The Orville (S01)

Synopsis : Cette série futuriste raconte les aventures du Capitaine Ed Mercer (Seth MacFarlane) et de son équipage à bord du U.S.S Orville alors qu’ils sont confrontés aux merveilles et aux dangers de la vie dans l’espace. Les petits tracas et problèmes du quotidien de l’équipage apportent également une touche plus légère à l’ensemble, permettant à The Orville d’osciller entre drama et comédie…

Spoilers 1×08

08.jpgÉpisode 8 – Into the Fold – 16/20
Most of space is empty, so our chances are good.

Claire a donc deux fils avec elle sur le vaisseau, et on en avait à peu près aucune idée avant cet épisode. Il était temps de s’attarder plus sur son personnage car je crois qu’on commence à faire le tour de chaque personnage dans cette saison. C’est d’ailleurs mon deuxième épisode en peu de temps, mais avec tout le retard que j’ai accumulé partout, ça ne peut pas me faire de mal.

L’épisode nous montre une Claire débordée par ses enfants, ce qui est amusant car elle contrôle souvent l’équipe alors que ce n’est pas son rôle. Il est intéressant de la voir partir en vacances avec eux, mais malheureusement pour elle qui espérait partir avec John, elle se retrouve coincée dans un vaisseau avec Isaac voulant comprendre le fonctionnement de sa dynamique familiale. Pas gagné.

Les enfants sont insupportables dans le vaisseau qui bien sûr rencontre un problème et se retrouve à des années lumières de là où il devait se rendre suite à un accident largement aidé par les enfants de Claire se chamaillant.

J’ai adoré l’idée de base de cet épisode qui organise rapidement un crash sur une planète totalement inconnue, séparant au passage Claire de ses enfants et Isaac. Forcément. L’actrice s’en tire à merveille et l’épisode nous développe aussi la personnalité robotique d’Isaac et ça marche à fond là aussi.

Isaac prend les décisions les plus rationnelles, mais les moins relationnelles, abandonnant les enfants pour retrouver Claire. Malheureusement, celle-ci se fait kidnapper rapidement par un « monstre », un homme bien malade, qui, comme d’habitude, a au moins la sympathie de parler un anglais impeccable – alors même que nous sommes sur une planète jamais visitée auparavant, mais Claire a un traducteur automatique ; ceci explique cela.

Pendant ce temps, les enfants ont le droit à une jolie frayeur mais sont secourus au dernier moment par Isaac, qui tente ensuite de réparer le vaisseau alors que les garçons continuent de s’engueuler, surtout par rapport au jeu vidéo de Marcus, le plus grand.

J’ai beaucoup aimé la relation qui se met en place pour ce trio, Isaac devenant plus humain par moment, mais étant rappelé par sa nature ensuite. C’est très intéressant à voir alors qu’ils sont pourchassés par des cannibales : la planète est en manque de nourriture, comme le geôlier de Claire lui explique. Celle-ci ne se laisse pas impressionner pour autant et trouve le moyen de s’échapper… ou du moins, c’est ce qu’elle espère, avant de découvrir que sa chambre se situe beaucoup trop en hauteur pour s’enfuir par la fenêtre.

La deuxième journée s’achève pour tout le monde avec un Isaac qui raconte aux enfants leur propre histoire… avant de prendre la voix de Claire pour les endormir avec un conte. Le lendemain, le petit se réveille malade : il est tombé la veille dans de l’eau infectée.

Claire ne désespère pas de s’enfuir et charme son geôlier pour s’assurer qu’il quitte les lieux et récupérer de quoi contacter les enfants et Isaac. Elle apprend ainsi le sort de Ty (ouais, bon, je n’ai pas cherché l’orthographe j’avoue) et se motive encore plus à s’enfuir pour les retrouver, surtout que Marcus s’excuse pour les méchancetés qu’il lui a dit sous le coup de la colère.

Elle trouve un couteau dont elle se sert pour agresser son geôlier, qu’elle parvient ensuite à tuer avec son propre fusil. Loin de perdre le Nord dans sa fuite, elle tue également un des cannibales pour trouver un remède médical, sans prendre conscience qu’elle est poursuivie par bon nombre d’hommes malades.

Claire rejoint rapidement le trio et perd malheureusement tout espoir de voir Ty survivre quand Isaac ne parvient pas à récupérer suffisamment de courant pour contacter l’Orville. C’est en tout cas ce qu’il pense.

Du côté de l’Orville, la mission de sauvetage pour Claire est ralentie par une mise à jour du vaisseau et les calculs de localisation à faire à la main, ce qui est une jolie justification du retard que prend l’Orville et explique le temps que passe Isaac à s’occuper des enfants. Le vaisseau prend malgré tout la décision de suivre la navette de Claire et Isaac. Ils arrivent dans le bon système solaire, mais ont beaucoup de planètes à visiter pour trouver celle du crash. Heureusement, ils reçoivent le bref signal d’Isaac et arrivent à temps pour aider Isaac et Marcus à tirer sur les cannibales à leurs portes.

Oui, oui, Marcus est forcé de tirer, c’est toujours rassurant. L’Orville étant là, Claire trouve le vaccin pour la maladie qui ravage cette lune. C’est ainsi que l’épisode se termine, avec toutefois un rapprochement entre Claire et Isaac, devenant désormais une partie de sa famille comme les garçons l’adorent.

Simple et efficace, cet épisode permettait de s’attacher plus à Isaac apprenant les comportements humains et prenant la main de Claire quand elle imagine perdre Ty, mais aussi de Claire, qui était déjà un personnage que j’adorais avant. S’il était un peu moins bon que les précédents, il n’en restait pas moins un agréable divertissement.

Ci-dessous mon avis sur chacun des épisodes de cette saison.

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Pour commencer, il faut bien que je sois honnête : je ne teste la série que pour Adrianne Palicki, parfaite dans Agents of SHIELD. Le reste du casting a sa réputation aussi, que ce soit Seth MacFarlane ou Victor Garber (uniquement là en guest-star). Toutefois, pour me convaincre, The Orville a encore beaucoup à faire : vendue comme une parodie de la franchise Star Trek que je n’ai jamais vraiment suivie, la série risque d’enchaîner des références qui me resteront obscures. Je sais que ça peut ne pas être gênant : je rate une grosse partie des références cinéma de Community ou Wrecked et je suis plié en deux à chaque épisode.

En revanche, là où la série commence mal, c’est que face à son trailer, je m’attendais à une comédie au format 22 minutes. En fait, il s’agit d’une série classique de 44 minutes, et là, j’en suis déjà à me dire que je ne sais pas si je resterais toute la saison. Bref, en ce qui me concerne, ça passe ou ça casse pour The Orville !

Première nouveauté de la saison 2017-2018 (il m’en faut bien une), elle a au moins pour elle de ne pas déjà souffrir de la comparaison avec d’autres pilots. Je me lance et on verra bien.

Avis sans spoiler :

Le pilot de cette série est sympathique sans être exceptionnel, divertissant sans être révolutionnaire. The Orville se cherche encore dans ce premier épisode, oscillant entre scènes sérieuses et contrepoints comiques qui tombent parfois à plat. Concrètement, il y a les bases d’une série qui pourrait devenir excellente une fois qu’elle aura appris de ses erreurs et trouvé véritablement son rythme. Si elle se veut futuriste, les décors en carton-pâte, l’écriture et la réalisation offrent de très bons clins d’œil geek aux séries des années 80, et il n’y a pas besoin d’être fan de cette époque pour s’en rendre compte et les apprécier. Pleine de bons sentiments, la série vaut la peine d’être vue au moins pour se faire une idée. Pour l’instant, je pense la continuer, car elle a le potentiel de devenir excellente et me fait me rappeler de ma période Stargate… ou de celle Power Rangers. Feel good, pas prise de tête et capable de surprendre si elle évolue bien, avec une musique et des effets spéciaux sur lesquels je n’ai rien à redire, au contraire : visuellement, c’est impeccable.

Et je vous propose d’arrêter ici votre lecture si vous ne voulez pas être spoilé ; car la suite est une critique détaillée par épisode !

01.pngÉpisode 1 – Old Wounds – 15/20
There is no pizza party, I repeat, there is no pizza party.

La série commence en 2418 et a tout du cliché futuriste que j’en attendais, avec des voitures volantes au cœur d’un New-York on ne peut plus modernisé. Le capitaine Ed rentre chez lui et tombe sur sa femme au lit avec un alien, qui lui explose au visage (je vous laisse saisir par vous-même la référence).

Un an plus tard, nous retrouvons Victor Garber qui offre un vaisseau à Ed et nous explique que l’année de celui-ci n’a pas été la meilleure. C’est même carrément sa dernière chance professionnelle : l’Orville est un vaisseau d’exploration et il a beaucoup de chance d’en prendre le commandement.

Pour son début, l’humour de la série est moyen, un peu trop décalé, avec des dessins de pénis ou des billes qui ne sont pas des bonbons. Disons qu’il va falloir un temps d’adaptation pour juger si c’est drôle ou pas, mais au début, ce fut… étrange, pour ne pas dire lourd.

Ed embauche son meilleur alcoolique et pas vraiment au top du sérieux, Gordon. Il débarque sur l’Orville avec lui et rencontre son équipe, ce qui permet d’en faire l’introduction, avec un humour macho (mauvais point, ça fait longtemps que ce genre de blagues est usé en ce qui me concerne) mais un casting de personnages variés, notamment en ce qui concerne les races d’aliens. C’est plutôt une bonne chose, ça, surtout que ça permet de donner quelques caractéristiques de base à chacun, histoire de les distinguer les uns des autres côté caractères. L’équipe apprend à faire connaissance, il y a de bonnes blagues aussi, comme le docteur qui n’est là que parce qu’elle s’attend à voir Ed rater.

Il manque un premier officier, mais la bande annonce nous a déjà tous spoilé sur son identité, de toute façon : il s’agit de l’ex-femme d’Ed. La surprise marrante est qu’elle a demandé à être là, alors que lui préférerait pouvoir l’éviter, mais ne peut pas. Les retrouvailles se passent bien évidemment plutôt mal, mais il est dur de trouver l’engueulade sérieuse et crédible quand la série s’obstine par ailleurs à balancer de l’humour  au milieu de situations sérieuses et que tout se passe dans un futur en carton-pâte.

La première mission d’Orville devait être le largage de marchandises, mais rien ne se passe comme prévu arrivé à Epsilon 2. En effet, ce n’est pas de marchandises dont ils ont besoin, mais de protection contre des aliens. Des aliens, il y en aura tout plein dans 320 ans, tellement d’ailleurs que ça devient dur de trouver tout cela crédible, mais bon, c’est dans trois siècles et la société évolue vite.

Tellement vite que sur Epsilon 2, une planète terrain de jeu pour les scientifiques, on s’amuse à faire passer un mois dans une bulle quantique pour vieillir des bananes. Je dois avouer que la série a eu mon premier sourire à ce moment-là, les blagues entre le couple principal fonctionnant à merveille.

Nous arrivons alors au moment d’action, avec le vol logique de cette nouvelle technologie et des méchants dignes des Power Rangers. Tout cela est convenu, mais c’est pétri de bonnes intentions, avec de bonnes blagues qui vont parfois jusqu’au méta (l’apprentissage des prénoms ou la réplique finale pour casser le méchant, par exemple). L’ambiance voulue est clairement un mix entre l’époque futuriste de la série et une lettre d’amour aux séries des années 80 (les fins d’actes en fondu vers le noir, les costumes des figurants…). C’est un mix étrange, mais qui fonctionne étonnamment plutôt bien. Le rythme est volontairement perturbé par l’ajout d’humour, et pour l’instant, je dirais qu’une blague sur deux parvient à viser juste. Il leur faut un peu de temps pour ajuster tout ça, j’imagine.

La résolution de l’épisode est sympathique, avec un vaisseau ennemi détruit grâce à la nouvelle technologie que les méchants voulaient voler. Tout ça se fait grâce à Kelly, l’ex-femme, qui parvient donc à garder sa place sur le vaisseau. Comme trop souvent dans les séries, la réconciliation entre les personnages principaux se fait rapidement, mais ils feront demi-tour après je pense. Il s’agit simplement d’une méthode pour vendre la série, c’est vu et revu.

La fin d’épisode révèle que c’est Kelly qui a fait en sorte qu’Ed obtienne sa promotion. C’est mignon tout plein, mais ça manque quand même d’un gros cliffhanger.

Cela fait quelques jours que je me disais que j’avais envie de reprendre une grande épopée galactique à la Stargate, je suis au moins servi de ce côté-là, avec de grandes musiques et des effets spéciaux vraiment bien foutus. Bref, je suis assez convaincu pour revenir sur l’épisode deux.

022.pngÉpisode 2 – Command Performance – 14/20
I’m going to the bathroom to read.

J’ai beaucoup hésité pour la note entre 14 et 15, parce que dans le fond, l’épisode était très sympathique, mais mon gros problème, c’est qu’il se force parfois trop à être drôle et que ça tombe à plat. C’est gênant à voir par moment, à commencer par l’insistance sur Kermit dans la scène d’introduction. On sent bien dès cette première scène que ça tente d’être comique, mais que ça ne l’est pas (en tout cas, ça n’a pas réussi à me faire sourire) et que ça peut rapidement être chiant.

Heureusement, malgré ce genre de passages, il y a du très bon et il est toujours sympathique de repérer les clins d’œil aux séries des années 80 et 90 du côté technique. Ainsi, quel plaisir d’avoir droit à un générique complet, certes un peu long, et avec les noms des personnages (ça aide pour la critique). Même le titre de l’épisode apparaît dès le début à la Stargate ! Tout ce côté vieillot, moi, je dis oui, mais je vous l’ai déjà dit la semaine dernière.

Et côté intrigue ? Bon, on part sur quelque chose de très classique avec une Alara forcée de prendre les commandes de l’Orville quand Kelly et Ed se rendent sur un vaisseau pour une opération de sauvetage sur lequel se trouvent les parents d’Ed. Cela sent bon l’arnaque dès le début, même si les parents d’Ed sont super drôles et paraissent le connaître beaucoup trop bien, comme ses parents. Pourtant, c’est évidemment un piège, dans lequel l’ex couple tombe à pieds joints.

Ils sont amenés dans un coin de l’espace interdit, mais ne le savent pas. Non, Ed & Kelly se réveillent chez eux, dans le passé, où ils sont enfermés. Ils retrouvent vite leurs marques de couple marié, donc c’est assez drôle, surtout que le duo est clairement ce qui fonctionne le mieux dans la série au niveau de l’humour. Bouffe, alcool, dragouille… Tout y passe et c’est étrange de voir Palicki si pleine de vie. Ils découvrent quand même qu’ils détestent leurs amis et ça les fait rire. Normal.

Le lendemain, ils comprennent rapidement qu’ils sont en fait… dans un zoo. La critique des zoos animaux est plutôt marrante en elle-même, mais il y aurait moyen d’en faire beaucoup plus. On sent que la série se cherche encore un peu par moment.

C’est peut-être pire sur le vaisseau de ce point de vue-là. Mettre Alara en avant dès le deuxième épisode semble assez clairement une stratégie pour s’assurer que chaque personnage soit mis en avant dès le début, mais ça aurait pu attendre quelques épisodes histoire que justement les personnages soient déjà plus connus et leurs dynamiques en place. Là, il est rapidement mis en évidence que chacun a déjà une allégeance totale à Ed & Kelly par exemple, mais franchement, ça fait une semaine maximum qu’ils se connaissent alors c’est dur d’accrocher à 100% à l’intrigue. Bon, au-delà de ça, l’épisode était sympathique et comme j’avais bien aimé Alara la semaine dernière, ce n’était pas un échec total (comme vous l’avez vu à la note).

Cependant, Alara ne se sent pas à la hauteur de son commandement, ce qui était introduit de la pire des manières, assez lourdement, dès sa première scène. Quand Ed et Kelly disparaissent, elle se bourre, vomit, prend le commandement. Clairement, elle n’est pas à la hauteur de son job… au début, au moins.

Elle fait entrer une bombe dans le périmètre du vaisseau, en même temps, ça n’aide pas. Il est dur d’assumer ses erreurs et ça permet de créer une alliance Claire/Alara. C’est plutôt sympathique de retrouver la doctoresse et ça lui donne un rôle. Comme je disais plus haut, c’est le but de cet épisode aussi, de donner un rôle à tout le monde, parfois de manière un peu grosse, comme Claire qui finit au commandement du vaisseau un peu après.

Alara prend la confiance tout au long de l’épisode grâce à Claire notamment, et on la voit même développer un embryon de relations avec Parker. Il faudra voir si ça devient quelque chose ou pas.

Alara est désormais forcée de rentrer sur Terre, contre son gré mais selon ses ordres. L’équipage lui fait la tronche et la motive (avec Claire, toujours) à faire demi-tour pour aller chercher Ed & Kelly. Ouais, bon, c’est une série quoi et c’est grâce à Isaac et sa projection holographique qu’Alara et lui peuvent entrer dans le zoo.

C’est un peu précipité cette arrivée, mais il n’empêche que c’est une bonne intrigue. La résolution est parfaite et à mourir de rire, Ed & Kelly étant remplacés par des images de télé-réalité (ce point du Bingo donné). Cette conclusion m’a beaucoup plu et a participé à la bonne note de l’épisode.

Cependant, la vraie bonne surprise de l’épisode, c’est son cliffhanger qui ouvre peut-être un fil rouge, ou en tout cas l’intrigue du prochain épisode. L’alien impassible, Bortus, demande un congé parental pour couver son œuf – parce que oui, il est en couple et pond des œufs. Il est mis de côté dans l’épisode, n’apparaissant presque que lorsqu’Alara flippe de devoir prendre le commandement et qu’il refuse de risquer la vie de son enfant pour l’aider. Logique.

Son enfant ? Et bien, c’est une femelle, alors que son couple est censé ne pas avoir de sexe. L’idée est sympa, même si la fin de l’épisode se passe a priori 21 jours après le reste de celui-ci. Je me demande si cela met en place un véritable fil rouge pour le reste de la saison. En tout cas, c’est intéressant de voir la série oser se terminer sur ce genre de cliffhanger. Cela manquait terriblement la semaine dernière.

Bref, je suis motivé par la série pour l’instant. Malgré ses petits défauts, elle a un quelque chose qui me plaît et qui me donne envie de revenir.

03.jpgÉpisode 3 – About a Girl – 16/20
Bortus, this is not an illness.

Voilà, nouvelle case horaire définitive pour The Orville que l’on envoie au casse-pipe avec cette case horaire qu’elle ne pourra pas assumer la semaine prochaine face aux reprises des séries du jeudi soir. Moi-même je pense que c’est la dernière fois que je regarde la série le jour de sa sortie, parce qu’elle n’aura pas la priorité de mes visionnages. Elle risque de me faire mes dimanches matins ou soirs dans l’année car elle est sympathique, mais c’est tout. Il est encore tôt pour se faire une idée du côté de la probable annulation, mais soyons honnêtes, c’est un risque évident.

Peu importe, ce troisième épisode continue sur sa lancée et nous présente la fille de Botus, une femelle Moclan. C’est beaucoup moins rare que ce que je pensais, car il y en a une tous les 75 ans. Ses papas ont l’air assez évidemment d’accord sur la marche à suivre en ce qui la concerne : il faut la faire devenir un garçon et il demande de l’aide à Claire.

Celle-ci s’occupe aussi de Yaphit, un monstre qui ressemble à un tas de morve (comme le Pokémon, oui, mais en jaune – entre le Tadmorv et le Metamorph) et qu’on avait déjà vu dans le pilot. Malheureusement, personne ne semble avoir prévenu l’actrice de la forme qu’aurait son interlocuteur et elle semble avoir bien du mal à imaginer à qui elle parle.

Claire refuse bien sûr de transformer le bébé de Bortus et Klyden, et la série s’engouffre un peu trop rapidement dans les clichés sur le sujet, comme il fallait s’y attendre. Les discussions ne m’ont pas franchement convaincues. L’idée de base est pourtant sympathique, cette vision du choc des cultures et de la perméabilité de chaque espèce sur certaine question, ça fonctionne bien.

À vrai dire, je trouvais même le point de vue de Bortus et Klyden assez logique alors que le reste de l’équipe est insupportable envers lui. Que voir un téléfilm de Noël suffise à changer l’avis de Bortus est beaucoup trop énorme pour être crédible. Cela ruine un peu le personnage sûr de lui depuis le début.

Finalement, cela mène à un tribunal moclan, la planète de Bortus. La planète était pourtant supposée être à deux semaines de trajet en début d’épisode, mais bon !

C’est donc Kelly qui sert d’avocat à Bortus. Les tests pour prouver que les hommes ne sont pas supérieurs aux femmes sont marrants et dans la lignée de la boxe entre Alara et Bortus.

L’idée derrière cet épisode est tout de même de faire passer un message fort sur les différences et en faveur du féminisme, pourtant, j’ai trouvé certains détours très limites. Dans l’ensemble, je suis forcé de reconnaître que c’était un bon divertissement qui m’a bien surpris avec son intrigue plutôt osée pour un troisième épisode. Il est encore tôt pour me dire attaché aux personnages et à la série, mais celle-ci commence à trouver son rythme, y compris, et ça me surprend, du côté de l’humour.

La série continue de parfois vouloir être trop drôle pour son propre bien : ainsi, la scène de simulation/jeux-vidéos avec la parodie de Western ne m’a pas trop passionnée. Pourtant, je dois dire que Cindy Lauper a eu le mérite de me faire rire, mais pendant quelques secondes. Or, là encore, ça a voulu être drôle en prolongeant beaucoup trop le gag, devenant alors trop chiant. C’était plus réussi lorsque Kelly cite les Destiny’s Child – et putain, ça devrait être un méga point du Bingo que je m’accorde parce que j’avais cité la chanson dans mes règles. Je dois être devin.

J’ai vraiment bien aimé l’apparition d’Heveena au tribunal, même si tout ce qui l’entoure était énorme pour être parfaitement crédible. Finalement, ce que j’ai le plus aimé dans l’épisode reste sa conclusion qui m’a surprise. Alors que la série semblait assez clairement se ranger du côté de l’Orville et de Bortus pour que le bébé reste une petite fille, le tribunal prend la décision d’en faire un garçon. C’est osé comme conclusion pour le bébé, qui s’appelle Topa. C’est la victoire du patriarcat, clairement, et c’est à l’opposé de ce que proposait la série tout au long de l’épisode – sous-entendant même qu’il y avait bien plus de Moclan femelle à la naissance que ce qu’ils voulaient bien nous dire (nous en connaissons déjà trois à la fin de l’épisode…).

C’est surtout la première fois de la série que je suis véritablement surpris par une intrigue, le reste étant assez convenu. Du coup, l’épisode m’a bien plu et a même réussi à me surprendre. C’est plutôt très bien joué de leur part. Nous sommes loin d’une intrigue fil rouge comme je l’imaginais pour Topa, mais la série a proposé quelque chose de complet avec cet épisode, tout en proposant quelques pistes de réflexions intéressantes.

Je regrette l’absence d’un cliffhanger cette fois, un quelque chose pour nous donner envie de revenir. Tant pis. Je n’ai pas vu de trailer, mais j’imagine que le prochain épisode devrait se concentrer un peu plus sur les pilotes qui sont les seuls à ne pas encore avoir eu un épisode centré sur eux. Ils sont assez bêtes, alors je ne sais pas si je suis pressé de le voir et, clairement, j’aurais autre chose à voir le jour de la sortie de l’épisode !
Capture d'écran 2017-09-30 15.21.31Épisode 4 – If The Stars Shoud Appear – 13/20
What if we’re from Beyond?

Moins bon episode jusqu’à présent, la série nous prouve désormais qu’elle peut aussi fournir des épisodes médiocres malgré sa bonne équipe de personnages. Assez clairement, elle manque d’un fil directeur, je trouve.

L’épisode débute pourtant bien, avec une dispute entre Bortus et Klyden. Ce sont eux le petit couple de la série, ce qui est assez inattendu venant de Bortus. Il était largement introduit comme venant d’une espèce sans sexe, alors je ne m’attendais pas à ce qu’il soit en couple et se dispute par manque de relations sexuelles. C’est plutôt rigolo et ça intègre de bonnes blagues au niveau de l’intelligence artificielle que j’ai bien aimé. Je veux la même, sérieusement.

L’autre bonne réussite niveau relation, c’est celle de Claire et Yaphit, qui peut devenir un running gag marrant. C’est à peu près tout ce que j’ai envie de sauver de l’épisode, ça et le très fort sentiment de Stargate que j’ai eu en le regardant.

Il faut dire que même l’équipage de The Orville se fait chier et trouve son voyage chiant, mais ils font finalement une découverte exceptionnelle : un vaisseau de 2000 ans à la dérive. C’est incroyable, au sens propre du terme, mais ça apporte un bon rebondissement.

Ce « bio-vaisseau » est l’occasion d’une exploration de groupe par quasiment tous les gradés du vaisseau, à l’exception de Bortus. À l’intérieur du bio-vaisseau, l’équipage tombe sur une ferme et des habitants qui n’ont aucune idée qu’ils sont à bord d’un vaisseau. Ça se sentait venir à des kilomètres.

Il faut retenir qu’Alara & Kelly ont continué de sympathiser dans cet épisode, parlant même du l’ex copain d’Alara, Josh. OK, pourquoi pas, ça permet d’humaniser Alara juste avant qu’elle ne se fasse tirer dessus, mais survive malgré tout parce qu’elle n’est pas humaine, justement. Bien sûr, elle est sauvée par la médecine de Claire, ça ne prend qu’une demi-seconde de la soigner et tout va bien dans le meilleur des mondes. Merveilleux.

Une fois Alara à terre, Kelly se fait enlever et emmener auprès d’Hamelac, le tyran du coin qui n’est autre que T-Bag de Prison Break. Ce n’est pas avec ce rôle insipide que j’oublierai son rôle dans la série de la Fox, parce qu’il n’a pas servi à grand-chose. Très vite, l’équipage présent sur le bio-vaisseau vole à la rescousse d’une Kelly torturée, d’abord avec beaucoup d’humour (elle cite même Friends si je ne m’abuse, c’est dire), puis avec beaucoup de souffrance.

En parlant de voler à la rescousse, l’Orville ne fait pas autre chose en répondant à l’appel de secours d’un vaisseau qui passait par là. Cette sous-partie de l’épisode ne sert qu’à justifier un manque de renfort du vaisseau pour le capitaine et n’est pas bien passionnante, ne développant toujours pas trop Gordon et son co-pilote. Nous n’avons même pas de vraie conclusion pour cette intrigue d’ailleurs.

Nous n’en avons pas vraiment non plus pour le bio-vaisseau cela dit : la résolution de l’épisode est aussi simple que bâclée. Les hommes du bio-vaisseau acceptent de faire confiance à l’équipage de l’Orville, Isaac est comme par magie capable d’ouvrir une porte du vaisseau qui mène à la salle des machines et pour la première fois, la nuit tombe sur le monde de Dorahl, le dieu que tout le monde semble vénérer et qui n’est autre que le capitaine (humain) du vaisseau. Pas fou.

 Vraie déception pour cet épisode, donc, après trois épisodes qui me donnaient pourtant confiance en la série. On notera que Claire a le vertige, ce qui pourra possiblement servir dans de futurs épisodes si la série est bien écrite.

05.jpgÉpisode 5 – Pria – 14/20
Oh my god, you found a triangle.

L’Orville continue de se balader dans l’espace et la cohabitation des différentes espèces complique le tout. Le thème de la semaine pour l’équipage est l’humour terrien, pas toujours très simple à comprendre pour tout le monde, et surtout Isaac.

Il se lance dans un concours de blague avec Gordon, et le pire, c’est que ça fonctionne plutôt pas trop mal. Je n’aimais pas trop l’humour forcé de la série jusque-là, mais le coup de la tête d’Isaac en monsieur patate ou de la jambe coupée était sympathique. Dommage que tout cela se termine par la mort d’Isaac, après un regrettable accident concernant leur mission de la semaine.

Cette dernière consiste à sauver le capitaine Lavesque et son vaisseau écrasé sur une comète fonçant droit vers un soleil. La routine, quoi. Gordon, Ed et Alara ont sept minute pour aller la récupérer, ce qui n’est pas si facile. Heureusement que Gordon est un bon pilote et qu’Alara a sa super force pour ouvrir les portes, un running gag presque trop récurrent pour être drôle, ce qui est ironique.

Le sauvetage est un succès, même si Gordon est à deux doigts de tous les tuer. Comme le capitaine Lavesque est une bien jolie femme, son succès est total auprès des hommes de l’équipage et surtout d’Ed, qui tombe totalement sous le charme de Pria Lavesque. Cela tombe bien, elle aussi est sous le charme. La seule que ça dérange, c’est son ex-femme.

Bon, ce n’est pas fait avec beaucoup de subtilité, mais j’aime bien cette intrigue. Kelly est suspicieuse de Pria et commence aussitôt à enquêter sur Pria. Sa jalousie est considérée par tout l’équipage comme une folie, mais vu le style de la série, il est certain que Pria a un secret.

Kelly entraîne Alara dans son délire et lorsqu’elles fouillent la chambre de Pria, elles trouvent effectivement un objet étrange. Elles se font aussi prendre la main dans le sac (ou plutôt dans le lit en l’occurrence), ce qui ne plaît pas à Ed. Celui-ci engueule son équipage, puis son ex-femme, mais ça ne mène nulle part.

Ils sont interrompus par des problèmes de navigation, mais fort heureusement, Pria est capable de les tirer de là sans problème. Privés de communication, Pria leur propose ensuite de les aider en les amenant sur une base alliée. C’est un moyen évident de gagner leur confiance et de coucher avec Ed, en fait.

Cela fonctionne à merveille pour elle et elle réussit à implanter l’objet étrange trouvé par Kelly et Alara dans le système du vaisseau. Cela lui permet d’en prendre le contrôle et hop, Kelly, Alara et Ed lui tombent dessus, trop tard après ses coucheries avec Pria.

Cette dernière leur avoue venir du futur et leur avoir sauvé la vie. Le problème, c’est qu’elle est surtout une pirate de l’espace qui compte détourner l’Orville pour le revendre au 29e siècle. Le truc, c’est que le paradoxe temporel que ça créé n’est pas franchement crédible, mais bon, Pria leur rappelle qu’ils sont morts de toute manière. Ils sont forcés d’aller au 29e siècle pour ne pas altérer le temps.

Ils y vont mais s’en tirent grâce à Isaac qui se reconnecte à temps pour les tirer d’affaire. Quant à Pria, ils détruisent le trou de ver qui lui a permis de revenir à leur époque, donc elle est tout simplement effacée de l’existence, de même que son futur a priori. Sympathique et hop, un épisode de plus. C’était mieux que la semaine dernière, mais tout autant épisode à la semaine que d’habitude.

Je continue de penser qu’un fil rouge ferait du bien à la série, mais c’est sympathique. Bortus était hyper absent de l’épisode, c’est étrange après les débuts centrés sur lui. Un bon épisode donc, qui pourrait être amélioré. Après tout, ça suffit comme divertissement là.

06.jpgÉpisode 6 – Krill – 17/20
Should we tell them their God is a 20th century car rental company?

L’épisode reprend sur une conversation à la cafétéria où Alara explique qu’elle a largué son copain fragile et où Bortus explique qu’il peut tout manger, ce qui ajoute de l’humour et une dynamique de groupe assez bienvenue. Je suis toujours assez fan de ce genre de scènes de groupe, et même si elle n’avait rien de révolutionnaire, elle remettait les personnages en contexte.

L’Orville reçoit ensuite un appel de détresse, pour changer. Un vaisseau Krill attaque une planète qui n’a rien demandé et n’a pas les moyens de se défendre (pour changer, là aussi), ce qui pose évidemment problème pour tout le monde. Ed leur demande donc de cesser le feu, ce qu’ils font… pour mieux se retourner contre l’Orville. C’était aussi marrant que prévisible.

Nous assistons à une bataille spatiale très intéressante, avec manœuvre du vaisseau, où le petit l’emporte sur le gros grâce à la stratégie d’Ed. Ils remportent évidemment la bataille et récupèrent un bout du vaisseau intact. C’est ce qui va lancer l’intrigue de la semaine puisque l’Union essaye de comprendre les Krills, grâce à leur bible, l’Ankhana.

Ed et Gordon doivent ainsi récupérer cette Bible Krill, mission gentiment confiée par une amiral de la flotte. Ils sont envoyés en mission sous couverture, grâce à des hologrammes d’Isaac, et c’est rapidement mis en place, tout en conservant l’humour parfois lourd de la série, mais ici plutôt bien intégré.

J’ai trouvé l’idée de cet épisode vraiment chouette, car il est intéressant de découvrir la culture des Krill et d’avoir des méchants réguliers. Ed et Gordon se retrouvent à bord du Yakor, un vaisseau ennemi, et bien qu’ils se comportent bizarrement, ça passe.

Ils rencontrent le capitaine Haros, puis Teleya, une Krill avec qui ils sympathisent malgré eux. Son frère était dans le Kakov, le vaisseau détruit par Ed en début d’épisode. Cela permet d’avoir plus d’informations sur les Krill, notamment leur religion, avec le dieu Avis, comme la société de location de voiture donc, et la prière « Katniss Everdeen » qui m’a fait exploser de rire. L’humour dans cet épisode était enfin au juste dosage je trouve, je ne m’attendais pas à rire autant des différentes blagues de Gordon.

Les Krill sont schématiquement juste des nazis qui s’amusent à défoncer les têtes déjà décapitées de leurs ennemis pendant leur culte. Quant au dieu Avis, cela permet de nombreux jeux de mots, particulièrement de la part de Gordon, donc, mon préféré étant celui jouant sur « cover our vehicule », au sens de protection du vaisseau pour le prêtre Krill donc, mais aussi d’assurer une voiture. Excellente réplique. C’est tout bête, mais ça a vraiment bien fonctionné sur moi.

Le prêtre se méfie d’eux, forcément, et demande que la chapelle soit désormais gardée, au moment où Gordon et Ed sont justement dedans et que leurs émetteurs s’arrêtent de fonctionner, les empêchant d’être vus comme des Krills. Ils sont alors forcés de s’enfuir. C’est en fait un problème électromagnétique qui les pousse à changer leur émetteur et découvrir un puissant signal les menant droit à une bombe.

Ils décident d’inviter Teleya pour avoir plus d’informations sur celle-ci : il y a certes une facilité scénaristique évidente dans ces enchaînements, mais c’est très fluide, donc ça passe. Les Krills veulent simplement détruire une planète, Rana 3. Ed et Gordon décident alors de changer de plan et plutôt que de photographier l’Ankhana, ils comprennent qu’il leur faut détruire le vaisseau pour protéger l’Union. Ce plan est bon, mais Teleya les détourne en les emmenant parler à sa classe de jeunes élèves. Cela permet de mieux comprendre la haine des Krill envers les humains, tout en les humanisant en ajoutant l’enjeu des enfants.

Parmi ceux-ci, nos héros rencontrent Coja, qui vient ensuite les voir dans leurs quartiers en posant de nouvelles questions, Ed comprend grâce à ces questions que les Krill sont ce que Gordon résume par la formule « des vampires de l’espace » se protégeant du soleil et ne supportant pas les UV. Cela leur offre un moyen de protéger les enfants en détruisant les lampes de la classe et en irradiant tous les autres d’ultra-violet. J’ai énormément pensé à The 100 avec toutes ces histoires de radiations et d’enfants, mais il n’y a pas à dire, ça fonctionnait très bien avec un compte à rebours pour ajouter du stress.

Gordon se fait capturer et est blessé à sa (nouvelle) jambe, une continuité scénaristique bienvenue, alors qu’Ed découvre que Coja n’est pas en classe. Il demande à Teleya de garder les enfants dans la classe, détruit la lumière et a 4 minutes pour aller chercher Coja et l’emmener en classe pour le protéger. Il n’y a pas vraiment de suspense, mais la scène d’action fonctionne bien.

Les Krill arrivent auprès de Rana 3 pour la détruire à peu près ce moment-là. Ed retrouve Coja et l’emmène à temps en classe. Les lampes fonctionnent et tuent tous les Krill, mais la bombe est envoyée. Gordon doit alors trouver un moyen de la détruire avant qu’elle ne touche Rana 3, ce qu’il réussit à faire en quelques secondes.

La fin d’épisode voit Gordon avec un joli coup de soleil et le retour du duo de choc sur l’Orvile. Le vaisseau Krill est ainsi récupéré, avec les enfants et Teleya. Si les enfants seront ramenés aux Krill, le sort de Teleya reste incertain et j’espère qu’on la reverra et qu’elle changera progressivement d’avis, sans jeu de mot avec sa divinité, promis. En tout cas, le cliffhanger nous laisse sur la promesse d’une guerre entre Krill et Union, et comme les deux camps ont de beaux arguments, ce devrait être passionnant pour la suite de la saison.

En définitive, c’était un épisode excellent, qui s’intéresse enfin aux Krill après nous les avoir évoqués plusieurs fois sans explication. Ils servent assez clairement de fil rouge à cette saison, qui obtient donc un ennemi clairement défini (pouvant d’ailleurs servir pour plusieurs saisons également), mais les Krill étaient encore extrêmement flous après cinq épisodes. Nous voyons désormais un peu mieux vers quoi se dirige la série.

L’humour était bon, l’intrigue vraiment intéressante et pleine de rebondissements fluides, mais je n’y mets que 17, car cela se fait au détriment d’une grosse partie du casting que nous ne voyons que trop peu. C’est logique, mais il y a un moment où ça m’a dérangé de ne pas les voir du tout, probablement parce qu’Ed et Gordon sont ceux auxquels j’accroche le moins (même si c’est en train de changer pour Gordon, j’avoue).

07.jpgÉpisode 7 – Majority Rule – 17/20
Maybe there’s a Bustin Jieber walkin’ around somewhere

Contre toute attente, la série vient d’être renouvelée pour une saison 2, ce qui me motive totalement à rattraper mon épisode de retard.

Cet épisode débute de manière étrange avec le réveil d’une jeune femme dans un futur plus ou moins proche ou des hommes à la TV sont jugés par les téléspectateurs à coups de J’aime/J’aime pas. Un futur tout à fait envisageable donc, sauf que j’imagine qu’on trouvera une solution pour ne pas avoir à marcher jusqu’à la télévision.

En bonne dystopie, la série nous montre que ce vote populaire porté à l’arrache par une nana au téléphone pendant son petit-déj conduit à une exécution sur chaise électrique. C’est violent et corrosif, tout en se voulant drôle, c’est tout à fait dans le ton de la série, donc.

L’exécuté est évidemment un ami de Claire et l’équipe débarque sur une planète qui ressemble beaucoup à la Terre, avec un système capitaliste et ce fameux système de vote. C’est amusant à voir, car c’est très proche de notre société, mais juste assez éloigné pour être flippant comme il faut. Oh, ce n’est pas innovant et The Circle ne raconte pas autre chose, mais The Orville le fait mieux. Cela pourrait aussi être un épisode de Black Mirror, mais ça a l’avantage d’être mieux car nous suivons des personnages que nous connaissons déjà.

Claire, le lieutenant, Kelly et Alara descendent sur cette planète et c’est plutôt drôle, car il ne faut pas longtemps pour qu’ils soient repérés. Ce qui est intéressant aussi est que cette planète est à peu près aussi développée que notre bon vieux XXIe siècle et qu’elle n’a aucune conscience de l’existence de l’Orville et des différentes espèces dans l’espace !

J’aime beaucoup ce principe de base, ça fonctionne à merveille, car l’équipe doit agir sous couverture pour sauver les anthropologistes du début de l’épisode qui étaient donc sur cette planète sous couverture. Le scénario est à la fois classique et génial d’originalité, j’aime beaucoup. En plus, on se concentre enfin sur John, le copilote, qui est celui qui se fait griller tout de suite comme criminel après un lap dance avec une statue de l’héroïne nationale pour commenter la vie sentimentale d’Alara, un truc dont on parle beaucoup dans la série mais qu’on ne voit jamais.

On oublie très vite le principe de base de la mission de l’équipe toutefois, car il y a beaucoup à faire avec John. On apprend toutefois que l’anthropologiste n’est peut-être pas mort, mais simplement lobotomisé. Alara et Claire continuent de le chercher alors que John et Kelly s’occupe de la tournée que doit faire ce premier pour être innocenté.

Il est invité dans un talkshow où le parti pris est clairement de l’accuser, ce qui n’arrange pas du tout ses affaires, et tout l’épisode tourne autour de ça pour lui. Il est juste un peu con, le pauvre, clairement pas méchant, mais il n’empêche que tout le monde veut sa peau.

De leur côté, Alara et Claire grillent leur couverture à cause d’un mauvais choix de chapeau de la part d’Alara. Cela fait qu’elle est rapidement vue comme alien par une habitante de la planète – la même que nous suivions depuis le début : Lysella. Grâce à elle, Claire retrouve Lewis, son ami, mais celui-ci est bien trop lobotomisé pour pouvoir lui faire quoique ce soit le guérissant.

Comme la situation de John continue de se dégrader, Ed prend la décision de rencontrer Lysella pour qu’elle les aide à manipuler les résultats en la faveur de John. Tout cela fonctionne à merveille et John est à quatre voix de se faire griller le cerveau quand le vote s’arrête. Si ce n’est pas merveilleux.

La manipulation des images permet un joli tacle sur les Fake News et les scénaristes politisent volontairement énormément cet épisode, mais ça fonctionne, comme souvent. De plus en plus, la série part d’un postulat SF pour critiquer la société actuelle. C’est la base de la science-fiction, mais c’est fait avec beaucoup de bons sentiments dans ces épisodes et chaque société est franchement intéressante à découvrir. J’accroche de plus en plus, donc.

Bon, si je dois critiquer, je dirais que l’épisode y a été fort dans les références au XXIe siècle qui semble être parfaitement connu de tout l’équipage (qui découvre malgré tout les vêtements avec surprise), mais dans l’ensemble, c’était marrant, avec une société totalement dominée par un système de votes permettant de jolis quiproquos et situations gênantes. Côté guest stars, c’est toujours très bien joué, avec cette fois le bien trop génial Rex Van der Kamp et une Lysella interprétée par une actrice très secondaire de 13 Reasons Why et future gros rôle de Scream. Je suis pressé d’y être, du coup, car elle s’en est très bien tirée dans cet épisode.

Ouais, je sais, j’avais dit que je critiquerais, mais bon, c’est comme ça.

08.jpgÉpisode 8 – Into the Fold – 16/20
Most of space is empty, so our chances are good.

Claire a donc deux fils avec elle sur le vaisseau, et on en avait à peu près aucune idée avant cet épisode. Il était temps de s’attarder plus sur son personnage car je crois qu’on commence à faire le tour de chaque personnage dans cette saison. C’est d’ailleurs mon deuxième épisode en peu de temps, mais avec tout le retard que j’ai accumulé partout, ça ne peut pas me faire de mal.

L’épisode nous montre une Claire débordée par ses enfants, ce qui est amusant car elle contrôle souvent l’équipe alors que ce n’est pas son rôle. Il est intéressant de la voir partir en vacances avec eux, mais malheureusement pour elle qui espérait partir avec John, elle se retrouve coincée dans un vaisseau avec Isaac voulant comprendre le fonctionnement de sa dynamique familiale. Pas gagné.

Les enfants sont insupportables dans le vaisseau qui bien sûr rencontre un problème et se retrouve à des années lumières de là où il devait se rendre suite à un accident largement aidé par les enfants de Claire se chamaillant.

J’ai adoré l’idée de base de cet épisode qui organise rapidement un crash sur une planète totalement inconnue, séparant au passage Claire de ses enfants et Isaac. Forcément. L’actrice s’en tire à merveille et l’épisode nous développe aussi la personnalité robotique d’Isaac et ça marche à fond là aussi.

Isaac prend les décisions les plus rationnelles, mais les moins relationnelles, abandonnant les enfants pour retrouver Claire. Malheureusement, celle-ci se fait kidnapper rapidement par un « monstre », un homme bien malade, qui, comme d’habitude, a au moins la sympathie de parler un anglais impeccable – alors même que nous sommes sur une planète jamais visitée auparavant, mais Claire a un traducteur automatique ; ceci explique cela.

Pendant ce temps, les enfants ont le droit à une jolie frayeur mais sont secourus au dernier moment par Isaac, qui tente ensuite de réparer le vaisseau alors que les garçons continuent de s’engueuler, surtout par rapport au jeu vidéo de Marcus, le plus grand.

J’ai beaucoup aimé la relation qui se met en place pour ce trio, Isaac devenant plus humain par moment, mais étant rappelé par sa nature ensuite. C’est très intéressant à voir alors qu’ils sont pourchassés par des cannibales : la planète est en manque de nourriture, comme le geôlier de Claire lui explique. Celle-ci ne se laisse pas impressionner pour autant et trouve le moyen de s’échapper… ou du moins, c’est ce qu’elle espère, avant de découvrir que sa chambre se situe beaucoup trop en hauteur pour s’enfuir par la fenêtre.

La deuxième journée s’achève pour tout le monde avec un Isaac qui raconte aux enfants leur propre histoire… avant de prendre la voix de Claire pour les endormir avec un conte. Le lendemain, le petit se réveille malade : il est tombé la veille dans de l’eau infectée.

Claire ne désespère pas de s’enfuir et charme son geôlier pour s’assurer qu’il quitte les lieux et récupérer de quoi contacter les enfants et Isaac. Elle apprend ainsi le sort de Ty (ouais, bon, je n’ai pas cherché l’orthographe j’avoue) et se motive encore plus à s’enfuir pour les retrouver, surtout que Marcus s’excuse pour les méchancetés qu’il lui a dit sous le coup de la colère.

Elle trouve un couteau dont elle se sert pour agresser son geôlier, qu’elle parvient ensuite à tuer avec son propre fusil. Loin de perdre le Nord dans sa fuite, elle tue également un des cannibales pour trouver un remède médical, sans prendre conscience qu’elle est poursuivie par bon nombre d’hommes malades.

Claire rejoint rapidement le trio et perd malheureusement tout espoir de voir Ty survivre quand Isaac ne parvient pas à récupérer suffisamment de courant pour contacter l’Orville. C’est en tout cas ce qu’il pense.

Du côté de l’Orville, la mission de sauvetage pour Claire est ralentie par une mise à jour du vaisseau et les calculs de localisation à faire à la main, ce qui est une jolie justification du retard que prend l’Orville et explique le temps que passe Isaac à s’occuper des enfants. Le vaisseau prend malgré tout la décision de suivre la navette de Claire et Isaac. Ils arrivent dans le bon système solaire, mais ont beaucoup de planètes à visiter pour trouver celle du crash. Heureusement, ils reçoivent le bref signal d’Isaac et arrivent à temps pour aider Isaac et Marcus à tirer sur les cannibales à leurs portes.

Oui, oui, Marcus est forcé de tirer, c’est toujours rassurant. L’Orville étant là, Claire trouve le vaccin pour la maladie qui ravage cette lune. C’est ainsi que l’épisode se termine, avec toutefois un rapprochement entre Claire et Isaac, devenant désormais une partie de sa famille comme les garçons l’adorent.

Simple et efficace, cet épisode permettait de s’attacher plus à Isaac apprenant les comportements humains et prenant la main de Claire quand elle imagine perdre Ty, mais aussi de Claire, qui était déjà un personnage que j’adorais avant. S’il était un peu moins bon que les précédents, il n’en restait pas moins un agréable divertissement.

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30 réflexions au sujet de « The Orville (S01) »

  1. L’épisode de la semaine était vraiment sympa. On y apprend qu’il n’y a pas que Bortus et son mec qui vivent en famille. Je ne m’étais pas encore posé la question mais je pensais que les familles vivaient sur une base quelconque. Parce qu’on ne voit pas, il me semble, de gamins courir partout dans les couloirs de l’Orville. Mais finalement ça me semble logique. En tout cas, les enfants de Claire étaient super pénibles 🙂 Et Isaac était très bien dans cet épisode. C’est vraiment un personnage que j’aime beaucoup. J’aime son côté « dénué d’émotions » mais qui finalement en apprend pas mal au contact des humains.

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    1. C’est d’autant plus logique après l’épisode sur les Krill où il y a effectivement des gamins dans le vaisseau. Ils m’ont fait rire les enfants de Claire, je ne suis pas très gentil aha
      J’adore Isaac aussi, entre les blagues qu’il permet et le côté touchant qu’il apporte, c’est top !

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