Missions (S01)

Synopsis : Alors qu’ils sont sur le point d’arriver sur Mars, une équipe spatiale européenne se fait doubler par ces relous d’américains. Pas de bol, ces derniers disparaissent mystérieusement et la mission européenne se transforme en mission de sauvetage.

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Pour commencer, le synopsis de cette série ne m’aurait pas forcément interpellé s’il n’avait pas été celui d’une série française. Les américains nous ont déjà pondu la masse d’histoire dans l’espace, un thème qui sera en plus assez à la mode l’an prochain dans les séries que je compte regarder, alors j’aurais probablement passé mon chemin. Oui, mais une coproduction française qui nous sort de la science-fiction, et en plus en format 20 minutes, sur OCS ?

Cela sentait quand même très, très bon et ça aurait été de la mauvaise foi que de ne pas regarder en affirmant que ce serait forcément mauvais car français. C’est vrai que je rejoins la fête avec un peu de retard, faute de temps dans mon planning (et j’avoue, par flemme un peu inexplicable aussi).

Du coup, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai pris le temps de regarder les premiers épisodes diffusés ces deux derniers jeudis sur OCS. Et bien m’en a pris. Hop, sans plus tarder, voici mon avis sur chaque épisode déjà diffusé. Je vous donne rendez-vous chaque semaine pour la suite, parce que clairement, je vais regarder toute la saison 😉

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-06-11 17.16.08.pngÉpisode 1 – Odysseus – 16/20
Mais je préfère la franchise et, franchement, on s’est fait baiser.

J’avais déjà vu les premières minutes de la série sur Youtube, seule promo que j’avais pu trouver pour me faire une idée. Les effets spéciaux sont au niveau et on est tout de suite dans l’ambiance, ça commence donc plutôt très bien pour cette série qui avait quand même tout pour se planter sur le papier.

Après le générique, un petit détour à Paris VIII intrigue, avec une expérience comportementale assez connue : bien sûr, il s’agit de suivre, 10 mois plus tôt, le recrutement de la psychologue, qui une fois dans l’espace couche avec son commandant. C’est plutôt classique comme idée de base. Je regrette un peu que la série prenne trop de temps à en venir à son synopsis. Pourquoi vendre la série sur ce qui n’arrive qu’en moitié du premier épisode ? C’est un truc que je ne comprendrais jamais mais qui se pratique couramment, autant côté séries que films.

Du côté des points très positifs, l’introduction des personnages est très soignée, avec un pitch assez classique mais efficace. Il en va de même avec la présentation de la mission de sauvetage, qui ne semble pas aussi téléphonée que ce j’en pensais après lecture du synopsis.

J’avais également un peu peur que le français me freine dans l’immersion, par habitude des séries américaines, mais tout le monde semble prendre assez bien ses marques dans le casting, alors ça ne dérange pas tant que ça une fois qu’on s’y fait (c’est fou, il faut un temps d’adaptation vis-à-vis de ma propre langue tellement j’ai pas l’habitude de voir des trucs français de qualité). Au passage, on sent bien que les acteurs ne sont pas tous français et qu’il y a là un réalisme soigné, qui contraste bien avec le scénario de science-fiction.

Le premier épisode présente donc les personnages et leurs dynamiques, le français permettant finalement de bien les cerner dans les réflexions et l’humour qu’ils ont entre eux. Oui, le niveau de langage est familier, mais pas copié pour autant sur les formules consacrées chez les ricains, alors c’est tout bon parce que ça « sonne » naturel et c’est plutôt cool.

Pendant ces 26 minutes, la mission Odysseus s’approche de mars, avec le côté huis-clos du vaisseau qui provoque tout un tas de difficultés relationnelles entre eux. Bien sûr, on voit le commandant mourir (enfin non, d’ailleurs, il dérive dans l’espace pour les prochaines douze heures) avant l’atterrissage, mais l’atterrissage en lui-même est réussi.

Dans l’ensemble, après cet épisode, je suis surtout curieux de voir ce que ça va donner sur du plus long terme. Autrement dit, c’est bien joué : la série fonctionne puisqu’elle pique la curiosité. Un premier épisode n’est pas censé faire autre chose que donner envie de voir la suite. C’est tout à fait le cas ici, surtout qu’on sent le budget de fou derrière, c’est agréable à regarder en toutes circonstances et le double cliffhanger (24h de survie annoncées, quelqu’un qui les observe) est efficace.

Capture d'écran 2017-06-11 17.43.53Épisode 2 – Mars – 18/20
Les rêves d’une génération ne sont qu’une réalité de la suivante.

L’épisode débute sur une conférence de presse du fondateur de Zillion, le groupe américain qui a réussi à doubler les européens. Il est intéressant de noter que nous avons de nouveau un falshback, je me demande si c’est une formule vouée à se répéter en début de chaque épisode, mais ça fonctionne bien, de même que le générique que je trouve drôlement entraînant.

Drôlement entraînant, c’est aussi ce que je peux dire du scénario qui ne perd pas une minute à l’arrivée sur Mars. Forcément, avec un épisode de 20 minutes, il n’y a pas de temps à perdre et c’est tant mieux.

Nous suivons deux groupes dans cet épisode : d’un côté, trois personnages se lancent en quête de la première mission arrivée sur Mars pour trouver leurs batteries ou panneaux solaires. Notre équipe a en effet besoin d’énergie. Je n’ai pas trouvé ça forcément passionnant à suivre, mais il n’y a pas non plus eu le temps de s’ennuyer. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la beauté des lieux de tournage. Loin de la claustrophobie du vaisseau qui a tout des vaisseaux spatiaux télévisuels habituels, le désert choisi pour Mars est quand même sacrément beau à contempler !

De l’autre côté, le reste de l’équipe souhaite relancer IRN, l’ordinateur de bord/intelligence artificielle que j’ai trouvé un peu trop surréaliste dans le premier épisode. Oui, oui, il est question d’aller sur Mars en trois semaines et c’est ça que je trouve irréel, faîtes avec.

L’épisode règle assez vite ses problèmes après quelques moments de suspense et des décisions bien difficiles. L’énergie revient à bord du vaisseau quand un membre de l’équipage de l’autre mission se réveille… Problème : il dit être né en 1927. J’aime beaucoup l’idée, qui introduit juste ce qu’il faut de mystère : vérité ou crise psychotique ?

L’ambiance très particulière de Missions m’accroche à merveille, principalement grâce à son rythme de folie. En vingt minutes, la série nous présente autant de rebondissements que dans un épisode de 40 minutes, ça s’enchaîne très bien et ça donne envie de découvrir la suite au plus vite.

Capture d'écran 2017-06-11 18.45.17.pngÉpisode 3 – Survivant – 15/20
Mars, c’est quand même toujours un peu pareil.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode débute sur un flashback dans les années 90. Ce n’était pas bien intéressant à première vue, puisque cela nous avait déjà été raconté dans l’épisode précédent. Bon, cela permet d’introduire juste ce qu’il faut d’informations, même si la connexion avec la Terre aurait pu suffire pour ça.

La psy du groupe n’est pas la meilleure psy du monde quand même, elle se laisse totalement manipuler par le russe, mais ça n’empêche que je suis intrigué. Non, pas par le quinoa qu’il bouffe, mais par son histoire personnelle, ça oui. Surtout qu’après quelques recherches, Vladimir est un homme qui a existé et dont la fille s’appelait… Irina. Alors qu’il réussisse à réactiver IRN, ça me fait me poser tout plein de questions.

Au-delà de ça, la série manque un peu d’enjeu dans cet épisode et c’est dommage. Il y a de bons moments et les enjeux ne sont pas forcément nécessaires, d’autant qu’on a d’excellentes dynamiques mises en place. Finalement, Vladimir disparaît du vaisseau et une bonne partie part à sa recherche, ce qui est un peu répétitif après l’épisode précédent, mais c’est souligné par l’un des personnages (cf citation ci-dessus) alors rien à redire.

Muller et Basile se rapprochent également, ce qui était inévitable, mais étrangement long à venir.

Côté réalisation, c’est toujours impeccable, notamment du côté de l’ambiance musicale dont je n’ai pas encore assez parlé. Bien qu’il ne fasse que 20 minutes, je l’ai trouvé un peu plus long que les autres. La fin d’épisode relance néanmoins agréablement l’histoire, avec un Vladimir qui n’a pas un ADN humain (forcément, en même temps) et un objet extra-terrestre enfoui sur la planète rouge qui semble tout droit sorti de l’Egypte antique, une sorte de tombeau en pierre. Et puis surtout, Vladimir dit à Jeanne que « Mars est au rendez-vous », comme son père en début d’épisode.

Aaah je veux savoir la suite, donc j’enchaîne. N’empêche, ils nous avaient vendu un sauvetage sur Mars, mais l’équipe de Zillion, on s’en fout totalement pour l’instant, alors que pourtant, il y a eu une vidéo. J’imagine qu’on y reviendra en flashback, c’est inévitable.

Capture d'écran 2017-06-11 19.06.01.pngÉpisode 4 – Stone – 16/20
C’est pas mortel ? Le mec a l’ADN d’un caillou !

Pas de flashback pour cet épisode, mais un retour sur Terre malgré tout, avec un détour du côté d’Ivan, le fondateur de Zillion. Celui-ci est toujours malade, mais drôlement intéressé par les découvertes d’Ulysse. Je me demande quand même ce que les terriens savent réellement de ce qui est en train de se dérouler sur Mars.

Bon, pêle-mêle, on assiste au premier « enmarssement », de nouveaux personnages débarquent sur Mars grâce à Zillion (ben tiens !) alors que Muller et Basile continuent de se rapprocher. Basile est drôlement proche de son ordinateur également, avec une voix artificielle tellement humaine que je n’arrive pas à savoir si elle est un simple ajout comique à la série ou une menace discrète à venir.

L’arrivée de Zillion 2 inquiète un peu le milliardaire à l’origine de la mission Ulysse, ce que je peux comprendre. Il est intéressant que Jeanne remarque qu’il n’est pas étonné de ce qui se déroule depuis leur arrivée, il semble effectivement avoir toujours un coup d’avance.

Quant à Vladimir, il est plus mystérieux que jamais, à parler de manière cryptée avec Jeanne. Le cryptage est forcément la clé de l’intrigue, alors ça ne fait pas mal réfléchir. C’est assez cool de trouver une série qui fasse réfléchir comme ça. Je ne peux pas dire que c’est rare en soit, mais que des français proposent une aussi bonne histoire, je ne l’avais vu que chez Ulysse jusqu’ici (oh, ça va, vous saviez que je finirais par en parler de toute façon).

Zillion 2 est là pour récupérer la boîte noire de Zillion 1, retrouvée dans les mains de Vladimir dans le deuxième épisode. Le reste de l’équipe d’Ulysse continue d’analyser la pierre de l’épisode précédent et découvre qu’elle est en orichalque, le métal de l’Atlantide, avec également une part… d’ADN. Cela continue d’intriguer.

Sur le plan technique, je remarque quelques redondances dans l’écriture, avec une des découvertes faites par l’équipage que l’on a toujours en décalé, voyant d’abord leurs réactions avant de découvrir à notre tour ce qu’ils ont sous le nez. C’est un peu dommage en 1h20 de retrouver déjà quelques répétitions de ce type, même si ce n’est pas désagréable non plus.

Jeanne hypnotise Vladimir pour en savoir plus sur ses origines et ça tourne mal : ils finissent par s’embrasser et c’est le cliffhanger le plus étrange que j’ai eu l’occasion de voir depuis un moment. J’imagine que c’est elle qui s’est fait hypnotiser, finalement.

Vivement la suite, je suis cette fois totalement accroché aux mystères de la série. En plus, c’est un régal de voir que la mythologie de la série est au point, avec des références historiques (Vladimir) comme des références de la littérature antique (l’orichalque), le tout nappé d’humour un peu geek grâce à Basile. Difficile de ne pas accrocher !

05.pngÉpisode 5 – Alliance – 14/20
Oh my God, c’est les mêmes chiffres que dans LOST.

Quel plaisir de retrouver Missions cette semaine ! L’air de rien, j’attendais impatiemment de voir ces épisodes et j’étais content de voir que l’épisode 5 reprend non pas là où le 4 nous avait laissé, mais au beau milieu de la séance d’hypnose avec une inversion des rôles. Malheureusement, le mystère reste entier un temps, Jeanne ne se souvenant que par moments de la séance d’hypnose. Tout ça semble donc avoir un rapport avec son enfance, et elle est totalement paumée. L’actrice aussi semble parfois un peu paumée avec la complexité du scénario, mais ça marche bien. En plus, ses interactions avec le Russe sont toutes réussies, je trouve.

Bon, comme la semaine dernière, il a fallu que je reconditionne mon cerveau sur le français, mais ça a pris moins de temps maintenant que j’ai pris l’habitude des personnages.

Gemma Williams arrive sur le vaisseau avec Nathan Brody. On sent bien que les acteurs ne sont pas français, mais c’est tellement agréable d’avoir un casting avec des accents absolument géniaux, ça ajoute au réalisme, de même que le scénario bilingue. Je commence à me répéter, ça y est. Dans tout ça, Gemma et William se connaissent et Basile est fan de la scientifique, ce qui énerve Eva Muller. Cela m’a bien fait rire, mais pas autant que la référence gratuite à LOST.

J’ai bien aimé le fait que William fasse tout un tas de secrets avec l’équipe de Zillion et qu’on apprenne ce qui était arrivé à Zillion 1. J’ai moins accroché à la révélation sur Jeanne qui aurait un lien avec Mars. Je trouve ça tiré par les cheveux, mais en même temps, ça m’intrigue beaucoup. Le cliffhanger suggère que Jeanne sait ce qu’elle a faire, mais nous on ne le sait pas.

06-1.pngÉpisode 6 – Irène – 14/20
This is a stuff of science-fiction.

Les références à LOST continuent dans la première scène, « man of faith/man of science », qui nous révèle le projet du fondateur de Zillion : il veut tout simplement devenir immortel, un Dieu, en se transférant dans Komarov. Bah oui, bien sûr, évidemment, normal mec.

Jeanne se lance dans une balade sur Mars vers la stèle. Simon et Gemma se lancent à sa recherche. Ce n’était pas franchement passionnant comme partie de l’épisode, même si j’ai aimé voir Simon se bouger pour Jeanne. On se dirige de plus en plus vers une relation entre ces deux-là, je pense. Ce n’était pas gagné avec le premier épisode qui présentait Simon comme un relou.

On en apprend également plus sur la trahison de Gemma envers William : elle l’a laissé tomber pour Zillion. Bon, ce n’était pas la peine d’en faire tout un mystère, ça se comprenait assez vite.

Pendant ce temps, IRN se reconfigure toute seule… comme un cerveau humain. Basile entre en pleine déprime de perdre la seule femme qu’il parvenait à contrôler (sans commentaire, du coup, si ?). J’ai dû mal à voir où ils veulent en venir, mais je n’ai jamais l’impression qu’ils se perdent pour autant, ce qui est une bonne chose.

Je n’ai pas du tout accroché au cliffhanger qui voit la vie de Jeanne en danger quand elle tombe dans un ravin (comme si elle pouvait y passer), par contre, toute la partie sur les militaires de Zillion qui débarquent sur le vaisseau est franchement réussie. Je pense que cela va nous mener à des situations intéressantes, mais c’est surtout bien vu car ça réaffirme un peu plus l’ambiance huis-clos oppressante sur Ulysse.

Bref, cet épisode m’a paru plus court que les autres, plus précipité aussi dans son intrigue et ses scènes, alors qu’en parallèle, il ne se passait pas forcément grand-chose à raconter dans cette critique. C’était donc deux bons épisodes, mais un peu en-dessous des premiers. Normal, on est en milieu de saison, y a toujours quelques lenteurs dans ces cas-là. Et puis, la série s’est complexifiée cette semaine avec son virage dans une SF assumée.

06Épisode 7 – Fallita – 14/20
Simon, merde, répondez !

Allez, ce n’est pas parce que je n’ai plus de WiFi et que je ne regarde en conséquence pas grand-chose que je laisse totalement tomber le blog, loin de là. Hier soir, OCS diffusait deux nouveaux épisodes de Missions et, comme Mars, j’étais au rendez-vous (elle était facile, celle-ci).

Après les scènes en anglais, c’est parti pour le russe, en 1967. Franchement, ils osent tout et tentent le tout pour le tout, c’est hyper agréable de voir une série française prendre de tels risques quand même. En une scène, ils m’ont donc remotivé cette semaine. Les flashbacks permettent de mieux comprendre l’histoire de Komarov, ils étaient donc nécessaires, même si un peu long.

Le mystère continue de s’épaissir avec un flashback sur Jeanne et son père, qui lui annonce qu’il a un cancer. Cela permet de confirmer qu’il a une fâcheuse tendance à faire beaucoup de secrets, puisqu’il apprend à Jeanne qu’il a un cancer. Tout l’épisode nous permet de voir des flashbacks également sur Jeanne, qui accepte d’euthanasier son père. Mars est au rendez-vous, comme dirait l’autre. En parallèle, Jeanne est coincée sous un rocher sur Mars, c’est quand même un peu con.

Par chance, elle est retrouvée à temps pour être sauvé, notamment grâce à Gemma.

Les références à LOST sont toujours là avec l’ordinateur qui se met à parler à Basile à travers le programme IRN. Cela n’empêche pas Basile de continuer à draguer Eva, en parallèle, normal. Ils apprennent alors qu’une tempête s’approche du vaisseau et Komarov demande aux militaires de Zillion de le ramener sur Terre. C’est un sacré cliffhanger, je suis bien content d’avoir la suite qui m’attend juste après ! L’épisode était un peu lent, mais débouche sur leur meilleure fin pour le moment.

08Épisode 8 – Phénix – 17/20
C’est pas nous qui avons colonisé Mars…

Après avoir secouru Jeanne, nos héros poursuivent leur route vers un temple martien, guidé par l’héroïne de la série qui a une connexion toute particulière avec Mars. Un peu comme Basile avec son ordinateur, qui lit les messages de Mars pendant que tout le monde interroge Komarov.

L’air de rien, Jeanne découvre l’eau sur Mars, puis un cimetière peu reluisant qui leur fait comprendre à tous que les hommes ont colonisé la Terre, et non pas Mars. Oula, c’est un mystère parfaitement mené et un parti pris vraiment cool.

Dans le vaisseau, Vladimir se fait tirer dessus et aussitôt Jeanne se sent mourir elle aussi. Les deux décèdent effectivement… Bon, vu le titre de l’épisode, il est assez évident que Jeanne s’en tire, je pense, mais la vraie découverte, c’est que l’air de Mars est respirable.

Gemma parvient à s’enfuir dans la panique sans même le savoir, mais elle envoie les militaires chercher Jeanne. Komarov, lui, est bel et bien mort. Allez savoir. La série me balade totalement.

Pendant ce temps, sur Terre, le patron de Zillion tente de se transférer. C’est lui qui a la majorité des réponses sur Mars, l’air de rien. Il a compris, je pense, cette histoire de colonisation. Et la fin d’épisode est totalement à retourner le cerveau puisque Mars ressemble soudainement bien trop à la Terre ! J’ai eu l’impression de retrouver la série avec les deux épisodes de cette semaine, c’était absolument dingue à suivre, j’ai adoré en découvrir plus sur Mars et sur l’histoire pleine de science-fiction que nous réservait les scénaristes depuis le début.

Comme d’habitude, je suis donc impatient de découvrir les prochains épisodes !

09.pngÉpisode 9 – Volodia – 19/20
Et du coup, si jamais on s’en sort quand même, y a moyen hein ?

Et voilà, de retour pour les deux derniers épisodes de la saison qui sont tout simplement excellents (rien que ça, oui) !

Il y a donc un astronaute sur la planète rouge qui n’est plus si rouge que ça de l’autre côté du temple. J’aime beaucoup le parti pris de la série qui est de nous dire que Mars était habité par l’homme, c’est un retournement de situation qui fonctionne bien.

Sur le vaisseau, depuis la mort de Komarov, la tension est palpable. Eva embrasse finalement Basile et lui promet même plus, là aussi, il était temps. L’histoire sur le vaisseau s’emballe de plus en plus dans cet épisode. Le rythme est excellent, ça mène même à des scènes de combat et deux morts. J’aimais de plus en plus Alex (il serait temps sur la fin de saison, je sais), mais le cliffhanger m’a quand même laissé sur le cul, car je ne pensais pas qu’elle irait si loin. Cela fait donc trois morts en vingt minutes, sacré rythme.

Loin du vaisseau, Meyer découvre à son tour la Terre qui se cache sur Mars et l’homme qui détient toutes les réponses : Komarov, pas si mort que ça. C’est lui qui apporte toutes les réponses de la série, même si on commençait à s’en douter. Plus ça avance, moins j’imagine les possibilités pour une saison 2. Et en même temps, Jeanne est annoncée comme une femme à mi-chemin entre l’humanité et les martiens, la seule capable de sauver les terriens d’eux-mêmes. Bon, OK, ça ne peut pas me surprendre après tout ça. Oh et Meyer finit par se prendre une balle aussi, alors qu’un des militaires meure également. Quatre morts. Voilà voilà.

10Épisode 10 – Orage – 20/20
Parlez-lui… de Life on Mars.

Jeanne, Simon et Meyer reviennent sur le vaisseau pour en découvrir tous les cadavres. C’est rassurant. Il faut dire qu’une bonne moitié du casting y est passée.

Jemma décide d’abandonner tout le monde derrière elle et de décoller. Tout ça, c’est sans compter Jeanne qui réussit à persuader William de lui parler. Et donc, William parvient à convaincre Jemma de rester, alors que Basile continue de servir de fil directeur à l’humour.

Cela fonctionne bien. Il y a tout plein de problèmes dans cet épisode : le directeur de Zillion qui veut tous les tuer, le militaire qui est encore en vie, Jeanne qui reste derrière en se sacrifiant après avoir compris que sa vie était là, et surtout après avoir compris comment utiliser les pouvoirs de Mars pour activer le vaisseau (dans une scène qui du coup, m’a beaucoup fait penser à X-Men 2, désolé).

Le rythme était haletant, le jeu des acteurs meilleur dans cet épisode, les effets spéciaux toujours là et le cliffhanger réussi. J’espère donc une saison 2 au plus vite et je surnote un chouilla cet épisode, parce que franchement la série le vaut bien. La dernière réplique des survivants de Mars est à s’arracher tous les cheveux de la tête et la décision d’Ivan d’aller sur Mars donne envie d’en découvrir beaucoup plus sur cet univers.

11

EN BREF – Je trouve que ces dernières années, la fiction française nous prouve de plus en plus souvent qu’elle sait rivaliser avec ses concurrents internationaux, à partir du moment où on lui en donne les moyens et la passion. C’est clairement le cas avec Missions qui était une véritable petite pépite passée un peu trop inaperçue à mon goût dans l’univers de la sériephilie.

Non, ce n’est pas la meilleure série que j’ai pu voir cette année, c’est vrai, mais son rythme était parfaitement maîtrisé et, une fois réadapté à ma propre langue qui faisait un peu bizarre (et sonnat même faux par moment !) dans un univers que je ne connais qu’en anglais, j’ai trouvé le jeu des acteurs le plus souvent au niveau. Oui, la série est sûrement perfectible par ci, par-là, notamment en milieu de saison où elle semble s’essouffler un peu, mais je ne crois pas qu’on puisse trouver beaucoup mieux dans le genre pour l’instant, surtout après visionnage des deux derniers épisodes. Je recommande de voir cette série au moins aussi chaudement que l’atmosphère de Mars !

Malheureusement, même si saison 2 il y a, je doute que ce soit pour tout de suite. Je l’espère vraiment car la fin est pleine de suspense et laisse songeur. Il y a beaucoup de pistes ouvertes, mais le voyage sur Mars est complet, au moins.

Quoiqu’il en soit, un grand merci à tous ceux qui étaient derrière cette série, cela fait du bien de voir que la production française est capable de s’aligner sur ce que font les américains. Chapeau bas.

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13 réflexions au sujet de « Missions (S01) »

    1. Oh c’est cool ! J’espère que ça te plaira si tu trouves le temps de la tester 🙂 j’en ai lu quelques critiques plus négatives sur le jeu d’acteur/les dialogues, mais je crois vraiment que c’est une question de temps d’adaptation à la langue 🤔😊

      Aimé par 1 personne

    1. Je confirme que je ne travaille pas chez eux, maintenant que j’y pense je devrais peut-être envoyer un CV lol !
      J’espère que ça te plaira, de rien/merci pour ton commentaire et, surtout, bon visionnage ! 🙂

      J'aime

  1. Je ne savais pas qu’elle ne durait que 20 min. Ça peut être intéressant à voir le soir avec mon homme, je vais attendre que la saison soit terminée et ensuite je la trouverai en DVD dans les boutiques tunisiennes 😀

    Aimé par 1 personne

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