Iron Fist (S01)

 

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Note moyenne de la saison : 15/20

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Pour commencer, j’ai visionné les trois premiers épisodes de cette série il y a quelques mois, lors du premier Week-end en séries et juste après 13 Reasons why. La barre était apparemment trop haute pour qu’Iron Fist réussisse à me motiver et me garder. Seulement, avec l’arrivée prochaine des Defenders et en fan total de l’univers du MCU, je ne pouvais pas faire autrement que me remettre face dans la série et dans son ambiance sombre.

Ce n’est donc vraiment pas un coup de cœur et je la vois surtout pour être à jour dans l’univers Marvel. Je reste ouvert d’esprit, j’avais eu le même sentiment devant la première saison de Daredevil avant d’être tout bonnement sous le charme de la saison 2 (et d’Elektra). Tout n’est pas perdu pour Danny.

Capture d'écran 2017-08-09 16.59.56.pngÉpisode 1 – Snow Gives Way – 12/20
Buddha said “Your purpose in life is to find your purpose”

J’écris la critique quatre mois après avoir vu l’épisode, à partir de notes prises lors du visionnage, alors ça ne pourra être aussi complet et précis que d’habitude, mais ma première impression de la série fut un générique plus obscur que ce que je pensais, plus vif également.

L’introduction est lente et je l’ai trouvée bien mauvaise, même s’il s’agit tout à fait du synopsis : Danny, un SDF, qui débarque pour reprendre une partie de son héritage. J’ai surtout trouvé que ça semblait sorti des années 90 et que c’était plutôt mal joué, notamment pour l’acteur principal qui n’était sauvé que par des flashbacks absolument dramatiques pour donner un peu de rythme de manière artificielle.

Je n’ai pas mâché mes mots dans mes notes, allant jusqu’au « on se fait chier ». En fait, je n’étais pas dedans du tout et il a fallu longtemps avant que j’arrive à trouver quelques points d’intérêts, le principal étant bien sûr Joy, une des héritières de la compagnie qui semble déchirée entre son frère et la joie de retrouver Danny. Elle contraste bien avec son frère, Ward, qui est la caricature du gros connard et qui décide de tuer ce faux Danny. Euh ? D’où c’est normal de faire ça ? Je trouve que ça manque vraiment de contextualisation et de cohérence.

Le rythme de la série est lent, avec énormément de silence et des pouvoirs de Danny mal introduits (exactement comme pour Jessica Jones sur ce point, mais Jessica Jones était intéressante elle). De Danny, j’ai retenu le manque de charisme et un acteur casté pour le jouer enfant lui ne lui ressemblait pas. Dans les points qui m’ont fait marrer, Danny fait des recherches sur son passé… en utilisant Internet. Allons savoir comment il a appris à s’en servir, ou comment il sait conduire dans un parking sous-terrain alors qu’il n’a pas conduit depuis enfant. SI c’était si simple, ça se saurait !

Un autre point d’intérêt de ce premier épisode est la présence de Colleen Wing qui ajoute un peu de piquant et a une vraie alchimie avec Danny. La note n’est pas si mauvaise, parce qu’il y a bien quelques pistes intéressantes, mais c’est tout. C’était lent, jusque dans certaines scènes d’action (pourtant bonnes dans l’ensemble), pas bien clair, vraiment trop déconnecté de tout.

Sans le week-end en séries, je me serais contenté d’un speedwatching. Comme toujours avec les séries Netflix du MCU, je n’accroche pas au premier épisode, ni au méchant. Le cliffhanger voit la mort du seul pote de Danny (un SDF), a priori d’une overdose, puis Joy qui décide de trahir Danny. De manière probablement prévisible à force, j’accroche surtout aux rôles féminins et on ne voit pas vraiment les parents de Danny mourir, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, rien que ça, oui. Ce 12/20, je le mets vraiment parce que je veux y croire.

Capture d'écran 2017-08-09 17.01.46Épisode 2 – Shadow Hawk Takes Flight – 13/20
The Iron Fist is me

Cet épisode voit Danny enfermé dans un hôpital psychiatrique et, décidément, la série n’a pas beaucoup de chance : elle passe cette fois après Legion et ça n’aide pas, parce que Legion était parfaite de ce point de vue-là. En plus, il a vraiment besoin de se raser Danny. Il échappe de peu, dans l’intro, à un cinglé qui veut le tuer. Moui. Il passe ensuite beaucoup de temps à nous raconter son passé (enfin, il le raconte à son psy).

L’épisode pourrait être réduit de dix bonnes minutes si nous n’avions pas autant de scènes sur le passé. Netflix fait toujours dans la longueur de toute manière. Pourtant, il n’en a pas forcément besoin. Je trouve aussi que la pub sur la plateforme n’est pas toujours hyper subtile, mais Iron Fist y va vraiment trop fort (H&M dans le premier, Pepsi, Everlast et M&M’s pour celui-ci).

Du côté de la firme, Ward continue de manipuler Joy (je m’ennuie tellement que je lui trouve un côté avocate de Wolfram & Hart, qui doit expliquer pourquoi je l’aime), mais celle-ci comprend que Danny est probablement véritablement Danny et pas un simple escroc, grâce à une histoire de M&M’s un brin tiré par les cheveux.

Une fois de plus, c’est Colleen qui m’a le plus intéressée dans cet épisode : malgré son bâton dans le dos qui lui donne un côté parfaitement irréaliste, elle a de très bonnes scènes d’action et elle est déjà présentée comme un personnage hautement moral qui préfère protéger Danny qu’elle connaît à peine plutôt que d’accepter l’argent de Ward. Elle se débrouille ensuite pour aller voir Danny, puis Joy, afin de lui donner les fameux M&M’s. Je pensais naïvement qu’ils avaient tous le même goût, mais apparemment ce n’est pas le cas.

Dans tout ça, on apprend quand même que le père de Ward est en vie. L’épisode se termine sur Danny qui se fait tabasser. Je n’accroche vraiment pas (et ça se voit à la longueur de la critique, même si ça s’explique aussi parce que je suis toujours sur ma prise de notes d’il y a quatre mois). La série se regarde, mais c’est chiant et ça ne m’a pas du tout accroché. C’est le début du héros, mais franchement, j’ai préféré Luke Cage dans le genre.

Capture d'écran 2017-08-09 17.03.24Épisode 3 – Rolling Thunder Cannon Punch – 14/20
It’s my name. It means something.

Cet épisode améliore un peu la qualité de la série, qui l’air de rien prend un départ ascendant plutôt rassurant. Pourtant, il commence mal avec une première sur les méchants qui m’avait presque donné envie de tout arrêter (mais j’avais un Week-end en séries à terminer).

Danny se débrouille pour résider au dojo de Colleen en gagnant un combat contre elle. Les ficelles sont grosses, mais c’est toujours mieux que l’asile psychiatrique et on apprend à connaître les personnages qui ont une bonne dynamique entre eux.

Du côté de la firme, Joy est plutôt sympathique avec Danny, mais elle lui demande quand même de changer de nom, lui proposant même un contrat pour ça. C’est une excellente chose car cela permet de faire intervenir l’avocate de Jessica Jones dans la série. Cela suffit déjà à rendre la série un peu meilleure. C’est là qu’on voit que je ne suis probablement pas objectif, mais je n’ai jamais prétendu l’être après tout.

J’ai ensuite décroché suffisamment longtemps lorsque Danny joue le prof au dojo pour ne pas comprendre comment il s’est retrouvé à se battre (encore) et sauver une nana d’une explosion. Si je suis sincère, j’étais plus préoccupé à me demander où il avait trouvé l’argent pour se trouver de nouvelles baskets et des fringues. C’est grave, quand même, tout ce que j’ai retenu de l’épisode (encore aujourd’hui), c’est le look du personnage.

Du côté des méchants (ou plus simplement des riches, parce que c’est de ça qu’il s’agit), les manipulations continuent. Le père de Danny parle à une voix dans le noir (Gao). Tout est fait par Joy et Ward pour éviter les problèmes, mais Danny vient les confronter au restaurant et péter son câble.

J’ai eu la fâcheuse tendance à vraiment décrocher des intrigues, au point d’être surpris de la fin de l’épisode et malgré une bonne réalisation. Colleen se bat finalement dans une arène pour se faire de l’argent et réussit enfin à avoir la force dans ses poings, faisant d’elle une fille du dragon.

Les cliffhangers sont plutôt bons : Jeri (l’avocate) et Danny sont maintenant en possession d’une empreinte de Danny enfant qui permettra de savoir s’il est bien celui qu’il prétend être ou non. Ils l’ont obtenu grâce à la négligence de Joy qui l’a donné à Jeri et qui doit se sentir bien bête de leur donner tant de pouvoirs quand même. Le retournement de situation fonctionne bien, mais ça n’empêche que la série n’est toujours pas passionnante et s’encombrent de grandes phrases et envolées lyriques qui ne lui réussissent pas.

La toute fin voit Danny enquêter sur Ward et se faire projeter dans le vide alors qu’il escaladait un immeuble. Cela m’a tellement marqué que j’ai mis quatre mois avant de regarder la suite et que je ne m’en souvenais même pas… C’est dire !

04.pngÉpisode 4 – Eight Diagram Dragon Palm – 14/20
You are really pushing the limits of Karma.

Bien, l’épisode commence sur un de mes plus gros fous rire depuis bien longtemps : Danny réussit, dans sa chute, à se maintenir en vie en se tenant à un lampadaire dépassant du building. Bref, il finit malgré tout inconscient et se réveille aux côtés de Ward et son père (Harold), qu’il pardonne immédiatement. Logique.

Harold lui explique comment il a survécu grâce à The Hand et surtout que toute personne sachant qu’il est en vie est menacé de mort. C’est pourquoi Joy ne peut apprendre la vérité, mais qu’Harold demande à Ward de lâcher le procès contre Danny et de lui rendre le bureau de son père. Mais oui, mais bien sûr. Il suffit donc d’une scène pour balayer d’un revers de main l’intrigue de trois épisodes complets.

Hop, quelques minutes suffisent donc à nous montrer Danny obtenir ses 51% de parts et faire un discours parfait pour sauver les apparences. C’est marrant, même si pas révolutionnaire. Il continue de se comporter en gamin, y compris devant Jeri. Le problème, c’est que malgré sa position récupérée, il n’a absolument rien à faire ; il s’incruste donc comme il peut et tente de ruiner tout le monde. Il refuse l’idée d’une marge sur un médicament, parce que ce n’est pas bieeeen.

Bon, alors oui, ce n’est pas faux, et 45$, c’est une marge énorme. Maintenant, il faut bien reconnaître qu’il y a des gens qui ont besoin de se payer à la fin du monde aussi et que la part pour la recherche devrait rester inchangée. Bon, la série se la joue grande gentille et comme le reste de la saison me paraît beaucoup trop enfantine, ce qui est probablement à cause du personnage de Danny.

Joy s’occupe donc de le maintenir occupé pour éviter d’autres grossières erreurs, du moins en théorie, parce qu’en pratique, elle est juste beaucoup trop fan de lui et de ses histoires d’entraînements qui m’hypnotisent. Chacun ses kiffs.

Pendant que Ward s’occupe de balancer les pratiques de Danny à la presse, Joy manque de se faire enlever par une bande d’asiatiques, The Golden Sands, que Danny met K.O assez rapidement. Cela fait une bonne scène d’action et lui permet de retrouver Colleen à qui il confie Joy avant d’aller négocier avec ses agresseurs qui flippent au nom de « The Hand ».

Pendant ce temps, au dojo, Colleen a découvert que ses exploits sont sur internet et n’apprécie pas trop l’idée que tout le monde peut découvrir comment elle se fait de l’argent, même si ça pourrait lui apporter des élèves. Elle pète donc un câble contre ses propres machines d’entraînement. Que voulez-vous que je dise de ça ?

Pour canaliser sa violence, elle retourne faire quelques combats, avec un look digne d’une Diam’s de la grande époque. Sans surprise aucune, elle gagne un combat contre deux combattants à la fois, parce qu’elle est trop forte et c’est tout.

C’est à ce moment-là que Danny débarque. Colleen et Joy apprennent à se connaître avec un petit entraînement mignonnet.

De son côté, Harold est « enlevé » par Gao qui l’emmène dans l’appartement en face de celui de Joy. Il voit donc que sa fille a été blessée, et il n’en est pas très heureux. Tu m’étonnes. Il se rend donc tuer celui qui a eu la mauvaise idée de l’attaquer, avec de biens mauvais effets spéciaux, tout de même. Le cliffhanger voit Danny recevoir un étrange message lui indiquant que la réponse qu’il cherche est… la même que le tatouage qu’il a sur le torse. Il n’y a pas à dire ça promet.

Toujours aussi lent, cet épisode a peiné me convaincre avec ses intrigues parfois enfantines. Cependant, je reconnais une certaine force de divertissement. C’est juste déroutant d’avoir une série Marvel qui le joue comme ça car ça ne colle pas trop à l’univers. Je pense donc que ce qui me déroute et ne me plaît pas trop est en fait… parfaitement calculé.

05.pngÉpisode 5 – Under Leaf Pluck Lotus – 15/20
You live in this city long enough nothing surprises you anymore.

Cet épisode commence par une drôle de scène nous parlant d’une drogue synthétique qui copie les effets de l’héroïne sans rendre addict. Encore une fois, c’est étrange : on est là à fond dans du Marvel, mais bien loin du côté enfantin et vieillot que prend parfois la série. Tout cela vient en fait de Rand Industries bien sûr.

Danny est aussitôt tenu au courant, mais il n’aime pas trop l’idée. Il faut dire qu’il est à la tête d’une entreprise pas hyper éthique, ce qui est à peu près la conclusion de Joy quand elle est forcée de refuser de donner de l’argent à des familles en souffrance. Même avec la loi de son côté, ce n’est pas facile d’agir en connasse, apparemment.

Par malchance pour elle, Danny n’en est pas un, lui, et il s’excuse auprès de la mère de famille pour le cancer que la compagnie a refilé à son fils. Autrement dit, il reconnaît que la compagnie a causé le problème, ce qui met tout le monde bien dans la merde. Ward décide de ne pas céder au chantage et est même soutenu par Joy dans cette décision un peu stupide qui pourrait couler la compagnie.

De toute manière, Ward n’est pas au mieux de sa forme, se dopant de médicaments pour oublier qu’il est surveillé en permanence dans son bureau.

De son côté, Colleen donne des cours à… Claire Temple ! Oh oui, c’est tellement cool de la retrouver. C’est un personnage que j’adore et qui semble toujours parfaitement adapté à toutes les situations. Ici, par exemple, elle se retrouve au milieu d’un rencard improvisé entre Collen et Danny (qui n’en est pas un soit disant, mais il lui ramène carrément un restaurant au dojo) et agit juste parfaitement, profitant de la bouffe avant de s’en aller.

Danny veut simplement demander un peu d’aide à Colleen, car il a besoin d’un combattant pour se faire entendre vis-à-vis de la drogue de synthèse. Bon, il en profite aussi pour lui dire qu’il a acheté son immeuble et est donc le nouveau propriétaire à qui elle doit le loyer. Marrant cette dynamique entre eux, ça ajoute définitivement quelque chose à la série, qui en a besoin.

Ls deux combattants forment un beau couple, mais leur opération est un échec : ils voulaient prouver un traffic de drogue, ils tombent sur de simples camions… en apparence. Danny se débrouille pour être enfermé dans l’un d’eux, forçant Colleen à voler une voiture pour le suivre. À l’intérieur du camion se trouve en fait une planque pour un chimiste apparemment recherché internationalement. Chouette !

Le chimiste se fait poignarder, Danny parvient à les faire s’échapper et devinez vers qui Colleen et lui se tournent pour le soigner ? Claire, bien sûr !

La pauvre se retrouve encore embarquée dans une histoire qui la dépasse et c’est bien drôle à voir. Le cliffhanger nous fait enfin voir le visage de Gao, la méchante, qui n’a pas trop de scrupules à tuer ses hommes de main forcément.

L’arrivée de Claire y est pour beaucoup, mais j’ai préféré le rythme dans cet épisode. Toute l’intrigue de Rand industries prenait un peu trop de temps et plombait le tout, mais autrement, on avait quelque chose de solide et se rapprochant de l’ambiance super-héros, ça change.

06.pngÉpisode 6 – Immortal Emerges from Cave – 16/20
The more you talk, the weirder this gets.

L’épisode commence par des inconnus recevant le message que le temps est venu de faire quelque chose de peu clair, mais vu le karaoke de Take on me, c’est quelque chose de sanglant prêt à exploser à la gueule de Danny, qui a décidé de faire la guerre à The Hand en retrouvant Sabina, la fille du chimiste.

Le problème, c’est qu’il doit faire tout en rentrant à temps pour 16h où il a une réunion pour sauver la boîte de son excuse stupide. Bon, bien sûr, il l’ignore complètement, trouve l’adresse où trouver Sabina et décide de s’y rendre. Avant ça, il prend le temps de prévenir Colleen et Claire, qui s’occupent toujours du blessé. L’épisode poursuit le fil rouge sans perdre de temps à première vue, ce qui est plutôt une bonne chose.

Seulement, c’est à première vue uniquement, parce que Danny prend le temps de faire un peu de yoga pour parler dans sa tête à son maître Yoda, que Claire n’arrête pas de répéter qu’il faut emmener le blessé à l’hôpital et que Ward prend le temps de s’enfoncer encore un peu plus dans les médicaments. La bonne nouvelle, c’est que cela le fait moins passer pour un connard fini, mais bon, il excellait dans ce rôle, c’en est presque dommage.

Bref, après quelques détours, Danny finit par arriver à ses fins et rencontre Gao sans savoir à qui il a affaire. Elle le confronte à un premier combat, qu’il gagne sans le moindre mal. Les personnages de l’introduction de l’épisode sont en fait ceux qu’il a à combattre. C’est sympathique comme test initiatique. Cela fait de jolis effets spéciaux. Le second combat est plus vicieux : il a affaire à une empoisonneuse qui le charme et réussit presque à le tuer avec du venin qui l’affaiblit. Bien sûr, il s’en sort et enchaîne avec le troisième combat, qui est aussi le dernier, avec le fameux chanteur de Take on me. Apparemment, il n’a pas trop envie de chanter néanmoins, juste de se battre. Sans trop de surprise, il récupère Sabina, allant ainsi à l’encontre de son Yoda qui se sent trahis.

Entre chaque combat, l’épisode continue bien sûr. Claire et Colleen décident finalement d’emmener leur blessé à l’hôpital où Claire bossait avant et connait encore tout le monde. Pas suffisant, malheureusement. En effet, elles se rendent vite compte que leur John Doe est enlevé. Elles gèrent plutôt bien la course poursuite, malheureusement, leur ennemi est plus malin qu’elles.

Ward expérimente de plus en plus le manque, parce qu’il a eu la bonne idée de jeter ses pilules devant Joy qui s’inquiétait pour lui. La déchéance est totale quand il se blesse et tente d’acheter une infirmière.

Le cliffhanger voit Madame Gao révéler son identité et un lien avec le père de Danny. Cet épisode était meilleur, principalement parce qu’il forme définitivement le duo entre Claire et Colleen et parce qu’il est assez clair rapidement dans ses intentions.

07.pngÉpisode 7 – Felling Tree with Roots – 16/20
I don’t even have an idea of what an Iron Fist is. It sounds like a sex toy.

Nous voilà donc à l’épisode de mi-saison qui rien qu’à son titre annonce de bonnes choses. Nous commençons par Harold qui se voit menacé par deux hommes de mains qui lui cherchent des noises à cause de Danny. Il dit ne pas connaître Danny, mais bien sûr, Iron Fist débarque pile à ce moment, comme par hasard. Un nouveau combat est expédié, des infos balancées à toute vitesse sur les liens entre Gao et Harold (sauvé par cette dernière en échange d’un travail pour The Hand) et Harold se coupe le petit doigt. Bon appétit.

Du côté de Joy et Ward, on repart très précisément là où l’épisode s’était arrêté. Ils n’ont pas vraiment de lien avec le reste des intrigues, mais c’est intéressant à suivre et surtout ça ne dure pas, car Harold téléphone à son fils et lui demande de l’aide… pour déplacer et couler les corps, dépourvus de dents, dans un lac. Par chance, cela lui permet surtout de retrouver une boîte de ses pilules.

Danny se fait gentiment soigner par une Colleen beaucoup trop douce avec lui pendant que Claire s’occupe de Sabina. La perte de leur John Doe ne semble pas franchement les affecter plus que ça, ce qui est étrange. Nous avons enfin, après sept épisodes, un semblant d’explications sur ce qu’est exactement « Iron Fist » et enfin, également, une scène de sexe pour un héros qui l’a bien mérité après tous ses combats (non, non, ce n’est pas moi qui le dit, c’est le scénario qui nous le suggère). Et oui, ça y est, Danny et Colleen sont en couple. On ne peut pas dire que ça traîne, dis donc ; pourtant, il était censé avoir passé un vœu de chasteté, hein.

Le lendemain, Madame Gao lui rend une visite de courtoisie alors qu’il se fait remonter les bretelles par Joy. La vieille lui demande d’arrêter de jouer les héros et de vouloir stopper The Hand, en profitant pour le menacer lui, Colleen et Claire. Elle lui laisse quand même l’opportunité de travailler comme PDG de Rand Industries. Trop gentille.

Méfiant, Danny la suit au 13e étage de l’immeuble où elle semble avoir un bureau. Oups. La journaliste insupportable de l’épisode 4 bosse évidemment pour elle, mais Danny réussit à la détourner et la faire bosser pour lui.

Il se rend donc à la réunion organisée par Joy pour annoncer la fermeture de l’usine si problématique. Hop, encore une décision pour couler la compagnie. Avec un peu plus de contexte, ce choix enfantin paraît bien sûr être une bonne idée, mais bon… Ca reste stupide.

Colleen retrouve Bakuto, un ancien ami ou son frère ou allons savoir, puis donne un cours, puis retrouve Danny qui arrive à la convaincre (sans grand effort) qu’il faut attaquer The Hand de front. C’est donc ce qu’ils font, après s’être fait de nouveaux amis. Ils retrouvent Radovan à temps pour… le voir mourir et entendre parler d’une ville de Chine liée à tout ça, qui est précisément là où il se rendait avec ses parents lors du crash. Ah papa de Danny, tu as fait de la merde.

Enfin, Joy découvre qu’elle, son frère et Danny sont virés de la compagnie par le conseil d’administration. Bien sûr. Ward comptait lui se barrer avec 25 000$ durement économisé, mais son père lui vide son compte, provoquant définitivement sa rage. Oui, le cliffhanger voit Ward tuer son père et s’en débarrasser dans le même lac que le reste des corps. Ce n’est pas franchement une surprise pour une mi-saison Marvel. Ils auraient pu faire quelques efforts pour ne pas nous sortir les mêmes cliffhangers que les autres séries de la franchise. Certes, ils ont fonctionné à merveille jusque-là, mais ça fait quand même très flemmard là. J’espère que The Defenders ne nous fera pas ça ; car ça devient lourd à force.

08.pngÉpisode 8 – The Blessing of Many Fractures – 14/20
You’re a cancer, Danny.

Danny tente de prévenir Claire qu’elle est en danger chez sa mère, malheureusement il semble qu’il soit trop tard pour elle. Heureusement, ce n’est pas le cas, Colleen arrive juste à temps pour la prévenir.

Danny cherche à contacter Harold, mais il tombe uniquement sur son sang et Ward. Bien que plutôt mauvais acteur (le personnage, pas l’acteur) dans son deuil, Ward parvient à convaincre Danny que tout est sa faute. Ce n’est pas très compliqué comme il culpabilise dès le début. Il se rend donc chez Colleen avec le plan de se rendre à Anzhou. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Colleen et Claire décident de s’y rendre avec lui.

Danny vit plutôt mal le voyage en avion (forcément), mais il apprend à connaître Claire, ce qui est une bonne chance. J’aime apprendre à la connaître de plus en plus et elle est définitivement la voix de la raison. Je le sens mal pour The Defenders, elle n’a pas intérêt à mourir. Bien sûr, elle est tellement parfaite qu’elle réussit à faire oublier ses angoisses des turbulences à Danny.

Arrivés à Anzhou, ils ne mettent pas longtemps à retrouver Gao et Colleen se débrouille pour avoir un max d’informations grâce à un SDF du coin. Décidément, cette série fait du bien à l’image des SDF. Bref, Colleen et Danny s’infiltrent sans trop de souci pour tout détruire de la fabrique d’héroïne de synthèse. Ils n’ont pas le temps de mener à exécution leur plan car Gao revient. Avertis par Claire, ils décident de se séparer : Colleen s’enfuit (et a le droit à un petit combat), Danny s’attaque seul à Gao. Du moins pour un temps, car les filles ont vite fait de le rejoindre.

Le dernier combat est expéditif, mais leur permet d’embarquer Gao avec eux. Danny comprend qu’elle a tué ses parents en empoisonnant les pilotes. J’ai trouvé ça bien dommage que la fin soit si vite expédiée, car il y aurait eu potentiel à faire beaucoup plus.

Du côté de la compagnie, les choses se déroulent bien mal. Joy et Ward se font donc virer avec un parachute doré, mais ils ne l’acceptent pas si bien. Enfin, Joy, en tout cas, parce que Ward est trop occupé à se la jouer Lady McBeth à voir du sang sur ses manches.

Ils décident de travailler ensemble, mais Joy appelle le conseil pour refuser l’offre du parachute doré, juste à temps car Ward, lui, tente de négocier son propre parachute pour découvrir qu’il est déjà trop tard. Ah, le frère et la sœur semblent drôlement divisés d’un coup.

Cela ne dure heureusement pas : Joy a des informations sur chaque membre du conseil et ce n’est pas glorieux pour eux. Le frère et la sœur se réconcilient dans une scène larmoyante un peu longuette mais qui suggère quand même que Joy connaît Jessica Jones et a fait appel à elle.

Finalement, Ward se décide à tout avouer à Joy, pour mieux changer d’avis une fois sur place et s’en prendre méchamment à Joy, attaquant là où ça fait mal (son manque de confiance, donc). Moui, je n’ai pas accroché du tout là pour le coup. C’est toujours mieux que les premiers épisodes, mais ce n’est pas dingue.

09.pngÉpisode 9 – The Mistress of All Agonies – 15/20
Why aren’t you dead ?

Harold est en vie ! Il se réveille pépère au fond du lac et s’en extrait comme il peut. Oups.

Notre trio de héros (je suis tellement heureux de l’omniprésence de Claire dans cette série, elle aide vraiment à accrocher la série, mais c’était déjà le cas dans Luke Cage, voire dans Daredevilen fait, c’est elle ma super-héroïne) a ramené Gao en ville pour la questionner. Bien sûr, Gao profite d’être laissée seule avec Claire pour tenter de la ramener de son côté, la brisant psychologiquement en lui parlant des super-héros qu’elle fréquente en espérant devenir spéciale elle aussi. Et oui, juste quand j’avais envie d’en faire un éloge, Gao fait l’inverse. Les scénaristes sont bons, finalement, ils ont juste eu beaucoup de mal à introduire la série comme il fallait.

Danny découvre enfin ce qu’il s’est passé du côté de Rand industries, alors que Joy enquête comme elle peut sur ce que lui cache son frère. Harold déambule, se souvenant peu à peu de sa vie. A priori, la renaissance se fait avec quelques pertes de mémoire. Il s’introduit dans le bâtiment et découvre avec horreur que ses enfants se sont fait virés. Il appelle donc son chauffeur habituel pour avoir les infos dont il a besoin.

Celui-ci le ramène à son hôtel où Ward a la mauvaise idée de retourner. Terrifié, il obtient le pardon de son père et l’autorisation de s’enfuir. Il en a de la chance. Harold le prévient toutefois qu’il compte bien contacter Joy, c’est problématique.

D’autant plus problématique qu’Harold semble totalement instable, tuant ce pauvre Kyle, son chauffeur, pour de bien mauvaises raisons. Décidément, les tapis de cet hôtel en ont vu du sang !

Ward s’enfuit, mais il est piégé par son père qui veut le faire passer pour un drogué. Ce n’est pas bien compliqué à faire vous me direz, vu qu’il est drogué.

Joy, quant à elle, revient effectivement à l’hôtel et y découvre que son père est toujours en vie. Elle le vit un peu mal, je crois, mais je la comprends. C’était assez décomposé comme intrigue, mais dans l’ensemble, plutôt agréable.

L’épisode nous introduit un nouveau méchant, sans nom, mais capable de fabriquer une arme redoutable avec juste un peu d’aluminium. Il est assez évident qu’il en a après Danny. C’est probablement un homme de Gao. Les choses ne sont pas super claires, mais il semble connaître Bakuto.

Au dojo, tout empire : Colleen s’est faite empoisonnée en Chine en étant blessée au bras et elle est terriblement malade, au point de risquer d’en mourir. Les hommes de Gao semblent l’avoir retrouvé et attaquent le dojo. Malgré sa maladie, Colleen aide Danny et Claire à se battre et à eux trois, ils mettent K.O les attaquants.

Pour guérir le poison, Colleen fait appel à Bakuto, son Sensei. Il n’y a pas plus d’explications que ça, mais quand il arrive, il dirige Danny et se sert de l’Iron Fist pour brûler le poison dans le corps de Colleen. Cela fonctionne mais affaiblit Danny.

Colleen et Bakuto se relèvent alors, le dojo est envahi d’hommes qui se saisissent de Danny et Gao avant de se barrer avec Colleen et Bakuto, mais en laissant Claire derrière. Je ne suis pas bien sûr de suivre la logique – il s’agit peut-être d’une trahison. Claire ne se rend pas compte qu’elle est surveillée dans sa solitude, mais le nouveau méchant (est-il vraiment méchant, du coup ?) observe tout ça du bout de la route. Oula, je sens la migraine arriver.

Cet épisode était lent et manquait vraiment d’explications, mais au moins, ça donne envie de voir la suite et ça introduit Harold comme un personnage instable, donc dangereux.

10.pngÉpisode 10 – Black Tiger Steals Hearts – 14/20
And my family is dead because of your family.

Danny se réveille dans les bras de Colleen, qui lui dit qu’ils sont dans le lieu le plus sûr qu’elle connaisse. OK. C’est tout mignon et romantique, mais ça ne nous donne pas du tout les explications que j’attendais. Grosso modo, ils sont dans un temple zen où le sensei apprend tout à ses élèves. Quant à Gao, Bakuto se garde bien de révéler à Danny sa nouvelle localisation. En revanche, il a une certaine obsession pour l’Iron Fist qui remonte à un film de 1948.

Si Danny et Colleen sont le lendemain matin en début d’épisode, ce n’est pas le cas de Joy qui est encore avec son père à tenter de comprendre et de remettre en place le puzzle de sa vie. Harold est excellent pour la manipuler, à quelques pas du cadavre de Kyle.

Il appelle Danny et découvre que Gao ne sera plus un problème. Bien sûr, il souhaite célébrer ça avec sa fille, mais ne comprenant rien à ce qu’il se passe, celle-ci demande quelques informations supplémentaires. Harold ne vit pas bien les questions de sa fille, s’énervant et révélant son côté sombre à celle-ci. Cela sent bien mauvais pour la suite.

Bien sûr, Bakuto espionne Danny et sait immédiatement ce qu’il en est de ce coup de téléphone. Si Colleen place toute sa confiance en lui, autant vous dire que ce n’est vraiment pas mon cas et que je ne l’ai pas senti du tout le monsieur.

Danny farfouille le sanctuaire et y retrouve Gao qui lui annonce qu’il est au cœur de l’organisation The Hand. Il n’y croit qu’à moitié, mais moi j’applaudis Gao qui lui dit la vérité et lui rappelle qu’il n’est qu’un enfant. OUI. C’est exactement le problème que j’avais avec les premiers épisodes. N’empêche que Colleen lui avoue faire partie de The Hand. L’ensemble de sa famille en fait partie, mais tous ne sont pas aussi mauvais que Gao. Là pour le coup, force est de constater que Danny prend le bon parti de lui dire que ses explications ne tiennent pas la route.

La dispute est violente entre eux, mais en même temps, c’est plutôt logique. En continuant d’enquêter, il découvre une salle d’observation qu’il détruit, attirant un Bakuto pas très content de la chose. Dans sa fuite de ce sanctuaire, il est aidé de… Davos, celui qui paraissait être un méchant l’épisode précédent, mais est peut-être finalement un allié.

Leur fuite est immédiatement repérée par The Hand, ce qui fait qu’une horde de ninja, dont Colleen et son élève (Darryl) qui se retrouve blessé. Davos et Danny sont excellents, mais ils sont aidés dans leur fuite par Colleen qui a vu Darryl poignarder Danny et l’a mal vécu. C’est beau l’amour, elle en arrive à trahir sa famille.

Avant de se prendre une raclée par Danny, Bakuto a eu la bonne idée d’aller parler à Harold et l’informer qu’il prenait la place de Gao. Cette fois, Harold veut que sa survie soit connue du monde entier et il commence par Lawrence, le connard qui a viré Joy et Ward. Il le « suicide », tout simplement, ce qui permet à Joy de revenir à la tête de Rand industries. Elle est forte.

Harold lui annonce que Bakuto en a après eux, Colleen se retrouve à errer seule dans un Chinatown bien désert et Danny ne peut plus utiliser son poing à cause de sa haine et sa rage. Davos lui suggère donc de rentrer au pays pour être soigné.

J’ai eu du mal à accrocher complètement à cet épisode, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Peut-être que c’est l’absence de Claire, peut-être qu’il était juste trop perché, je ne sais pas.

11.pngÉpisode 11 – Lead Horse Back to Stabble – 15/20
So it’s true ? You’re in The Hand ?

L’épisode commence par un flashback qui voit Danny découvrir qu’il est Iron Fist en même temps que Davos à K’un-Lun. Cela sentait bon l’épisode pas très intéressant sur le passé, lié à une grotte dans laquelle Danny a découvert que son pouvoir n’était pas ce qu’il pensait. Heureusement, ce n’était finalement pas trop lourd. La grotte, une cave, est en fait l’endroit où il a récupéré le pouvoir. Bon, quand même, les costumes et les effets spéciaux de K’un-Lun font un peu misérables.

Dans le présent, Danny et Davos ont des différents à régler, notamment sur la fuite de Danny du sanctuaire chinois où il a abandonné Davos. Ils sont surtout incapables de se mettre d’accord sur la marche à suivre, comme Danny souhaite détruire The Hand au plus vite, même s’il n’a plus son poing magique. En même temps, il est fort probable qu’une fois The Hand détruite, il vivra bien et le récupérera, débarrassé de sa haine.

Colleen revient à son dojo où elle retrouve bien sûr Bakuto, venu la manipuler encore un peu plus. Il réussit à la convaincre, du moins en apparence, de lui dire où se cache Danny si elle en a l’occasion. Et elle accepte, bien sûr.

Comme il a besoin de soin, Danny se rend chez Claire, ce que Colleen pourrait comprendre par elle-même. J’ai adoré l’image de Claire, tranquillement chez elle en train de lire. À force, ça manque de crédibilité quand même. Elle passe sa vie à sauver des superhéros et se mettre en danger, mais elle lit pépère. Ah la vie des héros de séries, je vous jure ! Bon, il est révélé un peu plus tard que c’est un livre sur le chi pour comprendre Danny, après tout pourquoi pas.

Elle soigne Danny comme elle peut, même si elle finit par manquer de matériel à force de soigner tout le monde. Elle peut au moins donner à Danny un des t-shirts de Luke, c’est déjà ça. Ah lala, ils nous teasent constamment avec des liens entre leurs séries, je suis pressé de voir ce que donnera The Defenders quand même.

Elle passe ensuite un peu de temps avec Davos, et ça sent bon la relation amoureuse à venir. Comme je n’ai jamais lu ces comics-là, je n’ai aucune idée de si c’est à venir, mais je ne serais pas contre, il serait temps de donner un peu une vie à Claire la pauvre. Certes, c’est ce qu’ils ont fait dans cette série et avec Luke Cage.

Claire essaye désespérément de réconcilier Colleen et Danny, mais ce n’est pas si évident. Elle est de toute manière beaucoup trop géniale à aider tout le monde et à voir claire dans la colère de Danny.

Danny et Davos se rendent ensuite chez Harold pour parler du meurtre de Bakuto, devant une Joy complétement dépassée, du coup. Pourtant, elle a vu de quoi Danny était capable, ça devrait lui suffire. Elle hésite beaucoup, mais suit les instructions de son père malgré tout.

De son côté, Colleen se rend à l’hôpital et demande des médicaments pour Danny à l’une de ses élèves. Pas de bol, celle-ci vend la mèche. L’organisation se retourne bien sûr contre Colleen qui découvre à ses dépens ce qu’il en est de The Hand. Et bien sûr, ils ne sont pas gentils avec elle. Elle parvient à s’enfuir et tombe sur Danny, sous la pluie. Elle comprend enfin qu’il faut détruire The Hand, il est donc assez clair désormais que la fin de saison s’en occupera.

Cet épisode repartait un peu niveau rythme et apportait des réponses qu’il manquait encore depuis le début de la saison. J’ai bien aimé le voir se développer et je reconnais que j’ai jugé un peu trop précipitamment la série sur ses premiers épisodes, mais je m’en doutais déjà.

12.pngÉpisode 12 – Bar the Boss – 18/20
He isn’t our dad, okay ?

On retrouve enfin Ward dans cet épisode et sa détox ne se passe pas super bien, car il passe son temps à s’inquiéter pour Joy. Bakuto débarque et lui propose de retirer l’immortalité de son père en échange d’un partage de Rand Industries et surtout d’une aide pour capturer Danny.

Il accepte bien sûr car cela le fait sortir de l’hôpital. Il se précipite à l’hôtel d’Harold pour prévenir sa sœur du danger qu’elle coure, mais il faut bien constater qu’il semble être lui-même un joli danger pour Joy. Il livre sans scrupule sa famille à The Hand, autant dire que ça envoie du lourd rapidement dans cet épisode. Tout dérape rapidement et Joy se retrouve couverte du sang des gardes du corps. Ah lala. Cela vire à la prise d’otage et aux menaces de mort définitive sur Harold.

Davos n’apprécie pas trop le retour de Colleen dans la vie de Danny, au point de la confronter directement sur ses vraies intentions. Cela termine en engueulade au beau milieu de la rue, mais bien sûr, Danny prend la défense de sa chérie. C’est mignon… mais ça part vite en vrille aussi quand Bakuto l’appelle en visio-conférence (hello Bingo Séries, deux points en un épisode alors que je n’ai RIEN eu jusque-là) pour tirer une balle dans Joy et menacer l’ensemble de sa fille. Oui, oui, Joy se prend une balle sortie de nulle part pour faire rappliquer Danny. Oh putain, et ce n’est pas encore le final !

Danny prend un peu plus de la demi-heure qu’il avait pour arriver, mais ils sont tellement bavards qu’Harold survit malgré tout, pas sans réserver ses derniers mots à descendre en flèche son fils et aimer sa fille. Danny se sacrifie pour sauver sa famille et se laisse embarquer sans protester… en apparence.

Une fois dans le hall, il récupère enfin son poing et ses alliés pour combattre ses ennemis. Son poing repart aussi qu’il perd sa concentration. Le combat est beau et ça me simplifie la critique, parce qu’il occupe beaucoup de temps et que ce n’est jamais qu’une chorégraphie.

C’est sous la pluie que Colleen finit par combattre et battre son sensei, mais elle refuse de le tuer pour être meilleure que The Hand. Davos essaye de convaincre Danny de jouer son rôle d’Iron Fist, c’est-à-dire d’être une arme chargée de détruire The Hand et donc Bakuto. Danny refuse et c’est donc Davos qui le tue, provoquant un nouveau combat, d’idéaux cette fois, entre les deux meilleurs amis qui ne se comprennent plus.

Danny gagne et nous fait un discours affirmant qu’il est Iron Fist et grosso modo qu’il est la loi. C’est sympathique, mais ça fait peur et mal à Davos de se faire dominer comme ça par son ancien pote. En plus, ça permet au cadavre de Bakuto de disparaître.

Tout rentre presque dans l’ordre donc, Colleen et Danny prenant même le temps d’une petite nuit tranquille. Malheureusement tout n’est pas si simple et il reste le problème Harold. Au petit matin, Danny reçoit des SMS de Ward lui disant de s’enfuir car Harold les a piégés. Trop tard, des hommes du DEA sont déjà là et poussent le couple à se battre, puis s’enfuir.

Wow, cet épisode a pris le temps de résoudre presque toutes les intrigues de la série de manière plutôt efficace. Il en reste assez pour le dernier épisode grâce à la dernière scène et au sort incertain de Joy, mais autrement, ça pourrait s’arrêter là. Un tel épisode était parfaitement inenvisageable au départ, je suis plutôt content que la série ait su grandir et évoluer vers ça, mais je ne comprends toujours pas comment les premiers épisodes ont pu être aussi mauvais.

13.pngÉpisode 13 – Dragon Plays with Fire – 18/20
What Jesus ? Is there a version of this where we don’t kill someone ?

Harold s’est arrangé pour que Danny soit accusé de trafic de drogue, d’où la présence du DEA dans le dojo. Cela fait donc de lui un fugitif et ils sont forcés, avec Colleen, de faire appel à… Claire, une fois de plus, pour contacter Jeri.

Ward, de son côté, souhaite aider Danny et contacte également Jeri pour l’aider. Celle-ci ne peut pas faire grand-chose et constate la résurrection d’Harold avec dépit. Ward constate quant à lui, et avec autant de dépit, que son père a juste manipulé Danny depuis le début.

Heureusement pour Danny, Claire est un peu plus douée que Ward et réussit à servir Jeri sur un plateau d’argent à Danny et Colleen, qui apprend donc qu’elle est également recherchée par les autorités. Ils découvrent qu’ils sont complètement faits comme des rats. Leur seul moyen de s’en sortir est de prouver qu’Harold utilise de faux documents pour les accuser, et pour ça, il faut retourner voir Gao et ses jeux d’esprit redoutables.

Seulement, il fait peu de doute qu’elle ne dit que la vérité quand elle explique enfin toute l’histoire à Danny, histoire pas franchement surprenante du tout pour qui a suivi la série : c’est Harold qui a fait s’écraser l’avion des Rand, avec l’aide de Gao, mais contre son avis. Cela nous détruit complétement Danny qui comprend qu’Harold lui ment depuis le début. Il serait temps. Colleen et Danny abandonnent Gao à son sort et retrouvent Claire.

Danny semble complétement perdre la boule et Claire, comme Colleen, fait ce qu’elle peut pour le raisonner. Oh oui, Colleen veut le raisonner, c’est sûr : elle propose de tuer Harold à sa place. C’est plutôt magique, surtout quand on voit Claire tentant de rester humaine.

Ward semble être la seule option pour les aider. Il est déjà lui-même occupé à révéler à Joy que Danny est en cavale et la mettre en garde contre leur père. Oui, Joy a survécu et semble plutôt en forme. Elle réussit même à sortir de son lit et ramper jusqu’au boulot pour confronter Harold. Elle prend des risques insensés pour découvrir la vérité, quand même, et je crois bien que la vérité ne lui plaît pas trop car oui, son père a piégé Danny et est sujet à des accès de colères.

Oui, des accès de colère au point de s’en prendre violemment à Ward quand il prévient Danny de ne pas venir. Qu’importe, Danny y va quand même, profitant d’une jolie diversion effectuée par une Claire au top du badass.

Le combat final contre Harold est plutôt bon, chacun ayant son rôle à jouer et Colleen s’en sortant plutôt bien. Le plus intéressant, c’est surtout que l’Iron Fist se développe un peu et révèle qu’il peut avoir l’effet d’une bombe. Sympathique. Le dernier duel se fait entre un Danny haineux et Harold, et bien sûr Danny laisse tomber sa rage au dernier moment. Son poing le protège d’une ultime balle d’Harold et cest Ward qui tue une deuxième fois son père. Ah, c’est mignon.

Il est donc temps pour la conclusion de la série : Harold est brûlé, Ward reprend la tête de Rand Industries, Joy se fait avoir et manipuler par Gao, Colleen et Danny se rendent ensemble à K’un-Lun. N’étant pas protégé, le sanctuaire s’est fait massacrer par The Hand et a disparu. Voilà qui met en place de quoi faire une bonne saison 2, mais qui devra attendre le passage par The Defenders. D’ailleurs, mon cliffhanger préféré reste celui de Claire qui se barre avec son poing américain et a désormais une arme bien à elle. Définitivement, c’est mon personnage préféré, et ça tombe bien, elle est dans toutes les séries.

Claire.png
La meilleure pour la fin… vous ne pensiez quand même pas que j’allais faire tout un article sans une photo de Claire ?

EN BREF – Je rejoins les innombrables critiques extrêmement mauvaises qu’a reçu la série : ses premiers épisodes sont à la limite de la catastrophe industrielle et pas du tout au niveau Marvel/Netflix. J’avais l’impression d’être devant une série d’une autre époque, mais de manière non positive, car on sentait que le fric et la technologie était là. L’écriture était enfantine et simpliste, les jeux d’acteurs pas trop au point. Pourtant, passé l’épisode 3, celui où je m’étais arrêté donc, la série commence à trouver son rythme et son souffle.

Rapidement, Iron Fist s’enferme dans le schéma narratif habituel des séries du MCU. Cela a l’avantage de fonctionner, mais ce n’est plus très surprenant à force : je savais à peu près où seraient les cliffhangers majeurs et quelques rebondissements sont ainsi tombés à l’eau. Après sa mi-saison, la série a su devenir ce qu’elle méritait d’être, à savoir une bonne série avec une mythologie solide et un fil rouge clair. Il est dommage que cela lui prenne tant de temps à être introduit correctement, car une fois que c’est fait, tout roule plutôt bien.

Je n’ai pas arrêté de le dire dans cet article (et dans celui sur Luke Cage), Claire Temple est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à la série : elle a donné une morale, un souffle, un rythme et un but à Danny, comme elle l’avait fait pour Luke et pour Daredevil. J’aime la voir traverser toutes ces séries sans en être pour autant l’héroïne principale. Il est super de la voir se développer comme ça, mais j’ai un peu peur désormais pour son sort dans The Defenders, car elle a typiquement le genre de rôle qui pourrait leur permettre de se réunir et de s’allier pour la venger. Nous verrons bien.

Il ne fait aucun doute que Netflix a préparé sa prochaine série, diffusée le vendredi 18 août, depuis longtemps, car il y avait bon nombre de clins d’œil et références tout au long de ces treize épisodes. J’espère désormais que la série sera à la hauteur des très nombreuses attentes que tout le monde en a, mais aussi que son cahier des charges sera un peu différent et plus surprenant. Là encore, nous verrons bien, car je serais assurément de la partie.

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