sans plus attendre, je passe à la critique du 4×01, avec spoilers évidemment !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Success Failure – 18/20 
Welcome to the Valley, asshoes.

Il y a un résumé de la saison précédente ! Je ne m’y attendais tellement pas et ça me fut utile. En plus, ça faisait si longtemps que je n’avais entendu le générique HBO.

Ce retour est carrément réussi : j’ai beaucoup plus ri que dans mon souvenir et il y a de nouveau eu tellement de rebondissements que j’en ai presque la nausée. En plus, on passe des rires à la déprime dans cet épisode, une fois de plus, et ça prouve que la série en a ! Le titre résume finalement assez bien l’ensemble de la série, qui nous montre toujours le passage d’un extrême à l’autre en un claquement de doigts (bon, OK, en trente minutes).

Cette année, tout commence par une première scène hilarante où Richard kidnappe un milliardaire pour lui présenter PiperChat, sa nouvelle application qui permet de passer des appels visio de qualité, à plusieurs et malgré mauvaise réception. Le quiproquo qui s’installe est génial, surtout que chacun de nos geeks joue plutôt mal.

Cet épisode enchaîne bon nombre de gags, y compris de running gags, et je ne me souvenais pas que la série osait autant aller dans l’humour. Je pense aux ongles de Richard, je pense aux vues sur les toilettes, je pense même à la lourdeur des blagues sur l’homosexualité supposée de Richard par Russ. Il y avait de bons passages hilarants, c’était parfaitement inattendu.

Et au milieu de tout ça, il y avait pas mal de déprime quand même, avec Richard qui cherche sans trouver un financement, avec Monica remplacée par Ed Chen (j’espère qu’on le reverra lui, il m’a fait bien rire dans sa petite scène), avec les histoires d’Hooli, avec notre joyeuse bande qui veut virer Richard…

Finalement, ce dernier leur simplifie la vie en démissionnant. BAM. Prends-toi la claque, cher téléspectateur, de ce nouveau virage à 180° pour la série. Dinesh devient le nouveau PDG de PiperChat, Richard abandonne ses parts de la société (quoi ?) et largue au passage un Jared hyper émouvant. Franchement, la scène était suffisamment triste comme ça, mais voir la tête de chien battu de Jared, c’était juste super dur émotionnellement. Leur duo va me manquer, j’espère qu’il quittera PiperChat pour Pied Piper. Et oui, Richard continue Pied Piper avec pour projet de créer un nouvel internet. Bon courage !

C’est un début de saison hyper réussi, avec des décisions radicales et de nombreuses pistes à explorer pour les épisodes à venir. J’espère que ça continuera sur cette voie !

02.pngÉpisode 2 – Terms of Service – 16/20
“Don’t tell Dinesh”. Dinesh is my CEO.

On veut nous faire croire que Richard a clairement fait de la merde en lâchant PiperChat. Dinesh se lance dans une grande campagne de promotion hyper fonctionnelle. Du coup, l’épisode commence par nous montrer comment Richard se fait mettre de côté de sa propre compagnie. C’est juste absolument atroce, surtout dans sa relation avec Jared.

Cela ne dure pourtant pas : en effet, Richard se débrouille pour récupérer ses accès au site et remarque le pire problème possible avec l’application… Ils n’ont pas de filtres pour les enfants de moins de 13 ans. Or, aux USA, c’est tout une histoire la protection des enfants. PiperChat se retrouve en un instant avec une dette de 21 billions à la minute où quelqu’un se rendra compte de cette faille majeure. Bref, une fois de plus, la situation se renverse totalement dans cet épisode : le succès de PiperChat s’avère de nouveau être un leurre et c’est la pire des applications possibles.

Heureusement pour Dinesh, ses affaires sont sauvées par Hooli qui récupère PiperChat en menaçant de procès, le tout pour espionner un associé. Cela donne un cliffhanger hyper marrant où Hooli se retrouve avec la dette. C’est juste parfait, la multinationale va clairement couler.

Pendant ce temps, Erlich s’associe avec son colocataire dans une application pour cuisiner le poulpe, pensant qu’il s’agit d’une application de réalité virtuelle à la place. Cette partie de l’épisode ne servait vraiment à rien par rapport au reste qui était bien plus excellent.

Cette semaine était moins comique que la semaine dernière, mais comme l’intrigue continue d’avancer à toute vitesse, c’est hyper agréable à regarder. Il est rare de tomber sur des séries qui proposent autant de rebondissements avec toujours justesse et talent. Une fois de plus, ce retournement de situation est crédible – même si on peut imaginer que quelqu’un les dénoncerait plus vite que ça quand même. C’est extrêmement bien joué car toutes les perspectives que je voyais pour la suite de la série la semaine dernière sont déjà redéfinies.

Comme d’habitude, la situation est totalement renversée au cours des 29 minutes de cet épisode et on nous rappelle qu’il ne faut pas trop se faire de faux espoirs dans la vallée, même quand tout va pour le mieux !

03.pngÉpisode 3 – Intellectual Property – 14/20
Yeah like Shazam… for food.

Richard ne dort plus et fait chier le monde entier, même son médecin. Il est franchement à deux doigts du burn out, il ne dort pas et est flippant à force. C’est un peu triste de voir le héros de la série réduit à un pathétique état comme ça, mais je ne doute pas qu’ils ont un plan pour son avenir.

Jian-Yang tente désespérément de trouver un financement pour son application, mais Erlich a une bien meilleure idée que lui pendant la réunion : SeeFood. Putain, je veux cette application (et on a totalement les moyens de la concrétiser, d’ailleurs). C’est le genre d’appli totalement inutile qui a tout du carton par son concept idiot, franchement.

Erlich refuse l’aide de Big Head, le pauvre, mais demande celle des autres. Big Head cherche alors un job. Il parle tellement, tout le monde l’ignore, le pauvre… du coup, il fait un professeur parfait pour Stanford, mais comme d’habitude, il est le dernier au courant. C’est un développement intéressant, il faudra voir ce que ça donne, parce que pour l’instant, j’ai l’impression qu’on en a fait le tour.

Monica profite d’une info qu’elle tient de Richard pour piéger Ed Chan, son remplaçant. Malheureusement pour elle, Jian-Yang fait ruiner son plan en disant beaucoup trop la vérité. Par conséquent, Ed décide de se venger de Monica qui se retrouve à devoir travailler sur le projet SeeFood. Tout son travail dépend donc désormais d’un projet fantôme. Elle a le pire karma du monde, je me demande ce qu’elle a pu faire de si horrible dans sa vie pour le récolter !

Dinesh a un rencard avec la cinglée de la saison 6 de Scandal. Et si le courant ne passe a priori pas, leur haine commune de Gilfoyle est un bon terrain pour un premier rencard qui s’avère plein de promesses. Elle, je veux bien qu’on la revoit, elle a un bon potentiel pour la suite, je sens.

Enfin, Jack Baker se débrouille pour faire virer Gavin Belson. C’est une sale journée pour Gavin qui se fait dégager comme un malpropre, sans même un au revoir de qui que ce soit. Cependant, c’est une chance pour Richard, complètement perché, qui apprend que Gavin possède l’application parfaite pour son projet. Il lui rend donc une petite visite nocturne (bam, parfait pour le bingo), plein d’espoir.

C’était un peu moins fou que d’habitude côté retournements de situation je trouve, mais j’ai aimé le fait que ça prenne le temps de développer les histoires personnelles d’un peu tout le casting au lieu de se concentrer sur Richard uniquement. Cela s’éparpillait un peu et ça ne plairait pas à Laurie (elle est enceinte !), mais j’ai trouvé ça cool, avec juste ce qu’il fallait d’humour.

Capture d'écran 2017-05-22 20.14.43Épisode 4 – Teambuilding Exercise – 15/20
I would say Not Safe For Work but this is actually your work. For a year. At least.

Oups, comme je le disais ce matin dans mon article à la semaine, j’ai pris un peu de retard dans les aventures de Richard, je commence donc par voir l’épisode de la semaine dernière aujourd’hui. Cela me promet une double dose de rebondissements !

Et ça commence bien avec ce premier épisode où Richard se rend donc chez Gavin, qui brûle le contrat qu’il lui propose. Sympa. Bien sûr, assez vite, Richard parvient à faire changer d’avis Gavin, qui décide de bosser avec lui. Cela ne plaît pas du tout au reste des geeks qui ne remarque pas l’absence d’une semaine de Richard, l’un des rares moments drôles de cet épisode. Et oui, je n’ai pas accroché à leur humour cette semaine, je ne sais pas pourquoi. C’est toujours comme ça avec Silicon Valley de toute manière, je ne sais jamais à quoi m’attendre avant de lancer l’épisode.

Bon, donc, maintenant qu’il bosse avec Gavin, Richard a besoin de nouveaux collègues et se lance dans une grande opération de remplacement de ses amis. Sans grande surprise, cela rend Jared jaloux et, tout flippant qu’il est avec son couteau, Jared parvient à se faire embaucher par Richard. Il en va de même pour Gilroyle, après quelques péripéties et bonnes répliques.

En parallèle, SeeFood se développe avec une démo complétement catastrophique où tout ce que peut faire l’application est reconnaître une photo de hot-dog. Comme c’est Silicon Valley, c’est loin d’être anodin. Jian-Yang déprime et brûle tout son argent dans des produits de luxe pour être libéré plus vite de cette application et de ce job qui ne lui convient pas.

Erlich comprend qu’il va devoir développer l’application tout seul et il le fait en se servant des étudiants de Big Head. Ce dernier est loin d’être un bon prof, puisqu’il ne fait que leur montrer des films… pourtant, ce programme finit par réussir à ses étudiants qui, plutôt que d’être exploité, montent eux-mêmes l’application souhaitée par Erlich. Inquiet, il se détache du projet…

… Pour mieux apprendre par Monica que Jian-Yang est désormais riche grâce à son algorithme capable de reconnaître… des pénis. Dinesh se retrouve coincé à devoir chercher des photos de pénis sur le net pour le bien de cette application qui aide Periscope à faire le tri dans ses directs. Brillant.

Enfin, en arrière-plan, Dinesh continue sa relation avec Mia, mais cela se passe mal parce qu’elle semble avoir tout hacké dans la barraque.

Si je n’ai pas trop aimé l’humour dans cet épisode, il est indéniable que rebondissements sont toujours aussi impressionnants et bien construits. L’écriture de cette série est absolument dingue.

Capture d'écran 2017-05-22 20.05.37.pngÉpisode 5 – The Blood Boy – 16/20
This is already the best job I ever have

L’épisode débute donc sur Richard, Jared et Gilroye qui bossent désormais pour Gavin, ce qui est super bizarre à voir. Pas d’inquiétude pour autant, cela ne va pas durer bien longtemps. L’épisode débute plutôt tranquillement avec les enjeux habituels : Richard est confronté à un problème pour son nouveau Pied Piper… En effet, il veut un internet plus rapide grâce au peer-to-peer, ce qui signifie qu’il a besoin de beaucoup de gens pour que ça fonctionne. Sauf que les gens veulent que ça fonctionne et ne viennent qu’à cette condition. Les cas classiques, c’est bien fichu comme idée, j’aime beaucoup.

En parallèle, Gavin s’avère avoir un « blood boy », c’est-à-dire un mec qui échange son sang avec lui pour lui permettre, soi-disant, de vivre plus longtemps grâce à du sang jeune et healthy. C’est l’occasion pour moi de retrouver Caleb de Quantico, ce qui m’a bien fait rire, vu l’évolution du personnage dans celle-ci. En fait, Bryce (c’est le nom du perso) pourrait tout à fait être Caleb.

Richard se rend compte en cours d’épisode que Bryce est en train d’arnaquer Gavin, puisqu’il se drogue. Forcément, il le confronte et ça se passe mal, surtout que la relation entre les deux a déjà bien mal commencé quand Bryce s’est mêlé des affaires de Pied Piper.

Désabusé, Gavin finit dans une nouvelle déprime et se barre, cédant à Richard le code dont il a besoin pour sa société… mais pas les fonds. Au revoir, Gavin donc. En tout cas, c’est ce que la série veut nous faire penser. Cela fonctionnait plutôt bien comme intrigue, c’était agréable à suivre.

Loin de tout ça, Erlich et Monica continuent d’évoluer dans la même storyline lors de la baby shower de Lori. Erlich ne sert pas à grand-chose cette semaine, puisqu’il donne de mauvais conseils à Monica qui étonnamment les suit aveuglément. Elle finit par s’en tirer plutôt bien en regagnant la confiance de Lori, qui lui déclare même qu’elles sont meilleures amies. Il n’y a pas à dire, Lori est un personnage hyper comique malgré elle, mais ça me fait toujours rire.

Enfin, Dinesh réussit à se débarrasser de Mia lorsque celle-ci est arrêté par le FBI au beau milieu du mariage de sa sœur. On se croirait dans une série dramatique dis-donc. Les tentatives désespérées de Dinesh pour se séparer d’elle m’ont bien fait rire, c’est très réussi.

Cet épisode était plus drôle et toujours aussi bien écrit, avec tellement de rebondissements qu’en deux épisodes la situation de chacun est bien loin de ce qu’elle était avant que je ne fasse play. J’adore. Mon seul gros reproche pour la série là tout de suite serait qu’ils abusent de plus en plus des placements de produits, et ça devient un peu chiant à force !

06.pngÉpisode 6 – Customer Service – 14/20
What if all we need is a customer?

Comme toujours, Silicon Valley propose cette semaine un épisode qui déménage pas mal et change quelques perspectives d’avenir. J’apprends à ne plus rien envisager avec eux de toute manière.

Tout commence avec Russ qui débarque pour voir Richard et l’engueuler d’avoir vendu « leur » idée à Gavin. Il refuse d’aider à financer le « nouvel internet » de Richard, qu’il continue de s’approprier. C’était une jolie manière d’introduire le nouveau problème à régler cette semaine : ils n’ont aucun investisseur pour les financer maintenant que Gavin est parti.

Sur une nouvelle idée de Richard, ils décident donc de faire le tour des clients, de manière à débloquer la situation. Là encore, le départ de Gavin refroidit toutes les personnes qu’ils rencontrent, à l’exception d’une… Qui s’avère être la fiancée de Dan.

Encore un personnage que j’avais totalement oublié : c’est le mari de la femme avec qui Erlich a couché. Le problème, c’est qu’il l’a fait avec ses deux femmes et a tellement dragué sa fiancée (de manière lourde et stupide) qu’il risquerait de refaire pareil. Merveilleux. Erlich se fait donc virer de la suite des réunions entre eux pour s’éviter une mauvaise situation qui risque de se reproduire. Sans trop de surprise, la situation se reproduit donc avec Richard, qui couche avec la fiancée de Dan comme si de rien n’était. Outch.

Après s’être confié à Jared, il décide de faire comprendre à sa nouvelle conquête qu’ils ne peuvent continuer à se voir. Cela tombe bien, elle veut lui dire exactement la même chose, car c’était la pire rencontre sexuelle de sa vie. Re-outch.

L’épisode se termine donc sur une relation commerciale au beau fixe pour Pied Piper, mais celle-ci se fonde sur un secret qui viendra forcément leur ruiner la vie plus tard.

Pendant ce temps, Erlich se cherche quelque chose à faire (tout en clamant que ce n’est pas le cas) et réussit à se frayer un chemin pour devenir associé avec Laurie et Monica. Pourtant, ces deux-là ne travaillent pas avec lui de bon cœur, juste par intérêt pour son nouvel ami qu’il vient juste de se faire. Cela promet quelques belles catastrophes.

Enfin, suite à un test infructueux Gilfoyle et Dinesh se retrouvent avec les données personnelles de l’autre sur son portable. Jared devient alors leur arbitre, mais il n’y a rien à faire, ça finit en destruction mutuelle assurée avec des portables détruits. Bien joué.

Cette partie de l’intrigue est celle qui m’a fait le plus rire, je dois bien le reconnaître. Cependant, ne me détruisez jamais mon portable. C’est toute ma vie, sérieux.

Capture d'écran 2017-06-06 16.25.15Épisode 7 – The Patent Troll – 14/20
We know what mansplaining is.

Cet épisode débute avec Richard chez le docteur, une fois de plus, parce qu’il s’inquiète d’avoir contracté une MST suite à l’épisode précédent. Je sais que c’est supposé faire rire, mais le médecin n’a pas réussi à me faire passer le stade de la gêne avec ces gags-là. Heureusement, c’était déjà mieux avec le fait que Richard devienne de plus en plus petit, ça m’a fait rire juste ce qu’il fallait.

C’était une jolie manière d’introduire le combat de cet épisode qui voyait Pied Piper aux prises avec un troll alors que l’application commence à faire ses preuves. Il y avait quelques bons gags, notamment sur les fraternités (encore une fois, c’est pour Jared) et des rebondissements toutes les cinq minutes, ce qui est très caractéristiques de la série. J’ai apprécié retrouver l’acteur de Superstore, il faut bien le dire.

Les autres intrigues de l’épisode étaient plus marrantes, mais moins intéressantes du point de vue de l’histoire globale de la série. Ainsi, Erlich parvient à se faire embaucher par Lori et sa nouvelle partenaire/meilleure amie Monica. C’est n’importe quoi bien sûr, mais j’ai explosé de rire lors de la petite séance de Mansplaining. Les conséquences de son embauche, en revanche, ont eu du mal à me voir décrocher un sourire, les séances de baskets n’étant pas franchement une sous-intrigue très utiles (pour le moment, en tout cas). Il y avait quelques moments parodiques qui m’ont fait sourire malgré tout, notamment l’abus sur le pot d’huile.

Enfin, il y avait toute l’intrigue du frigo, avec un Gilfoyle qui tente de pirater le nouveau frigo high-tech. C’était sympathique et permettait de monter d’un cran le niveau d’humour de l’ensemble de l’épisode avec des gags franchement réussis.

Autrement dit, c’était un épisode plutôt classique pour Silicon Valley, avec des sous-intrigues marrantes pour compenser le sérieux de l’intrigue principale. Toutefois, j’ai eu du mal à m’inquiéter pour Richard, car l’on sait bien dès le départ qu’il va trouver une solution à son problème. C’est un peu la formule de base de la série après tout.

08.pngÉpisode 8 – The Keenan Vortex – 13/20
This is what you talk all day?

Et donc le client ramené à Lori par Erlich revient dans la série et maintenant que Frankie m’a dit que c’était le petit de Sixième Sens, je ne vois plus que ça aha. C’est fou. Il confirme à Erlich que son poste est désormais une affaire sûre.

Le problème à résoudre cette semaine, c’est qu’il fait froid en Californie et que cela entraîne des coûts supplémentaires de stockage, de manière plus ou moins directe. Mouais. Ce n’est pas dingue comme base pour un épisode, surtout que cet hiver sort de nulle part par rapport au reste de la saison.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode et ses solutions, qui consistaient en gros à permettre à l’algorithme de Pied Piper de faire fonctionner la réalité virtuelle du riche de Sixième Sens (Keenan). Du coup, ça aiderait à remettre la compagnie à flot, bien sûr. Je trouve que la série devient répétitive : au-delà de la formule qui se répète, l’humour se repose toujours sur les mêmes vannes, particulièrement concernant Jared. Cela fonctionne, hein, mais c’est un peu dommage, ça fait trois épisodes que j’ai l’impression de voir la même chose.

Bref, Richard refuse de vendre, donc il demande une somme ridicule… qu’il finit par avoir, grâce aux magouilles d’Erlich et de son nouveau pote, Keenan. Franchement, je ne préfère pas imaginer la page Wikipedia qu’aura Pied Piper quand elle sera vraiment célèbre, c’est tellement prise de tête et plein de rebondissements. Et je n’ai même pas eu de baignade pour le bingo alors qu’ils étaient juste à côté de la piscine et joyeux car en train de célébrer leur nouvelle collaboration.

La joie est bien sûr de courte durée car Monica débarque avec de bons arguments pour rappeler à Richard que c’est une super mauvaise idée de bosser avec Keenan. Dépité, Richard vient donc prévenir son équipe que le deal ne peut se faire. Par chance pour lui, Keenan les a déjà trahis pour Hooli.

Et oui, parce que pendant ce temps, le nouveau patron d’Hooli se met à stresser parce qu’il voit approcher le Hooli Con et qu’il n’est pas prêt à surpasser les performances de feu Gavin.

Finalement, Erlich s’est fait avoir par Keenan et n’a plus de job (putain, toujours pareil), ce qui le déprime tellement qu’il brûle sa pergola, et Hooli Con donne des idées à Richard, ce qui permet un cliffhanger meilleur que d’habitude. La semaine prochaine, nous serons donc au Hooli Con, ça s’annonce un peu mieux.

L’épisode avait besoin d’une meilleure montée en tension de l’action car il n’était pas bien brillant. Vivement la semaine prochaine, j’espère que ça repartira du bon pied et que ça arrêtera de s’encroûter !

Capture d'écran 2017-06-19 15.09.25.pngÉpisode 9 – Hooli-Con – 16/20
I mean that’s malware, Richard

C’est déjà beaucoup mieux cette semaine : comme prévu, l’épisode précédent donne d’excellentes bases à celui-ci qui n’a plus qu’à surfer sur la tendance du Hooli-con qui approche. Richard a la merveilleuse idée de profiter de l’installation de l’application du festival pour insérer le code de son application. Si on passe au-delà de l’illégalité d’un tel acte, je trouve le postulat de départ (les gens ne suppriment pas leurs applications) un peu léger, parce que je n’ai jamais énormément de place sur mon portable, donc je passe mon temps à désinstaller les applications inutiles (quitte à les réinstaller un mois plus tard).

Après, peut-être que je suis une exception de ce côté, mais j’ai déjà beaucoup d’applications dont je me sers quotidiennement, ce n’est pas pour m’en rajouter à l’excès. Enfin, je ne sais pas, j’ai trouvé cette conclusion vite tirée et peu probable venant de geeks comme eux qui sont forcément confrontés à un moment ou un autre aux limites de leur portables et multiples extensions de stockage.

Passé ce postulat, l’épisode réintroduit de très bonnes choses, à commencer par Mia qui m’a beaucoup fait rire ou une nana que j’avais totalement oubliée et que Richard drague. L’intrigue fonctionne plutôt pas mal et les blagues sont excellentes (j’ai bien aimé tout ce qui concernait Keenan, même si c’était assez basique), complexifiant (pour ne pas dire noircissant) encore le passé de Jared. Plus ça va, plus le personnage devient presque flippant. Cela commence à faire beaucoup pour un seul personnage, quoi.

Le chef de la sécurité d’Hooli continue d’être développé en parallèle de tout ça et j’ai apprécié sa fidélité à son ex-patron qui permet à Richard de s’en tirer quand tout était contre lui. La série nous a habitué à ce genre de retournements de situations. Par conséquent, je n’ai pas spécialement été surpris, mais j’ai trouvé le tout plutôt bien amené.

La fin d’épisode nous rapproche à grands pas de la fin de saison et, par conséquent, conclue son intrigue sur un double cliffhanger : au Hooli-con la démonstration de réalité virtuelle se passe très mal, probablement à cause de Pied Piper qui s’est incrustée sur tous les téléphones qui semblent surcharger. Cela promet un épisode riche la semaine prochaine.

Quant à l’autre cliffhanger, il voit Erlich se barrer du pays (tout au long de l’épisode dans une sous-intrigue intéressante sans plus) et retrouver Gavin dans un temple zen parfaitement cliché. Je suis moins passionné par cette perspective-là, mais sait-on jamais, ça cache possiblement de bonnes idées.

Pour conclure, elles n’avaient pas vraiment de rôle à jouer cette semaine, mais j’étais déçu de ne pas voir Monica et Lori !

10.pngÉpisode 10 – Server Error – 18/20
Those are real people, with real crotches and… and they’re burning.

Déjà dix semaines que la série a repris, il est donc temps de lui dire au revoir et à l’année prochaine, car le renouvellement est confirmé. Comme toujours avec cette série, la fin est hyper chargée et ça part dans tous les sens. Une fois de plus, c’est un final très maîtrisé qui ne perd des points que parce que Monica et Lori brillent par leur absence. C’est vraiment dommage sur une fin de saison, j’aurais aimé en savoir plus sur leur compagnie, plutôt que de voir Pied Piper couler une fois de plus (mais en fait non).

Il est donc sûr que Pied Piper est responsable de la catastrophe du Hooli Con, ce qui provoque tout un tas de remous dans l’entreprise, à commencer par la démission de Jared. Forcé de rester au moins deux semaines par son propre texte, il essaye donc de recruter un(e) remplaçant(e), ce qui fonctionne à merveille puisqu’il continue d’être beaucoup trop honnête. Cela m’a bien fait marrer. Malgré tout, Richard finit par virer Jared car il remet beaucoup trop de choses en question à toujours vouloir avoir un plan B. J’ai aimé la manière dont cet épisode a mis en avant ce conflit, même si je m’attendais à un traitement du personnage totalement différent après les derniers épisodes.

Dans la liste des bonnes choses de cet épisode, il y a aussi la manière dont la série a trouvé le moyen de balancer un bon humour au milieu d’un labyrinthe d’intrigue : que ce soit Gilfoyle qui casse ses lunettes (les lentilles de chat sont à mourir de rire !), Big Head qui ne sait pas garder un travail ou Jack Barker pris en otage par les chinois parce qu’il a fait une promesse impossible (remplacer tous les téléphones Hooli), ça tombait toujours très bien et ça fonctionnait très bien.

En fait, ce sont pour des épisodes comme celui-ci que je continue de regarder cette série. Je suis largué les trois quarts du temps dans leurs solutions techniques et leur jargon, même si j’en comprends toujours juste assez pour me dire « OK ». Après quatre saisons, la crédibilité globale est bien faible, car Richard a vécu plus d’emmerdes en quatre saisons que la start-up moyenne en dix ans, mais ce n’est pas grave. L’ascenseur émotionnel était très bon cette semaine avec une écriture vraiment réussie pour cet épisode, qui s’appuie bien sur toutes les pistes ouvertes dans la saison et tous ses personnages, excepté Monica et Lori donc, réduites à une simple mention dans une réplique. Cela fait tout de même plaisir de les retrouver à ce niveau d’écriture.

Dans cet épisode, au fur et à mesure des détours et problèmes, Pied Piper cesse donc d’exister avec ses serveurs détruits et répandus dans la ville… Avant d’être miraculeusement sauvé (une fois de plus) par le piratage du frigo de Jin-Yang, une intrigue secondaire qui avait paru ne servir à rien plus tôt cette année. Force est d’admette qu’ils ont bien joué leur coup et que la révélation est à mourir de rire, même si (surtout si !) Richard se fait casser la gueule pour avoir couché avec la femme de son client. Il le méritait, en plus, après cet épisode, j’ai juste explosé de rire.

Du côté de Gavin, il revient en avion (BINGO !) aux Etats-Unis grâce à Erlich, victorieux grâce à l’échec monumental de Jack Barker. Fort de son succès, il reprend la tête d’Hooli et souhaite donc racheter Pied Piper. La saison se conclut sur Richard qui refuse cette offre et l’esquisse d’un combat Pied Piper/Hooli que Richard est sûr de gagner maintenant qu’il est réconcilié avec toute son équipe.

Toute son équipe, sauf Erlich, l’acteur ayant décidé de quitter la série. Le personnage se voit offrir une sortie pourrie (ce qui explique aussi que l’épisode n’arrive pas à atteindre le 20), puisqu’il finit drogué et c’est à peu près tout. Gavin le laisse sans moyen de contacter qui que ce soit et au paradis de la drogue, pour au moins cinq ans. Franchement… ils auraient pu trouver mieux pour un des personnages principaux. N’ayant jamais beaucoup aimé Erlich, je m’en remettrais, surtout que la dynamique de la série reste excellente sans lui, comme on a pu le voir dans ces deux derniers épisodes.

Il semblerait que les scénaristes donnent en compensation plus d’importance à Jared et comme c’est mon personnage préféré, j’en suis bien content. Une fois qu’il pense avoir tout perdu, Richard se précipite pleurer auprès de Jared, ce qui suffit pour la réconciliation. Ce que j’ai surtout adoré dans le conflit entre ces deux-là, c’est que les scénaristes ont montré en quoi Jared était essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.

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Un au revoir raté pour Erlich…

EN BREF – Cette saison était une fois de plus réussie, avec son lot de rebondissements dans chacun des épisodes. Personnellement, j’ai trouvé que l’écriture était un peu moins bonne en mi-saison. En effet, ça tournait en rond et s’installait confortablement dans une routine, malgré les rebondissements constants, donc. Disons que la routine venait de la manière d’écrire un épisode toujours calquée d’une semaine à l’autre sur la même formule !

Heureusement sur les deux derniers épisodes, la série a su rebondir avec de nouvelles conneries de Richard, partant sur une piste inédite. Je ne sais pas comment il peut survivre avec autant de pression et de stress perpétuels cela dit. Quand on prend chaque épisode dans son individualité, il y a déjà de quoi être au bord de la crise de nerfs dans ses baskets ! Mais non, le créateur de Pied Piper parvient toujours à retomber sur ses pattes contre toute attente, comme sa société.

Cette fin de saison 4 nous en a vraiment fait voir de toutes les couleurs et a voulu nous faire croire à la mort de l’entreprise, pour finalement amorcer un combat final contre Hooli qui est attendu depuis le premier épisode de la série. Franchement, la saison 5 a désormais tout pour être la dernière saison, dernière saison qui devrait voir Richard gagner. Nous verrons bien ce qu’il en est en 2018, mais je sais ce que j’ai envie de voir l’an prochain !

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19 réflexions au sujet de « Silicon Valley (S04) »

  1. J’ai trouvé l’épisode de la semaine plutôt bien sympa, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. En revanche, au fil des épisodes, Jared est passé de yeux de chien battu choupi à un peu creepy bref, je le trouve moins marrant qu’en début de saison. Tout le truc avec Erlich je pensais que c’était pour préparer sa sortie de la série mais vu qu’on retrouve Gavin, je me demande vers où on va. Réponse next week 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Pareil que toi, je ne sais pas trop où ils vont avec Erlich, mais si j’avais une idée, elle serait probablement à côté de la plaque de toute manière lol
      Quant à Jared, je trouve ça de plus en plus inquiétant son évolution…

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  2. J’ai trouvé ce dernier épisode pas mal du tout ! Les yeux chats de Gilfoyle m’ont fait mourir de rire et voir Richard passer de plus en plus du côté obscur était intéressant. Et j’ai aimé qu’il se rende compte que Jared était indispensable à l’équipe. En revanche, la façon dont est traité le départ d’Erlich bof… et l’absence de Lorie et Monica est un peu incompréhensible. Dans l’ensemble, j’ai trouvé la saison plutôt sympa avec des très bons premiers épisodes et ceux de la fin mais un milieu de saison un peu mollasson. Mais vivement la saison 5 🙂

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