Glow (S01)

Synopsis : Dans les années 70, une jeune actrice (Ruth) tentant désespérément de lancer sa carrière se rend à une audition dans un gymnase de Los Angeles. Elle va vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une audition comme les autres et se retrouver embarquée dans l’univers du catch.

Pour commencer, je dois avouer que si ce n’était pas pour Alison Brie, j’aurais probablement passé mon chemin sans même commencer cette nouveauté Netflix. J’avais encore en travers de la gorge l’annulation incompréhensible de Sense8, comme beaucoup trop de gens, parce que c’était avant le dernier rebondissement des deux épisodes conclusifs. Oui, mais voilà, je suis aussi un grand fan d’Alison Brie depuis que j’ai découvert Annie dans Community, du coup, je suis très curieux de voir ce que va donner cette série.

Pourtant, je commence à avoir un mauvais passif avec les nouveaux projets des stars de Community. Je n’ai pas aimé le pilot de Dr Ken, j’ai subi Atlanta sans accrocher, j’ai encore plus subi Love qui me laisse mitigé à chaque fois et les annulations de Powerless et The Great Indoors me laissent un peu frustré face à leur potentiel qui avait fini par se développer. Il n’y a que The Odd Couple qui semblait valoir le coup, mais je suis passé à côté. Bon, et pour finir le tour d’horizon, il y a bien Jim Rash qui fait quelques apparitions dans l’excellente Girlboss, mais il n’est pas vraiment central à l’histoire.

Bref, je m’éloigne beaucoup du sujet à parler autant de Community, mais au moins vous savez pourquoi je suis là. Je termine cette introduction en disant tout de même que je n’y connais pas grand-chose en catch (ça va me refaire mon vocabulaire !) et que les années 70, c’est un peu mon dada. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Gorgeous Ladies Of Wrestling.

La première scène débute à merveille avec un féminisme très réussi au beau milieu des années 70 et un personnage principal dans la loose à la Netflix. Il faut que j’avoue que ça m’a tout de suite accroché, ce qui m’a laissé perplexe car je m’attendais vraiment à être sceptique devant cette série. Bon, il faut moins de cinq minutes pour que l’héroïne finisse nue, c’est dans les standards Netflix, mais pour une fois, ce n’est pas une scène de sexe (forcément, avec une célibataire endurcie, c’est compliqué) et ça paraît presque intégré de manière cohérente dans le scénario.

L’épisode était une bonne grosse introduction à la série. L’idée derrière Glow est franchement brillante et le scénario est parfaitement maîtrisé, avec un bon humour et un casting réussi. Je ne parle pas que de Ruth quand je dis ça, les personnages secondaires ont tous l’air bons. Franchement, je vois le potentiel pour la saison et pour la série sur du plus long terme. Je m’attendais tellement à être rebuté que je suis plus qu’heureux de la tournure des choses avec cette série. Bon, comme d’hab avec Netflix, je ne sais pas trop pourquoi il y a autant de sexe et il a fallu un personnage qui se drogue l’écran, mais à part ça, tout roule bien.

Nous assistons donc aux auditions de Ruth pour un show télévisuel sur le catch, mais à trop en faire (Annie style ?), elle se fait rapidement virer et enchaîne sur une bonne grosse journée de merde où elle se fait agresser par des enfants et secourir par sa meilleure amie… ce qui la fait culpabiliser en plus de tout, puisqu’elle couche avec son mari, Marc.

C’est ce qui mène au point d’orgue à la série : Debbie, la meilleure amie, vient confronter Ruth au beau milieu de son audition (enfin, elle s’est ramenée sur les lieux de l’audition sans y être conviée surtout) et les deux se battent sur le ring. Voilà, ça marque la fin du pilot. Il y avait quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’était un début de série vraiment plaisant, avec juste ce qu’il faut pour me faire revenir sur l’épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – Slouch. Submit. – 15/20
It’s not about the lie, it’s about where the lie takes you.

Surtout qu’il ne faut pas attendre très longtemps pour revenir, comme nous sommes sur Netflix, la suite est immédiate. Ruth revient donc sur le ring et comprend que le directeur a adoré Debbie plus qu’elle, de même que ses nouvelles collègues. Magnifique. Debbie est donc une ancienne actrice de soap, c’est intéressant comme concept. Sam, le directeur, veut bien sûr revoir Debbie sur un ring et s’en donne les moyens. Il abandonne le gymnase pour se rendre chez elle.

On se croirait dans une série ou tout simplement à Los Angeles. Il souhaite donc embaucher Debbie comme star de son show. C’est improbable, mais il n’est pas compliqué de voir la même chose que lui en Debbie qui a beaucoup plus la carrure de star qu’Alison Brie.

L’épisode se concentre sur Cherry et c’est tant mieux : elle était de loin la plus clichée dans le pilot, donc c’est bien de lui donner plus de consistance. Il s’agit donc d’un ex de Sam et elle est géniale, de même que la fille de riche à qui elle s’attaque. Je commence déjà à avoir du mal à choisir mon personnage préféré. Bien sûr, c’était Ruth dans le premier épisode, mais là, il faut reconnaître que tous les personnages ont ce qu’il faut pour plaire.

L’histoire de la fausse-couche qui permet la conclusion de l’épisode ne m’a pas trop convaincu. En fait, j’ai l’impression que ça traîne un peu en longueur pour l’instant, je suis curieux de voir ce que ça va donner sur le long terme. En tout cas, j’aime beaucoup la tournure générale qui fait du Ruth la méchante quand on s’attendait à la voir être l’héroïne de la série et du show. C’est tout bête comme twist, mais ça surprend juste assez pour convaincre de rester encore plus longtemps. C’est le second épisode qui parvient à cela et ça m’en fait oublier les quelques longueurs (25 minutes suffiraient).

03.pngÉpisode 3 – The Wrath of Kuntar – 15/20
You mean stereotypes?

L’épisode s’intéresse un peu plus à la vie de Sam, le directeur de casting, et à la production de Glow. Il y a en effet tout un spectacle à monter, ce qui implique quelques pistes de scénarios catastrophiques. Le producteur, Sebastian (Bash), débarque au gymnase et je suis bien content de revoir une bouille connue que j’avais presque oublié tant ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu !

Donc, le scénario de Glow, c’est de la merde, et heureusement que la série n’est pas à point catastrophique. En même temps, je n’accroche que moyennement à l’idée de la fête hollywoodienne chez le producteur qui permet d’introduire la masse de drogue dans la série. Bref, du Netflix, comme toujours, ça ne serait pas une série de qualité sans ça. C’est fou comme je me répète d’une production à l’autre, je critique toujours les mêmes points, mais j’y reviens à chaque fois, c’est donc que ça fonctionne malgré tout.

Sam comprend que son scénario de ne plaît pas à Sebastian et il le prend mal, mais comme tout le monde adore Sebastian dans le casting, il est mal parti. Forcément, en même temps, Sebastian demande aux nanas d’essayer toutes les tenues qu’elles veulent. Pendant ce temps, Debbie se bourre la gueule avec le serviteur du producteur (gay vibes, anyone ?) et elle finit tellement mal qu’elle se fait renvoyer chez elle en taxi.

La confrontation Sebastian/Sam tourne mal, mais c’est sans compter sur Ruth qui trouve un moyen d’arranger les choses, bien sûr. Niveau écriture, ça ne se prend pas trop la tête, ça joue la carte de la simplicité tout du long, mais c’est fluide tout du long. J’accroche, j’ai envie de rester même quand j’ai des scènes qui m’ennuient et ça, franchement, c’est bien joué. La fin d’épisode, qui joue sur tous les clichés possibles autour du casting de la série, m’a bien fait rire (mais pas autant qu’elle n’aurait dû, je pense, hormis Vicki the Vikings). La dernière réplique constitue un excellent cliffhanger et ça m’embête, parce que j’ai fait une pause pour aller manger pile à ce moment-là, moi !

04.pngÉpisode 4 – The Dusty Spur – 16/20
Aw, stop hitting me with knowledge

Wow, bluffé dès l’introduction, je n’avais pas reconnu du tout l’actrice sans son maquillage et avec une couleur de cheveux différente. Je n’avais même pas compris qu’elle portait une perruque pour cacher qu’elle était blonde.

Les filles se voient forcées de déménager ensemble dans un motel pour améliorer leur méthode, leur jeu d’actrices et la technique de catch. C’est surtout une excellente manière pour les scénaristes de nous présenter les personnages sous un jour différent. Oh, pas Ruth bien sûr, mais la She-Wolf, Rhonda et Carmen y ont droit. C’est une excellente idée, surtout que ça permet de varier un peu du gymnase pour un temps. Comme en plus j’ai fait une pause dans le visionnage, ça m’a permis de rapidement retrouver mes marques avec tous ces personnages.

Carmen (Machu Picchu) est une de celle qui est le plus développée dans cet épisode, et c’est tant mieux, car il y a beaucoup derrière son personnage, à commencer par une famille beaucoup trop invasive. Son père refuse donc qu’elle fasse du catch, et il ne peut en être autrement, même quand Sebastian veut l’aider.

Cependant, la plus grande réussite de l’épisode est de rendre touchante Sheila et sa personnalité totalement délurée. Finalement, sa cohabitation forcée avec Ruth amène pas mal de bonnes choses et une sensibilité nouvelle à la série qui devient aussi une histoire d’acceptation de soi. Ce n’est pas si étonnant, vu le thème global de Glow, et ça fonctionne bien avec ce personnage. On passe de l’humour pur et dur à une version plus attendrissante, c’est bien pensé.

Debbie retrouve son mari chez elle et elle se sent un peu forcée de quitter sa maison. Elle finit donc à son tour au motel, où elle aperçoit Ruth sans pour autant la réveiller ou la faire tomber dans la piscine. On progresse entre ces deux-là aussi, du coup.

Enfin, Cherry ramène son mari, Keith, au motel et il s’incruste à la soirée vidéo des filles, qui cherchent l’inspiration pour leur personnage et découvrent un Sam célibataire enregistrant une interview pour trouver l’amour. C’était plus moyen comme scène.

J’aime beaucoup la série, mais elle part quand même dans tous les sens avec trois ou quatre intrigues en parallèle dans chaque épisode. C’est un peu compliqué pour la critique, mais ça reste cool à suivre. Sinon, je dois souligner la soundtrack dans cet épisode qui était tout bonnement excellente.

05.pngÉpisode 5 – Debbie Does Something – 17/20
Porn you can watch with your kids, finally!

Cherry grille Melanie (la fêtarde) en train de rompre le couvre-feu et ça se passe plutôt mal entre ces deux-là, comme deux épisodes plus tôt. La cohabitation à l’hôtel continue donc, Cherry regrette de ne pas avoir d’eau chaude, les deux meilleures amies enchaînent les blagues téléphoniques et Justine commande des pizzas pour voir le livreur dont elle est amoureuse… et avec qui elle finit grâce à l’aide imprévue d’Arthie, sa colocataire.

Au gymnase, Debbie remarque que Ruth et Carmen se donnent à fond et progressent à vitesse grand V alors qu’elle est complètement à la traîne. Elle entre donc en pleine déprime et abandonne son bébé à sa mère pour qu’elle s’en occupe pendant les répétitions. C’est une manière de voir les choses. Elle demande de l’aide à Carmen qui comprend qu’elle n’a jamais vu un seul match de catch dans sa vie.

Elles se rendent donc à un match, avec également Melanie qui n’en peut plus d’être coincée à l’hôtel. De manière prévisible, Debbie kiffe le match à partir du moment où elle comprend qu’il y a une histoire derrière les matchs, à la manière d’un soap opéra. Et quand en plus son nouveau catcheur préféré est un fan de soap, elle trouve totalement ce qu’elle cherchait dans le catch et qu’il lui manquait pour son travail… et pour sa libido, clairement.

L’épisode se termine sur Shelly qui l’oblige à s’entraîner et, cette fois, Debbie est à fond pour faire du catch son boulot !

Du côté du show, la promo commence avec la recherche de sponsors pour la diffusion. C’’est amusant et surtout, surtout, Ruth trouve enfin son personnage : la russe communiste anti-américaine. Cela fonctionne à merveille.

Rhonda est vexée et jalouse de voir une relation amicale se développer entre Sam et Ruth, pourtant cela améliore la qualité de la série d’avoir une vraie dynamique évolutive entre ces deux-là. Quant à Sam et Rhonda, ils couchent ensemble. Il ne se fait pas chier le Sam.

J’ai trouvé cet épisode mieux construit que les deux précédents et plus clair dans ses intentions, avec quelques intrigues de moins, ce qui fait du bien à la qualité globale !

06.pngÉpisode 6 – This Is One of Those Moments – 16/20
It’s never too early to be in character.

Sam réunit Ruth et Debbie dès l’aube pour leur faire avaler l’idée USA contre Russie. Bon, le côté accent russe est un peu lassant, même si bien trop drôle. Et puis Ruth qui se bat toute seule sur le ring, c’était à mourir de rire. Debbie refusant de faire le moindre effort envers Ruth (en même temps), Ruth se retrouve avec une journée de congé à tuer.

Elle décide de la passer avec Gregory, le russe qui tient le motel dans lequel les filles résident. Comme par hasard. Je suis sûr qu’il sera ravi en découvrant ce que fait Ruth de sa culture. Ruth se bourre la gueule à la vodka en sa compagnie alors que la fête à laquelle il l’amène est juste totalement perché puisque c’est la barmitsva d’un adolescent. Franchement, cette partie de l’intrigue n’était pas hyper passionnante, ce qui est un peu dommage puisque c’est toujours l’héroïne de la série.

Justine continue de flirter avec son livreur de pizza, mais les choses ne se passent pas si bien entre eux. L’épisode se concentre un peu sur elle et ce n’est définitivement pas sa journée : Rhonda lui avoue qu’elle couche avec Sam au détour d’une conversation. Dur d’apprendre ça de son idole, qu’elle confronte ensuite. Je l’aime de plus en plus cette petite Justine, clairement c’est la cadette du groupe et elle a beaucoup à apprendre !

Ce n’est pas non plus la journée de Debbie qui se retrouve à se battre contre Tamme/Welfare Queen sans y arriver, puis contre Arthie, puis contre SheWolf… le tout sans jamais arriver à trouver la parfaite concurrente alors que c’est la star du spectacle. Forcément, l’idée étant de la confronter à Ruth, ce n’est pas trop étonnant.

Complétement bourrée, Ruth débarque justement, jouant à la juive, mais Debbie est prête à l’accepter en tant que russe. Dès lors, les deux se retrouvent sur le ring et c’est parfaitement écrit/joué. Difficile de ne pas rire de ce cliché russes/américains et de la complicité retrouvée des deux meilleures amies. Ce que filme Sam est parfaitement parfait cette fois… mais Justine débarque la nuit suivante et vole la caméra. Reste à savoir ce que ça donnera ensuite. C’était un bon épisode, malgré quelques longueurs du côté de Ruth. J’ai beaucoup aimé voir le show prendre forme dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Live Studio Audience – 17/20
They spelled your name wrong.

Hop, c’est le grand début de Glow qui arrive avec les filles qui en font la promo dans la rue. C’est presqu’aussi excitant pour elles que pour les téléspectateurs, même si je pense qu’il faudra attendre la fin de saison pour être face au match promis depuis un moment.

Sherry et Tamme se retrouvent à devoir se battre contre les deux vieilles et ça ne leur plaît pas, côté vision et message que ça fait passer.

Pendant ce temps, Debbie trouve ses capacités totalement ridicules, ce qui ne lui convient bien sûr pas du tout. Par conséquent, elle propose à Ruth de s’entraîner beaucoup plus que ce qu’elles ont fait jusqu’à présent. Elles se servent des frères de Carmen pour cela. C’est sûrement là la meilleure trouvaille de la série, franchement. Bien sûr, il y a quelques longueurs dans leur entraînement, mais il est absolument génial de les voir s’entraîner sur les combats. En plus, on sent que les actrices se donnent autant à fond que leur personnage. Le tournage est sacrément physique, c’est tout à fait surprenant je trouve de voir autant les efforts des actrices. Je veux dire, on sent bien qu’il n’y a pas que des cascadeurs pour faire leur job et c’est tout à fait génial à voir.

Du côté de la caméra volée, Sam affirme qu’il virera celle qui a fait le coup, donc Justine la planque dans le casier de Rhonda. C’est une sous-intrigue franchement pas passionnante. Je pense que c’est un peu voulu quand même. Le but est probablement de faire monter la tension tout au long de l’épisode pour le premier match devant public.

Et effectivement, le côté moins intéressant de cette intrigue précède la première soirée publique pour Glow… Qui fonctionne bien sûr tellement mal, pour les premiers matchs. Cependant, Sherry et Tamme sont bien plus malines que prévu et décident de s’en prendre au Ku Klux Klan. C’est juste absolument génial comme idée de base pour un premier spectacle et ça précède donc l’excellent USA/Russia. J’ai adoré cette seconde partie d’épisode, forcément, il faudrait être compliqué. Tous les personnages ont leur instant de gloire même si on sent bien que personne ne sait ce qu’il fait, de la crise d’angoisse de Carmen à Sebastian qui se voit couper les vivres par sa mère.

Quant à Debbie, alors qu’elle est à son apogée et prête à gagner son premier match, son mari débarque et décide de lui balancer les papiers du divorce à la face. Tellement sympathique son mec. Bref, la série jongle assez bien entre ses différentes intrigues et surtout entre les vies privées et publiques de ses personnages. La toute fin voit Rhonda entamer son rap totalement stupide, mais une fois repris par l’ensemble des Glow, ça a tout de suite une autre tronche !

Vite, la suite !!

08.pngÉpisode 8 – Maybe It’s All The Disco – 17/20
Oh come on, who gives a shit?

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes, malheureusement il a bien fallu que je mange. Alors que Debbie galère avec son divorce puisque Mark ne veut plus divorcer, il est assez vite évident que Ruth a un autre problème quand toutes les filles parlent de leurs règles. C’est marrant comme toutes les séries font le coup en abordant les règles. Oh, elle retarde comme elle peut en allant visiter un studio avec Sam, mais elle se retrouve à faire un test de grossesse.

Et oh mon dieu, que les tests de l’époque sont une torture pire encore que ceux d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il faut comprendre comment ils fonctionnent, mais ensuite parce que le temps d’attente semble être quelque chose de fou, tout simplement. Pauvre Ruth.

C’est également l’anniversaire de Sheila dans cet épisode. Bien sûr, elle n’a pas spécialement envie de le fêter, mais comme les filles font tout pour qu’elle le fête, et particulièrement Jenny (oh, ça y est, elle a un rôle elle, il était temps), ce n’est pas comme si elle avait le choix. Les filles se rendent donc dans une discothèque/piste de rollers, ce qui était marrant à souhait. Les voir faire la fête comme ça, ce n’est pas rien et ça fait plaisir. Elles sont enfin une bande d’amies. Pendant ce temps, Bash disparaît, n’ayant plus d’argent à donner à Glow. Forcément. Cela ne rassure pas trop Carmen, qui finit par gaffer auprès de Sherry pendant l’anniversaire de Sheila.

Ruth prend la décision d’avorter et appelle Sam à l’aide sur ce coup-là. Leur relation qui se développe depuis quelques épisodes est en train de devenir l’une des plus mignonnes de la télévision, aussi stupide que cela puisse paraître. Je ne sais pas, je trouve leur amitié vraiment touchante, et je doute que cela en reste là, surtout maintenant que Sam s’est fait larguer par Rhonda.

Ruth se retrouve donc en clinique à avorter et la série n’est pas très timide sur cette intrigue. C’était tellement triste à voir, je trouve que ça remue bien. Le choix est évident pour Ruth, mais ça ne l’empêche pas d’être crève-cœur. Je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue en lançant cette série la première fois et, à vrai dire, avant cet épisode non plus. En parallèle de cet avortement, Debbie et Mark semblent se réconcilier. C’était tout aussi inattendu (bon, non, un peu moins quand même).

Cet épisode s’éloigne un peu de Glow, finalement, s’attardant sur la vie personnelle de chacune, mais ça fonctionne à merveille.

09.pngÉpisode 9 – The Liberal Chokehold – 16/20
He’s not poor, he’s broke. There’s a difference.

L’actualité dans le monde prend le dessus au début de cet épisode, avec une prise d’otage qui fait parler un peu tout le monde.

Debbie continue de gérer son couple et son bébé comme elle peut.

Bash réapparaît après deux semaines de disparition et il est clairement dans le pire des états. Il avoue à Sam qu’il n’a plus d’argent. Persuadé que le show est fichu, Sam l’annonce aux filles qui font tout ce qu’elles peuvent pour récolter de l’argent. Au moins les choses sont claires dès le départ.

Bash fait également ce qu’il peut pour obtenir l’argent de sa mère, mais ça ne marche pas si bien que ça. Il revient donc bredouille auprès des filles, puis les invite/incruste à la soirée de sa mère servant à récolter de l’argent contre la drogue en Afrique. Oh, je ne sais pas si c’est un détournement d’argent très sympathique, mais en même temps, Sam n’a aucun mal à se droguer au beau milieu de la fête après avoir appris qu’il n’a de toute façon plus de décor pour tourner. Bon, il apprend aussi que son film existe déjà : c’est Retour vers le futur.

Pendant la soirée, Ruth et Debbie recommence à sympathiser. Du moins, Debbie le fait et se retrouve en larmes, à pleurer l’absence de sa meilleure amie. Oh. C’était peu cool à voir, tant on s’accroche vite à ces personnages. Bien sûr, Ruth se sert de tout ça pour convaincre les gens de donner de l’argent à sa cause, et ça fonctionne à merveille. La mère de Bash refuse bien sûr ces virements, mais leur offre à tous un lieu pour tourner.

Histoire d’enfoncer encore un peu plus Sam, Justine lui révèle qu’elle est sa fille… quelques secondes trop tard, car il vient de tenter de l’embrasser. Oh, je vous jure, difficile de ne pas adorer Justine. Après coup, ça me paraît un peu prévisible, mais franchement, je trouve qu’ils ont très bien géré cette révélation et je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout. Cela fait une fin d’épisode qui me laisse un peu sceptique pour l’épisode final.

Surtout que, contre toute attente, Sherry se voit également offrir une audition (par la même agent que Ruth !).

C’était un bon épisode, mais on s’éloignait tellement du catch que je trouve qu’il lui manquait vraiment quelque chose. Clairement, j’espère désormais une seconde saison car la dernière demi-heure ne pourra pas être suffisante pour tout conclure.

10.pngÉpisode 10 – Money’s in the Chase – 19/20
Well, listen, kid… It can only get better from here. I think. I hope.

C’est parti pour le dernier épisode, déjà, et il commence fort avec les filles qui préparent le spectacle télévisuel du soir même. Seulement, il y a tout un tas de vies personnelles à gérer et deux heures de galère, surtout, compressées en trente minutes. Pour le meilleur et pour le pire, parce que ça manque d’un peu de crédibilité par moment.

Sam avoue à Ruth la vérité à propos de Justine, et celle-ci lui conseille d’aller lui parler tout de suite, ce qu’il fait. Elle est de retour chez son livreur de pizza, alors même qu’on en était resté sur les deux un peu en froid. Bon allez, pourquoi pas. La scène entre Sam et Justine est plus drôle qu’autre chose, avec la mère du livreur qui entend tout ce qu’elle ne veut probablement pas entendre de sa nouvelle belle-fille. Cela dit, les deux sont aussi touchants quand Justine se ramène finalement au spectacle après avoir fait faux bond à tout le monde.

Pendant ce temps, Cherry décroche son rôle dans son autre série, malheureusement pour elle. En effet, cela la met face à un dilemme car elle doit choisir entre les deux. Nous ne saurons pas sa décision finale, même si son mari souhaite clairement qu’elle arrête le catch. Pas évident après tant d’entraînement d’abandonner son rôle de catcheuse.

De son côté, Debbie prend une décision absolument incompréhensible : elle décide de retourner auprès de Mark et abandonne donc le show à deux heures de le tourner. Normal… Cela ne fonctionne pas du tout par rapport à l’épisode précédent où elle adorait le catch. Certes, ils nous l’expliquent plus ou moins dans sa scène avec Sam, mais pendant tout l’épisode, je savais très bien qu’elle finirait sur le ring. Que la série choisisse de ne pas nous dire que c’est un plan de Ruth et Debbie depuis le départ, c’est étrange, surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elles le cachent aux autres filles.

Debbie s’affirme donc face à son mari en tant que Liberty Bell, et c’est plutôt très cool à voir. Dans le genre affirmation, nous voyons aussi Carmen réussir à surmonter sa peur du public lorsqu’elle aperçoit son père dans les gradins. C’est un peu bidon et prévisible, mais c’est touchant. Affirmation, enfin, quand les filles décident d’aller payer les spectateurs du cinéma d’en face pour venir assister au combat et faire de celui-ci un véritable carton pour la caméra.

J’en arrive à parler du spectacle en lui-même, qui est géré d’une main de maître par Ruth qui explique au caméraman qu’il faut bouger. Sam crise en voyant qu’ils sont deux à filmer et qu’ils sont dans le champ l’un de l’autre… mais c’est ce qui participe finalement à la folie de Glow, le vrai show dont est inspiré la série. Le mouvement donne toute sa logique et sa puissance au spectacle.

Le spectacle, justement, qui est une vraie réussite dans la manière dont il est monté et commenté par un Bash survolté. Comme en plus on est attaché aux personnages, c’est vraiment cool de réussir à suivre tout ça et de voir les combats, enfin. On se rend bien compte de l’évolution de ces filles paumées dix épisodes avant qui sont maintenant capables de vendre des combats de fou. En plus, ça donne presque envie d’aller vraiment regarder du catch.

La toute fin du show voit donc Liberty Bell surgir du public et gagner son match contre la méchante soviétique Ruth (qui a elle-même gagné contre « la chinoise », voilà les clichés). Seulement, Sam a d’autres idées, et il envoie Tamme récupérer la couronne remise à Debbie. Le reste du spectacle Glow consistera donc à récupérer la couronne de cette privilégiée. Et ouais, c’est clairement moins prévisible que la victoire américaine, Sam a raison.

Quant à la toute fin… Ruth et Debbie se retrouvent complices, mais quand même pas assez pour aller prendre un verre, ce qui semble briser quelque chose en Ruth. Aaah. Sans ça, la saison pourrait se suffire à elle-même, mais là, ça donne vraiment envie d’une suite et j’espère que Netflix n’ira pas l’annuler parce qu’il y a clairement du boulot et de la préparation de la part du casting, l’investissement y est !

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EN BREF – Il n’y a pas à dire, Glow a été une vraie bonne surprise alors que je la commençais de manière très, très sceptique et uniquement pour Alison Brie. Franchement, le synopsis ne me disait trop rien et me faisait vraiment sortir de ma zone de confort : inspirée d’une histoire vraie et pseudo-historique (années 70) dans l’univers du catch ? Franchement, tout ce qu’il faut pour me faire fuir.

Ouais, mais il y avait aussi une vibe féministe qui n’était pas pour me déplaire, fortement mise en avant dans la bande-annonce initiale et que l’on retrouve bien dans la série. Difficile de ne pas craquer pour tous ces profils différents, mais aussi pour Sam (j’ai commencé par le détester, mais en fait, il transcende les deux derniers épisodes) et Bash (idem, avec une haine moins forte au début). Quant au scénario du spectacle, je vous jure, j’étais à fond alors que je trouvais un peu prévisible l’arrivée de Liberty Bell.

Vraiment, la série a réussi à susciter mon intérêt précisément parce que c’était en-dehors de mes petites habitudes tout en restant parfaitement calibrée Netflix. Quelques scènes resteront marquantes pour moi : du premier clash entre Debbie et Ruth au montage musical de leur entraînement en passant par l’avortement de Ruth ou les scènes très touchantes sur la personnalité de Sheila.

Voilà, il n’y a pas à dire, j’espère très fortement une saison 2, car il y a tout ce qu’il faut pour en faire une niveau intrigue et une fin tout de même un peu ouverte, même si, oui, nous avons une histoire complète jusqu’à la diffusion du tout premier épisode.

Pas de nouvelle de la part de Netflix, mais après l’annulation de Girlboss, je suis un peu inquiet, j’avoue… surtout parce que j’ai commencé les deux séries en étant très sceptique et je les ai adorées. Alors forcément, je n’ai pas envie que ça s’arrête en si bon chemin ! En plus, le travail et la préparation physique d’Alison Brie pour ce rôle sont bluffant, franchement, elle n’a plus rien d’Annie de Community, ça m’a impressionné de la voir comme ça, elle est parfois méconnaissable !

Bon, et puis, j’avoue, ça m’a rendu encore plus curieux sur l’univers du catch dont Ludo m’a déjà parlé plus d’une fois. Il m’a même filé des DVDs de catch en mars quand je l’ai vu et peut-être que je vais finir par y jeter un œil, allez savoir.

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6 réflexions au sujet de « Glow (S01) »

  1. Je suis sûre que la série est très bien alors elle ne m’attire pas du tout ! Et je ne suis pas particulièrement fan d’Alison Brie (même si je la trouve mignonnette) donc ça n’aide pas.

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    1. Je ne peux que t’encourager à sortir de ta zone de confort au moins pour un ou deux épisodes, histoire de voir 🙂 . Alison Brie n’avait plus rien à voir avec le personnage que j’adore et je suis sorti encore plus fan de l’actrice grâce au travail de dingue fourni pour Glow ! Après c’est vrai que la série n’attire pas trop avec son histoire et tout, mais gros coup de cœur !

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      1. Si je n’avais pas déjà maintes séries à regarder, je sortirais peut-être de ma zone de confort mais là oui mais non, je passe 😀

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