Preacher (S02)

9Synopsis : Après une première saison déstructurée permettant de présenter les personnages, la saison 2 s’ouvre sur le roadtrip de Jesse, Cassidy et Tulip à la recherche de Dieu, pendant qu’un cowboy tout droit sorti de l’Enfer les poursuit désormais pour les stopper dans leur quête.

Spoilers 2×09

09.pngÉpisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

Ci-dessous, mes avis sur chacun des épisodes de la saison 2, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je suis impatient de commencer cette seconde saison qui reprend enfin l’univers du comic et est beaucoup plus claire dans son traitement que ce qu’on nous a proposé l’an passé. C’est tellement plus clair, d’ailleurs, que le synopsis officiel de la saison 2 dit que celle-ci sera « mieux structurée ». Tout est dit !

Il est vrai que l’an dernier, les premiers épisodes m’avaient complétement perdus et que j’avais suivi la saison d’un œil très distrait au départ. Et puis, petit à petit, ça s’était amélioré vitesse grand V pour nous livre une fin de saison complétement perchée avec un faux dieu, la destruction de l’église qui était pourtant le lieu principal de la saison 1 et la révélation concernant l’enfer. Les pouvoirs de Jesse était enfin clair, sa relation avec Tulip très claire et le roadtrip commençait. Autrement dit, la saison s’arrêtait quand l’intrigue de la série était enfin compréhensible – et particulièrement jouissive !

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir gardé uniquement le meilleur de cette série, à savoir les scènes gores et les relations entre personnages très travaillées. Pourtant, je sais bien, comme on est sur AMC, qu’il y aura des lenteurs et tout un tas d’autres défauts, mais je fais mon bisounours pour l’instant. Je me souviens surtout que Preacher avait débuté à peu près en même temps qu’Outcast et que les séries avaient suivi une trajectoire inverse dans mon intérêt. Quand on voit ce qu’a donné la deuxième saison d’Outcast, Preacher est donc plutôt bien parti !

Comme ils mettent les petits plats dans les grands pour le lancement cette année, ce n’est pas un, mais deux épisodes que la chaîne nous propose cette semaine !

01Épisode 1 – On the Road – 20/20
I’m not leaving my car, Jess.

La saison 1 est résumée en trente secondes, mais c’est largement suffisant pour se remettre dans le délire de Preacher. Et ce qui suit relève le niveau de la série de manière totalement dingue, je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Je n’ai pas lâché les yeux de mon écran pendant les onze premières minutes. Le road trip commence dont de la meilleure des manières, avec une dynamique parfaite entre les personnages, une course poursuite avec les flics sur Come on Eileen, une panne d’essence mal venue, Jesse qui se sert des pouvoirs bien vite et le cowboy qui les rattrape déjà. C’est un énorme what the fuck dès le départ, donc, avec des flics qui explosent dans tous les sens.

Oh, c’est sanglant mais délirant, à la Deadpool, avec une dynamique de personnages à la Guardians of the Galaxy. Franchement, il est difficile de ne pas kiffer, c’est tout ce que j’avais toujours attendu de la saison 1, en mieux. Chaque personnage a son caractère et tout à fait ce qu’il faut pour être passionnant. Le premier acte passe donc super vite tellement c’est kiffant de retrouver ces personnages. La série remonte dans mon estime, et elle partait pourtant déjà haut. Brillant, j’ai même explosé de rire une fois ou deux. Cela me rappelait quelques bonnes scènes de la saison 1 où ça partait dans tous les sens, également.

Le deuxième acte voit nos héros continuer leur roadtrip comme si de rien n’était, s’arrêtant à une station-service. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le cowboy est bien près d’eux. Il les rattrape de nouveau, mais ils viennent juste d’en partir. Jesse les amène (enfin, c’est Tulip qui conduit, il ne faut pas déconner) chez un ami prêtre tout aussi tordu que Cassidy (il a une nana en cage quand même, et c’est normal). Cela permet à Tulip et Cassidy de partager un moment entre eux où il semble bien que Cassidy est de plus en plus amoureux de Tulip. J’avais oublié cette sous-intrigue !

Le troisième acte est beaucoup plus lent. En effet, le trio n’est plus en mouvement, contrairement à ce qu’indiquait le titre de l’épisode. On les voit demander de l’aide à l’ami de Jesse, développer un peu les dynamiques entre eux et y passer la nuit, après avoir récupéré quelques infos. Très vite cependant, le lendemain arrive et le cowboy également. Le sentiment de la course poursuite entre eux est vraiment sympathique, même s’il risque d’être rapidement redondant. Le cowboy, le saint des tueurs, est en tout cas un excellent personnage qui n’hésite pas à mutiler et/ou tuer tout ce qui passe sur son chemin (et sur celui de Jesse surtout). Les flics se font exploser de tous les côtés, le gérant de la station-service perd sa langue et l’ami de Jesse, Mike, se retrouve donc à se suicider plutôt que de parler… Wow !

L’acte suivant amène nos héros dans une salle de striptease où une amie de Mike leur affirme que Dieu était un de ses clients quelques temps auparavant. L’idée est totalement tordue, mais ça va bien dans le ton de la série, à l’esthétique toujours aussi excellente. Ils apprennent donc que Dieu venait dans ce club non pour une fille, mais pour le jazz, tuant accidentellement au passage leur source d’informations. C’est pour le moment bien écrit, mais ils vont galérer à garder un rythme pareil je pense.

Dans le genre développement de personnages, on voit aussi que Jesse utilise de plus en plus fréquemment son pouvoir avec délectation, mais Tulip fait tout pour le calmer. Leur dynamique de couple est plutôt réussie dans cet épisode, la scène finale les voyant coucher ensemble m’a bien fait rire également, avec une BO bien choisie et un Cassidy à mourir de rire.

Le cliffhanger est redoutable, avec le saint des tueurs qui se rapproche dangereusement et menace de son arme Jesse. J’ai tellement adoré ce retour que je surnote un peu, mais il était de toute façon excellent.

02Épisode 2 – Mumbai Sky Tower – 17/20
The cowboy isn’t a man at all.

Jesse est sauvé de justesse par un pauvre chauffeur de camion qui passait par là. Dans une scène à nouveau à mourir de rire digne de la série. Comme en plus, il réside dans un motel de fan de flingues (ah les ricains), ça vire au carnage et à la fusillade (Bingo !). Une fois de plus, l’épisode propose donc une scène d’introduction parfaitement rythmée, au cours de laquelle les héros apprennent même la destruction d’Annville. C’est tellement bien écrit !

Quelques jours plus tôt, l’un des anges immortels de la saison 1 est entré en pleine déprime, à tenter de se suicider après la mort de son pote (pas si immortel que ça donc)… Comme nous sommes aux États-Unis, il a trouvé le moyen de rentabiliser son don incroyable et propose désormais un spectacle de magie/cabaret au cours duquel il passe son temps à se faire tuer pour un public en folie : c’est le « Amazing Ganesh » show.  C’est aussi hilarant que tordu, et l’acteur a le look parfait pour ça.

En toute logique, notre trio se rend chercher des informations auprès de lui. Jesse comprend donc comment le Saint des tueurs le retrouve à chaque fois (lorsqu’il utilise son pouvoir), ce qui va vraiment limiter l’utilisation de son pouvoir désormais. Ganesh révèle également qu’il est celui qui a employé le cowboy pour récupérer Genesis et Cassidy propose son aide pour arranger le problème en 2h45. Là encore, l’esthétique comic de la série fonctionne à merveille, de même que la photographie aux couleurs toujours très travaillées.

De son côté, Tulip déprime totalement de la destruction de sa ville natale, ce qui peut se comprendre. C’est un peu étrange toutefois de la voir dans cette veste en cuir qui rappelle un peu trop Buffy. Par chance, elle ne la garde pas longtemps, préférant coucher avec Jesse qui la demande ensuite en mariage… Toujours aussi tordu, quoi ! Tulip n’est pas franchement convaincue au premier abord, mais elle accepte bien sûr. Comme ils sont dans un casino, il n’est pas trop compliqué de trouver comment faire, ça tombe bien.

Ses préparatifs de mariage sont toutefois interrompus par Garry. Je ne sais plus bien si on est censé le connaître ou pas, mais ça ne lui fait pas plaisir. Il lui rappelle qu’elle doit appeler Victor. Humph, ça ressemble à une sous-intrigue moins réussie tout ça.

Le plan de Cassidy pour faire parler Ganesh ? Le droguer, bien sûr. C’est à mourir de rire puisque nous suivons leur bad trip qui n’est pas si bad. Ils jouent donc au freesbee et aux ballons, dans des scènes qui semblent tellement sorties de nulle part. 2h45 ? Je ne sais pas, ça paraît quand même plus long vu le nombre d’activités, mais c’était marrant, avec un Ganesh tombant amoureux de Cassidy et acceptant de rappeler le tueur en série de l’enfer.

Cassidy apprend de Jesse la nouvelle du mariage, et il ne le prend pas si bien que ça. C’en est presque triste. Il se rend chercher Tulip malgré tout et celle-ci vient juste de tuer Garry. Parfait, ça leur fait un secret en commun désormais. C’est un mariage qui promet dès lors d’être bien réussi ! En toute logique, Tulip l’annule donc sur l’autel, pauvre Jesse.

En tout cas, le trio décide désormais d’aller à New Orleans pour suivre le jazz que Dieu aime tant. Cela ne fait de toute évidence pas les affaires de Tulip. Jesse utilise de nouveau Genesis pour convaincre Ganesh de trouver la paix… oh le pauvre.

Cela attire bien sûr le cow-boy dont le contrat n’a bien sûr pas été annulé. Ganesh dévoile donc le lieu de destination du trio et demande au cowboy de le tuer pour trouver la paix. Quelle tristesse, quel cliffhanger ! Cette saison 2 envoie du pâté !

03.pngÉpisode 3 – Damsels – 16/20
You & me? Ew.

Oh la l’épisode repart en arrière sur l’intrigue Eugene et Tracy. Comme c’était l’intrigue qui manquait clairement de contexte l’an dernier, c’est plutôt cool d’avoir quelques explications sur ces deux-là. Ainsi donc, Tracy était au bord du suicide et en citant Mary Poppins Eugene réussit à la convaincre de ne pas faire de connerie… avant d’en faire une lui-même en l’embrassant. C’est suffisant pour lui redonner envie de se suicider par dégoût total de son meilleur ami. Joie.

Bam, accident bien gore avec une bonne partie de son cerveau explosé. Eugene était donc totalement innocent (même si un peu con à vouloir replacer les morceaux de chair et de cerveau… ew, ça c’est dégueulasse, Tracy) et s’est retrouvé à vivre un Enfer, qui le pousse à tenter de se suicider et à se foirer, à cause d’un fusil enrayé. Double suicide raté donc, sacrée histoire.

Oh et comme je parlais de vivre un Enfer, évidemment l’épisode ne repartait pas tant que ça en arrière. Eugene est simplement en Enfer et il revit cette journée de l’angoisse en boucle. Les images sont tellement dégueulasses que ça fonctionne tout à fait comme aperçu du monde souterrain. Une fois de plus, dix minutes de Preacher se sont écoulées sans que je ne m’en rende compte. Cette saison est beaucoup trop bien et, en plus, cet épisode nous sort un générique de nulle part, normal.

Le roadtrip continue pour le trio et Tulip fait tout ce qu’elle peut pour convaincre les garçons de ne pas aller à la Nouvelle-Orleans où elle a clairement des choses (et des gens) à éviter. Dans la ville du jazz (ça permet une bonne soundtrack à l’épisode), nos héros réussissent à trouver Dieu, mais pas sans une bonne dose de suspense et un trajet interminable… qui les mène à un dalmatien déjà aperçu dans le générique. Comme c’est intrigant et perché.

Tulip passe pas mal de temps à se cacher à la Nouvelle-Orléans, par peur d’être reconnue… Ce n’est pas évident pour elle, puisque Jesse l’emmène dans les rues et bars les plus fréquentés de la ville. Cassidy insiste pour l’emmener chez un de ses amis, Denis, pour la nuit. Et comme on pouvait s’y attendre, Denis est français, avec un bon accent mais des expressions comme « tourner mon appartement en sous à cochon », allez comprendre. Comme toujours, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il disait, tellement mon cerveau est habitué à l’anglais devant un épisode. Faudrait que je fasse des recherches là-dessus, j’imagine que ça s’explique scientifiquement.

Les clichés sont saufs, ne vous inquiétez pas, Denis boit aussi du vin rouge en regardant de vieux films en noir et blanc.

Tulip en révèle trop à Cassidy à propos de Victor, qu’elle évite comme la peste. Cassidy fait donc en sorte d’en savoir encore plus sur l’histoire de Tulip. Il est difficile de ne pas être intrigué, surtout que maintenant la série prend la peine d’être beaucoup plus claire sur son histoire. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas envie de trop en dévoiler aujourd’hui et effectuent la coupe la plus frustrante et dégueulasse vue depuis un moment.

Bon, du coup, Jesse continue de chercher Dieu tout seul dans son coin. Cela le mène à parcourir la ville de long en large et à rencontrer une chanteuse qui aurait des infos, d’après le barman d’un établissement dans lequel il s’est endormi. Celle-ci est plutôt cool dans son introduction, que ce soit sa chanson ou sa manière de draguer. Ce sont des longueurs un peu inutiles, mais ça situe assez bien le personnage.

Pourtant, elle a surtout beaucoup de choses à cacher puisqu’elle se fait enlever. Jesse parvient à mettre K.O l’ensemble de ses agresseurs (il suffirait pourtant de leur demander de s’arrêter plutôt que de se battre pendant deux minutes avec six adversaires contre un) et donc à gagner sa confiance.

Il l’aide à s’enfuir, après une démonstration de son pouvoir et quelques informations supplémentaires. Ce n’est pas très passionnant, mais ça a réussi à maintenir mon attention malgré tout.

Elle l’envoie donc dans un nouveau bar et c’est là que ça part en vrille. Elle s’avère être une sorte d’agent secret qui a beaucoup d’informations sur Jesse et la confirmation que son pouvoir fonctionne, alors que Herr K. Starr reçoit sur son bureau un dossier au nom de Jesse. Merde, ça y est je suis perdu, j’ai soit oublié une partie de la saison 1, soit ce n’est pas encore introduit comme intrigue. Dans tous les cas, je suis curieux, toujours.

Pour les cliffhangers… Il y en a bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. De retour en Enfer, nous découvrons qu’Eugene a la possibilité de sortir de sa cellule. Bon, franchement, ça ressemble à un bien mauvais test. Et ça l’est parce qu’il tombe sur un autre détenu au look très hitlerien alors que l’ensemble des cellules s’ouvre. Quant à Tulip, elle décide de se confronter à Victor en se rendant dans une laverie où les hommes de main n’ont aucune peine à la retrouver.

On perd beaucoup de la sensation de course poursuite dans cet épisode, parce que Jesse n’utilise pas son pouvoir pendant un long moment et parce que les héros ne sont pas au courant qu’ils sont poursuivis. Cela n’empêche pas la série de me plonger dans son univers décalé et de me passionner. Les mystères sont épais mais très prenants, c’est un plaisir de regarder la série cette saison, malgré quelques longueurs inévitables !

04.pngÉpisode 4 – Viktor – 17/20
This is hell. Act accordingly. We will be watching.

Je suis bien en retard dans mon visionnage de la série cette semaine. Pour ma défense, il y a eu quelques soucis avec la mise en ligne de l’épisode et ensuite j’ai un peu procrastiné, j’avoue. Quoiqu’il en soit, ça repart exactement là où le précédent nous a laissé tomber.

Cela permet de suivre Tulip qui est amenée auprès de Viktor. L’intrigue n’est toujours pas bien claire, mais le monsieur aime bien torturer les gens apparemment. Il est intéressant de voir Tulip subir le traitement du silence au sein de son ancienne famille. La seule qui lui parle est une gamine qui s’amuse à lui cracher à la figure et souhaiter sa mort. Sympathique, dis-donc. Tulip tente ensuite d’aller tuer Viktor mais comme toute la barraque travaille pour lui, ce n’est pas si facile pour elle d’être une femme libérée (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire).

Pendant ce temps, Jesse découvre la maison de Denis et ne s’inquiète pas une seconde pour Tulip, préférant se faire une petite sieste. Denis continue de ronchonner en français, Cassidy s’inquiète pour Tulip et Jesse veut juste de la nourriture. Pendant ce temps, l’équipe de la blonde de la semaine dernière s’installe tranquillement devant chez Denis et le faux dieu de la fin de saison passée s’avère être… un acteur qui s’amuse avec Malcolm in the Middle.

Cette série… C’est toujours tordu et perché, mais ça marche bien malgré tout. Ainsi, Cassidy et Jesse se font passer pour les directeurs de casting de Game of thrones, de manière à avoir autant d’informations que nécessaire pour le retrouver. La scène est à mourir de rire, mais pas autant que l’audition du faux Dieu, qui finit par son meurtre, pour qu’il aille au paradis.

L’enquête pour retrouver Dieu connaît donc quelques détours plutôt sympathiques. Finalement, Cassidy finit par révéler ce qu’il sait à Jesse qui débarque chez Viktor, le mari de Tulip. Oui, bon, je vous la fais courte, avant ça, on a surtout droit à une scène génialissime où Jesse utilise ses pouvoirs pour retrouver ses pouvoirs, puis à une excellente baston sur Uptown Girl de Billy Joel. Purée, cette saison 2 a une superbe soundtrack et a vraiment trouvé son rythme pour les combats. Ce type de chansons et de combats, ça fait très Guardians of the Galaxy, mais c’est superbe comment la mélodie colle à la perfection.

J’avais totalement oublié cette esthétique de la série qui était ce qui m’avait finalement fait rester en saison 1. L’univers est totalement fou, mais ça prend à fond sur moi.

Sans grande surprise, le cliffhanger voit le Saint des Tueurs débarquer en ville, donc le prochain épisode devrait être de nouveau bien sanglant. Cela a mis le temps à venir quand même aujourd’hui !

En Enfer, on découvre que Eugene est bien en présence d’Adolf Hitler et tout un tas d’autres criminels. On découvre quelques règles de l’Enfer et c’est intéressant. Je trouve un peu cliché la rencontre avec Hitler en Enfer, mais mis à part ça, le passage par Munich en 1919 est plutôt sympathique. En fait, c’est tout le problème, pour le moment, Hitler est sympathique. Cela pose quelques problèmes quand même.

Pourtant, il est bien précisé à Eugene qu’il doit agir comme il se doit pour l’Enfer : la sympathie et la gentillesse ne peuvent lui apporter que des problèmes dans un Enfer surpeuplé (forcément). Il est ainsi menacé d’être envoyé dans « le trou ». Et si le nom ne donne pas envie, les images non plus, je vous rassure (ou pas).

Finalement, l’Enfer n’est qu’une prison comme une autre, où Hitler s’avère être une victime. Et c’est là son Enfer, je pense. Cela contredit un peu la vision qu’on avait de l’Enfer en saison 1 (un désert), donc j’espère qu’on aura quelques explications supplémentaires et une exploration plus approfondie du monde sous-terrain. De toute manière, si on voit tout ça, ce n’est pas pour rien je pense.

J’ai une fois de plus bien apprécié cet épisode, malgré un rythme un peu plus lent et moins de folie avant sa scène finale. C’est tout de même une série qui a beaucoup gagné en qualité depuis sa première saison et qui fonctionne très bien. Il y a plein d’intrigues ouvertes dont je suis pressé de voir les avancées et le dénouement, c’est pour moi une belle réussite que cette saison 2.

05.pngÉpisode 5 – Dallas – 15/20
Took him down how, Jesse?

L’épisode reprend une fois de plus quelques secondes après la fin du précédent. Jesse pète totalement un câble en découvrant la véritable identité de Viktor. Loin de se calmer comme je pensais qu’il ferait, il décide de torturer ce dernier dans la chambre de torture, malgré l’intervention de Tulip qui souhaite l’en empêcher. Je trouve que ça ne fonctionne pas du tout avec le personnage de Jesse, qui va jusqu’à utiliser son pouvoir sur Tulip pour qu’elle le laisse terminer ses actions de sadiques. Je ne vois même pas comment c’est ne serait-ce que possible que le personnage dérive autant sans véritable raison. Je veux dire, ce n’est pas son premier excès de rage, mais généralement il écoute Tulip, non ?

Peu importe, on va dire. On retourne explorer ensuite le passé de Jesse et Tulip, à Dallas donc, l’endroit où on les avait laissés aussi en saison 1 après le braquage raté et la fausse couche de Tulip. Etonnamment, c’est Jesse qui semble tomber en dépression alcoolique après coup alors que Tulip fait ce qu’elle peut pour assurer le rôle de femme au foyer… Après son travail. Double job, bonjour. Ils tentent d’avoir un enfant et sont rattrapés par un passé qu’ils tentent d’oublier alors que Jesse boit de plus en plus de bière. Mouais, ce n’était pas spécialement nécessaire de nous montrer tout ça aussi longuement. Une phrase ou deux auraient largement suffi.

Passé ce détour, nous voyons Tulip ramener sa belle-fille chez Denis et s’en prendre à Cassidy, clairement pour qu’il aille s’occuper de Jesse. C’est plutôt bien vu comme interactions, même si ça fait un énorme contretemps par rapport à l’intrigue du Saint des Tueurs. Ce dernier se ramenait deux fois plus vite dans les premiers épisodes.

Dans le genre deux fois plus vite, le second flashback était bien plus réussi : c’était un simple montage musical qui voyait Jesse sombrer dans la folie à acheter chaque jour un pack de bière, un paquet de cigarettes et un test de grossesse se révélant toujours négatif. C’est dans son attente qu’il a fini par trouver la foi. Voilà, autant le premier flashback était clairement inutile, autant celui-ci apporte quelque chose d’intéressant pour le personnage et la série. Il mène à la séparation du couple quand Jesse se rend compte que Tulip a, de manière prévisible, repris les affaires et la pilule. Ses nerfs ? Il les passe sur son meilleur ami plutôt que sur Tulip. Cela permet au moins d’éclairer la première scène de l’épisode et de me faire changer d’avis sur celle-ci, donc c’est bien écrit. Quant à Jesse, il prend la décision irrationnelle de devenir prêtre en reprenant l’église de son père après cette longue période de dépression.

Bref, cet épisode s’est beaucoup renfermé avec sa première moitié dans ce que je considère être les défauts d’AMC : des détours et des longueurs peu utiles à la construction des personnages (ou en tout cas étirés plus que nécessaires) pour retarder au maximum l’intrigue principale de manière peu cohérente. On est loin du rythme fou des premiers épisodes, mais en même temps, ce sont des approfondissements qui finissent par être intéressants. La dernière partie de l’épisode est heureusement meilleure et relance les choses pour la suite !

En tout cas, niveau construction de personnages, on sait désormais que Tulip est totalement amoureuse de Jesse, parce que quand même, elle a vécu avec un véritable déchet humain qui a dû lui faire vivre un enfer (et, ironiquement, inversement à lui laisser espérer un bébé). Faut être sacrément amoureuse pour revenir vers lui après.

Par conséquent, Cassidy n’a pas tort de dire à Jesse que la romance Tulip/Jesse ne changera jamais et renaîtra toujours de ses cendres, même si Jesse commet l’irréparable avec Viktor. Bon, Cassidy le fait dans l’espoir de se récupérer Tulip, je pense, mais bon. Bien sûr, Jesse ne tue pas Viktor et c’était prévisible. J’ai senti leur jeu de mots venir à des kilomètres, mais il m’a fait rire malgré tout.

La toute fin est atroce, bien sûr : le Saint des Tueurs abat Viktor et trouve sa fille, qui sait où se trouve Jesse et, maligne, révèle qu’elle sait où est Jesse. Tout cela se déroule après un dernier détour qui nous permet de découvrir que Tulip a quitté Viktor une fois qu’elle a su où se trouvait Carlos, ce qui n’est pas très étonnant.

Bref, cet épisode contenait beaucoup de longueurs et de détours, mais pas assez de son fun habituel. Je suis content malgré tout de l’évolution des personnages, plutôt très bien écrite cette semaine. Cela ne m’empêche pas de sortir de l’épisode avec un goût de trop peu, mais le cliffhanger promet que le rythme repartira de plus belle la semaine prochaine, alors ça devrait aller !

06.pngÉpisode 6 – Sokosha – 15/20
Say your prayers, preacher.

Après le trailer et le panel du Comic Con sur la fin de saison, autant dire que je suis pressé de reprendre la série. Cet épisode fonctionne bien pour me donner envie de rester pour une suite prometteuse, malgré une écriture très linéaire qui ne permet pas une critique bien fluide !

Cela commence par une scène qui semble n’avoir rien à voir avec notre schmilblick habituel, mais ce serait mal connaître la série de s’en persuader. Nous voyons un couple signer un contrat qui ressemble fort à un pacte avec le diable dans les effets : il s’agit pourtant de retirer quelque chose à l’homme, et cela ressemble fort à son sperme, en échange de beaucoup d’argent. Oui, forcément vu comme ça.

L’art de la transition est toujours au top, puisqu’on enchaîne avec un employé de ce service s’achetant une saucisse avant de ramener le sperme dans une maison, où l’échantillon sera centrifugé, puis donné à manger à une vieille amnésique retrouvant ainsi la raison.

Bref, vraiment rien à voir avec le schmilblick ces sept minutes, mais cela nous introduit un nouveau personnage, un asiatique, qui semble capable de faire bien des miracles contre de l’argent.

Une fois cette longue introduction passée, nous revenons chez un Denis très affaibli (mais toujours capable de crier en français) qui refuse l’aide de Cassidy pendant que Jesse le connard prend sa douche et que bobonne Tulip prépare le petit déj. Hum. La scène du petit déj permet de réintroduire la dynamique du trio et c’est bien mieux, surtout qu’en parallèle, le saint des Tueurs se rapproche d’eux en compagnie de la gamine alors qu’ils n’en ont pas la moindre idée. OK, voilà qui est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière pour le rythme et l’ambiance et la jalousie de Tulip.

Le saint des Tueurs est à peine flippant à buter tout l’immeuble suite à une mauvaise indication de la gamine, mais cela permet au trio de se barrer et de revenir sur la piste de Fiore/Ganesh. Seulement, celui-ci est mort.

Toujours à la recherche de Dieu, nos héros cherchent désormais des informations sur le Saint des Tueurs. Comme d’habitude, Preacher parvient à trouver le meilleur des moyens de nous introduire le personnage via les recherches en bibliothèque du trio : c’est juste assez rapide pour ne pas perdre l’attention, ça propose quelques planches de comics (probablement tirées du comic) et ça permet de voir que le Saint des Tueurs est un personnage de littérature très connue dans ce monde.

Une fois les recherches terminées, Cassidy se souvient subitement de Denis. Cela tombe pile poil pour son retour à l’appartement (bon, quand même, ça ressemblait plutôt à une maison jusque-là, mais bon) et Jesse en profite pour décider de négocier avec le Saint des Tueurs.

Ce dernier laisse vivre la gamine et Denis, puis accepte le marché de Jesse qui a une heure pour ramener un esprit au tueur en série. Il a plutôt intérêt à le faire, car il garde en otage Denis (très mal en point), Tulip et Cassidy. Cela permet de découvrir que Denis se révèle être… le fils de Cassidy. OK, j’aurais dû le voir venir avec cette série. Tulip décide de négocier à son tour avec le Saint des Tueurs, mais ce n’est pas franchement un succès, si l’on puit dire. Le stress est à son comble car une heure ça passe vite.

Jesse fait pourtant ce qu’il peut et retrouve la piste des chinois qui sont donc dans le business de la vente d’âme, ça tombe bien ! Le truc, c’est que la seule âme qui convienne, c’est celle de Jesse et il accepte de la donner pour libérer les otages (bon, moins les doigts de Cassidy, parce qu’il fallait bien un peu plus de gore qu’une simple tête qui roule par terre).

Je m’y attendais un peu, mais puisqu’il lui donne un esprit/âme, Jesse peut désormais dominer le Saint des Tueurs avec Genesis, sans aucun problème. Par contre, il ne peut pas l’envoyer en Enfer sans s’envoyer lui-même là-bas. Qu’à cela ne tienne, il se débarrasse de son ennemi en le faisant couler dans un marécage abandonné. Mouais, il aurait probablement pu trouver mieux comme planque, car je pense qu’on le reverra notre Saint des Tueurs.

J’ai adoré la manière dont il s’en débarrasse. C’était ce qui paraissait être l’intrigue de la saison, et non, c’est évacué en un épisode comme si de rien n’était. J’adore l’idée, ça promet pour le rythme à venir. Je suis curieux de voir ce que proposera la fin de saison désormais et pressé de retrouver Eugene aussi, car il était encore absent de cet épisode.

Moins fun, cet épisode était donc malgré tout passionnant à suivre, exactement comme la semaine dernière. Je ne doutais plus de la série, de toute manière !

07-2.pngÉpisode 7 – Pigs – 14/20
Look, there’s more to the city than bloody jazz and almost getting killed

C’est parti pour un épisode au début digne d’Okja, même si nous ne sommes qu’au Vietnam et que le cochon mutant dans Preacher, il… vole. Il est repéré par un homme tout de blanc vêtu qui valide à lui tout seul le point secte du Bingo Séries à ceux qui le cherchent encore.

À la Nouvelle-Orléans, une nouvelle nuit à rechercher vainement Dieu s’achève pour le trio et Denis. On sent que la série se cherche un peu, comme nos personnages qui improvisent le vol d’argent dans un bar en simulant le meurtre de Cassidy. Ridiculement drôle, mais un peu longuet malheureusement, même si ça permet à Cassidy d’enfin recevoir le baiser qu’il attendait tant de Tulip – et que le trailer du Comic Con avait eu le bon goût de nous spoiler. Je suis heureux de voir que ce n’était que ça.

Jesse continue de se comporter comme le plus parfait des idiots dans cet épisode, en mentant à tout le monde sur ce qu’il a fait du Saint des Tueurs. Clairement, ça ne peut que lui revenir à la face plus tard.

De son côté, Denis trouve enfin quelqu’un pour traduire ce qu’il a à dire : il a une maladie cardiaque qui le tue et aimerait être transformé en vampire. Pas de bol, Cassidy refuse bien évidemment de faire ça à son fils. Tout au long de l’épisode, nous voyons des hommes nettoyer les rues de la Nouvelle-Orléans de ses bourrés, vivants ou morts : bien sûr, Cassidy finit à la morgue et se met à réfléchir à la demande de Denis en voyant le cadavre d’un vieil homme et sa famille en larmes. Oui, bon, vous la sentez venir la mort de Denis avant qu’il ne le rejoigne à temps ?

De retour à l’appartement où tous aimeraient dormir, Tulip se met à cauchemarder du Saint des Tueurs, persuadé qu’il est encore en vie. Sa nuit semble bien compliquée et entièrement construite de ce type de cauchemars et de faux éveils, histoire de nous faire croire qu’elle est vraiment en train de mourir. Merci bien. Au réveil, elle reproche bien sûr à Jesse d’être arrivé trop tard lors de l’épisode précédent. Quel beau couple ils forment dis donc !

Jesse, quant à lui, se rend interroger un homme qui proclame l’approche de la fin du monde. Cela intéresse Jesse, parce que de toute évidence, on y arrive.

Du côté de l’homme en blanc, Herr Starr, le voyage au Vietnam semble être un calvaire. Cela permet toutefois un flashback en 2004 où on le voit être recruté. Comme dans toute fraternité/secte qui se respecte, la religion y est importante et la nudité de rigueur au début de l’initiation. Les étapes sont marrantes, mais elles aussi trop longues, comme l’on connaît déjà le vainqueur des épreuves, de même que l’avant-dernier que l’on voit venir à des kilomètres (et la dernière épreuve est tellement évidente !). Tout ceci permet d’arriver à des informations sur la secte, le Graal et la fin du monde.

Une fois au courant de toute la vérité sur l’organisation, Herr Starr en tue le dirigeant et prend sa place. Là aussi, je l’ai senti venir, mais bon. Dans le présent, Herr Starr tue tous les adorateurs du cochon volant grâce à l’eau empoisonnée du village et reçoit sa prochaine mission : aller s’occuper du cas de Jesse qui compromet la religion. Bien, parfait, on tient notre nouveau méchant et un cliffhanger beaucoup trop drôle.

Dommage, cet épisode n’a pas su s’ancrer dans les délires habituels et s’est contenté d’être bon. Il ne se passe franchement pas grand-chose et les scènes sont beaucoup trop lentes/longues. On est sur AMC, j’ai l’habitude, mais le début de saison était plus mouvementé que ça quand même et je suis pressé qu’on y revienne !

08.pngÉpisode 8 – Holes – 16/20
Mords-moi. Mords-moi. MORDS-MOI.

En Enfer, Eugène continue de s’amuser à jouer les caïds, cherchant à ne pas être trop gentil et à aller ainsi contre sa nature. La situation est intéressante et amusante, je trouve. Tous les prisonniers découvrent que les problèmes techniques connus en Enfer s’expliquent par la présence imprévue de quelqu’un qui ne mérite pas de se retrouver en Enfer. Eugène hésite mais ne se dénonce pas, ce qui n’empêche pas Hitler de constater la vérité.

C’est con, surtout que tout le monde se la joue innocent de manière à quitter l’Enfer au plus vite, permettant quelques bonnes blagues qui n’en sont pas vraiment. Hitler s’amuse donc à torturer Eugène pour lui faire avouer qu’il n’a rien à faire en Enfer. Malheureusement pour Eugene, les habitudes ont la vie dure et il s’avère effectivement gentil, ce qui l’envoie au trou… L’Enfer, en pire.

Il se retrouve donc avec Tracy, mais cette fois-ci l’issue est différente avec une Tracy amoureuse de lui juste assez longtemps pour qu’il soit heureux. Ensuite, Jesse débarque, embrasse Tracy et les choses vont encore plus loin entre ces deux-là, poussant Eugene au suicide. Tu parles d’un Enfer (même si c’est vrai que la tronche de Jesse quand il jouit est parfaitement infernale).

Une fois encore, j’ai adoré cette partie de l’intrigue, très réussie et à l’esthétique au top. Certes l’Enfer n’est pas aussi flippant qu’il devrait l’être (je trouve perso que la réalité d’Eugene est pire que son Enfer), mais comme nous le voyons à travers Eugene qui n’a rien à faire là, ce ne peut pas être surprenant.

L’épisode prend ensuite le temps de revenir sur le duo Cassidy/Denis. En 1946, nous suivons Cassidy devenir papa et être sacrément joyeux de la situation, au point de chanter une berceuse à son fils. De retour dans le présent, la situation offre un fort contraste avec un Cassidy qui veille comme il peut sur Denis, refusant toujours de le transformer en vampire. Il était mignon de voir Cassidy se comporter en papa. Il finit par hésiter et appeler, probablement son créateur, pour qu’on arrive à le convaincre de ne pas transformer Denis.

Je suis assez sceptique sur cette intrigue, je ne sais pas ce que j’ai envie de voir. Une chose est sûre, ils ont fait traîner autant que possible. La fin semble suggérer que Denis devrait obtenir ce qu’il veut la semaine prochaine.

Tulip continue de ne pas dormir et elle tente de convaincre Cassidy de sortir en ville avec lui. Il lui conseille de parler de ses problèmes à Jesse, mais elle refuse. Autant dire tout de suite que leur couple ne fait pas rêver du tout. C’en est au point où ils m’ont fait décrocher de l’épisode quand ils se rendent faire les courses ensemble, mais le besoin de frigo était une jolie pirouette scénaristique, je trouve.

Toujours angoissée, Tulip se décide en effet à tout réparer dans l’appartement… et les appartements adjacents. Or, dans un appartement adjacent à celui de Denis, les hommes du Graal observent l’appartement. Ils semblent vivre une journée de travail tout à fait normal, ce qui était plutôt marrant et permettait de valider un point du Bingo Séries grâce aux céréales Boo berry, tout en maintenant du suspense par rapport à Tulip se rapprochant inévitablement d’eux.

Elle finit par rencontrer la femme, qui joue bien sûr un rôle et réussit à s’en faire une amie de la manière la plus perchée possible. Là encore, ça traîne, mais agréablement. On sent que les choses se mettent peu à peu en place. Concernant Tulip, si sa relation avec Jesse est ennuyeuse, tout le reste fonctionne à merveille je trouve, de son traumatisme à son « amitié » avec Cassidy.

Pendant tout l’épisode, Jesse tente quant à lui de retrouver Dieu à partir de la vidéo d’audition de l’acteur ayant joué le rôle de Dieu. Ce n’est pas passionnant, mais c’est marrant, surtout du côté des deux techniciens qui ont un rôle cliché, mais drôle. Ils finissent par détruire le DVD qui avait bien une réponse sur lui, puisqu’il appartenait à Grail Industries… Oui, oui, les mêmes qui ont pour but de tuer Jesse.

Bref, nous ne retrouvons pas Herr Starr cette semaine et c’est dommage car l’impression d’ensemble qui se dégage de l’épisode est que les choses traînent pour mener à un final explosif. L’ambiance de folie, notamment côté musique, des premiers épisodes me manque, mais je ne peux pas dire non plus que je m’ennuie. Disons que je me laisse porter, alors que je préférais être transporté d’élan de joie !

09Épisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

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22 réflexions au sujet de « Preacher (S02) »

  1. J’étais sûre que Denis était le fils ou le petit fils de Cassidy ! 🙂 Sinon très bon épisode, c’était intéressant ce trafic d’âmes. En revanche, je ne comprends pas pourquoi Jesse envoie le tueur dans le lac pour ne pas avoir à l’envoyer en enfer. Il n’est pas devenu mortel ? Donc il ne va pas vivre bien longtemps sans oxygène et va aller en enfer de toute façon, non ?

    Aimé par 1 personne

    1. Bien joué pour Denis, je me suis laissé balader moi ! J’ai bien aimé le trafic d’âmes, même si ça sortait un peu de nulle part. Pour moi, le saint reste immortel : les anges le sont malgré leur âme (ils obéissent à Genesis), le saint le reste avec une âme. Du coup, cette part de l’âme de Jesse n’ira jamais en enfer, c’est bien joué. Maintenant il faudra voir s’ils auront une connexion quelconque avec cette âme partagée #HarryPotter

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  2. J’ai trouvé l’épisode sympa mais un peu brouillon. Et je n’aime pas que Jesse ou Tulip filent un mauvais coton, je trouve que ça nuit à la dynamique de groupe. Le meilleur dans l’épisode c’était quand même Cassidy et son fils et l’histoire de Herr Starr, même si elle était cousue de fil blanc.

    Aimé par 1 personne

    1. C’est vrai que la dynamique du trio manquait dans l’épisode en fait, même si le début était marrant ! Trop de sous intrigues d’un coup pour pas grand chose 🙂

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  3. Je t’avoue que je commence un peu à m’ennuyer là, en particulier sur cet épisode. Les premiers étaient tellement sympa avec les 3 qui étaient super complices et l’action à tout crin que là ça devient plan-plan. Il y avait des trucs pas mal mais mon impression globale et plus mitigée. Va falloir que ça se bouge un peu ! Déjà faut que Denis crève ou devienne un vampire et que Cassidy arrête de jouer au papa poule.

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  4. Hello, j’ai bien aimé ta critique de preacher, pour info, c’est une « soue » à cochons, soit un endroit ou on élève les cochons , une porcherie quoi…

    Aimé par 1 personne

  5. C’est marrant, j’ai préféré cet épisode aux 2-3 précédents. il y avait plus de rythme, plus de dérision, je me suis dit que Preacher retrouvait des couleurs 🙂

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