Channel Zero : No-End House (S02)

Synopsis : Après une première année en dents de scie, mais sans dents de scie, Channel Zero revient avec une nouvelle intrigue se détachant totalement de la saison 1. Cette fois, il est question d’une étudiante défiée par ses amis de se rendre dans une maison hantée, la No-End House.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Spoilers 

Ci-dessous l’ensemble de mes avis sur les épisodes de cette saison.

00.jpgPour commencer, je suis sceptique face à cette nouvelle saison qui débute. J’ai bien aimé la première saison, mais je l’ai trouvée beaucoup trop inégale, avec une alternance d’épisodes moyens et d’épisodes excellents souvent gênante. Je ne savais pas avant de me lancer si ça allait être bien ou pas et à cette période de l’année hyper chargée en séries, ce n’est jamais bon signe. D’un autre côté, la série avait réussi à me filer quelques frissons, et c’est rare !

Cette saison 2 part avec un handicap de plus : les anthologies et moi, nous n’avons pas spécialement un bon passif. Il faut dire que j’aime regarder des séries, pas des téléfilms étirés pour le plaisir de faire plus d’audience. En même temps, la saison 1 m’avait bien convaincue : un excellent casting, une histoire intrigante et dérangeante à voir (un monstre de dents, irk !), une horreur sympa. Tout ce qu’il faut pour faire une bonne série, même si la résolution était décevante, je trouve. Mon vrai problème avait été l’existence de trop nombreuses longueurs.

De cette saison 2, j’attends un bon casting et une bonne ambiance, histoire de sursauter. La maison hantée est un schéma déjà vu et revu un certain nombre de fois, mais ça fonctionne toujours. On aime se faire peur après tout, même si je ne capte jamais comment ou pourquoi des gens iraient volontairement dans une maison dite hantée. Genre, à quoi bon, hein ?

Ouais, je suis ce type chiant qui proteste toujours des réactions stupides des protagonistes, alors il y a fort à parier que la critique de cette saison me révèle comme étant un grand froussard. En même temps, le but de cette série est a priori de filer la frousse. Espérons qu’elle y parvienne aussi bien que l’an dernier, mais le premier épisode semble indiquer que c’est fort possible !

01.jpgÉpisode 1 – This Isn’t Real – 17/20
You have to go through to go home.

Oula, l’introduction nous lance dans une toute nouvelle histoire comme prévu, mais ce n’est pas évident de savoir vers quoi on se dirige au premier abord. Le synopsis de la saison n’a pas grand-chose à voir avec cette intro qui voit effectivement une jeune étudiante se diriger vers une maison au bout de la rue, mais c’est tout. Elle finit à terre, avec un type qui lui taillade le bras version Bellatrix Lestrange, « This isn’t real », au son d’un carillon qui est le même que celui de mon grand-père. C’est un tout petit peu angoissant comme idée, mais en même temps, c’est le carillon de base.

Par la suite, la série nous plonge dans l’enfance d’une petite fille, Margot, nous rappelant que tout peut être angoissant avec la bonne musique et le bon zoom. Elle grandit bien vite et se retrouve au bord de la piscine avec sa meilleure amie. Difficile de savoir où ça va, puisque Margot elle-même ne semble pas savoir où elle va.

Elle accepte de suivre sa meilleure amie à une soirée où elle fait bien sûr LA rencontre du beau gosse aussitôt amoureux d’elle. C’est comme dans une série et ils se racontent leur cauchemar, normal. Finalement, on en arrive à l’introduction du mystère de la saison : la No-End House. La maison sans fin donc : JT, un ami des filles (pour ne pas dire tout de suite le geek frustré de service amoureux de la meilleure amie de Margot), nous explique que la maison possède six pièces, toutes plus effrayantes les unes que les autres, et se balade dans le monde, semant une piste mystérieuse derrière elle.

Puisqu’on parle de maison hantée, Margot raconte à son nouveau crush que c’est là qu’elle a trouvé le cadavre de son père suite à une mauvaise réaction allergique. Elle culpabilise et blabla, le refrain classique des films, donc. C’est même la pleine lune, et ça s’éternise quand même.

Heureusement, quand Margot rentre, elle voit un nouvel indice de la No-End House à la télé et ça l’intrigue autant que ça la fascine. Par conséquent, elle emmène ses potes là-bas.

Ils entrent rapidement dans la maison et sont partis pour une suite d’horreur toutes plus angoissantes les unes que les autres. La première salle est plutôt gentille, mais suffit à réveiller les premiers frissons : le groupe d’amis et les nouveaux venus croisés devant la maison se retrouvent face à des statues à leur effigie. Après une première coupure de courant, les statues sont détruites, tiraillées par des mains en marbre elle aussi. C’est bon, moi ça me suffirait largement à abandonner. Beaucoup trop de mystères déjà – et des gens qui en ressortent en vomissant suffisant à ne même pas me donner envie de tester. En fait, je veux juste savoir dans quoi je m’embarque.

Ouais, je suis un froussard dans ce genre de situations volontairement créées et sur lesquelles il n’y a aucune autre information qu’un mystère. En revanche, quand il s’agit de les voir en séries ou films, ça m’intrigue toujours beaucoup. L’ambiance est flippante, donc la première abandonne.

Dans la salle deux, une pièce déserte attends nos héros auxquels nous n’avons pas encore eu le temps de nous attacher. Déserte ? Après une coupure de courant, nous avons une gentille silhouette un peu stressante et masquée qui se balade dans la salle et murmure « Welcome back Martian » à Margot. Assez clairement, vu le jeu subtile de l’actrice, c’est le surnom que son père lui donnait. Du coup, elle continue vers la salle 3 pour avoir le cœur net de ce que renferme la maison. Pour le moment, ça fait deux salles et ça se passe plutôt bien.

En tout cas, pour Margot. Un autre couple de figurants s’en tire un peu moins bien : la silhouette s’évapore et avec elle, le mec de ce couple disparaît en laissant une trainée de sang derrière lui. Il n’en faut pas plus pour que sa petite amie abandonne. C’est une bonne idée.

La troisième pièce doit se faire seul, chacun son tour. Elle débouche sur un couloir d’hôtel interminable et un miroir tenu par un type absolument fou. Alors qu’elle envisage de quitter la maison, la voix de sa meilleure amie, Jules, résonne dans la quatrième salle. Hop, elle s’y précipite, pour tomber sur un hologramme de sa meilleure amie. L’écran diffuse ensuite des vidéos de son père, et notamment de la mort de son père.

Cette fois, il est très clair que cette maison n’a rien de normal et est totalement surnaturelle. Plutôt que de prendre ses jambes à son cou, Margot envisage de continuer – et le fait. Il faut dire aussi que ces quatre premières pièces n’étaient pas si terrifiantes. Quelques artifices et une vidéo beaucoup trop horrible, mais c’est tout. C’est tout ?

Oh non, la 5e pièce reconstitue sans problème le salon de Margot ; avec une statue en cire de son père et une vidéo de famille. Au mieux, ça pourrait encore être une très mauvaise blague de ses amis. Pendant qu’elle regarde la vidéo, la statue derrière elle semble bouger. Rapidement, elle veut éteindre le film insupportable qui se met à passer en boucle. Malheureusement pour elle, il lui faut se servir pour ça de la télécommande, dans les mains de son « père ». J’ai hésité à accélérer les choses moi-même, tellement la boucle audio était insupportable.

Dès qu’elle touche la télécommande, tout s’arrête et son « père » se relève ; voulant de toute évidence lui faire un câlin. Non merci ? C’est terrifiant à imaginer, mais franchement, je ne suis pas assez attaché à ces personnages dont l’introduction était trop rapide, je trouve. C’est le problème des mini-séries, et puis il fallait bien aller dans l’horreur de toute manière.

Jules et Margot s’arrêtent donc avant la dernière pièce, terrifiées par ce qu’elles ont vu, même si nous ne savons pas ce qu’a vécu Jules là-bas. Elles attendent leurs amis qui ne viennent jamais et se retrouvent à devoir rentrer à pied. La nuit d’angoisse prend fin… en théorie. Chez elle, Margot se retrouve nez à nez avec… son père. C’est intrigant. La série a réussi à m’avoir et me plonger dans son mystère il y a un moment déjà, mais ce cliffhanger est une raison de plus de rester.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance, même si je reste sur ma première impression d’introduction des personnages quelque peu ratée et d’absence totale de neurones chez eux. La maison a prévenu Margot que pour rentrer chez elle, elle devrait traverser la sixième pièce. Il y a donc fort à parier que la série va la voir essayer de retourner là-bas. Après tout, la première scène de la série voyait une jeune fille tenter d’entrer dans la maison.

Je regarderai l’épisode 2, mais comme cette nuit, j’attendrais qu’il soit bien après minuit pour être pleinement dans l’ambiance et me plonger dans ce mystère. En plus, ils avaient une bonne ambiance musicale, ça ne gâche rien !

02Épisode 2 – Nice Neighborhood – 19/20
What if this is room 6?

Je me replonge dans l’ambiance de la série en plein après-midi, mais j’ai eu la délicatesse de fermer le volet pour me remettre dedans, avec même la fenêtre ouverte pour avoir le courant d’air glacial qui met bien en condition. On regarde une série d’horreur comme il faut, ou on ne la regarde pas.

L’épisode se concentre sur Jules, la meilleure amie de Margot, qui a son lot de problèmes à gérer également. Sa mère fume un joint tranquillement dans la cuisine et c’est pour échapper sa situation familiale misérable qu’elle a décidé d’aller voir Margot dans le pilot.

Bien sûr, elle a menti à sa meilleure amie sur le contenu de la cinquième pièce, qu’elle disait être vide et sombre. Elle y a en fait vu une grosse boule blanche et électrique qui lui a murmuré des choses.

Une fois sortie de la maison, Jules et Margot sont rentrées chez cette dernière, pour y découvrir le père pas si mort de la jeune fille. Le mystère reste entier. Son père lui prépare une omelette qu’il trouve sans goût avec des œufs tout aussi intrigants qui réapparaissent dans le frigo… Tout est dans le détail, ce que Margot finit par comprendre quand elle s’aperçoit que les passants dans la rue sont en boucle, que ce soit pour une promenade à vélo ou pour sortir les poubelles.

Le père de Margo avoue à Jules qu’il sait qu’il est mort, mais aussi qu’il sait qu’elle n’est pas la meilleure amie parfaite qu’elle prétend être, puisqu’elle a abandonné Margot quand elle avait besoin d’elle, au moment de l’enterrement de son père ; père qui est en train de lui raconter ça, donc. Sympa.

JT, le meilleur ami des filles, sort à son tour de la maison après la cinquième pièce lui aussi, cinquième pièce dans laquelle il s’est retrouvé face à face avec… lui-même. Sympa sa plus grande peur. Sans réseau, ni voiture, mais avec l’envie de se barrer, il s’éloigne de la maison pour trouver un moyen de fuir.

Comme les filles, il décide finalement de rentrer à pied, pour trouver une porte close. Il finit par apercevoir une jeune fille chez lui, jeune fille qui est très occupée à embrasser… lui-même. Oui, il se voit en train d’embrasser une nana, mais ça ne s’arrête pas là puisque son double lui propose d’entrer la maison.

S’il refusait de s’éloigner de la maison à l’origine, Seth finit par rentrer à pied aussi, pour découvrir des gens en cage et une jeune fille en sous-vêtements chez lui.

Enfin, celui qui semblait en savoir plus sur la maison s’avère avoir la cicatrice du « this isn’t real » sur le bras. Très clairement, personne n’est sorti de la maison et c’est totalement intrigant. Cela explique pourquoi les voitures ne fonctionnent pas : pas évident de conduire dans une maison !

Il est hanté par le souvenir de Lacey, sa copine, avec qui il était entré une première fois dans la maison, et qui est celle que nous avons vu se faire agresser et charcuter le bras en intro du premier épisode. Les pièces du puzzle se mettent rapidement en place, j’aime beaucoup.

Jules en arrive aussi à la conclusion qu’ils sont toujours dans la maison quand elle voit que toutes les fleurs sont des orchidées blanches. Elle tente de convaincre Margot de s’enfuir avec elle pour trouver la porte de sortie, mais ça ne fonctionne pas trop car Margot, en plein syndrome Céline Dion, veut surtout parler à son père. J’ai adoré cette scène entre les deux meilleures amies où les secrets et reproches éclatent. L’écriture est simple, mais réussie. Quant à la sortie, vue l’intro de la semaine dernière, il me paraît évident que c’est la porte d’entrée de la maison qui permettra de sortir de cet enfer.

La torture de Margot est ainsi de retrouver son père et celle de Jules de se retrouver seule. Je trouve que ça se tient. Finalement, elle retombe sur Seth à la No-End House, mais la maison a disparu. C’est problématique. Ils vont s’enfermer dans une maison en vente pour passer la nuit, car la nuit arrive déjà. S’ils n’arrivent pas à s’endormir pendant un moment, ils finissent tous les deux par s’assoupir en même temps alors qu’ils avaient prévu de monter la garde. Rapidement, cet assoupissement pose problème sur la réalité de ce qu’ils vivent : vont-ils nous la jouer à la Inception à s’endormir à chaque fois pour se réveiller dans une réalité différente ?

C’est JT qui obtient les réponses les plus claires en se posant les questions qu’il faut. L’ensemble de cette sixième pièce est donc construite sur les souvenirs et désirs enfouis de chacun. JT voit ainsi une meilleure version de lui-même, avec une copine sexy mais robotique totalement flippante, qui ne le regarde jamais.

Margot retourne dans la piscine avec son père et la série reprend ses drôles d’images du premier épisode, avec une piscine cette fois sans fond. De quoi réveiller quelques peurs du vide, j’imagine. Elle finit par avoir des flashbacks de sa mère qui la perturbe au plus haut point.

Jules se réveille dans la maison en vente, appelée par des murmures qui la ramène à la grosse boule blanche dans laquelle semble être contenue quelqu’un. C’est de plus en plus étrange.

Enfin, JT finit par se faire tuer par son double et une bouteille de whisky, sa fausse copine la regardant désormais. Il semblerait que celle-ci ne soit peut-être pas si robotique que cela : peut-être qu’il s’agit d’une autre fille coincée comme eux. C’est ce qui est suggéré avant la mort de JT et ça pourrait donner une logique à la série : les créations de la maison essaieraient de tuer leur proche, tout simplement.

D’un autre côté, quand le père de Margot a l’occasion de la tuer, il préfère lui toucher la tête, comme pour aspirer les souvenirs de sa fille. Cela permet de créer son corps dans le sous-sol. Là où je m’attendais à la voir se réveiller, le père de Margot se rend auprès du corps pour… la manger. Nous ne sommes pas au bout du mystère de cette maison sans fin, clairement.

J’ai aimé cette construction qui revenait en arrière sur le premier épisode sans révéler tout de la cinquième pièce, histoire de conserver aussi du suspense pour la suite j’imagine.

Je me demandais si ça allait tenir six épisodes à ce rythme, mais c’est excellent car la série se relance d’elle-même avec ce cliffhanger qui pose encore plus de questions. J’ai adoré avoir cette impression de comprendre pour finalement me rendre compte que j’étais encore plus éloigné que ce que je pensais de la vérité. À défaut d’une vraie horreur, la série s’amuse donc autant que possible à rendre mal à l’aise et à nous plonger dans l’incompréhension. Comme elle le fait bien, c’est un vrai plaisir et je crois que cette saison va vraiment me plaire.

03Épisode 3 – Beware the Cannibals – 18/20
I know I have a mother but I can’t remember anything about her.

C’est reparti pour la meilleure série d’horreur du moment, en espérant qu’elle maintienne sa qualité et que je continue à avoir plein de théories sur ce qui est en train de se passer – la dernière en date étant que le père de Margot mange ses souvenirs et la transforme peu à peu en légume comme la copine robotique de la semaine dernière.

Au réveil, Margot se rappelle qu’elle n’est pas vraiment chez elle, grâce aux vélos qu’elle aperçoit de la fenêtre, à son placard qui a bien changé et à son père qui s’entraîne à lui dire bonjour devant son miroir. Ma théorie sur les souvenirs mangés semble rapidement se confirmer puisqu’elle a bien oublié sa mère ; dont elle est incapable de demander des nouvelles, alors qu’elle le veut. Assez clairement, elle a la question sur le bout de la langue, mais c’est tout.

Elle n’en a pas oublié son deuil pour autant et pose un tas de questions sur la mort, qui ressemble d’après son père à un tube de dentifrice. Vu comme ça, ça paraît presque fun. Tout se passe bien, jusquà ce qu’elle trouve le visage de sa mère dans la poubelle et se souvienne qu’elle ne se souvient pas vraiment d’elle. Sa mère est désormais une ombre dans ses souvenirs. Il n’en faut pas plus pour que Margot veuille se casser, mais son père l’en empêche et fuguer n’est pas si simple, surtout quand les vitres ne se brisent pas.

Son père entend malgré tout ses tentatives pour fuir de sa chambre et reste derrière la porte. Il lui explique qu’il pense que c’est ce qu’il mange désormais et qu’il risque d’avoir de nouveau faim. C’est compliqué comme choix pour Margot finalement, elle doit choisir entre nourrir son père devenu terrorisant et oublier sa mère, ou trouver un moyen de retourner auprès de sa mère et abandonner son père.

Elle décide de se barrer en passant par son placard qui débouche… dans la piscine. Logique.

La grande boule blanche qui attire Jules la fait s’évanouir et créer une nouvelle version d’elle-même à son tour, c’est on ne peut plus étrange. Le lendemain, Seth se réveille et ne s’aperçoit de rien, alors que Jules paraît franchement flippante.

Seth retrouve JT, mais il n’a pas conscience que le vrai JT est bien mort et brûle tranquillement devant chez lui. Il l’invite ainsi dans leur nouvelle maison et tous trois décident de partir à la recherche de Margot. Il la voit en pleine fuite, mais voit aussi son père la poursuivre et tuer un homme en boucle sur la météo.

Margot se réfugie au lycée où elle tombe sur une folle dont elle peine à se débarrasser. La course poursuite entraîne quelques frissons et est drôlement réussie. Margot finit par tomber nez à nez avec Jules, mais je ne sais pas si on doit lui faire parfaitement confiance ou si c’est bien elle. Alors que le père de Margot est sur le point de les trouver, elles sont sauvées de justesse par Seth et le faux JT.

Margot raconte tout ce qui lui est arrivée à Jules une fois qu’elles se retrouvent dans la maison à vendre. Jules s’endort et Margot retrouve Seth pour une balade dans le quartier.

Ils n’ont pas l’air trop préoccupé par les cinglés qui le peuplent ou la fumée noire qui symbolise les bords du monde. Margot espère de toute évidence pouvoir retrouver la porte de sortie grâce à ça. Reste à savoir qui y arrivera.

JT vient réveiller Margot pour lui révéler que les deux autres sont partis et que lui aussi souhaite partir à la recherche de a porte. Margot et Seth, eux, montent sur le château d’eau pour voir les limites de leur monde et retrouve ainsi la porte. Ils sont distraits quand ils aperçoivent Jules à la recherche de Margot et assez clairement sur le point de rencontrer… le père de Margot.

La nuit tombe et la fin d’épisode se fait malheureusement dans le noir. Jules, Margot et Seth se retrouvent et se réfugient dans un garage où ils piègent le père de Margot. C’est sympathique comme épisode, mais je commence à me méfier de Seth aussi puisqu’il dit ne pas se souvenir de sa famille.

Pendant ce temps, Lacey est complétement paumée parce que son mari lui montre des photos d’eux, mais qu’elle a pour elle un autre mari, dont elle a aussi des photos. Perturbant. Son mari finit inévitablement par rentrer à la maison et la retrouve attachée. Bien que très fort, il se fait tuer en quelques instants par notre héros qui a toutes les réponses.

C’est tant mieux, car il peut alors retrouver les autres et leur dire tout ce qu’il sait, espérant que Lacey retrouvera la mémoire si elle le suit. Le groupe décide d’attendre le matin pour se rendre à la maison et tenter d’en sortir ; ce qui paraît une bonne idée. C’est tellement rare des personnages qui semblent prendre la décision dans une histoire d’horreur.

Pendant la nuit, Margot et Seth continuent de flirter alors que Jules se réveille et est attirée par sa boule blanche qui lui aspire ses souvenirs. C’est toujours mystérieux, mais ça fonctionne bien, les révélations étant assez claires.

Seth et Margot couche ensemble pendant que Margot semble en transe et en souffrance à cause de la boule blanche, qui symbolise clairement ses souvenirs. Tout autour d’elle apparaît des flaques noires. La fin d’épisode confirme ce que je craignais : Seth n’est pas clair non plus puisqu’il ne semble pas plus flipper que ça de voir JT se décomposer. Il ne dit rien et retourne dans les bras de Margot. Pas sûr que grand monde s’en tire en vie dans cette saison !

En tout cas, je ne suis pas déçu du tout. Dire que je critiquais le format de l’anthologie quand j’ai su que la saison 1 n’aurait pas de suite, je vais devoir revoir ce que j’en disais car cette saison 2 propose une bien meilleure histoire. Dommage qu’on en soit déjà à la mi-saison, mais j’espère déjà une vraie fin. Avec un titre de saison qui est « no-end », je m’inquiète un peu des possibilités… ils pourraient tout à fait décider de garder tout le monde au sein de la maison !

04.jpgÉpisode 4 – The Reflection – 19/20
I’m not who you think I am.

Tout repart le lendemain matin et les personnages sont toujours aussi paumés sur leur situation. Jules est assise dans une pièce vide, Lacey est en larmes à cause de son mari/ravisseurs et Margot est heureuse d’avoir couché avec celui qu’elle pense être le copain parfait. La première scène est plutôt intéressante puisqu’elle resitue tout le monde et que Lacey s’en prend à son mari pour mieux être maîtrisée.

Notre groupe de héros se rend en quête de la maison pour sortir au plus vite de cet enfer, mais ils sont alors suivis par l’ensemble du quartier. C’est étrangement angoissant alors qu’on sent bien que le danger n’est pas grand. Tous s’arrêtent à la lisière de la route alors que le groupe peut continuer dans les champs.

Tous ? Pas le père de Margot, continuant son chemin sans être bloqué par cette force invisible du bord de la route. Pourtant, il est censé être tombé dans un immense vide et on ne sait pas comment il s’en est sorti, ce qui est dommage.

Jules finit par tomber sur une victime de la maison en pleine souffrance, ce qui les retarde un temps. Là, une fois que les autres ont repris leur marche, JT pète un câble sur Seth qui garde son secret, le menaçant de révéler aux autres qu’il n’est pas qui il prétend être. Malgré cette pause assez longue auprès de la victime, le père de Margot ne les rejoint pas encore.

La nuit tombe assez vite dans cet épisode, et j’ai dû mal à imaginer qu’ils en soient à une journée de marche déjà. Au beau milieu de la nuit, ils tombent sur un labyrinthe hanté par d’autres errants, ce qui les démotive. Ils passent donc la nuit au milieu de nulle part et c’est bien sûr la nuit qui est le plus intéressant pour nous. Malheureusement tout se passe dans le noir et ce n’est pas super pratique pour tout voir, surtout qu’il y a un beau soleil aujourd’hui.

Au coin du feu, Lacey et Dylan sont attachés et les choses partent en vrille assez vite. Seth entraîne Margot auprès d’une orchidée carnivore et lui explique qu’il habite dans la maison. Margot comprend qu’elle n’a pas spécialement couché avec la bonne personne.

De son côté, Jules est irrémédiablement attirée vers le quartier (probablement vers la boule blanche) et elle y retourne donc, forçant Dylan à la suivre pour la ramener, laissant JT et Lacey derrière lui. C’est tout sauf une bonne idée : JT est accroché par le poignet à Lacey, or on sait que son poignet se dégrade. En plus, Lacey veut s’enfuir et pour enfin basculer dans l’horreur, une femme sort du labyrinthe et se précipite vers eux. Cette fois, on est vraiment dans une série qui joue des codes de l’horreur.

Pourtant, on ne voit même pas ce qu’il se passe, mais la femme tue Lacey en lui crevant les yeux, toujours à la recherche de son/sa « chéri(e) ». Dylan revient à temps pour découvrir le cadavre de Lacey et la véritable identité de JT. Comprenant à l’état de son poignet qu’il a affaire à une création de la maison, il décide de tuer JT, en le brûlant vif. Décidément, il aura brûlé cet acteur !

Margot, Jules et Dylan s’engouffrent dans le labyrinthe, même si la nuit est encore là, comprenant que de toute manière, rester en-dehors est trop dangereux pour leur survie. Seth ? Margot insiste pour qu’il ne les suive pas, révélant aux deux autres que de toute manière, il vit dans la maison et que c’est lui qui les a trainés là. Plus la série avance, plus je me persuade que seule Margot ou Jules survivra, et encore. Je les voyais bien être piégés à jamais ces trois-là. Quant à Seth, je trouve étrange cette révélation qu’il considère la maison comme sa maison. Cela signifie qu’il a réussi à en sortir pour attirer Jules et Margot, donc qu’il en a tous les secrets et qu’il est capable de ne pas servir de nourriture à celle-ci. Cela me fait me poser tout un tas de questions sur son identité, mais je ne sais pas si la série cherchera à y répondre.

Le labyrinthe de maïs est assez horrifique, puisque tous les errants se cherchent. De manière assez évidente, Jules finit par disparaître à son tour dans le labyrinthe de nouveau attirée par la boule blanche, présente au cœur du maïs. Margot se met à la chercher, étant à peine mieux que le reste des errants.

Heureusement, elle parvient à récupérer Jules à temps, mais tombe enfin nez à nez avec son père. Il était temps. Celui-ci est affamé de souvenirs, mais il parvient à résister pour laisser sa fille s’enfuir. Oh, cela ne dure qu’un temps bien sûr, et il semble vraiment devoir lutter pour ne pas les attaquer. Avant de les laisser s’enfuir, il a tout de même pu leur préciser qu’il n’était que le reflet du père de Margot, une thématique très présente dans l’épisode (beaucoup de flaques et autres réflexions), ce qui est logique comme c’en est le titre. Il est le reflet des souvenirs que Margot a de son père, ce que l’on avait tous compris depuis le temps.

Dylan retrouve Margot et Jules et tous trois parviennent en vue de la maison. Ils sortent ainsi du labyrinthe, mais les choses paraissent trop simples. Dylan refuse alors de suivre Margot et Jules, préférant rester en arrière pour tout brûler.

De retour dans la maison, Margot et Jules ont le droit d’être de nouveau confrontées à l’ensemble des pièces. La première continent de nouvelle statues et la deuxième les force à jouer à un jeu digne d’une classe de maternelle, sautant par-dessus des flaques. Tout n’est pas terminé pour la série, donc, et les portes de secours pour quitter la maison sont toutes fermées.

Elles en arrivent à la troisième pièce, le couloir interminable qu’elles sont censées affronter seules. Cette fois, elles refusent de se séparer, ce qui paraît bien logique. La maison est tout de suite beaucoup plus terrifiante dans ce nouveau contexte ; là où le premier épisode semblait présenter une simple attraction dans les trois premières pièces. Jules et Margot parviennent difficilement à la quatrième pièce, Margot perdant même une mèche de cheveux au passage.

La quatrième pièce leur montre le père de Margot souffrir – ou plutôt le reflet de celui-ci, puisqu’il n’a que sa tête. La maison ne s’en prend pas à Jules, ce qui est beaucoup trop étrange. Elles ont alors le droit de passer par un sas pour se remotiver entre elles, avant d’entrer dans la cinquième pièce, où le père de Margot, masqué, les accueille au-dessus d’un bain. L’ambiance de la série est tellement glauque dans cet épisode. Comme la porte est verrouillée, j’ai envisagé un temps qu’elles soient forcées de faire un câlin au père, mais ce n’était heureusement pas le cas.

Hop, Jules et Margot réussissent finalement à rentrer chez elles. C’est improbable si tôt dans la série, puisqu’il reste encore deux épisodes, et c’en est même frustrant. On pourrait se consoler en disant qu’il reste Dylan dans la maison…

Seulement, Dylan est tué en deux secondes par le père de Margot qu’il essayait lui-même d’achever. Cette frustration de voir le personnage finir comme ça alors que c’était lui qui avait toutes les réponses et les a sauvées ! Finalement, le père de Margot parvient à entrer dans la maison, mais aussi à en sortir à la suite de Margot et Jules qui sont loin de se douter de ce qu’elles ont ramené en-dehors de la maison sans fin. Après tout, elle est sans fin.

L’épisode était sacrément long à ses débuts, mais son ambiance suffisait à faire passer le temps : bien qu’il s’agissait clairement d’une transition ne faisant pas spécialement avancer les choses et n’apportant pas de réponses dans les vingt premières minutes, les bruits de fond permanents et angoissants fonctionnaient à merveille. En plus, tout cela était clairement le calme avant la tempête et la suite de l’épisode contenait clairement les moments les plus stressants de la saison, surtout dans la deuxième visite de la maison.

Ces quatre épisodes étaient sacrément bien ficelés et je me demande comment la saison va se terminer après tout cela. En tout cas, j’avais tort de ne parier que sur une survivante à la sortie de la maison… mais peut-être pas à l’issue de la saison. Je les vois bien retourner dans la maison pour une raison ou une autre et en même temps, à part Seth, il n’y reste plus personne d’intéressant. Affaire à suivre.

Sans le début plus long, l’épisode aurait sûrement pu être un vrai 20/20 tant il m’a plu sur sa fin, mais il faut bien être un minimum objectif. Un 19, c’est déjà cher payé, mais il s’est passé tellement de choses imprévues dans l’intrigue que je ne peux pas être moins gentil que ça car c’était leur meilleur épisode cette année. En plus, je n’avais pas vu la fin arriver et je suis pressé de poursuivre la saison maintenant que le père de Margot va continuer de la suivre dans le monde réel.

On notera la sympathie de Margot et Jules qui ne découragent pas totalement les deux nouveaux essayant d’entrer dans la maison, préférant les ignorer. Sympa les filles…

05Épisode 5 – Home – 16/20
Did that just happened?

J’ai eu très peur de voir la qualité globale de la série subitement chuter, mais finalement, l’épisode très long sur ses débuts est parvenu à retomber sur ses pieds pour proposer quelque chose de qualité, comme toujours. J’ai donc bien aimé ce nouvel épisode, vu dans un bus irlandais, comme à peu près tout le reste de la semaine. L’avantage, c’est que j’étais parfaitement dans l’ambiance Channel Zero avec le paysage de banlieue à l’anglaise qui défilait autour de moi.

Cet épisode s’intéresse donc à la sortie des filles de la No-End House ; avec une Jules qui rit dans la voiture. J’ai bien aimé cette réaction inattendue, mais pas si folle quand on y réfléchissant, le stress retombant. Elles ne le savent pas encore, mais le père de Margot les poursuit et passe pour un grand pervers dans le jardin des voisins.

Le début d’épisode m’a quelque peu perdu dans sa construction floue, principalement parce que j’avais l’impression que Margot était au téléphone avec Jules alors qu’il s’agissait de sa mère. Cela nous permet de comprendre que le temps se déroule normalement dans la No-End House : cela fait donc trois jours que les filles avaient disparu. Clairement, elles sont encore en plein choc post-traumatique, pas aidé par le fait que leurs souvenirs du passé sont flous ou que la mère de Margot lui avoue enfin la vérité sur le suicide de son père, s’expliquant par des dettes financières. Il faut noter d’ailleurs que Margot ne récupère pas ses souvenirs, Dylan et sa femme n’avaient absolument aucune chance.

Tout ce début est long, parce que l’on sait ce qui les attend et que la série s’amuse à créer de faux moments d’horreur, notamment du côté de la piscine. Le sentiment d’insécurité est parfaitement mis en scène avec le père qui s’infiltre sans problème dans la maison.

Celui-ci commence à se nourrir des souvenirs de sa fille, mais il est interrompu par Jules et… Seth ! Ce dernier est à son tour ressorti de la maison, à la poursuite du père de Margot. C’est un peu gros comme rebondissement, mais bon, ça fonctionne plutôt bien. Le père pris en flagrant délit demande tout simplement à survivre. L’horreur continue ainsi pour Margot, alors qu’elle pensait s’être débarrassée de tout ça. Ayant besoin de réfléchir, elle réussit à convaincre son père d’être enfermé à la cave sous la menace d’un suicide, avant de proposer à Jules de s’enfuir et de rentrer chez elle.

Elle refuse bien sûr, au moins pour un temps. Pour relancer la saison vers sa fin, Seth explique à Margot que la seule solution logique est de retourner dans la maison pour forcer son père à la suivre. Bon, j’ai tout de suite compris que ça allait être le cas et je trouve ça aussi simple que malvenu. À ce stade-là, autant ne pas les faire sortir du tout en fait.

Toutefois, l’histoire prend bien et les filles refusent d’y retourner, énonçant plutôt la solution logique de se débarrasser du père. C’est à ce moment que Jules s’enfuit de la maison après avoir reçu un MMS étrange de sa boule blanche. Son intrigue n’est clairement pas terminée, mais on ne sait pas où elle va pour autant.

Seth propose donc de s’occuper du père en l’empoisonnant. Comme je n’ai aucune confiance en lui, je ne comprends pas pourquoi Margot le laisse gérer ça. Le jeune couple regarde donc sa victime déguster le souvenir qu’il a créé avant de le voir mourir, ce qui était une bonne intrigue. Il faut alors se débarrasser du corps et c’est ce moment que choisit la mère de Margot pour rentrer à l’improviste.

J’ai beaucoup ri devant ce rebondissement bien placé, qui lui permet de rencontrer Seth, mais aussi son zombie de mari. Aveuglé, le père réussit tout de même à se débarrasser provisoirement de Seth et de la mère, avant de chercher à repérer Margot au son. Cette fois, le suspense sur la suite des événements est à son comble : j’ai tout simplement adoré.

Comme le père de Margot réussit finalement à se nourrir une nouvelle fois de sa fille, Seth se sacrifie et l’attaque. Il est à deux doigts de se faire tuer, mais Margot s’y oppose et annonce qu’elle accepte de retourner à la No-End House avec son père s’il ne tue pas Seth.

Mouais. Énorme mouais. Ce n’est pas comme si elle connaissait Seth depuis quatre jours et qu’il lui avait menti pendant trois ou comme si la décision était hyper rationnelle. Il n’empêche que l’épisode était excellent et que ce n’est pas fini : Jules revient chez Margot et comprend qu’elle y est retournée. Paniquée, elle s’y rend à son tour… pour mieux constater que la maison a disparu. Oups.

06.jpgÉpisode 6 – Piece by Piece – 19/20
Memory is a disease. This house is a cure.

C’est depuis l’espace détente du Comic Con que j’ai pu voir le dernier épisode de cette saison, tout impatient que j’étais d’avoir le fin mot de l’histoire. C’était il y a deux semaines et je ne suis jamais revenu vers vous avec la critique. Il paraît que mieux vaut tard que jamais, donc je m’y colle aujourd’hui histoire de boucler cet article comme il se doit.

L’épisode reprend à l’intérieur de la No-End House où Margot accepte de se faire manger ses souvenirs, qu’elle passe son temps à écrire. C’est complétement fou de sa part, mais elle semble y trouver son bonheur en couchant au passage avec Seth.

Margot comprend toutefois que la maison a changé de place quand une nouvelle rue apparaît, et ça ne lui plaît que moyennement. Elle se laisse toutefois convaincre par Seth que c’est l’ordre des choses. Comme elle est déjà bien lobotomisée, ce n’est pas bien difficile pour Seth de la convaincre qu’il ne faut pas détruire la maison de l’intérieur, et j’ai bien aimé le jeu de l’actrice qui semble vraiment voir sa force vitale tout au long de l’épisode.

De son côté, Jules décide de retourner dans la maison pour aider Margot à s’en sortir. Là encore, c’est complétement fou : Margot a pris une mauvaise décision, c’est sûr, mais c’est la sienne. Quand on voit ce qui est arrivé à Dylan qui est retourné chercher sa femme, je ne suis pas sûr que ça donne envie d’aller chercher ta meilleure amie. Bon, il fallait bien faire l’épisode sur quelque chose de toute façon.

Jules tombe sur Seth avant même de rentrer dans la maison et comprend qu’il a repris son rôle de recruteur. Elle ne dit rien mais le confronte quelque temps plus tard. C’est là que Seth lui fait tout un discours explicatif sur le fait que la maison est un organisme vivant avec son instinct, notamment de survie.

Il faudra se contenter de ces quelques maigres explications sur la maison, mais en même temps, je m’étais fait une raison après la saison 1 et je me doutais que n’aurions pas les origines complètes de la maison. Cela ne m’a pas trop dérangé car je trouve que c’était tout de même bien écrit avec assez d’explications pour imaginer ce qu’il y avait à imaginer. La maison reste un mystère pour les personnages, pas de raison que ça change pour nous.

Bref, Seth est un grand fan de la maison et il attaque Jules, car il ne veut pas qu’elle fasse s’échapper Margot – or, c’est évidemment le plan de base. Bizarrement, il ne la tue pas mais la donne à manger à la maison… C’est là sa plus grosse erreur car Jules réussit à se battre contre la grosse boule blanche qui l’aspirait depuis le début et construisait une seconde Margot.

En s’échappant, Jules découvre également le vrai visage de Seth, et ce n’est pas beau : il a attiré une dizaine de filles dans la maison, a été en relation avec chacune d’elle et il les a toutes laissées tomber une fois qu’elles étaient complétement lobotomisées. Jules se débrouille sans trop de mal pour ouvrir les yeux de sa meilleure amie, la retrouvant et l’amenant dans la rue où Seth conserve chacune d’elle comme un trophée.

Tout cela était un brin prévisible et peut-être un peu lent, mais j’ai adoré voir la conclusion se mettre en place autour d’une confrontation entre Seth et Margot. Cette dernière n’hésite pas à libérer la famille de Seth, dans les cages depuis le début. En fait, ce sont eux qui sont chargés de manger ses souvenirs, et une fois libérés, ils n’hésitent pas. Le « serial monogamist » (j’ai adoré l’idée) finit à son tour lobotomisé, et d’une certaine façon, c’est bien fait. Margot est aussi aidée par son père, contre toute attente. La maison elle-même semble ainsi se retourner contre Seth pour enfin le manger.

Une fois Seth sacrifié, Margot et Jules doivent encore tuer le père de Margot pour ne pas qu’il les suive. Elles le font ensemble, simplement et en le faisant tomber, enclume au pied, au fond de la piscine sans fond (justement !). Elles peuvent quitter une bonne fois pour toute la maison, sans pour autant chercher à la détruire, trop préoccupées à l’idée de s’en sortir. Je les comprends, et ça fait une jolie conclusion à une saison qui aura décidément été très réussie.

07.jpg

EN BREF – Si la saison m’avait moyennement plu en enchaînant des épisodes excellents et des épisodes moyens, je ne peux pas en dire autant de cette seconde année qui a été un véritable coup de cœur. Je me suis laissé porter par ces six épisodes qui se sont terminés bien trop vite à mon goût. La saison était bien ficelée, malgré quelques facilités et un rythme toujours assez inégal (grosses lenteurs VS grosses accélérations, mais au sein de chaque épisode, contrairement à l’an dernier).

L’idée de base, une maison hantée, me plaisait a priori moins que l’émission télé de la première saison, mais pourtant, je trouve que ça fonctionnait bien mieux, avec une histoire beaucoup plus originale cette année. Je sais bien qu’ils s’inspirent de mythes et légendes urbaines, mais je n’avais jamais entendu parler de la No-End House avant, donc je me suis trouvé très surpris face à ce scénario dérangeant à l’ambiance extrêmement soignée et réussie.

Je ne m’arrête plus dans les éloges, donc je ne sais pas si continuer est bien utile. J’ai adoré et si vous lisez ça sans avoir encore regardé cette saison, foncez, vraiment, elle vaut le coup. Quant aux autres, sachez que la série est bien renouvelée pour une saison 3 qui s’intéressera cette fois à un escalier… On verra bien ce que ça donne, mais je pars positif car cela fait deux ans que la série me surprend positivement.

08

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Publicités

2 réflexions au sujet de « Channel Zero : No-End House (S02) »

  1. Je suis trop contente que la série ait repris ! Le premier épisode m’a autant happé que l’a fait celui de la saison une donc je ne suis que joie et cotillons. Par contre, faudrait me payer cher pour mettre rien qu’un orteil dans la maison, vu la gueule qu’elle a…

    Aimé par 1 personne

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.