American Horror Story Cult (S07)

Synopsis : Cette saison débute le soir de l’élection de Trump chez Ally, sa femme Ivy et leur fils Oz, mais aussi chez Kai et Winter Anderson (frère et sœur). Ces cinq personnages, de même que le Dr Rudy Vincent, vont lancer une nouvelle intrigue de onze épisodes dont le titre est « Cult » et qui devrait nous apporter quelques clowns.

Spoilers 7×03

03.jpgÉpisode 3 – Neighbors from Hell – 14/20
Just keep living your truth.

Comme c’est étrange, cet épisode qui commence par Laura Allen et ses phobies. Bon, elle s’appelle Rosie dans cette série, mais pour moi, elle sera pour toujours Lily des 4400. Elle ne sert qu’à faire une introduction sur les phobies et le psy, cependant. Elle a donc peur d’être enterrée vivante et les clowns ont l’extrême gentillesse de lui faire ce cadeau, à elle et à son mari.

Bien, il ne faut donc pas chercher très loin pour comprendre que le psy a son rôle à jouer dans le gang des clowns. Je le soupçonnais depuis le premier épisode, mais c’est un peu gros et répétitif après la saison 2. Vous me direz, c’est American Horror Story, je devrais m’y attendre.

Loin de tout ça, mais dans la même ville, Ally a tué Pedro et est en larmes. En même temps, un épisode de cette série où Sarah Paulson ne pleure pas, ce ne serait pas un épisode normal. La police décide de ne rien faire, parce que bon, de toute manière, ils voulaient arrêter Pedro et celui-ci n’est pas blanc, alors on s’en fiche, non ?

Voilà toute la subtilité dans laquelle se trouve désormais la série, et c’est lourd, franchement. Heureusement que l’intro était réussie, parce qu’autrement ça aurait été long. Ally passe donc de progressiste à conservatrice aux yeux de tous. Il faut dire qu’elle utilise à merveille son « white privilege » dans cet épisode et que le meurtre ne semble pas plus l’affecter que ça ; contrairement aux épisodes précédents.

Il y a donc des manifestations anti-Ally devant le restaurant et devant chez elle, parce que ses nouveaux voisins ne sont pas très fan de son acte qu’ils voient comme raciste. C’est beau et comme ils sont totalement cinglés, ils utilisent internet pour continuer à transformer les vies d’Ally et Ivy en enfer, leur envoyant des hommes nus chez elles.

Toute leur vie se transforme en Enfer et c’est beaucoup trop drôle : il y a également un camion qui envoie des produits chimiques sur leur jardin, elles apprennent par Beverly Hope, journaliste du coin, le meurtre de Rosie & son mec, leurs voisins offrent un animal à Oz, etc, etc. On passe donc d’une ambiance volontairement glaçante et terrifiante à… quelque chose de beaucoup trop parodique pour être crédible. C’est embêtant : la série vise l’horreur, mais elle me fait désormais beaucoup plus rire.

Du côté des voisins, rien ne va plus : le mari gay s’est trouvé un mec (le détective sur l’affaire Pedro) et sa femme se sent seule et délaissée. Elle se rend donc auprès de Kai pour faire un serment de petit doigt et ça manque de logique tout de même. Kai passe l’épisode à tourner autour d’Ally, s’assurant de faire prospérer l’insécurité autour d’elle tout en passant pour le protecteur bien rassurant.

Il a aussi droit au serment du petit doigt avec le mari gay qui lui dit espérer que sa femme meurt. Il n’en faut pas beaucoup plus pour deviner le cliffhanger de la semaine, mais bon…

Comme tout va finalement bien pour Ally et Ivy qui se sont même réconciliées avec Winter, elles décident de passer une super soirée familiale au restaurant ; pour mieux revenir et découvrir l’animal de compagnie se faire exploser aux micro-ondes. C’était mon plus gros fou rire de l’épisode, mais c’est parce que je dois être un peu vicieux… ou tout simplement parce que ça n’a aucune logique ni crédibilité.

Ally accuse immédiatement ses voisins, sans preuve, mais ceux-ci ont surtout l’air terrifiés d’apprendre qu’elles ont trouvé un smiley sur leur porte. S’ils savaient qu’ils en ont un aussi sur leur mur… Bref, Ally appelle la police, mais la police c’est le copain de son voisin, alors ce n’est pas très efficace.

Ce qui est sacrément efficace, en revanche, c’est une vidéo de Winter en train de masturber Ally dans son bain. Elle est envoyée à Oz qui se retrouve forcé de le montrer à ses mamans. Ivy le prend mal et décide de quitter la baraque.

Oui, mais non, parce que quand elle se décide à le faire, la police débarque sur les lieux : la maison voisine est pleine de sang avec un smiley, la voisine elle-même a disparu et le mari les accuse de s’en être pris à sa femme.

Bon, franchement, plus le temps passe moins cette saison parvient à faire peur. Tout au plus, elle me fait rire avec son montage d’événements loufoques et grossiers. Ils peuvent faire mieux, sérieusement. D’un autre côté, je suis forcé de constater que cette histoire de serial killer accroche bien… Cependant, si je veux une série procédurale sur un meurtrier en série, j’ai l’embarras du choix aussi. Je suis donc assez sceptique sur cette nouvelle saison, même s’il y a des choses que j’aime bien.

Je suis pressé qu’on avance et qu’on en sache plus sur le psy et sur le rôle de Kai vis-à-vis du groupe de clown. Après tout, l’ensemble est clairement lié. Je suis aussi curieux de voir si la série va poursuivre dans son ton définitivement réaliste cette année. C’est à peu près la seule vraie réussite de la saison, alors ça serait bien que ce soit le cas !

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison juste après son visionnage.

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Quoi ? C’était la meilleure image de transition possible.

Pour commencer, si je suis impatient de voir cette saison, je ne me suis que peu spoilé, ce synopsis en disant déjà trop pour moi. Je préfère de loin me garder toute la surprise, même si j’ai vu les trailers très esthétiques de la série lors du Comic-Con de San Diego. Il faut dire que les premiers trailers ne nous en disent jamais beaucoup, se contentant d’instaurer l’ambiance de la série. Et ça l’ambiance, j’accroche toujours bien.

Je ne peux donc pas dire grand-chose a priori de cette saison, même si le titre de son premier épisode est prometteur avec un retour (encore) à l’élection présidentielle. Cela ne pourra pas être pire que la saison 6 de Scandal qui a passé sa saison là-dessus.

Concernant American Horror Story, je suis mitigé. Je n’aime pas le format de l’anthologie qui me donne l’impression de recommencer chaque année une nouvelle série, mais qui enferme chaque fois les mêmes acteurs dans le même type de personnages. La saison 6 avait révolutionné le rythme de la série (plus court) et ces stéréotypes ; j’espère donc que la saison 7 fera de même, car c’et un cocktail qui avait merveilleusement bien fonctionné.

Si je suis surpris de voir la série revenir si tôt, ce n’est pas pour me déplaire car le mois de septembre serait un peu vide sans elle.

01Épisode 1 – Election Night – 18/20
She was supposed to win. Is this really happening ?

La fiction rejoint la réalité et offre dès la première seconde l’image la plus terrifiante de la série : Trump qui se présente à l’élection présidentielle. La série n’y va pas par quatre chemins, nous rappelant dans son introduction d’une minute l’enfer de la campagne présidentielle.

L’épisode, comme son titre l’indique, se déroule le 8 novembre 2016 et voit Trump devenir président. Too soon ? Probablement. Les réactions proposées sont légèrement excessives, avec un Evan Peters (Kai) aux anges et une Sarah Paulson (Ally) en larmes. C’est drôlement osé de remuer le couteau dans la plaie  comme ça et sans grande surprise, AHS est assez clairement pro-Clinton. Kai va jusqu’à se tartiner la face de biscuit apéro pour être aussi orange que son idole, ça en dit long.

Post-générique, nous reprenons sur un couple qui fait l’amour en plein air pour mieux être interrompu par Twisty, le clown de la saison 4. Oh. Je ne m’attendais pas à son retour et ça m’a collé quelques frissons, réveillant aussitôt ma coulrophobie. À leur place, je me serais barré en courant. En bon américain, le type décide de sortir son flingue, se fait égorger sous les yeux de la blonde de service qui reste assister à ça avant de se mettre à courir. OK, la série n’hésite pas à verser dans l’horreur la plus totale… pour rien, car c’est simplement un comic book lu par Oz, le fils d’Amy et Ivy. Amy se révèle être encore plus phobique que moi, ne supportant même pas la vue de Twisty.

Il faut dire que la pauvre Amy n’arrive plus à gérer ses phobies et se rend chez son psy pour tenter de les contrôler à nouveau : coulrophobe, claustrophobe, etc. Elle a de quoi faire, clairement. Son psy ne m’inspire pas confiance, même s’il est super sympa avec elle et lui prescrit des médicaments (qu’elle ne veut pas, mais dont elle a besoin).

Amy continue sa vie malgré ses phobies, allant même faire ses courses pour découvrir dans son quotidien des pro-Trump. Ce n’est pas toujours évident à gérer et c’est une peur bien plus pernicieuse que d’habitude. Cela déclenche ses phobies et hallucinations, puisqu’elle va jusqu’à voir des clowns sodomites et autres personnages masqués redoutables contre lesquelles ses bouteilles de vin ne peuvent rien.

Elle se précipite dans sa voiture, pour tomber sur un nouveau clown qui la terrifie tellement qu’elle jette sa voiture dans un poteau. Oui, ce sont des hallucinations, bien sûr, la police ne trouvant rien sur les caméras. Pour l’instant, difficile de savoir vers quoi se dirige la saison, mais j’aime cette peur insidieuse qui s’installe, avec l’intrigue politique de la saison ou Kai qui réclame le chaos pour restaurer l’ordre, affirmant que le citoyen lambda veut être apeuré, avant de lancer des menaces en l’air.

Ally et Ivy gèrent comme elles peuvent leur couple mis en crise par les élections et les phobies de la première, pour mieux vivre une agression homophobe de Kai. À la recherche d’une nourrice, elle se retrouve à embaucher Winter, sans savoir qu’elle est la sœur de cet agresseur au latte. Elles ne peuvent pas savoir non plus la relation totalement tordue qu’elle a avec Kai, à qui elle raconte tout par serment de petits doigts. Étrange.

Pas aussi étrange que Kai qui décide d’aller se faire tabasser par un groupe de routier en leur envoyant un préservatif plein d’urine. Pendant ce temps, Winter emmène Oz sur le Dark Web pour lui montrer des cadavres, alors qu’Ally perd totalement la boule en face de sa femme. Ivy la force donc à prendre ses médicaments

Chez elles, un camion à glaces s’arrête et quelques clowns en descendent pour mieux… aller tuer les voisins. Winter et Oz sortent donc de la maison pour aller voir ce qu’il se passe et Oz assiste à une troupe de clowns tuant les charmants voisins asiatiques que l’on a suivis en arrière-plan tout au long de l’épisode. Le problème, c’est que Winter contredit totalement Oz, disant qu’ils n’ont rien vu et qu’il a tout imaginé, à cause de sa BD.

Le cliffhanger voit Ally se réveiller aux côtés d’un clown et non d’Ivy, ce qui sera forcément balayé en un instant par un réveil lors du prochain épisode.

Cette saison gère plutôt bien pour l’instant, instaurant un cadre on ne peut plus réaliste avant d’y introduire l’horreur par touches légères : la phobie, les électeurs de Trump, la nourrice qui pose des questions gênantes et est psychopathe… Toutes les petites peurs du quotidien, donc. Je suis pressé de voir la saison se développer, mais elle part plutôt très bien pour l’instant. Cela aide que je me suis réconcilié avec le jeu d’actrice de Sarah Paulson ces dernières années, car je ne l’aimais tellement pas dans les premières saisons que j’avais du mal à accrocher.

Enfin, je l’attendais sans oser l’espérer, mais cet épisode me valide aussi le point « retweet » et « tweet » du Bingo Séries 5, juste à temps. Et ça, c’est très chouette.

02.pngÉpisode 2 – Don’t Be Afraid of the Dark – 14/20
Scream and I kill you

Je le savais, mais j’ai sursauté en voyant le clown dans le lit car j’ai fait play d’un œil distrait. Ally se précipite auprès de sa femme dans la cuisine pour lui demander de l’aide et celle-ci la croit immédiatement, montant avec un couteau. Euh, oui, bon, si ta femme est phobique et passe une semaine à voir des clowns partout, tu t’attends à ce que sa crise au milieu de la nuit soit une crise, non ?

On enchaîne ensuite sur un cauchemar d’Oz qui voit à son tour des clowns un peu partout. Si la scène est en elle-même flippante avec ma légère coulrophobie, je trouve que ce début d’épisode n’est pas franchement à la hauteur avec deux hallucinations en cinq minutes. Ce n’est pas la première fois de la saison qu’on y a droit et l’on a du mal à voir où ça va exactement.

Les deux ont droit à de nouveaux voisins louches, ce qui inquiète Ally. Ils sont pourtant on ne peut plus sympathiques avec un sens de l’honnêteté perturbant. Beaucoup trop bavards, ils ralentissent le rythme de l’épisode avec leurs histoires personnelles plutôt marrantes. Ally devient rapidement insupportable en ce qui les concerne, ayant peur d’absolument tout.

L’épisode s’intéresse aussi à Oz. Winter se débrouille pour le terroriser tout en gagnant sa confiance, afin qu’il lui confie ses peurs dans le même serment de petits doigts étranges qu’elle faisait avec Kai la semaine dernière. Le fait qu’il lui confie ses peurs est censé les rendre plus forts tous les deux. Le serment en lui-même est sympathique, mais là encore, j’ai du mal à voir vers quoi se dirige.

Du côté de Kai, on continue dans l’intrigue politique. C’est sans surprise qu’il se victimise après son agression. Il en profite même pour réclamer un poste au conseil municipal maintenant que le précédent occupant est mort. Il entre donc en campagne, jouant autant que possible du climat d’insécurité de sa ville, qu’il instaure lui-même… C’est d’une subtilité redoutable.

Au restaurant, Ivy s’absente de la cuisine pour gérer l’administratif, ce qui permet une fois de plus de montrer le climat politique inquiétant. La nuit suivante, l’alarme se déclenche et c’est Ally qui s’y rend parce qu’Oz n’est pas rassurée de rester seul avec elle – sympa le gamin. Bien sûr, elle tombe sur un meurtre, sinon ce n’est pas drôle. Le meurtre de Roger est la parfaite excuse pour accenteur le climat d’insécurité avec Pedro, un immigrant, comme suspect évident. Ivy fait ce qu’elle peut pour rassurer Pedro, tout en se retrouvant dans ses dettes jusqu’au cou.

Une semaine plus tard, Ivy s’inquiète pour Ally qui veut renforcer la sécurité de sa maison et appelle son psy. Celui-ci découvre qu’Ally est en roue libre et a carrément emprunter un flingue à ses nouveaux voisins. Ne pouvant rien raconter à Ivy, il se montre simplement peu rassurant là où tout dans l’attitude d’Ally crie à la catastrophe à venir.

Cette situation permet à Winter de se faire embaucher à plein temps et de continuer à manipuler Oz… et séduire Ally avec un bain moussant extrêmement érotique. Celui-ci est interrompu par… une coupure de courant que le voisin gay leur annonce être un attentat. Du coup, forcément, Winter décide de se barrer récupérer ses affaires.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Ally soit terrifiée, surtout que son portable est mort et qu’elle ne sait pas encore qu’un clown se balade dans la maison. Elle se barricade donc autant qu’elle peut, ce qui est probablement une erreur puisque les clowns sont chez elle. Elle finit par tomber nez à nez avec l’un d’eux après avoir découvert que le courant de la maison a été volontairement coupé.

Elle sort donc son flingue et Pedro étant en route vers chez eux, il ne fait aucun doute que le pauvre va y passer. C’est effectivement le cas, puisqu’il arrive pile au moment où Ally ouvre la porte pour s’enfuir.

Grosso modo, cet épisode s’amuse à instaurer l’inquiétude dans la banalité et jouer de l’insécurité, thème ô combien central de la politique occidentale. C’est un bon gros pamphlet sociétal et politique pour dénoncer le racisme américain et la manipulation des images. J’aime beaucoup l’idée en elle-même, mais l’exécution n’est pas aidée par les personnages, à commencer par celui d’Ally. Ses phobies la rendent difficile d’accès et donnent l’impression d’une parodie plus qu’autre chose. Je dis que c’est un gros pamphlet, et c’est effectivement le problème : c’est trop gros.

La peur passe bien, certes, mais l’effet de réel voulu est vraiment mis à mal après seulement deux épisodes. Bref, c’est du American Horror Story inspiré par le quotidien plutôt que par des légendes urbaines. Pourquoi pas, mais ça peine à trouver une direction précise pour l’instant et l’ambiance risque fort de ne pas être suffisante pour garder l’attention tout au long de la saison, car ça en fait des caisses pour pas grand-chose.

03.jpgÉpisode 3 – Neighbors from Hell – 14/20
Just keep living your truth.

Comme c’est étrange, cet épisode qui commence par Laura Allen et ses phobies. Bon, elle s’appelle Rosie dans cette série, mais pour moi, elle sera pour toujours Lily des 4400. Elle ne sert qu’à faire une introduction sur les phobies et le psy, cependant. Elle a donc peur d’être enterrée vivante et les clowns ont l’extrême gentillesse de lui faire ce cadeau, à elle et à son mari.

Bien, il ne faut donc pas chercher très loin pour comprendre que le psy a son rôle à jouer dans le gang des clowns. Je le soupçonnais depuis le premier épisode, mais c’est un peu gros et répétitif après la saison 2. Vous me direz, c’est American Horror Story, je devrais m’y attendre.

Loin de tout ça, mais dans la même ville, Ally a tué Pedro et est en larmes. En même temps, un épisode de cette série où Sarah Paulson ne pleure pas, ce ne serait pas un épisode normal. La police décide de ne rien faire, parce que bon, de toute manière, ils voulaient arrêter Pedro et celui-ci n’est pas blanc, alors on s’en fiche, non ?

Voilà toute la subtilité dans laquelle se trouve désormais la série, et c’est lourd, franchement. Heureusement que l’intro était réussie, parce qu’autrement ça aurait été long. Ally passe donc de progressiste à conservatrice aux yeux de tous. Il faut dire qu’elle utilise à merveille son « white privilege » dans cet épisode et que le meurtre ne semble pas plus l’affecter que ça ; contrairement aux épisodes précédents.

Il y a donc des manifestations anti-Ally devant le restaurant et devant chez elle, parce que ses nouveaux voisins ne sont pas très fan de son acte qu’ils voient comme raciste. C’est beau et comme ils sont totalement cinglés, ils utilisent internet pour continuer à transformer les vies d’Ally et Ivy en enfer, leur envoyant des hommes nus chez elles.

Toute leur vie se transforme en Enfer et c’est beaucoup trop drôle : il y a également un camion qui envoie des produits chimiques sur leur jardin, elles apprennent par Beverly Hope, journaliste du coin, le meurtre de Rosie & son mec, leurs voisins offrent un animal à Oz, etc, etc. On passe donc d’une ambiance volontairement glaçante et terrifiante à… quelque chose de beaucoup trop parodique pour être crédible. C’est embêtant : la série vise l’horreur, mais elle me fait désormais beaucoup plus rire.

Du côté des voisins, rien ne va plus : le mari gay s’est trouvé un mec (le détective sur l’affaire Pedro) et sa femme se sent seule et délaissée. Elle se rend donc auprès de Kai pour faire un serment de petit doigt et ça manque de logique tout de même. Kai passe l’épisode à tourner autour d’Ally, s’assurant de faire prospérer l’insécurité autour d’elle tout en passant pour le protecteur bien rassurant.

Il a aussi droit au serment du petit doigt avec le mari gay qui lui dit espérer que sa femme meurt. Il n’en faut pas beaucoup plus pour deviner le cliffhanger de la semaine, mais bon…

Comme tout va finalement bien pour Ally et Ivy qui se sont même réconciliées avec Winter, elles décident de passer une super soirée familiale au restaurant ; pour mieux revenir et découvrir l’animal de compagnie se faire exploser aux micro-ondes. C’était mon plus gros fou rire de l’épisode, mais c’est parce que je dois être un peu vicieux… ou tout simplement parce que ça n’a aucune logique ni crédibilité.

Ally accuse immédiatement ses voisins, sans preuve, mais ceux-ci ont surtout l’air terrifiés d’apprendre qu’elles ont trouvé un smiley sur leur porte. S’ils savaient qu’ils en ont un aussi sur leur mur… Bref, Ally appelle la police, mais la police c’est le copain de son voisin, alors ce n’est pas très efficace.

Ce qui est sacrément efficace, en revanche, c’est une vidéo de Winter en train de masturber Ally dans son bain. Elle est envoyée à Oz qui se retrouve forcé de le montrer à ses mamans. Ivy le prend mal et décide de quitter la baraque.

Oui, mais non, parce que quand elle se décide à le faire, la police débarque sur les lieux : la maison voisine est pleine de sang avec un smiley, la voisine elle-même a disparu et le mari les accuse de s’en être pris à sa femme.

Bon, franchement, plus le temps passe moins cette saison parvient à faire peur. Tout au plus, elle me fait rire avec son montage d’événements loufoques et grossiers. Ils peuvent faire mieux, sérieusement. D’un autre côté, je suis forcé de constater que cette histoire de serial killer accroche bien… Cependant, si je veux une série procédurale sur un meurtrier en série, j’ai l’embarras du choix aussi. Je suis donc assez sceptique sur cette nouvelle saison, même s’il y a des choses que j’aime bien.

Je suis pressé qu’on avance et qu’on en sache plus sur le psy et sur le rôle de Kai vis-à-vis du groupe de clown. Après tout, l’ensemble est clairement lié. Je suis aussi curieux de voir si la série va poursuivre dans son ton définitivement réaliste cette année. C’est à peu près la seule vraie réussite de la saison, alors ça serait bien que ce soit le cas !

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2 réflexions au sujet de « American Horror Story Cult (S07) »

  1. Je suis beaucoup moins charmée par ce premier épisode que toi. Diaboliser tous les électeurs de Trump et faire ressembler Hilary Clinton à un ange déchu, je trouve ca moyen niveau subtilité hein (si tout était blanc ou noir dans le monde, on le saurait). Je comprends pas trop si Murphy essaie de caler ses convictions politiques au milieu mais s’il étale ça sur toute la saison, y’a moyen que ca me gonfle rapidement.
    Ensuite, Sarah Paulson m’a exaspéré pendant quarante minutes. Ok, elle a des phobies, mais est ce qu’on est obligé de lui en donner un cargo entier ? Entre les clowns, les trous, les coraux… J’ai envie de dire « leule ». Desfois, la nature s’acharne mais QUAND MÊME, faut pas abuser non plus. Et puis ces effets de zooms cheaps au possible pour dire « AH ATTENTION, regardez bien, elle a une attaque de panique »…

    Bref, j’suis pas pressée de voir la suite, contrairement à l’année dernière. Roanoke m’avait beaucoup plus accrochée et hypée dès le premier épisode.

    Aimé par 1 personne

    1. Clairement, venant de Murphy, je ne m’attendais pas à autre chose en matière de politique et, oui, je pense que ça va s’étendre sur la saison car Hollywood n’a pas digéré la défaite de Clinton. Après, côté « peur », je pense qu’en tant que non américains, on passe à côté, mais j’imagine la même chose avec Le Pen présidente par exemple et je vois bien l’idée de fond qui est de montrer que la peur est présente partout, dans le quotidien (Han bouuuh je parle politique). J’ai adoré la scène un peu méta où Kai dit que les gens veulent avoir peur…
      Les trous et les coraux, c’est la même phobie :p j’ai connu une phobique qui cumulait également et ça m’a sûrement influencé sur le visionnage de cet épisode. J’ai détesté le jeu de Paulson pendant des années, ça risque de me retomber dessus 😅

      Roanoke était parfaite aussi !

      Aimé par 1 personne

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