Suits (S07)

Synopsis : La fin de saison 6 était mouvementée, avec Louis qui terminait célibataire (après une demande en mariage !), Jessica qui revenait pour mieux partir et surtout Mike, qui sera un jour marié à Rachel j’espère, qui obtenait un poste d’avocat à Pearson Specter Litt, sous la direction d’Harvey, toujours bien aidé par Donna, qui a connu quelques déceptions monumentales avec Benjamin et son objet révolutionnaire que j’aimerais bien pouvoir m’acheter. Voilà, je ne pouvais pas faire mieux en une phrase. Cette saison 7 voit l’arrivée de nouveaux associés, histoire de redonner du peps à une série en perte de souffle.

Spoilers 7×06

06.pngÉpisode 6 – Home to Roost – 15/20
I just got some news I should have seen coming and I didn’t.

Alors si je me serais passé de Louis dans cette longue minute de résumé, j’étais bien content de revoir Rachel remettre les pendules à l’heure avec Mike. Vous comprendrez bien que la première scène m’a fait beaucoup de peine pour elle.

Mike continue donc d’aider Oliver sur son cas, et cela le ramène voir Frank Gallo en prison. C’est une scène dont je me passerais bien.

Harvey commence à culpabiliser de n’avoir toujours rien dit à Donna et en parle à Paula. Celle-ci m’agace de plus en plus je dois dire. Bon, elle arrive tout de même à convaincre Harvey de dire la vérité à Donna, mais les scénaristes retardent l’information par une pirouette qui n’a aucun sens : Donna écoute les messages d’Harvey et entend Gallo le menacer. Je sais que Donna sait toujours tout, mais là, elle écoute des messages qui ne la concernent pas alors qu’elle n’est plus sa secrétaire.

Bon, Harvey s’en fout royalement car il comprend que Mike se moque de lui. C’était une jolie enquête de sa part auprès d’Oscar Reyes, mais il passe ensuite pour le grand méchant en se la jouant boss insupportable qui demande à Mike de tout laisser tomber.

Mike est clairement plein de bonnes intentions, mais il agit comme un con avec, ce qui ne plaît bien sûr à personne. Outre Harvey, il se met Rachel à dos car il la force à mentir à son patron ; puis, il s’engueule avec Oliver. Bon, sur cette dispute, il y a du vrai dans le fait que Mike avait prévenu depuis le début qu’il risquait de se retirer du cas à tout moment, mais prévenir la veille à la dernière minute, je comprends qu’Oliver s’énerve.

Malgré ce choix, Alex débarque le lendemain lors du procès et accuse Mike d’avoir rompu son engagement, ce qui fait que le procès est annulé. Bien. Alex a certes un peu tort de se jeter dans la gueule du loup sans prévenir avant, mais comme tout part du fait que Mike fait de toute manière de la merde, je suis plutôt du côté d’Alex que de Mike. Le cliffhanger nous révèle toutefois qu’Alex n’a pas la conscience tranquille dans cette affaire, je suis donc pressé de savoir de quoi il en retourne !

En revanche, voir Oscar engueuler Mike, ça m’a laissé mitigé : je sens que Mike va vouloir aller jouer les héros derrière et rouvrir le procès malgré son accord de ne pas s’en mêler, et ça ce serait complètement stupide de sa part.

Harvey finit par avouer à Donna qu’il voit Paula, et même si Donna fait semblant de savoir, on sent tout de suite qu’elle ne le vit pas si bien que ça. Rachel débarque à ce moment-là, comme par hasard, et c’est juste parfait. Donna joue merveilleusement bien, comme toujours et c’est ce qui donne quelques points à cet épisode. Je n’ai jamais dit que je devais être objectif de toute manière… moi aussi, je ne suis qu’humain.

Si Harvey se réconcilie d’une broutille avec Paula (concernant Donna, bien sûr), Donna met un peu plus de temps à accepter qu’elle n’est pas heureuse de voir Harvey heureux. J’ai trouvé cette intrigue vraiment bien menée pour une fois, et pourtant je ne suis pas fan du couple Harvey/Donna. Seulement, même quand on est pétri de bonnes intentions envers ses ex/coups de cœur, ce n’est pas toujours si simple d’accepter de les voir avancer. Du coup, j’ai trouvé ça bien écrit, même si ce n’est pas révolutionnaire et ça donne un bon rôle à Rachel, également, dont la relation avec Donna est l’une des forces de la série.

Donna finit par accepter malgré tout la nouvelle relation d’Harvey et lui rendre ses clés, mais je pense qu’on en réentendra parler malgré tout. Ces deux-là se tournent autour depuis tellement de temps que les scénaristes nous les remettront bien ensemble un jour ou l’autre (et pourtant, ce n’est vraiment pas ce que j’ai envie de voir).

Reste à parler de l’intrigue de Louis. Cela commence lorsqu’il sympathise avec Brian, mais il est juste flippant et le harcèle totalement. Je veux dire, c’est un patron hostile, quand même, et ils sont censés être avocats et connaître le droit. C’est d’ailleurs pour ça que je ne suis pas surpris de voir Stephanie lui coller un procès pour harcèlement sexuel suite à son altercation avec il y a quelques épisodes. Au moins, ça ramène Stephanie (décidément, elle est un excellent empêcheur de tourner en rond) et Katrina sur le devant de la scène.

Katrina est en effet envoyée auprès de Stephanie pour tenter de lui faire changer d’avis, mais bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille. En fait, Stephanie avoue ne faire le procès que pour faire taire les rumeurs comme quoi elle ne supporte pas la pression. Pourquoi pas.

Cet épisode explore donc le Louis post-rupture et vise à nous le ramener sur le droit chemin, enfin. Ce n’est pas comme si je risquais de l’apprécier, mais c’est bien de le voir être remis en place de temps en temps. Du coup, j’ai adoré Katrina dans cet épisode, ce qui est rare aussi, mais pas autant que Stephanie, qui n’hésite pas à s’engueuler avec lui. Maintenant qu’elle n’est plus son employée, elle peut se le permettre. Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup Stephanie de toute manière.

Comme à son habitude, Louis aggrave son cas en faisant le contraire de ce que lui conseille tout le monde, mais il finit par écouter Brian qui lui suggère de s’excuser. Quand il s’excuse auprès de Stephanie, il raconte surtout sa vie et je ne vois pas en quoi ça l’excuse totalement des horreurs qu’il balance sur ses employés à chaque fois que ça va mal dans sa vie. En fait, il mérite un peu toute la merde perso qui lui arrive. Stephanie lui pardonne malgré tout, et une partie de moi n’a pas pu s’empêcher de voir leur engueulade puis leur rapprochement comme étrange. C’est le genre de scènes qui peuvent déboucher sur un couple dans pas mal de séries, et je n’ai pas envie de voir ça.

Pas plus que je n’avais envie de voir Louis être gentil avec Brian en fin d’épisode. Je le déteste tellement que je ne peux m’empêcher de le penser faux dans ce genre de scène. Je sais, je sais, c’est pour nous montrer qu’il a grand cœur malgré tout et que la vie perso de Stephanie l’a adoucit, mais non, ça n’a pas pris sur moi. En revanche, j’ai adoré le voir remercier Donna, qui en avait bien besoin et alors qu’elle n’a rien fait pour l’aider cette semaine. Bon tout est bien qui finit bien et tout ça pour ça, l’intrigue du harcèlement est vite oubliée – et pire, justifiée – dans cet épisode. Pourtant, Louis mériterait vraiment de perdre un ou deux procès quand on voit comment il se comporte…

Ci-dessous mes critiques du début de saison de Suits.

 

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Pour commencer, je dois dire que je suis très impatient de reprendre Suits. On ne va pas se mentir, ça fait quelques saisons que je suis moins dedans, parce que je trouve que la série est désormais trop abonnée à un rythme de croisière pépère. Les épisodes de début, milieu et fin sont géniaux et dans l’entre-deux, ça galère un peu à surprendre, mais ça reste bon. Tant mieux, car cela permet de se dire que la série a encore de beaux jours devant elle.

La deuxième partie de saison 6 avait peiné, je trouve, à trouver un bon équilibre sans Jessica et avec un Mike trop éloigné de la firme. Maintenant qu’il y est avocat et que de nouveaux personnages s’apprêtent à franchir le seuil de l’ascenseur, j’ai espoir qu’on reparte sur des épisodes de meilleure facture. Quoiqu’il en soit, Suits est et restera une série devant laquelle je passe toujours un bon moment (sauf si c’est vraiment trop centré sur Harvey, parce que oui, en toute logique, je n’aime pas un des deux personnages principaux de la série).

Du coup, je suis impatient de reprendre juste pour voir comment tout ça évolue et vers quels horizons se dirige la série !

Attention, spoilers ci-dessous !

01.pngÉpisode 1 – Skin in the Game – 17/20
I’m not her, Mike. I’m not her.

Cet épisode commence merveilleusement bien et le lendemain de l’épisode précédent, à la Suits, avec juste ce qu’il faut de bonne musique pour être tout de suite dedans. Harvey se rend chez sa psy pour s’arranger un rencard avec. Ben oui, ben bien sûr. Bon, je l’aime beaucoup sa psy, donc je suis content de la revoir… mais c’est bien, c’est éthique comme lancement de saison. De son côté, Mike se rend à la clinique pour annoncer ses décisions.

Tout cela permet de réunir les deux avocats (youpi, première fois de la série que je peux le penser) qui se retrouvent à travailler ensemble sur une nouvelle affaire, leur dernière avant qu’Harvey ne prenne trop l’ascendant dans leur relation. La référence à Jessica passe bien, sans pour autant qu’elle ne me manque trop.

Donna souhaite devenir partenaire de la firme car elle se sait essentielle à son bon fonctionnement. Elle le réclame donc à Harvey et je trouve que c’est une super perspective. Ce n’est pas forcément hyper logique par rapport à la saison précédente où elle semblait vouloir au contraire plutôt s’éloigner de la firme, mais son besoin de contrôle est logique.

Gretchen essaye de convaincre Louis de prendre des vacances, mais il souhaite s’occuper des nouveaux. C’est brillant, parce que comme toujours, il fait de la merde et s’énerve contre eux un peu sans raison. C’est à mourir de rire, mais ça inquiète Rachel (ah oui, fallait bien lui trouver une intrigue cette semaine) qui demande donc à pouvoir s’occuper des associés à sa place. J’adore l’idée, cela dit, ça dépossède Louis de son seul rôle restant.

Cela permet de bonnes interactions entre Donna et Louis, confirmant toutes les craintes de la secrétaire. Sur conseil de Gretchen, elle décide désormais de donner de l’argent à la firme. Son désir de reconnaissance est tellement compréhensible que j’ai une fois de plus du mal à supporter la manière dont Harvey la traite. En même temps, il est vrai qu’elle reste une simple secrétaire, mais tout le monde s’appuie tellement sur elle que c’en est ridicule.

Elle se débrouille donc pour obtenir ce qu’elle veut et Harvey la laisse devenir être partenaire. C’est merveilleux, je suis tellement content de cette avancée ! Cela va permettre de très bonnes choses dans la série et, même si c’est un peu précipité dans la forme, c’était vraiment nécessaire sur le fond.

Harvey continue de draguer sa psy tout au long de l’épisode et je ne sais vraiment pas quoi en penser. Bien sûr, celle-ci finit par le rejeter quand elle comprend que leur relation n’est pas saine du tout. Oui, bien, je ne vois pas trop pourquoi elle a accepté en premier lieu, mais comme il s’agit d’Harvey, il ne lâchera pas l’affaire et le cliffhanger était très attendu.

Mike a aussi le droit à sa part de rejet : bien sûr, ça ne vient pas de Rachel, mais d’Oliver son ancien collègue qui lui fait ouvrir les yeux, alléluia. Et oui, le retour de Mike se passe plutôt mal : sa première affaire est loin d’être celles dont il rêvait. Par conséquent, Mike se retourne de nouveau contre Harvey qui, bien sûr, en avait besoin à ce moment. Non, franchement, c’est super bien écrit, c’est du Suits tel que je l’aime, fluide et efficace.

Cela fait vraiment du bien à la série de s’être enfin débarrassé de tout le côté juridique contre Mike. Pour l’instant, c’est très convaincant et j’aime la nouvelle dynamique qui va durer j’espère. J’aurais aimé que la promesse de nouveaux associés apporte de nouveaux personnages, mais cela ne semble pas être le cas pour l’instant : c’est un peu dommage, mais pas encore dérangeant. De toute manière, on en a deux qui ont eu un petit rôle cette semaine et qui devraient revenir.

L’écriture de l’épisode est excellente, j’y retrouve forcément le rythme réussi du premier épisode de l’an dernier, particulièrement sur le dernier acte, ou plus précisément à partir de l’excellente scène dans les toilettes qui signent la première réunion Donna/Louis/Harvey.

Voir Donna enfin prendre de l’importance est génial parce qu’elle tournait en rond depuis deux saisons. Bien sûr, ça impacte mon avis (et ma note) sur l’épisode parce que c’est mon personnage préféré. Je ne suis pas là pour être objectif de toute manière, c’est un blog, alors forcément, je suis subjectif dans mes avis, vous devez savoir depuis le temps (sauf si vous êtes nouveau ici, auquel cas, bienvenue !).

En tout cas, cet épisode m’a convaincu, sur tous les plans (et particulièrement musicalement parlant, OK). Côté cliffhanger, Mike et Donna ont chacun un nouveau bureau et un nouveau poste dans la série, c’était génial, Rachel obtient les associés, Louis cherche à joindre son ex pour enfin terminer leur relation comme il se doit. Et Harvey ? Oh comme prévu, il finit par embrasser sa psy devant chez lui.

Tout avance très vite dans cet épisode, probablement pour mieux ralentir la semaine prochaine, mais wow, quel retour !
02.pngÉpisode 2 – The Statue – 16/20
 Your whole life is bad faith !

Bonne nouvelle cette semaine, j’ai appris le nom de la psy d’Harvey : Paula ! Cela devrait m’être utile, même si Harvey commence l’épisode par lui mentir en disant qu’il ne se lève jamais aux aurores (mec, t’est TOUT LE TEMPS dans ton bureau, ne mens pas !) et qu’elle est la personne qui le connaît le mieux (mouais, et Donna ?). En vrai, je trouve leur couple mignon et plus crédible/sain qu’un Donna/Harvey si je suis honnête. Je vais me prendre des tomates pourries dans la face pour avoir dit ça !

Comme souvent, l’épisode se divise en deux grosses intrigues principales, tournant autour d’Harvey et Mike.

En ce qui concerne Harvey, il est une nouvelle fois question de la firme et de la complexité de remplacer Jessica. Celle-ci est tellement importante pour la série et les avocats que les scénaristes se sont encore débrouillés pour nous la ramener, d’abord en flashback, puis pour de vrai. Franchement, c’est un peu abusé, ils n’arrivent vraiment pas à s’en débarrasser, on sent que l’actrice regrette un peu son choix de déménagement, mais bon.

Cela dit, en grand fan de Jessica, ça me fait plaisir de la revoir. Sa dynamique avec Harvey est meilleure que jamais je trouve, j’ai beaucoup aimé leurs quelques scènes, même si bonjour la crédibilité du type qui traverse le pays en avion pour cinq minutes de conversation. J’ai adoré la toute fin et je sens qu’il  a du potentiel pour le spin-off autour de Jessica.

Pourquoi Harvey se rend la voir ? Parce qu’il veut virer son plus gros client et le remplacer par un ami rival de celui-ci, tout en le nommant partenaire. Dès lors, je me suis douté que la place de Donna était menacée. Katrina revient dans cet épisode pour lui faire de la lèche puis lui planter un couteau dans le dos et il est assez vite clair que sa promotion de l’an dernier va s’envoler. J’ai aimé ce retour de la blonde, même si je continue de penser qu’elle est sous-exploitée. Sur cette partie de l’intrigue, deux choses : d’abord, j’ai trouvé que, pour une fois, Harvey n’avait franchement pas tort. Lors de la première réunion avec Louis et Harvey, Donna est incapable de s’imposer. C’était ridicule à voir, pas très Donna et clairement pas professionnel qu’elle vienne s’en plaindre à Harvey après.

Ensuite, et c’est la deuxième chose, leur dernière scène entre eux était tellement du Suits qu’elle ne m’a pas franchement fait peur pour Donna. Harvey vient lui dire qu’elle ne peut être partenaire, lui propose un poste de merde histoire qu’elle puisse négocier le poste de PDG. OK, OK. Grosso modo, ça ne change que le nom, c’est plus logique que la semaine dernière et ça me plaît bien car Donna conserve l’affirmation de son pouvoir. C’était bien mené, même si toujours trop rapide je trouve et franchement une répétition de la semaine dernière avec l’argument « telle firme a un PDG pas avocat » déjà utilisé avec « telle firme a un partenaire pas avocat ». Bon admettons.

Dernière partie de cette intrigue : Louis. Il n’est pas d’accord avec Harvey, réussit à être encore plus insupportable (mais du coup, Harvey paraît sympa à côté) et se rend chez le psy. Les interactions avec son psy et avec Gisèle sont intéressantes et réaffirment la colère permanente du personnage, ça m’a fait rire, ça m’a bien plu dans l’ensemble. Pourtant, là encore, pas une once d’originalité dans la résolution : Louis s’excuse et dit à Harvey qu’il avait raison, alors qu’entre temps, Harvey a compris que Louis avait raison. C’est TOUJOURS comme ça. Beaucoup de bruit pour rien, donc !

De son côté, Mike se retrouve pris dans une affaire pro-bono qui en profite pour tacler le système d’assurance américain. C’est très à la mode cette année, actualité politique oblige avec Trump qui veut virer l’Obamacare. En effet, Mike doit défendre un client qui risque de n’être pas payé à cause d’une photo de sa femme, cigarette en main, alors qu’elle avait dit ne pas fumer.

La résolution est super prévisible (ils ont déjà fait le coup à d’autres clients et du coup, ils acceptent une résolution à l’amiable pour éviter le scandale), mais le voyage est plutôt bon. En effet, l’avocat utilise le passé de Mike pour tenter de gagner, du coup, notre avocat souhaite laisser son cas à Rachel, mais Harvey refuse qu’il cède au chantage. Cette fois encore, c’est Harvey qui a raison et je reste un peu sur ma faim concernant Rachel. Elle n’est toujours pas très occupée alors que j’espérais la voir avec les nouveaux. Décevant.

Pour résoudre l’affaire, ils font appel à un personnage du passé que j’avais totalement oublié. Je me sens un peu con du coup, mais bon, ce n’était pas spécialement nécessaire de s’en souvenir pour suivre l’épisode.

Cette saison part très bien en tout cas, j’ai aimé la présence de Jessica qui permettait surtout de bonnes dynamiques sans être aussi omnipotente qu’avant (on devrait la voir de moins en moins, mais je trouve cette transition bien mieux gérée que l’an dernier où elle a été beaucoup trop absente trop vite), qui réaffirmait Donna comme personnage important mais un peu dépassée par les événements et où, pour une fois, j’étais du côté d’Harvey pendant les ¾ de l’épisode. C’est tellement rare !

La fin d’épisode voit Mike raconter son histoire à un journaliste. J’ai aimé la manière dont Rachel s’est désistée de la chose. C’était plutôt intelligent, je doute qu’elle ait trop envie d’être associé à un fraudeur dans sa carrière, même si elle se marie avec quoi…

03.pngÉpisode 3 – Mudmare – 14/20
I call it the seven stage of Louis.

Après un résumé bien long, c’est parti pour un épisode bien sympathique et longuement attendu. Entre mes problèmes d’ordinateur et le fait que je voulais le voir avec Ludo, puis que j’ai été interrompu deux fois pendant l’épisode, autant vous dire que ce fut compliqué. Est-ce que ça influe la note ? Peut-être un peu, mais c’était juste du Suits classique, avec trois intrigues en parallèle, dont deux qui s’entremêlent plutôt bien.

Tout commence par un cauchemar de Louis qui va encore bien nous prendre la tête tout l’épisode. Et oui, il a désormais peur d’être menacé par le type qu’Harvey voulait en senior partner la semaine dernière, Alex. Ce dernier vient donc renforcer le casting de manière à combler un peu l’absence de Jessica j’imagine, mais on perd vraiment au change. Louis essaye d’être gentil avec lui, mais sans surprise, il est juste collant à la place. Bref, il nous fait du Louis et il n’est pas aidé par un Harvey qui propose à Alex de bosser plutôt que d’aller à son déjeuner avec Louis. Bref, on est totalement dans Suits où les réunions hyper importantes ont toujours lieu deux minutes après que quelqu’un soit en charge du dossier. J’aimerais bosser aussi vite quand je reçois mes cours putain, mais non, j’ai toujours deux cents pages qui m’attendent bien sagement là.

Tout l’épisode tourne autour des psychoses de Louis, d’où le titre qui fait jeu de mot entre le bain de boue tant voulu par Louis et le cauchemar qu’il fait. L’acteur joue toujours aussi bien, le personnage est donc parfaitement antipathique pendant 80% de l’épisode. Ouais, il reste 20% où il s’en tire bien, mais pour que j’en parle, il faut que je raconte le cas de Mike.

Cette semaine, notre coursier préféré se retrouve à bosser pour un cas pro bono, une fois de plus. Comme d’habitude, il laisse tomber tout son boulot pour celui-ci et celui-ci n’est pas franchement bien passionnant. Bienvenue dans le côté procedural de Suits où l’on se fait chier à voir Mike mener l’enquête sur une mort suspecte en prison. Finalement, Alex se rend compte que son nouveau client est lié à l’affaire et que ça pose donc conflit d’intérêt que Mike le traite. Mike s’en plaint à Louis, qui devient supportable pour 20% de l’épisode.

Dans ces 20% là, Louis s’attaque à Harvey et lui dit ses quatre vérités, suivant assez bien les conseils de son psy qui a vu très juste. Il est génial de voir Louis comme ça, avoir raison et être capable de le prouver. En plus, il est soutenu par Donna qui trouve enfin sa voix lors de la réunion improvisée entre les trois, contrairement à la semaine précédente. Seulement, Harvey étant Harvey, il est insupportable avec eux et refuse de les écouter. Si ce caractère d’Harvey est un point particulièrement négatif de l’épisode, ça permet toutefois à Donna de gagner en splendeur… Et elle en avait besoin !

Pour la première fois depuis bien longtemps, Donna a en effet de la (grosse) merde dans cet épisode, vis-à-vis de Rachel. Bien que pas assez présentes, ces deux-là ont toujours des scènes super bien écrites : cette semaine, Rachel s’occupe et se plaint des nouveaux, en particulier de Stéphanie, que l’on a vu dans le premier épisode de la saison.

Alors que Rachel tente de recadrer une Stephanie qui se tortille plus qu’un serpent pour ne pas faire son boulot, Donna intervient et sape d’un coup toute l’autorité que pourrait avoir Rachel… et en public devant tous les junior, s’il vous plaît. Bref, Donna fait n’importe quoi, c’est assez mal écrit a priori de la voir nous citer du Louis pour avoir raison (même si c’était brillant qu’elle le reprenne mot à mot).

L’avantage, c’est que Donna étant quand même plutôt du genre parfaite, elle comprend assez vite son erreur et s’en excuse auprès de Rachel, après une engueulade. Ce qui lui fait prendre conscience qu’elle déconne ? Voir Harvey lui faire subir ce qu’elle a fait à Rachel. Bien.

Cela se termine par une superbe scène entre les deux où Rachel choisit malheureusement de ne pas poursuivre dans son nouveau poste. Putain, ils changent tous tellement vite de postes, il faut les suivre, sérieusement. C’est dommage, car j’adorais l’idée de voir enfin Rachel arrêter de pleurnicher et devenir une boss cool, et en fait non. Heureusement, cela rétablit totalement Donna dans sa perfection habituelle, donc on va dire que tout n’est pas perdu.

Mike ne peut pas en dire autant cependant, il s’incline devant Harvey et refile son cas pro bono à un Oliver d’abord réticent. Comme d’habitude, les jérémiades de Mike suffisent à le faire changer d’avis et on perd une scène à les voir faire ça, alors qu’on sait très bien où ça va.

Reste à traiter le cas de Harvey : c’est un pur connard dans cet épisode, comme bien souvent dans la série, à traiter égoïstement tous les gens qui l’entourent. Une fois de plus, sa psy décide de mettre de la distance entre eux avant de finalement se laisser sauter dessus. Autrement dit, ils ont tous les deux exactement la même intrigue que la semaine dernière, c’est vraiment du rabâchage, histoire de.

L’épisode se termine sur un Louis qui s’énerve sur son psy, en jeu de rôle où il le prend pour Harvey. Louis finit en larmes et comme je suis quelqu’un de sadique, ça m’a plus fait rire qu’autre chose.

Bref, cet épisode était divertissant avec de bonnes scènes (le trio Rachel/Donna/Mike notamment), mais un Harvey 100% insupportable (du début où il affiche Mike, littéralement, à la fin où il est avec sa psy, il m’a juste irrité). Je suis déçu de la tournure de l’intrigue de Rachel et de savoir que Stephanie se fait virer, mais au moins Donna a une vraie intrigue cette saison (j’aimais bien Benjamin, mais leur intelligence artificielle, c’était pas la meilleure trouvaille de la série).

On est revenu à du Suits tout ce qu’il y a de plus classique. C’était bien, mais pas exceptionnel. À suivre la semaine prochaine, donc.

04.pngÉpisode 4 – Divide and Conquer – 15/20
You are one of us now. Don’t tell Louis I said he was right !

Me voilà de retour, enfin, pour la suite de Suits. Pour justifier mon retard, je vais tout mettre sur le dos de Ludo qui voulait qu’on le voit ensemble en commentant sur FB en même temps (on a même appelé ça un WIT, Watch It Together).

Cet épisode nous ramène le mariage de Mike et Rachel sur le devant de la scène et il serait temps. Ce n’est pas fait avec beaucoup de subtilité, puisque ça commence avec Rachel qui amène son père chez Harvey. Bon, finalement, le mariage n’aura pas trop lieu là-bas, parce que ça la fout mal un mariage dans un appartement quand même.

Pourquoi pas, mais ça sent dès le départ la merde pour le couple. Les préparatifs vont assez clairement les diviser dans la suite de la saison. Pour l’instant, ils sont encore soudés autour de leur travail, d’accord pour reporter le mariage indéfiniment (on ne l’aura jamais !) et Rachel en profite même pour avoir une petite scène touchante avec son père. C’était meugnon tout plein.

Par ailleurs, Mike est occupé par un cas pro bono offert par Harvey pour s’excuser de celui de la semaine dernière qu’il n’a pu mener au bout… officiellement. Officieusement, il aide encore Oliver à le faire. Ce n’est pas si facile, parce qu’Oliver est un bleu, clairement, et il passe son temps à être un poids. Disons qu’il débute, ça se sent et il ne prend pas tous les risques que prendrait Mike à sa place. En même temps, il y a des risques qui seraient insensés à un moment.

En tout logique, Mike reprend l’affaire alors qu’il n’a pas le droit de le faire, pour convaincre le père de la victime de continuer à enquêter et ne pas prendre une somme faramineuse. Oui, bon, OK, ça m’a perdu, jamais je prendrais un tel risque à la place du client. Bien que Mike n’est pas censé s’occuper du cas d’Oliver, il le voit tellement galérer à gérer les dizaines de clients qu’il se retrouve à avoir qu’il décide d’aider Oliver. Cela veut dire qu’il se lance officiellement dans une association contre Harvey et contre les clients de sa firme. Bien, sacré cliffhanger.

Du côté de la firme justement, c’est comme d’habitude la merde, cette fois avec Tommy Bratton, que j’ai soit oublié, soit qui est nouveau. C’est en tout cas l’ancien patron d’Alex, et ça leur permettra de se sauver la mise car il a bien sûr des infos contre lui. Grosso modo, Bratton Gould s’est débrouillé pour obtenir des informations confidentielles sur des clients de la firme et ça met tout le monde dans des situations délicates, avec des rachats et des procès délicats en cours. Heureusement, le père de Rachel avertit Harvey et propose même son aide à la firme parce qu’il n’aime pas Tommy Bratton.

Avant même de savoir tout ça, Louis s’énerve déjà sur Donna histoire de lui saper toute autorité parce qu’il veut le retour de Stéphanie. Le problème ? Stéphanie travaille désormais pour… Bratton Gould. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Donna la soupçonne et demande à Rachel d’aller enquêter. Le truc, c’est que Stéphanie se dit bien sûr innocente et paraît sincère. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Stéphanie, je trouve que c’est un ajout intéressant. J’espère qu’on la reverra, car il y a encore beaucoup qu’elle peut faire pour tous les empêcher de tourner en rond sans rompre son contrat de privilèges avocat/client.

Du coup, si vous avez bien suivi, il faut une autre taupe… Et c’est bien sûr Jessica ! Une fois n’est pas coutume, Harvey s’est encore précipité vers elle quand Donna lui a fait remarquer qu’il avait problème avec Louis et Jessica en a profité pour donner quelques armes à Bratton, même si c’est son ennemi de toujours. Elle leur a donc conseillé de diviser Louis et Harvey pour mieux conquérir et Donna a eu la bonne idée, pour les réunir, de leur faire échanger leurs clients. Un peu têtu, Louis refuse et Harvey se débrouille a priori seul… En fait, Louis est sauvé de justesse de la perte de son client par Alex qui connaît les tactiques de Bratton et Harvey l’est par Mike, prévenu par Donna. C’était moins une.

Tout ceci était une manière pour Jessica de se venger du rejet de ses clients après son départ mais, comme d’habitude, elle tourne surtout ça comme un test pour voir si Harvey était prêt. Bien sûr, comme d’habitude bis, il l’est, surtout qu’il comprend tout seul de quoi il retourne. J’aime vraiment beaucoup la manière dont les scénaristes font revenir Jessica pour quelques scènes pertinentes à chaque fois, surtout que sa relation avec Harvey est impeccable.

Moins impeccable est la relation entre Harvey et Donna. Celle-ci ne se sent pas à la hauteur de sa promotion et il passe beaucoup de répliques à la rabaisser, pour finalement la réconforter en fin d’épisode. Je n’aime pas quand on s’en prend à Donna, alors ça m’a un peu fait mal, mais tout est bien qui finit bien.

Oui, ça finit bien et cette saison s’en sort mieux que l’an dernier je trouve. Les épisodes ont un bon rythme et des bonnes intrigues, avec des avancées et des rebondissements moins prévisibles, peut-être aussi parce que je suis moins attentif et que je me suis trouvé paumé dans toutes leurs affaires avec Bratton.

05.pngÉpisode 5 – Brooklyn Housing – 14/20
You will take my words for a fact that Harvey and I are on good terms.

Hop, on est lundi soir, ça y est je lance l’épisode, toujours avec Ludo pour commenter en parallèle.

Mike commence l’épisode par faire de la merde en allant voir Oliver à 6h30 à la clinique. Tu parles d’une discrétion : il prévient carrément son ex patron et l’ensemble des clients dont ils ont besoin en étant présent lors des interviews. Je ne vois pas bien comment il compte garder secret sa présence vis-à-vis d’Harvey, mais bon, il fait ses trucs d’avocats, il est content.

Il ne faut pas longtemps, cela dit, pour que ça pose problème avec Harvey qui a besoin de Mike quasiment tout le temps – mais Mike refuse, une fois de plus, de lui apporter son aide. C’est problématique.

Harvey le laisse toutefois faire sa vie avec Oliver, sans se douter une seconde de ce qui se trame dans son dos. Avec Oliver, ils découvrent qu’il n’y a pas moins de huit prisons concernées par le problème, et Mike se dit que c’est une bonne idée d’aller parler à Frank Gallo pour avoir des infos. Seulement, ce dernier refuse de parler tant que sa peine n’est pas réduite. Oh putain, je l’avais oublié Frank Gallo, et c’était pas plus mal.

De son côté, Harvey s’inquiète pour sa petite amie qui a besoin d’un avocat. Le vrai problème, c’est qu’elle préfère traiter avec quelqu’un qui n’est pas de sa firme, alors ça ne plaît pas à monsieur je-contrôle-tout-ce-que-font-les-gens-autour-de-moi. Forcément.

Elle a beau lui dire non, il demande l’aide de Louis, lui racontant aussi sa vie privée et lui demandant de la cacher à Donna. Euh ? Pourquoi ? Il ne peut y avoir de bonnes réponses à cette question. C’est juste un manipulateur arrogant, qui en plus semble incapable d’accepter que sa petite-amie gère aussi ses problèmes sans lui.

Bon, ça ne semble pas offusquer Paula beaucoup plus que ça et elle accepte l’aide de Louis pour gérer son problème… avec son ex, bien sûr. Elle ne lui dit pas tout, parce qu’on est dans Suits et qu’il est mieux de faire des grandes phrases peu claires du genre « il m’a brisé le cœur… mais c’est pas tout ». Wouhou. Louis commence par ne pas bien gérer la situation, mais finalement, Jacob, l’ex de Paula, regrette d’avoir affaire à lui, comme toujours dans cette série. C’était un cas plutôt sympa, traité en quelques scènes et hop, on n’en parle plus (pour le moment).

Pour en revenir à Harvey, il rencontre Mrs Cromwell qui veut lui arracher un job. Normal. Il continue ensuite sa journée de boulot, comme dans chaque épisode de chaque saison, quoi. L’avantage, c’est que la Mrs Cromwell peut en fait lui être utile quand il est attaqué par un client, donc il s’en sert pour lui donner un job qui n’existe pas.

Louis étant incapable de bien garder un secret, il avoue à Donna qu’Harvey lui a donné quelque chose de perso à gérer. Il est à peu près sûr qu’elle comprend aussitôt qu’Harvey lui a caché une information, et avec Donna, il est évident qu’elle va aller chercher ce qu’il en est.

C’est tout à fait ce qu’elle fait aussitôt qu’elle le voit parler à Louis. J’adore Donna, mais quand elle est comme ça et que les scénaristes n’ont rien à lui faire faire, elle est aussi très chiante et c’est dommage. Elle remet aussi les pendules à l’heure pour Harvey qui la traite toujours comme sa secrétaire, mais bon, on aurait pu s’en passer.

Harvey lui demande ensuite de faire en sorte que Cromwell puisse être embauchée, mais elle s’y oppose et gagne son duel verbal avec lui, ce qui est une excellente chose, pour une fois. Bon, le problème, c’est que Cromwell est effectivement un bon élément pour la firme et qu’elle s’en rend compte après l’avoir attaqué un peu pour rien.

Cela permet finalement des réconciliations toutes mignonnes entre Donna et Harvey, digne du bon vieux temps, mais en même temps avec des onces de regrets et nostalgie totalement déchirantes. Difficile de ne pas détester Paula après ça.

Cette dernière remercie Harvey de s’être mêlé de qui ne le regardait pas, l’encourageant ainsi à recommencer plus tard pff. Certes Louis a fait de l’excellent travail, mais rien ne prouve que l’autre n’aurait pas fait pareil. Bon, on s’en fout, vous me direz, mais non content de lui, Harvey en profite pour lui dire qu’il sait pour son ex et tout. Oh lala, mais elle a le droit d’avoir une vie privée aussi, ils viennent à peine de se mettre ensemble, il est juste flippant à tout vouloir gérer comme ça. Bon, comme je n’aime ni l’un ni l’autre de toute manière, je vais laisser couler.

Quant à Rachel… Elle n’a rien eu à faire cette semaine, à part se réveiller. Plutôt cool comme taf. Bon, elle doit aussi couvrir Mike auprès d’Harvey, mais bon. C’est classe aussi de mentir à son boss pour soutenir son mec. Pff, elle ne sert vraiment à rien d’autre que ça (si, elle mange) dans cet épisode, j’ai trouvé ça dommage.

Heureusement, à la toute fin, elle se rattrape en confrontant Mike et en lui rappelant qu’il a signé un deal avec Harvey. Team Rachel, go ! Elle a entièrement raison dans ce qu’elle lui dit sur sa parole qui ne va plus valoir grand-chose s’il continue comme ça, c’est bien que de temps en temps, il y ait quelqu’un pour leur rappeler qu’ils ne sont pas des dieux intouchables !

06.pngÉpisode 6 – Home to Roost – 15/20
I just got some news I should have seen coming and I didn’t.

Alors si je me serais passé de Louis dans cette longue minute de résumé, j’étais bien content de revoir Rachel remettre les pendules à l’heure avec Mike. Vous comprendrez bien que la première scène m’a fait beaucoup de peine pour elle.

Mike continue donc d’aider Oliver sur son cas, et cela le ramène voir Frank Gallo en prison. C’est une scène dont je me passerais bien.

Harvey commence à culpabiliser de n’avoir toujours rien dit à Donna et en parle à Paula. Celle-ci m’agace de plus en plus je dois dire. Bon, elle arrive tout de même à convaincre Harvey de dire la vérité à Donna, mais les scénaristes retardent l’information par une pirouette qui n’a aucun sens : Donna écoute les messages d’Harvey et entend Gallo le menacer. Je sais que Donna sait toujours tout, mais là, elle écoute des messages qui ne la concernent pas alors qu’elle n’est plus sa secrétaire.

Bon, Harvey s’en fout royalement car il comprend que Mike se moque de lui. C’était une jolie enquête de sa part auprès d’Oscar Reyes, mais il passe ensuite pour le grand méchant en se la jouant boss insupportable qui demande à Mike de tout laisser tomber.

Mike est clairement plein de bonnes intentions, mais il agit comme un con avec, ce qui ne plaît bien sûr à personne. Outre Harvey, il se met Rachel à dos car il la force à mentir à son patron ; puis, il s’engueule avec Oliver. Bon, sur cette dispute, il y a du vrai dans le fait que Mike avait prévenu depuis le début qu’il risquait de se retirer du cas à tout moment, mais prévenir la veille à la dernière minute, je comprends qu’Oliver s’énerve.

Malgré ce choix, Alex débarque le lendemain lors du procès et accuse Mike d’avoir rompu son engagement, ce qui fait que le procès est annulé. Bien. Alex a certes un peu tort de se jeter dans la gueule du loup sans prévenir avant, mais comme tout part du fait que Mike fait de toute manière de la merde, je suis plutôt du côté d’Alex que de Mike. Le cliffhanger nous révèle toutefois qu’Alex n’a pas la conscience tranquille dans cette affaire, je suis donc pressé de savoir de quoi il en retourne !

En revanche, voir Oscar engueuler Mike, ça m’a laissé mitigé : je sens que Mike va vouloir aller jouer les héros derrière et rouvrir le procès malgré son accord de ne pas s’en mêler, et ça ce serait complètement stupide de sa part.

Harvey finit par avouer à Donna qu’il voit Paula, et même si Donna fait semblant de savoir, on sent tout de suite qu’elle ne le vit pas si bien que ça. Rachel débarque à ce moment-là, comme par hasard, et c’est juste parfait. Donna joue merveilleusement bien, comme toujours et c’est ce qui donne quelques points à cet épisode. Je n’ai jamais dit que je devais être objectif de toute manière… moi aussi, je ne suis qu’humain.

Si Harvey se réconcilie d’une broutille avec Paula (concernant Donna, bien sûr), Donna met un peu plus de temps à accepter qu’elle n’est pas heureuse de voir Harvey heureux. J’ai trouvé cette intrigue vraiment bien menée pour une fois, et pourtant je ne suis pas fan du couple Harvey/Donna. Seulement, même quand on est pétri de bonnes intentions envers ses ex/coups de cœur, ce n’est pas toujours si simple d’accepter de les voir avancer. Du coup, j’ai trouvé ça bien écrit, même si ce n’est pas révolutionnaire et ça donne un bon rôle à Rachel, également, dont la relation avec Donna est l’une des forces de la série.

Donna finit par accepter malgré tout la nouvelle relation d’Harvey et lui rendre ses clés, mais je pense qu’on en réentendra parler malgré tout. Ces deux-là se tournent autour depuis tellement de temps que les scénaristes nous les remettront bien ensemble un jour ou l’autre (et pourtant, ce n’est vraiment pas ce que j’ai envie de voir).

Reste à parler de l’intrigue de Louis. Cela commence lorsqu’il sympathise avec Brian, mais il est juste flippant et le harcèle totalement. Je veux dire, c’est un patron hostile, quand même, et ils sont censés être avocats et connaître le droit. C’est d’ailleurs pour ça que je ne suis pas surpris de voir Stephanie lui coller un procès pour harcèlement sexuel suite à son altercation avec il y a quelques épisodes. Au moins, ça ramène Stephanie (décidément, elle est un excellent empêcheur de tourner en rond) et Katrina sur le devant de la scène.

Katrina est en effet envoyée auprès de Stephanie pour tenter de lui faire changer d’avis, mais bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille. En fait, Stephanie avoue ne faire le procès que pour faire taire les rumeurs comme quoi elle ne supporte pas la pression. Pourquoi pas.

Cet épisode explore donc le Louis post-rupture et vise à nous le ramener sur le droit chemin, enfin. Ce n’est pas comme si je risquais de l’apprécier, mais c’est bien de le voir être remis en place de temps en temps. Du coup, j’ai adoré Katrina dans cet épisode, ce qui est rare aussi, mais pas autant que Stephanie, qui n’hésite pas à s’engueuler avec lui. Maintenant qu’elle n’est plus son employée, elle peut se le permettre. Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup Stephanie de toute manière.

Comme à son habitude, Louis aggrave son cas en faisant le contraire de ce que lui conseille tout le monde, mais il finit par écouter Brian qui lui suggère de s’excuser. Quand il s’excuse auprès de Stephanie, il raconte surtout sa vie et je ne vois pas en quoi ça l’excuse totalement des horreurs qu’il balance sur ses employés à chaque fois que ça va mal dans sa vie. En fait, il mérite un peu toute la merde perso qui lui arrive. Stephanie lui pardonne malgré tout, et une partie de moi n’a pas pu s’empêcher de voir leur engueulade puis leur rapprochement comme étrange. C’est le genre de scènes qui peuvent déboucher sur un couple dans pas mal de séries, et je n’ai pas envie de voir ça.

Pas plus que je n’avais envie de voir Louis être gentil avec Brian en fin d’épisode. Je le déteste tellement que je ne peux m’empêcher de le penser faux dans ce genre de scène. Je sais, je sais, c’est pour nous montrer qu’il a grand cœur malgré tout et que la vie perso de Stephanie l’a adoucit, mais non, ça n’a pas pris sur moi. En revanche, j’ai adoré le voir remercier Donna, qui en avait bien besoin et alors qu’elle n’a rien fait pour l’aider cette semaine. Bon tout est bien qui finit bien et tout ça pour ça, l’intrigue du harcèlement est vite oubliée – et pire, justifiée – dans cet épisode. Pourtant, Louis mériterait vraiment de perdre un ou deux procès quand on voit comment il se comporte…

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4 réflexions au sujet de « Suits (S07) »

  1. Très bon retour, C’était super sympa de revoir Harvey et Mike bosser ensemble et retrouver un peu la dynamique de leur relation des débuts. Super contente pour Donna et ce pauvre Louis, odieux comme d’habitude mais on ne peut s’empêcher de l’aimer. Il n’y a que l’histoire avec la psy qui me laisse un peu dubitative.

    Aimé par 1 personne

    1. Pareil, ça et Rachel un peu mise de côté pour l’instant, mais la suite devrait être sympathique. J’aime surtout que cette saison semble se recentrer uniquement sur la firme, plutôt que de continuer à dériver dans toutes les directions. 🙂
      Et effectivement, la relation Harvey/Mike fonctionne mieux comme ça, il était temps d’y revenir !

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  2. Tiens c’est marrant, j’adore Louis. Il doit savoir attendrir les femmes celui-là car je suis comme Donna ou Rachel, j’ai tendance à lui pardonner tous ses éclats 🙂 Je le vois plus comme un écorché vif un peu stupide que comme un vrai méchant. Mais c’est vrai qu’il est souvent odieux. Bon sinon, j’en ai marre que Mike mente et se mette dans la merde mais d’un autre côté il n’y aurait plus de série. Enfin, si j’étais lui, je serais droit dans mes bottes et je quitterais Specter/Litt pour retourner bosser à la clinique.

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    1. Ben Louis, c’est un écorché vif, oui, mais depuis le temps que Donna, Rachel et Katrina s’occupent de lui, il devrait avoir grandi quoi xD
      C’est clair pour Mike… Mais l’appât du gain est plus fort ! 😓

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