The Defenders (S01)

Synopsis : Matt Murdock (Daredevil), Jessica Jones, Luke Cage et Danny Rand (Iron Fist) combattent chacun l’injustice et le crime, ignorant encore que leurs chemins sont sur le point de se croiser.

000.png

Pour commencer, j’ai déjà parlé de la série sur le blog, histoire de remettre tout ce petit monde en contexte, alors n’hésitez pas à aller jeter un œil pour vous rafraîchir la mémoire sur chacun des quatre héros des séries Marvel/Netflix (c’est par ici et par ici).

Ce crossover, nous l’attendons depuis des mois et c’est arrivé au point où je me suis jeté dessus pour le bingewatcher dès que j’en ai eu l’occasion – et huit heures devant moi. Oui, je me le suis fait sans la moindre pause, et non je n’ai pas honte.

Qu’est-ce que j’en attends ? Des RÉPONSES, surtout aux cliffhangers de Daredevil et Iron Fist qui étaient abusés, et à celui de Luke Cage, moins fou je dois dire. Au-delà de ça, j’ai bien conscience avant de le commencer qu’il y a de fortes chances que le chemin de nos héros ne se croise pas tout de suite, je connais Netflix et sa tendance à être lent ; je sais déjà quels défauts vont m’énerver… mais ça ne m’empêche pas, comme tout le monde de crever d’impatience. Je me lance donc dans le visionnage avec un a priori plutôt positif et bienveillant, en ayant échappé à toutes les bandes annonces et en ne sachant pas trop ce qui m’attend. Espérons que ça ne me déçoive pas.

Je commence par un avis sans spoiler avant d’entrer dans le vif du sujet avec la critique de chacun des huit épisodes. Bonne lecture !

00.png

L’avis sans spoiler : La réintroduction de chacun des héros dans le premier épisode est une vraie réussite, qui permet à tous de commencer la série sans avoir forcément vu les séries-mères. Toutefois, je trouve que nombre d’éléments risquent d’être confus ou d’être difficiles à comprendre, surtout pour ceux n’ayant pas vu Iron Fist… ce qui est quand même con, parce que c’est celle qui a été le plus critiquée (bon, elle a aussi battu les records de bingewatching, apparemment).

Dans l’ensemble, ça marche même sans l’avoir vu. J’ai adoré que les premiers épisodes prennent le temps de mettre en avant l’univers de chaque série, avec ses personnages secondaires et ses couleurs fortes. Nous ne sommes jamais perdus, même si le passage de l’une à l’autre est parfois troublant.

Le rythme est bon et mène à une réunion très réussie de l’univers de chacune de ces séries. La réalisation n’est jamais à bout de souffle, mais effectue un véritable marathon dans ces huit épisodes, pour rapprocher les séries avant de mieux les séparer.

Quant à l’intrigue, elle prend enfin tout son sens. J’ai mieux compris cette saison que certaines autres (et là, j’accuse surtout Daredevil de m’avoir perdu en chemin en saison 1) et de nombreux éléments restés en suspens dans les séries précédentes obtiennent enfin une explicitation. Aux néophytes et petites mémoires, je conseillerais de s’accrocher sur les trois premiers épisodes pour réussir à raccrocher tous les wagons, mais de toute manière, une fois la saison commencée, il est dur de s’arrêter.

Franchement, bon bingewatching à tous, car il sera dur de regarder The Defenders autrement. Je n’irai pas par quatre chemins, c’est un vrai coup de cœur, je l’ai dévorée et adorée.

Note moyenne de la saison : 18/20

Attention, spoilers ci-dessous !

01.pngÉpisode 1 – The H Word – 16/20
The war you fight is not here. It’s in New-York City.

La série commence directement dans l’action avec un combat au sabre qui confirme bien la présence de The Hand dans Defenders. Danny et Colleen ne sont pas encore totalement rentrés de leur escapade à K’un-Lun, la cité d’apprentissage de Danny, mais se retrouvent à parcourir des sous-sols et égouts bien sombres pour combattre une femme drôlement douée en arts martiaux… Elektra ? Elle est en tout cas au générique.

Un mot de ce générique : il est parfaitement hybride et combine plutôt bien l’ambiance de chacune des séries, mais je ne m’avoue pas trop convaincu pour le moment. Après huit épisodes, je serais sûrement à fond, mais je suis déjà bien heureux d’avoir vu passer le nom d’Elodie Yung, ce qui confirme que son personnage n’est pas mort.

Du côté de Jessica Jones, on retrouve le personnage sensiblement là où on l’avait laissée : elle se bourre dans les bars et n’est pas heureuse de sa victoire contre Kilgrave, là où Trish la voit comme une héroïne. C’est là le mot en H du titre, qui ne tarde pas trop à se faire entendre.

Dès que Luke Cage apparaît, l’ambiance de sa série se fait ressentir grâce à une musique rap bien choisie. Il est donc libéré de prison – ou plutôt il se libère de ses menottes tout seul. Il croise son avocat Franklin Nelson, autrement dit Foggy, ce qui est la première vraie interaction entre les séries dans Defenders. Oh bien sûr, Luke demande des nouvelles de Claire, mais celle-ci tarde à venir.

Enfin, Matt continue de vivre sa vie d’avocat/super-héros sans le moindre souci. Il gagne même le procès d’Aaron, un paralysé à qui il donne quelques conseils de vie. Cela constitue soit la première longueur, soit un élément d’intrigue qui servira plus tard. On retrouve assez vite Karen, qui ne semble pas si à l’aise que ça avec le héros.

L’introduction de chaque personnage occupe les quinze premières minutes mais resitue bien tout le monde et les capacités de chacun, c’est plutôt bien réussi. J’espère que la série ne traînera pas trop à réunir les personnages, car pour le moment, on tourne un peu en rond à enchaîner les personnages comme ça. En même temps, on sent bien que l’intrigue se met en place, autour de ce qu’il s’est passé au sanctuaire de Danny.

Ce dernier culpabilise bien sûr de ce qu’il s’est passé là-bas et fait quelques cauchemars sympathiques, qui inquiètent Colleen. Ce n’est jamais qu’un souci de plus pour ces deux-là, qui se demandent quand même qui était cette femme contre qui ils se battaient.

Il est temps pour la série d’introduire un nouveau personnage, joué par Sigourney Weaver. Même si elle est présentée en position de faiblesse et prête à mourir, il est assez évident qu’elle sera la méchante : il n’y a pas spécialement de place pour les gentils déjà présents, donc faut pas abuser. Bien évidemment, c’est le cas, et nous la retrouvons ensuite dans un parc où elle bavarde avec… Gao, la méchante d’Iron Fist. Bien évidemment. Gao semble lui obéir à la lettre, ce qui n’est pas très bon signe. Nous connaissons uniquement Gao comme une dirigeante avec peu de scrupules et un talent de manipulation assez fou.

Jessica rentre chez elle pour mieux trouver du boulot, avec une femme cherchant son mari et un appel anonyme qui lui dit de ne pas le chercher. C’était ce qu’elle avait prévu, mais avec cet appel, il est à peu près sûr qu’elle fera l’inverse et regardera qui est John Raymond. C’est effectivement ce qu’elle fait aussitôt, avec l’aide de Malcolm, bien sûr.

L’épisode suit le même rythme et enchaîne ensuite les scènes Jessica/Luke, avec un petit clin d’œil sympathiques. Du coup, les choses ne traînent pas pour Luke et Claire qui se retrouvent et ne prennent pas le temps de flirter, préférant coucher ensemble directement… si on peut appeler ça coucher. Bon, bien sûr, il a purgé sa peine mais souhaite reprendre tout de suite ses activités de super-héros, ce qui ne plaît pas trop à Claire.

De toute manière, elle n’a pas trop le choix car Misty débarque et demande à parler en Luke. Elle nous réintroduit assez bien l’ambiance qui règne à Harlem… c’est-à-dire que c’est le chaos et qu’elle compte bien sur lui pour remettre un peu d’ordre et pour devenir le leader que Pope était après la mort de la sœur de leur témoin. Ce n’est pas hyper clair pour ceux qui n’ont pas vu la série quand même – ou pour ceux, comme moi, qui ont la mémoire un peu courte.

Leur papotage était censé prendre peu de temps, mais elle envoie directement Luke jouer les bons samaritains auprès d’un jeue.

Matt et Karen prennent le temps de manger ensemble, c’est mignon, mais il semble y avoir toujours beaucoup trop de gêne entre eux. Il ne faut pas longtemps pour que Matt sente le besoin d’aller se confesser, le type de scènes qui ne m’avait pas trop manqué jusque-là.

Danny & Colleen reviennent à New-York, la maison de ses séries. Comme toujours, Jessica se retrouve impliquée dans quelque chose qui la dépasse, avec tout un tas d’explosifs dans l’appartement de la personne qui lui a passé le coup de téléphone anonyme.

Le cliffhanger est excellent avec un tremblement de terre qui ravage la ville, coupe l’électricité et relance le crime. Il est évident que cela va forcer nos héros à sortir de l’ombre pour s’occuper des pauvres gens en détresse, et c’est tant mieux !

En parlant de sortir de l’ombre, et sans aucune surprise après le générique, Elektra est bel et bien de retour à New-York, et elle est sous la main de… The Hand. Sans jeu de mots (bon, si, avec en fait).

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui réintroduit bien tout le monde et enchaîne les personnages de manière assez fluides. En revanche, il est étrange de retrouver l’ambiance et le look de chaque série (le bleu de Jessica, l’orange de Luke…) au sein d’un même épisode et de passer de l’un à l’autre. Il est dur de ne pas se surprendre à attendre le mélange entre les deux au plus vite. La fin donne envie d’enchaîner comme jamis, et ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu de faire.

02.pngÉpisode 2 –Mean Right Hook – 15/20
They’re saying the epicenter was in Hell’s Kitchen.

C’est un peu décevant, mais seul Matt se rend dans les rues pour tenter de contenir la situation chaotique de New-York. Cela fait une scène d’action plutôt réussie, mais j’espérais les voir tous entrer en action après ce cliffhanger. Finalement, la nuit est complétement ignorée par les scénaristes, ce qui manque un peu de crédibilité, mais qui permet de voir Matt hésiter à  reprendre son rôle de Daredevil.

Le lendemain, Trish retourne au boulot malgré l’incident pour mieux comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’un tremblement de terre, grâce à des appels… et des ordres assez clairs de sa hiérarchie.

Dans son coin, Misty entame une enquête… dans l’appartement où Jessica se trouvait la veille. C’est elle qui a donné l’alerte. La rencontre avec Misty est brève mais intense, avec le franc-parler habituel de Jessica qui est beaucoup trop drôle.

Au dojo, Danny s’inquiète toujours de rencontrer à nouveau ce ninja qui lui a mis la misère, et là, on entre clairement dans les longueurs habituelles des séries Netflix. J’espérais y échapper un peu avec la réduction à huit épisodes, mais c’était être trop optimiste, je crois !

Même s’il a promis à Claire d’y aller mollo, il est rapidement évident que Luke ne tient pas en place. Elle l’aide donc à trouver le nouveau repaire des criminels à Harlem. Leur couple fonctionne bien, mais pas aussi bien qu’avant depuis que j’ai vu Iron Fist. Dans cette série, elle ne fait presque pas référence à Luke et semble même flirter avec Davos, quand même. Luke mène donc son enquête dans son coin, une tendance à la mode chez nos Defenders, et j’attends les premières rencontres avec impatience. De toute manière, j’imagine qu’ils ne seront réunis qu’en moitié de saison.

Du côté des méchants, Gao passe son temps à s’inquiéter. C’est dommage, parce qu’elle passe de personnage vraiment réussi et effrayant à sous-fifre. Autant dire qu’elle perd en crédibilité au passage. Quant à la méchante dont nous n’avons toujours pas le nom, elle est convaincue qu’elle n’entame pas une guerre, mais qu’elle ouvre une porte. Allons bon.

Jessica continue de mener son enquête dans son coin et tombe sur Jeri, qui semble déjà jouer la grande sœur avec elle. Cela fait plaisir de la revoir en tout cas, même si elle s’inquiète beaucoup trop. Bon, elle a sûrement raison, parce que Jessica se retrouve au cœur d’une affaire terroriste d’envergure, et ça craint un peu. Il n’empêche qu’elle continue de chercher l’homme accusé d’être terroriste.

Matt et Foggy se retrouvent ensemble. Si l’ambiance entre eux est toujours aussi bonne, on sent bien qu’il y a une distance qui s’est creusé entre eux avec la saison 2. Foggy lui file du boulot, pour éviter qu’il ne fasse quelque chose de stupide et reprenne son délire de Daredevil. Cela fait avancer l’intrigue personnelle de Matt, mais pour l’instant, pas vraiment l’intrigue générale de la série.

La construction est toutefois bonne, avec Jeri qui rencontre ensuite Foggy pour l’avertir que Jessica va encore faire une connerie et se mettre dans la merde. Effectivement, ça ne tarde pas, quand elle rentre chez elle, John Raymond a pris en otage Malcolm.

Celui leur révèle qu’il vit dans la peur d’un groupe (il ne faut pas être sorcier pour savoir qu’il s’agit de The Hand, mais cette pauvre Jessica ne les connaît pas encore, trop occupée qu’elle était avec Kilgrave). Alors que la situation semblait tourner à l’avantage de Jessica, Elektra débarque et John se suicide. Bien, voilà qui est fait.

Jessica tente d’arrêter Elektra, mais c’est finalement elle qui se fait arrêter par Misty. L’interrogatoire se passe comme il se dérouler avec un témoin aussi chiant que Jessica et Matt débarque en plein milieu, se présentant comme… son avocat ! Sacrée rencontre bien perchée.

Dans leur coin, Danny et Colleen découvrent de nouveaux cadavres, ce qui leur permet de comprendre que The Hand est toujours beaucoup trop active à New-York. Nous, on sait bien que c’est Elektra qui est passée par là, et j’attends vraiment qu’on la revoit pour avoir plus d’infos sur ce personnage que j’adore. Danny comprend en revanche que le massacre new-yorkais est lié à K’un-Lun. On s’en serait douté, merci bien.

Alors qu’ils commençaient à s’ennuyer, une équipe de nettoyeurs débarque dans l’entrepôt. Danny et Colleen ne l’entendent pas de cette oreille et commencent le combat. Danny s’en prend donc à… Cole, le jeune protégé de Luke.

C’est con, parce que la première rencontre entre Luke et Danny (enfin !) est donc un combat, où Danny se fait martyriser un temps avant que l’Iron Fist ne mette Luke à terre. Bien. La police débarque et arrête Cole, Colleen a la bonne idée d’appeler Danny par son nom, donc on peut être sûr que Luke le trouvera facilement grâce à Claire.

Enfin, dernier cliffhanger, la méchante (Alexandra !) a pris en otage… Stick, le maître de Daredevil. Les deux semblent bien se connaître, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

L’avantage d’avoir quatre héros, c’est que l’on ne voit pas le temps passer. C’est assez fou : malgré quelques scènes plus lentes que d’habitude, ça avance plus vite grâce au changement de personnage… et d’ambiance. Les transitions de Defenders sont plutôt sympathiques dans l’ensemble, mais on a un peu de mal à voir toutes les ramifications pour l’instant. J’ai eu un peu plus de mal avec la réalisation de cet épisode, surtout dans les gros plans intensifs des parties liées à Jessica Jones. C’est un peu frustrant de ne voir que le visage des acteurs, jamais entièrement. Je sais bien que c’est le style, mais je suis pressé qu’on débouche sur un style propre à cette série, quitte à ne garder que le meilleur de chaque.

J’aime d’ailleurs beaucoup l’idée de former des duos pour l’épisode 3 avant de tous les réunir (j’ai parié depuis le début pour la réunion en fin d’épisode 4, comme la presse semble avoir reçu les quatre premiers épisodes). Le rythme reste bon malgré quelques lenteurs, mais sur Netflix, difficile d’attendre autre chose.

03.pngÉpisode 3 – Worst Behavior – 20/20
Who are you people ?

J’ai profité de ces cliffhangers bons mais pas horribles pour me faire une pause repas, mais j’ai enchaîné aussitôt après celui-ci avec l’épisode 3. Oui, je suis comme ça, moi.

Nous reprenons avec Alexandra au restaurant qui nous fait croire qu’elle a connu Constantinople – une jolie manière de nous faire comprendre qu’elle est revenue d’entre les morts elle aussi. Comme un homme débarque pour lui dire qu’ils ont trouvé le Black Sky, il faut comprendre que c’est un flashback : le corps d’Elektra a été retiré de sa tombe. Nous allons enfin avoir quelques explications sur le cliffhanger de la saison 2 de Daredevil et j’en suis très heureux. Comme je m’y attendais, c’est donc The Hand qui l’a ramenée à la vie, sous la direction d’Alexandra.

Le réveil ne semble pas des plus agréables, avec une Elodie Young recouverte de caramel. C’est beau. Assez clairement, la résurrection d’Elektra est plus violente encore que celle d’Harold dans Iron Fist, car elle n’a aucun souvenir. La vie sous la direction d’Alexandra n’est pas simple : elle réapprend à se servir d’armes, avec des réflexes intacts, plus rapidement qu’à parler. Ceci explique tout, car son entraînement est intense, la rendant capable de nous mettre à terre des ninjas beaucoup plus nombreux et armés qu’eux. Rien que pour cette longue introduction, la série valait le coup. Je suis peu objectif, mais la série réussit à m’offrir précisément ce que j’attendais d’elle ; même si je suis déçu de voir Elektra choisir de simples couteaux…

Aujourd’hui, Elektra aide Alexandra à torturer Stick. Celui-ci se coupe la main (eh, on se croirait dans du Marvel) et s’enfuit. Normal.

Jessica et Matt apprennent à faire connaissance, ce qui est tout à fait charmant. Comme la police n’a rien contre elle, Jessica préfère se casser que de faire confiance à son nouvel avocat. Je la comprends, mais ce n’est pas la bonne solution – de toute façon, Matt la suit à la trace grâce à son ouïe de dingue.

Loin de se laisser dicter sa conduite par la police, Jessica continue son enquête sur John Raymond auprès de sa veuve. Pas dupe, elle remarque qu’elle est suivie et elle n’aime pas beaucoup ça : bien sûr qu’elle est suivie, mais il n’est pas facile de se débarrasser de Daredevil. Difficile, mais pas impossible pour elle. Elle se retrouve à le suivre, mais il réussit à s’enfuir avant qu’elle ne prenne une bonne photo de lui.

Comme prévu, Luke retourne chez Claire et lui raconte tout ce qu’il s’est passé, y compris la partie où il s’est fait mettre à terre par un gringalet avec un poing qui brille. La scène qui suit est parfaite : Claire les présente l’un à l’autre et leur concours d’égo est à mourir de rire. J’ai juste adoré cette deuxième rencontre.

Les deux apprennent à se faire confiance et discutent, ce qui permet de retrouver aussi Claire et Colleen ensemble. Leur duo fonctionne toujours aussi bien. Malheureusement, du côté des héros, ça fonctionne moins bien : Luke fait la morale à Danny et lui met enfin les pieds dans ses baskets. C’est juste parfait comme scène, car ça met le doigt sur ce qui différencie le plus les deux : l’argent, la couleur de peau. C’est très exactement ce qui rendait les deux séries différentes et ça continue de bien fonctionner, avec un Luke Cage qui apprend la mort de Cole dans l’appartement de sa mère, qui perd donc son dernier enfant. Triste.

Après avoir reçu sa leçon de morale, Danny décide de se servir de sa fortune pour retrouver The Hand plus vite. Et ça va effectivement beaucoup plus vite de s’intéresser aux fonds de l’organisation criminelle qui lui permettent d’accéder directement à l’adresse dont il a besoin. Une fois n’est pas coutume, il décide comme un imbécile de s’y rendre seul. Il tourne en boucle le Danny et décide de se rendre à Midland Circle Financial, un immeuble dont l’architecte est… John Raymond.

Usant de ses capacités humaines, cette fois, Jessica réussit à obtenir la même information. Oh ça sent bon le nouveau duo, ça. Elle s’y rend donc pour mieux découvrir que Matt la suit toujours. Celui-ci lui détruit son appareil photo et lui vole son écharpe pour mieux aller aider Danny, qui n’a pas eu la meilleure des idées en se confrontant à The Hand tout seul.

Mal en point, il est sauvé de justesse par Luke. Et oui, je m’étais trompé, c’est bien dès cet épisode que nos quatre héros sont réunis de la meilleure manière possible : en se battant. Bon, si j’ai pu échapper à la bande-annonce, je n’ai pas pu échapper aux images de ce combat dans le couloir, mais il fonctionne encore mieux au sein de l’épisode. Les retrouvailles Luke/Jessica permettent aux quatre héros de savoir qu’ils sont dans le même clan et la réunion est ainsi expédiée à coups de « Long story »/ « Longer story ». C’est hyper efficace et ça laisse Matt se battre contre… Elektra. Qu’il ne reconnaît bizarrement pas immédiatement, preuve qu’elle est bien une enveloppe vide désormais. Danny débarque et met Elektra K.O sur un coup de chance. Voilà nos Defenders réunis pour la première fois dans le même ascenseur, celui de la bande-annonce que, j’avoue, j’ai vu et qui indiquait la date de diffusion de la série.

Pendant ce temps, le Stick a la bonne idée de débarquer au dojo et demander à rencontrer l’Iron Fist. Quel rythme ! Cet épisode prouve que l’idée derrière The Defenders était géniale et valait vraiment le coup. J’ai adoré la mise en place des dynamiques entre les différents membres du groupe et l’intrigue générale fonctionne à merveille. Du rythme, de la baston, des répliques percutantes et un groupe qui gère ? Il ne m’en faut pas plus pour adorer, mais quand en plus on m’ajoute Elektra dans le mix, moi, je dis oui.

04.pngÉpisode 4 – Royal Dragon – 20/20
Look, I’m not looking for super friends.

Oh lala la scène d’introduction est juste folle et expédie comme elle peut tout un tas d’informations. Le rythme y est vif : les Defenders se retrouvent dans un restaurant chinois qui espérait fermer tranquillement ses portes. Pendant que Danny négocie six mois de loyer avec le propriétaire (bah oui, évidemment) et que Matt vérifie que la porte de derrière est fermée, Jessica et Luke rattrapent le temps perdu.

C’est ensuite l’heure de la vraie rencontre entre tous, même si Matt refuse de leur donner son identité et que Jessica entend bien faire cavalier seul, parce que Jessica. Il est excellent de voir ces quatre héros, qui ont tous leur désir d’indépendance et un fort caractère, être confrontés à l’idée de devoir travailler ensemble. En plus, quand Danny nous ressort pour la énième fois qu’il est « the immortal Iron Fist », Luke lève les yeux au ciel plus haut que moi. Franchement, comment voulez-vous que je ne sois pas fan après ?

Les quatre partagent un rapide dîner lors duquel Matt décide enfin de leur faire confiance, grâce à la perspicacité de Jessica qui a vite compris à qui elle avait affaire. C’est propre comme scène, c’est tellement fluide que ça semble s’être écrit tout seul, et j’adore quand c’est le cas dans une série. Les répliques fusent à toute vitesse et je suis totalement accroché.

Le rapide dîner devient finalement un long repas lors duquel les Defenders apprennent à se connaître pour de vrai, donnant l’idée à Danny de former un groupe de justicier. Cela ne motive pas trop les autres, mais il est vrai que ça paraît évident dans la manière dont c’est amené par les scénaristes. De toute manière, ils n’ont pas trop le choix et sont interrompus par The Stick.

J’aime la manière dont la série prend la peine de faire entendre la voix de tout le monde sans imposer de leader – ce n’est pas faute de voir Danny essayer. The Stick a la bonne idée de débarquer, donc, pour leur raconter les pièces du puzzle manquantes : l’existence de The Chaste, l’armée d’Iron Fist dont celui-ci n’a jamais entendu parler alors qu’elle se faisait exterminer, ses liens avec Matt, le projet de The Hand. Oh, c’est un projet tout simple en même temps : il s’agit de détruire New-York, comme ils l’ont fait pour Pompei et Tchernobyl (ah oui, ben évidemment vu comme ça), avec l’un de leur projet servant leur intérêt personnel.

The Stick réussit tout de même à dire à Jessica de se la fermer, et c’est la goutte de trop. Elle se barre et même Luke ne parvient pas à la retenir cette fois. Pendant ce temps, Danny papote tranquillement avec The Stick et Matt, normal.

Jessica mène donc l’enquête de son côté pendant que The Stick reprend la mythologie des comics et nous explique enfin tout ce qu’il sait sur The Hand. Après deux saisons de Daredevil et une d’Iron Fist, il était temps. The Hand voulait donc apprendre à se servir du chi pour se soigner, mais cinq brebis galeuses en son sein ont eu la bonne idée de vouloir être immortelles. Voilà, ça aurait été plus simple de commencer explicitement par là quand même. Chacun des doigts de la main est parti dans son pays pour exercer une influence certaine : Madame Gao, donc, mais aussi Sowande en Afrique, Bakuto (tué par Davos dans Iron Fist, mais possiblement ressuscité depuis), Murakami et Alexandra. Pfiou.

Je suis bien content que toutes les informations soient sur la table, exactement comme Danny. Bon, Matt ne l’entend pas de cette oreille en revanche, car il sait que The Stick a un plan derrière la tête, comme toujours. Il n’a pas oublié qu’Elektra était morte comme ça en même temps. C’est vrai que Danny ressemble quand même à un grand gamin là, mais ça ne l’empêche pas de finalement sympathiser avec Luke. C’est parfait cette amitié entre eux, j’adore.

Daredevil et The Stick ont l’occasion de parler discrètement d’Elektra et il est une fois de plus rappelé qu’Elektra Natchios est le Black Sky, et que le Black Sky ne peut survivre. Bien. S’ils l’ont ramenée juste pour la re-tuer, je vais mal le vivre.

De son côté toujours, Jessica retourne chez sa cliente pour découvrir qu’elle est surveillée, soit disant par la police. Elle cogne plutôt que de parler, comme toujours, et comprend qu’elle est au cœur d’un complot international.

Elektra commence à se poser des questions sur son identité après avoir été (finalement) reconnue par Matt, mais son lavage de cerveau est tel qu’elle se laisse manipuler par Alexandra. On sent bien que ses souvenirs lui reviennent dans cet épisode, car le Black Sky se souvient de ses armes préférées… oh oui, j’attends qu’elle les retrouve.

Alexandra décide de réunir l’ensemble des branches de The Hand (c’est vrai que c’est quand même logique qu’il y en ait cinq, maintenant que j’y pense). Comme elle en est à la tête, tout le monde s’exécute et entre dans sa vendetta contre l’Iron Fist et ses acolytes.

Après tout ça, elle se rend donc au restaurant des Defenders pour tenter de convaincre Iron Fist de la suivre. Loin de l’écouter, celui-ci refuse de lui apporter son aide. Il n’en faut pas plus pour qu’Elektra soit appelée à la rescousse pour tous les mettre à terre.

Oui, mais non : Jessica a bien compris qu’elle ne s’en sortirait pas seule et elle est de retour, envoyant une voiture dans la tronche d’Elektra. Voilà qui conclue l’épisode sur un superbe cliffhanger de mi-saison avec l’équipe au complet prêt à se battre face à Elektra.

Très franchement, cette série s’en sort à merveille et je ne comprends pas les critiques négatives que j’ai pu voir dessus (j’ai surtout lu quelques titres, cela dit). Il y a absolument tout ce que j’en attendais, et même plus, car pour une fois, je trouve les enjeux véritablement clairs. Souvent, avec ces séries, je me sentais perdu dans les intentions ; particulièrement avec Daredevil, puisque mon attention se décrochait, j’avoue.

Ici, nous n’avons que huit épisodes et nous en sommes à la moitié. Les enjeux sont explicités, les informations données et il faut beaucoup moins de temps que d’habitude pour avoir une idée d’où l’on est et où l’on va. Et pourtant, comme d’habitude, ça repart loin dans la mythologie des comics. Rien à redire, et pourtant, nous n’avons même pas vus Claire (ni Colleen, ni Trish, ni Malcom, ni personne, en fait).

bonus groupe.pngÉpisode 5 – Take Shelter – 17/20
Elektra. That’s your name. Elektra.

 Loin de continuer sur le cliffhanger précédent, l’introduction de l’épisode nous montre l’ensemble des doigts de la Main (ouais, pour une fois, je la fais en français) se réunir au restaurant chinoiset entrer dans la bataille. Cela fait une jolie scène d’action où tout le monde cherche à kidnapper Danny. Ben oui. Travailler en équipe pourrait les aider, mais Matt a juste envie de parler à Elektra.

Bon, fut son état de Black Sky, la conversation se fait bien sûr entre deux coups. Chacun de nos héros se retrouve face à son propre combat et ça y va dans tous les sens. Luke se fait percuter par un camion, mais tous les autres parviennent à s’en sortir in extremis en empruntant les égouts. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était mouvementé, et réussi.

Ceci amène nos héros au dojo où Colleen vivait sa vie tranquille. Cela ne va pas durer : toute l’équipe y débarque et discute du meilleur plan à suivre. Comme dans l’épisode précédent, c’est fluide et ça passe très bien. Quand j’y pense, les scènes du restaurant auraient pu être longues, mais elles étaient pleines d’informations et de dialogues percutants, permettant de faire avancer les choses là où Netflix a pris l’habitude de ralentir le rythme. Finalement, ces huit épisodes sont une bonne chose, car ça fait cinq heures de moins à combler et on ne perd pas trop de temps dans ce début de saison.

Cela se confirme quand il est révélé que non, The Hand n’a pas mis la main (ces jeux de mots sont si simples) sur Luke, mais l’inverse. C’est Luke qui détient l’un des doigts de l’organisation, Sowande. Parfait.

Celui-ci leur révèle que The Hand a toutes les informations dont ils ont besoin sur eux, à commencer par leurs proches. Hop, tout le monde se barre, laissant Sowande seul avec The Stick pour le surveiller.

 Luke se précipite vers l’appartement de Claire pour empêcher qu’il ne lui arrive quelque chose. Évidemment. Claire est beaucoup trop parfaite comme toujours. Pendant que Luke lui dit de se dépêcher, Danny et Colleen discutent tranquillement dans leur voiture. Cette dernière semble reprocher à Danny de s’être enfin fait des amis, alors que c’était plus ou moins ce qu’elle voulait quand même.

Bien sûr, The Hand débarque à ce stade de l’épisode pour s’en prendre à Claire, Luke, Danny et Colleen. Cette dernière a même le droit d’être confrontée à… Bakuto, évidemment revenu d’entre les morts. Ah putain, je savais que c’était une mauvaise idée de pas cramer son corps quand Davos l’a tué. Si elle veut se battre, Bakuto lui propose de rejoindre The Hand. Bon, ça ne fonctionne pas bien sûr, il la blesse mais elle est sauvée par Luke. Bakuto et ses hommes s’enfuient après avoir teasé que la destinée de Danny ne faisait que commencer. Bien sûr. Beaucoup de « bien sûr » dans ce paragraphe, mais il faut dire que j’ai trouvé que ce n’était pas si bien écrit et plutôt prévisible. Et puis, la fuite de Bakuto, franchement, c’est abusé. Ils étaient quatre et ils n’ont rien vu, quoi.

De son côté, Matt s’inquiète pour Karen, qui prend assez mal le fait que Daredevil soit de retour. Le truc, c’est qu’il ne l’est pas vraiment – pas encore en tout cas, comme le souligne Matt. Il arrive assez vite à la convaincre de venir avec lui, mais c’est plus parce qu’elle sait de quoi The Hand est capable, je crois. Il se rend ensuite auprès du Stick qui lui dit de diriger le groupe des Defenders (sans le nommer, ça, c’est probablement pour l’épisode huit).

Matt refuse d’entendre ça et enfile son costume de Daredevil pour aller aider Jessica à sauver Trish. Sur place, ils sont confrontés vite fait à Murakami, mais ce que j’en retiens, ce sont les répliques de Jessica découvrant le costume de Daredevil. Elle est parfaite, définitivement.

Luke emmène Danny, Claire et Colleen au commissariat de Misty, où le plan est de réunir tous les pauvres mortels qui accompagnent nos superhéros. Il n’y a pas à dire, réunir tout le monde dans la même pièce, ça fonctionne à fond, surtout quand Trish et Malcolm s’interrogent sur les gens présents autour d’eux. Misty leur fait un petit speech et recherche surtout des informations, mais Colleen et Claire sont assez catégoriques pour refuser.

Dans l’entrepôt où Sowande est pris en otage, Daredevil cherche des informations sur Elektra sans les obtenir. Il révèle ainsi au groupe son passé avec elle, ce qui provoque quelques tensions dont Sowande profite pour s’échapper… Sauf que non, en fait, The Stick le décapite gentiment devant tout le monde. Bon appétit.

Dans tout ça, il n’empêche qu’Elektra s’est enfuie de son combat quand Matt lui a dit son prénom. C’est un problème pour The Hand, donc Alexandra prend le temps d’expliquer à Elektra qu’elle n’est rien sans The Hand et que si elle les trahit, ils la tueront sans hésiter. Sympathique. Quand les doigts de la Main se réunissent (bon, sans Sowande, forcément), en revanche, c’est bien pour parler de ça. Du coup, Alexandra perd le contrôle des trois, qui décident de leur propre plan à suivre.

Alexandra se précipite auprès de son Black Sky pour comprendre, mais il est trop tard : Elektra se souvient, se permettant une petite balade sur le toit où elle est morte, puis chez Matt, y compris dans son lit. Oh, elle récupère ses souvenirs petit à petit. C’est très exactement l’arc que j’attendais pour elle, je suis vraiment content de la direction choisie pour son personnage.

06.pngÉpisode 6 – Ashes, ashes – 18/20
The only thing we’re closer of… is death.

L’épisode débute sur une Alexandra qui déprime, tu m’étonnes.

De leur côté, les Defenders apprennent du Stick que Sowande n’était plus d’aucun intérêt pour eux : il leur a révélé que Danny était une clé, ce qui suppose qu’il peut ouvrir quelque chose. C’est simple comme bonjour, mais ça fonctionne bien (tiens, ça me rappelle même Buffy), surtout que ça les divise de nouveau. Danny a beau essayer de convaincre ses amis qu’il est innocent, certainement pas une clé et que le plus urgent est de s’attaquer à The Hand, il peine à les convaincre. Au point que ça finit en combat entre eux. Oui, les Defenders s’amusent bien à s’en prendre les uns aux autres, ce qui mène à un Danny inconscient, mis K.O par les trois autres à la fois.

Les trois autres qui doivent maintenant trouver un plan (il serait temps, parce dans ce méli-mélo d’actions, ils subissent plus qu’ils n’agissent). Sans vraie piste autre que celle de John Raymond, ils décident donc de suivre ce chemin pour voir où cela les mène. Cela permet à Matt de révéler que Midland Circle est l’endroit où se trouvait la bouche de l’enfer (Buffy, much ?) l’énorme trou béant au milieu de New-York qu’il avait découvert avec Elektra. Tu parles d’une piste.

Luke reste en arrière pour surveiller Danny, parce qu’il sait prendre un coup de poing, lui. Il refuse malgré tout de savoir ce qu’il va advenir du corps de Sowande, qu’il laisse au Stick. Ce dernier envoie la tête au reste de The Hand, ce qui les divise encore un peu plus. Alexandra ment sur le sort d’Elektra, regagnant ainsi la confiance de Gao, qui nous rejoue son numéro de manipulation habituel. Enfin ! Elle le fait même ensuite à Alexandra seule, c’est géniale.

De son côté, Elektra rêve et se souvient son passé, ce qui est une jolie manière de faire fondre mon cœur. Je les déteste pour ça, mais j’adore l’actrice et le personnage. J’ai toujours dit que j’étais faible quand il s’agissait d’elle. Elle trouve une info sur son passé et se barre de l’appartement de Matt… Juste avant que lui et Jessica n’y débarquent. J’aime beaucoup ce duo qui fonctionne bien, le franc-parler de Jess contrastant avec la manière de parler très posée et contrôlée de Matt.

Ce dernier choisit une fois de plus de mentir à Jessica, alors même qu’il fait équipe avec elle pour retourner voir la veuve de John Raymond, ça promet. De leurs interactions entre eux, j’ai surtout aimé voir Jessica comprendre que Raymond parlait de The Hand quand il s’est fait tuer, parce que oui, c’était « obvious », comme elle dit. Je l’avais dit moi-même dans ma critique, c’est merveilleux. Ils se retrouvent donc à parler à Lexi, la fille de Raymond. Bon, cela semble tout de même être une impasse, même s’il est sympa de voir Jessica raconter la vie de Matt et montrer qu’elle s’est renseignée sur lui.

Heureusement, Matt devine qu’il y a un piano dans la pièce (là, franchement, ça manque d’explication) et réussit à découvrir qu’il y a des plans dedans : ceux du bâtiment du QG de The Hand. Jessica découvre donc qu’il y a quelque chose en-dessous le bâtiment.

Une fois réveillé, Danny tente de convaincre Luke de le libérer pour aller combattre avec lui. Comme je l’espérais avant de commencer la série, ces deux-là deviennent potes et discutent du passé ensemble. J’adore l’idée de les voir se rapprocher comme ça, c’est ce qui les rend plus humains et plus cool à la fois.

Les scénaristes font tout de même d’une pierre deux coups : Elektra retrouve sa tombe et Alexandra retrouve Elektra. Cela permet d’enfin être un peu plus explicite sur la manière dont les morts sont ressuscités : The Hand utilisait un liquide trouvé à K’un-Lun il y a fort, fort longtemps. Le problème, c’est que c’est Elektra qui a bénéficié des dernières gouttes. Autrement dit, toute mort serait désormais définitive. Voilà qui change – et l’Iron Fist doit probablement ouvrir le coffre qui contient le reste du liquide (j’imagine le cœur de la montagne ? Oh lala, faut vraiment que je me mette à lire plus de comics). Elektra semble se laisser convaincre et retomber dans les mains de The Hand (je sais, j’abuse avec les jeux de mots).

Et cela tombe bien, parce qu’elle arrive pile à temps pour sauver la vie de Danny, qui s’avère menacé par Stick. De manière prévisible, celui-ci souhaite en effet tuer Danny pour se débarrasser au plus vite de The Hand : sans Danny, pas de clé, sans clé, pas de souci.

Nous voilà donc au milieu d’un combat entre Stick et Elektra, avec un Luke assommé par l’encens empoisonné de Stick. Danny lui-même finit inconscient, alors que Jessica et Matt se précipitent. Ce dernier arrive presqu’à temps, mais Elektra tue tout de même Stick, après l’avoir vu et reconnu. Oups.

Elle assomme Matt, puis Jessica, puis de nouveau Luke, le tout sans le moindre scrupule. Et hop, elle s’échappe avec Danny, donnant une large longueur d’avance à The Hand, et sauvant de justesse la vie d’Alexandra, menacée par l’un des doigts, forcément.

Le but de The Hand est donc de retourner à K’un-Lun pour récupérer l’elixir. Alexandra paraît avoir repris tout le contrôle, mais ce petit zoom pendant son speech final ne peut qu’indiquer qu’une chose : sa mort. Et ça ne manque pas, Elektra la tue après avoir récupérer son arme de prédilection. Le motif de cette mort ? Oh, Alexandra lui a tué de tuer Jessica Jones, Luke Cage et le diable d’Hell Kitchen, « peu importe son nom ». Et son nom, c’est Matthew. Et moi, je suis amoureux d’Elektra.

L’épisode perdait un peu en rythme, je trouve, exactement comme le précédent, mais cette fin promet un retournement de situation magistral pour les deux derniers épisodes. En plus, on se débarrasse en fin du Stick, et ça, ce n’est pas rien. Et puis, il y a quinze ans, Elodie Yung était une petite actrice française de rien du tout dans La Vie devant nous, puis dans Les Bleus : premiers pas dans la police, et là voilà qui se retrouve à décapiter une américaine mondialement connue dans la plus grosse coproduction Netflix/Marvel… Elle revient de loin, mais allez, les français en nous ne peuvent qu’être fiers, non ? Quoi ? J’essaye de vous vendre mon amour infini, car je sais que je ne suis totalement pas objectif.

07.pngÉpisode 7 – Fish in the Jailhouse – 16/20
Is sidekick a good look on me ?

Si j’aime tant Elektra, c’est parce que si tout le monde veut la manipuler, elle trouve toujours le moyen d’être celle qui a le dessus. C’est un peu ce que nous montre cet épisode dès le début avec un flashback voyant The Stick tentant de la convaincre de ramener Matt à sa cause et à celle de The Chaste, l’armée d’Iron Fist qui se bat contre The Hand. The Stick lui dit qu’il y aura bientôt plus de morts et qu’ils vont devoir s’en écarter… C’est raté : Elektra est morte, puis est revenue pour le tuer. Quant à nos Defenders, ils sont tous à terre alors que la police vient les cueillir. Sympa.

Jessica se réveille en salle d’interrogatoire avec Misty qui cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, ne pouvant fermer les yeux sur tout ça. Jessica se décide à parler, sans tout dévoiler pour autant, mais juste assez pour sauver ses fesses. Jessica, quoi.

Matt se réveille à son tour, complétement perdu et paniqué de ne pas connaître son environnement. Heureusement Foggy est là pour le lui expliquer. Matt reprend vite ses esprits et veut se barrer, malheureusement, Misty veille au grain et le garde au commissariat pour le faire parler à son tour.

Reste Luke, qui a eu droit à la plus forte dose de drogue. Il est confié au bon soin d’une Claire hyper inquiète et d’une Colleen qui l’est encore plus avec la disparition de Danny. Coupées de toutes informations, les deux amies tournent en rond et s’en veulent de s’être laissées mises à l’écart.

Luke finit par se réveiller et c’est le premier à parler à la police, quand Jessica et Matt avaient bien l’intention de se taire. Cela fonctionne bien au niveau des personnages, c’est toujours aussi fluide dans l’écriture, jusqu’au duo Karen/Matt ou Misty/Luke. Tout fonctionne très bien, surtout le besoin d’entrer en action de Colleen.

Foggy a la bonne idée de ramener à Matt son costume de super-héros, ce qui leur offre l’excuse parfaite pour se barrer du commissariat, ce qu’ils font sans plus tarder. Sans leurs portefeuilles, nos héros sont alors forcés de prendre le métro, ce qui est hilarant (par contre, Jessica qui vole une bière à un SDF… not cool).

Au commissariat, Misty se retrouve dans la merde car Luke s’est échappé sous sa surveillance, alors que Karen et Foggy continuent de s’inquiéter pour Matt. Pour ne pas arranger les affaires de Misty, elle se rend compte que Colleen aussi s’est barrée. C’est con pour Claire qui reste encore en arrière. Moi qui espérais la voir gagner du gallon dans cette série, je crois que c’est raté.

De son côté, Elektra a donc décidé de reprendre la main de The Hand (mouahahaha, je ne m’en lasse pas) et ça ne plaît pas aux trois doigts survivants qui lui expliquent que ce n’est pas si simple de gérer cette organisation. Oh, vous ne connaissez pas Elektra, mes petits.

Elle libère l’Iron Fist et prouve qu’elle connaît super bien Danny. Est-ce que c’est suffisant pour qu’il lui ouvre la porte ? Non, bien sûr que non, ce serait trop simple. Du coup, les deux commencent à se battre alors que le trio de héros est à la porte du bâtiment, bloqué par les trois doigts restants. Autant dire que c’est la merde, mais que c’est fou à suivre. Colleen débarque au milieu de l’action et aide à sauver Matt. Comprenant qu’ils sont dans la merde, les trois doigts se barrent, laissant les quatre gentils derrière… pour l’arrivée de Claire et Misty, cette dernière étant fin prête à les aider.

De son côté, Danny réussit à affaiblir Elektra en utilisant son poing. On sait comment ça finit : Elektra le manipule à la perfection et il ouvre contre son gré la porte qu’il ne voulait surtout pas ouvrir, tombant au fin fond d’un gouffre où gisait un dragon. Tu parles d’un cliffhanger.

Comme ça ne suffit pas, nous découvrons que Colleen est de retour avec pour intention de détruire le bâtiment en se servant des explosifs de John Raymond, volés au commissariat. Bien joué. Bien que ce soit du terrorisme et qu’ils ne soient pas vraiment certains d’eux, nos quatre héros, Claire et Colleen trouvent que c’est une bonne idée pour couper la tête de la main (ça n’a pas de sens, pas vrai ?).

Je n’ai pas vu l’épisode passer, mais c’est surtout parce que les combats lui retirent quelques minutes. Finalement, il ne s’est pas passé énormément de choses : les trois héros qui n’y étaient pas encore sont arrivés à Midland Circle, les trois doigts se sont barrés (histoire de laisser quelques histoires à raconter pour les séries originales, j’imagine) et Danny a ouvert la porte, même si on ne sait pas trop ce qu’elle est. Et c’est tout. Nous n’avons même pas vus Trish et Malcolm, alors que c’était l’occasion. Bref, c’était un bon épisode, mais je vais être un public difficile parce que le reste de la saison était à un niveau supérieur.

08.pngÉpisode 8 – The Defenders – 20/20
This is what living feels like.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode, putain. Comme je l’imaginais, la série s’est gardée pour son dernier épisode la révélation du titre. Oui, c’est déjà le dernier épisode, et il dure 56 minutes pour l’occasion. J’ai engouffré cette saison qui est passée beaucoup trop vite.

De retour à Midland Circle, nos héros décident sans surprise à l’unanimité et malgré les réticences premières de Luke qu’il faut bien tout faire péter. C’est une scène d’introduction un peu longue (qui justifie je pense l’augmentation du titre de cet épisode) qui nous montre bien que tous aspirent juste à reprendre une vie normale au plus vite et qui nous rappellent que tout ça s’est déroulé bien vite pour eux aussi : Jessica n’a même pas eu le temps de se changer dis donc.

Du coup, ce sont Claire et Colleen qui se chargent de mettre en place les bombes. Je n’aime pas bien la situation, surtout quand Colleen dit à Claire qu’elle est une bonne combattante, et inversement quelques minutes plus tôt. Et cela ne rate pas : elles tombent sur Bakuto. Colleen s’en charge, tentant de dissimuler la présence de Claire, mais Misty choisit ce moment magique et opportun pour appeler Claire qui n’est pas en silencieux. Et on s’étonne que mon portable soit TOUJOURS en silencieux après.

Karen et Trish passent un peu de temps à sympathiser. Il était temps que les deux journalistes apprennent à se connaître. Foggy et Malcolm débarquent alors pour leur dire que Hell Kitchen est mal barré, avec toutes les forces de police sur place et une évacuation en cours. Et oui, les flics ont compris que le C4 avait disparu. Pauvre Misty, elle va s’en plaindre la gueule et c’est bien pour ça qu’elle appelle Claire. Voyant que ça ne sert à rien de tenter de la raisonner, elle se démerde pour tenter de rentrer dans le bâtiment.

De son côté, Elektra est heureuse de découvrir qu’Alexandra ne lui avait pas menti… pour mieux être interrompue par Gao qui tente de la manipuler (et réussit à peu près). Pourtant, Elektra a clairement le pouvoir. Danny les écoute, sans pouvoir faire grand-chose maintenant qu’il a ouvert la porte. The Hand est désormais prête à retirer la substance dont elle a tant besoin.

Pendant ce temps, Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage découvrent un ascenseur et tentent d’alléger la situation comme ils peuvent. Ils comprennent bien vite qu’ils sont dans la merde, Matt se rendant compte qu’il y a trente hommes armés, Gao et Elektra qui l’attendent. C’est Jessica qui fait diversion avant de lancer les hostilités. Hop, on est repartis pour un combat, pendant que Colleen gère Bakuto comme elle peut et que Claire est aux prises avec des hommes de mains. Colleen la sauve in extremis, mais se prend un coup de sabre de Bakuto. C’est Misty qui réussit finalement à sauver la situation en débarquant avec trois nouvelles balles (elle tire toujours par trois, c’est assez magique).

En sous-sol le combat est tout bonnement dingue avec un traveling qui nous réunit nos Defenders qui comprennent qu’il faut qu’ils se cassent mais qu’ils ne peuvent laisser tout le complexe sans surveillance. Dans une ambiance Luke Cage, le combat continue jusqu’à ce qu’Elektra débarque à nouveau. Comprenant que sa chance est passée, Gao préfère disparaître dans l’ombre alors que les Defenders s’occupent du cas Elektra.

Misty a sauvé la vie de Claire une première fois, mais elle n’hésite pas à le faire une deuxième fois face à un Bakuto qui était à ça d’y arriver. J’aurais dû le voir venir, comme c’est Misty, mais je ne m’y attendais pas : elle se fait couper un bras par Bakuto dans l’opération, mais permet à Collen de nous décapiter une fois pour toute son ancien maître. Oh lala, cet épisode est fou et ne s’arrête pas en si bon chemin : avant de mourir, Bakuto a déclenché la bombe.

Heureusement Daredevil l’entend, malgré son combat contre Elektra. Il renvoie ses trois amis dans l’ascenseur, mais le combat n’est pas terminé pour autant, car il y a quelques hommes de mains qui veulent survivre aussi – tout en continuant de se battre malgré tout, ce qui est un peu con.

Nous en arrivons enfin à la confrontation Daredevil/Elektra que j’attendais tant. Le combat est beau et reprend la conversation commencée quelques épisodes plus tôt. Seulement, Elektra ne veut pas arrêter de se battre, car elle lui reproche sa mort. Alors que Matt fait tout ce qu’il peut pour la retenir de le tuer et la ramener du bon côté, elle casse l’ascenseur, forçant le trio dedans à escalader sa sortie. Ils y arrivent de justesse et tous parviennent à s’échapper de Midland Circle avant son explosion, à l’exception de Matt, Elektra, Gao et Murakami, ce dernier étant déjà bien mal en point (Jessica l’ayant fait tomber de l’ascenseur).

L’immeuble explose donc sur un dernier baiser entre Elektra et Daredevil. Bon alors, même si vous n’avez lu que la moitié de l’article, vous contentant de scroller vers le bas indéfiniment, je pense que vous imaginez à peu près l’état dans lequel cette fin a réussi à me mettre. Ils jouent beaucoup sur la corde sensible, en plus, en insistant bien sur l’absence de Matt. Cette porte vide, c’est quand même très bien vu de la part des scénaristes et très bien monté. À vrai dire, je m’en fiche un peu de Matt. La saison 3 est annoncée, je ne m’inquiète pas trop pour lui – ni pour Gao, parce qu’elle était en cliffhanger d’Iron Fist et nous n’avons vu ni Joy qu’elle manipulait, ni Ward (en voyage d’affaire, bien sûr) dans cette série. J’avoue avoir fait pause à ce moment de l’épisode, parce que comme toujours, je m’étais attaché beaucoup trop à Elektra et son couple avec Matt, et comme toujours ça finit mal. Mon côté masochiste, je pense.

Bien, il reste donc un quart d’heure pour conclure Defenders et surtout pour relancer les intrigues de chacun de nos héros vers la prochaine saison de chacune de ses saisons.

Trish nous vend des problèmes de construction pour rassurer les new-yorkais, Foggy annonce à Claire et Luke qu’aucune charge n’est retenue contre eux. Comme ça tombe bien. Claire fait plus que le remercier, ayant bien sûr une pensée pour Matt.

Certes, Misty a perdu son bras, mais elle est dans un hôpital qui appartient à Rand, donc Colleen (et moi) a bon espoir qu’elle s’en remette vite. On retrouvera Misty en forme, s’ils suivent bien les comics comme ils continuent.

Jessica et Luke finissent en bon termes, buvant un shot ensemble, mais cela s’arrête sur la promesse d’un café plus tard, teasant un possible crossover entre eux pour la deuxième série de cacune de leur série.

Danny avoue quant à lui à Colleen qu’il a bien l’impression que New-York est sa maison. Il serait temps, mais c’est une jolie boucle avec le premier épisode. Jessica termine sur la porte d’Alias Investigations qui se ferme, un joli clin d’œil à sa saison 1.

Karen et Foggy se retrouvent à l’Eglise, pleurant la mort de Matt et espérant irrationnellement sa survie, comme tous les fans de la série. Seulement, c’est Danny qui protègent désormais les rues de New-York la nuit. Quant à Matt ? Oh, il a bien survécu et est dans un couvent, sans qu’aucun signe ne soit visible d’Elektra ou de Gao (je suis sûr qu’elle a survécu, on en a besoin pour Iron Fist).

La série se termine sur son réveil et une certaine Maggie qu’il faut prévenir… Attention, spoilers venu tout droit des comics sur la saison 3 de Daredevil : Maggie, c’est ni plus ni moins que… la mère de Matt. Tu parles d’un cliffhanger réussi.

09.png

EN BREF – Cet article fait douze pages pour couvrir huit épisodes… Faut-il vraiment que j’affirme que j’ai adoré cette saison, qui m’a offert exactement ce que j’en espérais, et même plus ? Il y a bien quelques lenteurs et quelques arcs narratifs que j’aurais aimé voir développer (Claire, surtout ; l’utilisation du nom Defenders, aussi, mais ils ont choisi la voie de la discrétion et du secret ; la recherche de Davos, enfin, mais ce sera pour plus tard) plus longuement, mais dans l’ensemble, je suis hyper satisfait de ce coup d’essai. Aucune saison 2 n’est pour l’instant prévue, mais je ne peux m’empêcher d’espérer. Il est assez clair que nous aurons d’autres crossovers de toute manière : maintenant que tous se connaissent, il n’y a pas d’autres possibilités.

Très franchement, je dois avouer que la série est une excellente surprise : ils ont bien su reprendre l’univers de chaque série pour les réunir petit à petit et dans une dynamique de groupe parfaitement maîtrisée. Au niveau de l’intrigue, tous les petits éléments dispersés dans les cinq premières saisons Netflix/Marvel ont su trouver un sens, ENFIN pour certains, dans la série. Maintenant que The Hand est abattue pour un temps, je suis satisfait du résultat. Gros coup de cœur pour la série qui aurait pu tout aussi bien être un échec.

10.png

Et ensuite ? Oh le générique de fin est suivi d’une bande-annonce pour l’arrivée de la première saison du Punisher, en novembre. Ce sera long, mais en même temps, il y a de bonnes choses en stock. Maintenant que Matt est mort, Karen risque de bien flirter avec Frank. Franchement, j’ai encore plus hâte qu’avant, et je ne pensais pas que ce serait possible car ce n’est pas un personnage que j’affectionne particulièrement.

Oui, j’ai hâte de voir la suite des aventures Marvel/Netflix et j’espère que Disney ne va pas déconner et retirer Marvel de son contrat avec Netflix, ce serait une catastrophe. L’univers étendu qu’ils ont mis en place dans ces séries est juste dingue et a pris tout son sens dans ces huit épisodes, qui nous changent enfin de la structure en 13 épisodes devenue classique et sans surprise. Grosse réussite, je suis convaincu.

bonus Elektra.png
Et j’espère encore son retour pour la saison 3 de Daredevil (déso pas déso, comme on dit)…
Publicités

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s