The Mayor (S01)

Synopsis : Courtney Rose est un jeune homme américain tout ce qu’il y a de plus ordinaire – pour faire la promo ses albums de rap, il décide de se présenter aux élections municipales. Les choses prennent un tournant inattendu lorsqu’il est élu.

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Pour commencer, je ne regarde cette série que pour de mauvaises raisons nommées Yvette Nicole Brown et Lea Michele. Il y a fort à parier que sans ces deux actrices que j’adore, j’aurais simplement levé un sourcil devant le trailer, puis passé le chemin. Seulement, YNB m’a toujours fait beaucoup rire et je pense que Lea Michele peut avoir ce qu’il faut pour faire rire.

Quant à la série elle-même, son synopsis a le mérite d’être intrigant et faire sourire avant même le visionnage du premier épisode. C’est donc avec curiosité que je fais play sur ce pilot, en espérant une bonne surprise, je l’avoue, car le trailer m’avait bien plus.

L’avis sans spoiler : C’est un début réussi pour cette comédie qui arrive assez bien à situer ses personnages, son intrigue et surtout son humour, à coups de blagues politiques et anti-médias. YNB vole l’ensemble des scènes dans lesquelles elle apparaît et le rythme est assez soutenu pour faire rire sans déstabiliser. S’il y a quelques moments moins marrants et moins efficaces, ça reste sympathique dans son ensemble et ça devrait rapidement trouver son ton, surtout que le casting est déjà rôdé dans ses dynamiques, ce qui n’est pas toujours le cas des comédies. Reste à voir sur le long terme, mais pour le moment, rien à redire.

Moyenne de la saison : 15/20

Capture d'écran 2017-10-04 20.27.57Épisode 1 – Pilot – 16/20
What happen is… you’re the mayor.

C’est ma semaine transport en commun, j’ai vu cet épisode dans le bus pendant un trajet de 20 minutes, n’est-ce pas parfait ? Pas tout à fait, car il dure 21 minutes, mais ça va. J’ai eu un peu peur dans la scène d’introduction car Courtney, notre futur maire, est tout de même dans le surjeu. Finalement, comme il avoue chercher l’attention et que le rythme est bon, ça finit par très bien passer et être une partie du ton de la série, dont l’humour est bon.

J’étais dans le bus et ça n’a pas réussi à me faire rire à gorge déployée comme d’autres séries peuvent le faire, c’est sûr (et c’est tant mieux), mais c’est un pilot solide qui introduit bien ses personnages. Le problème ? Comme toujours, la bande-annonce en disait trop en nous montrant Lea Michele comme employée de Courtney. Cela n’arrive qu’en milieu d’épisode puisqu’elle est en fait contre lui au départ.

Finalement, la situation de base est rapidement mise en place et on en arrive vite à la soirée électorale. Là encore, on ne s’attarde pas trop et voilà Courtney élu maire.

La campagne aura été rapidement expédiée comme elle n’est pas le cœur de l’intrigue, mais elle est plutôt sympathique et fixe l’enjeu du premier épisode : la remise en service d’un endroit du centre-ville recouvert de déchets. C’est sur la promesse de tout arranger que Courtney est finalement élu.

J’ai adoré la critique des médias et de la Russie contenue dans la scène qui suit l’élection : on sent tout de suite que la série a un certain engagement et va faire passer ces messages comme ça. Elle est aussi pleine de bons sentiments, ce qui est perceptible quand sa mère rassure Courtney sur ses capacités à être maire (et fait passer un message politique au passage sur l’importance du vote).

Étonnamment, la série parvient à gérer son humour entre scènes réalistes (le débat politique) et énormes facilités scénaristiques (Lea Michele dans la chambre de Courtney). Le premier jour à la mairie possède son lot d’humour et fonctionne bien, du planning sur 100 jours de l’assistante zélée à l’envie de faire la fête du maire éternel adolescent.

La fête a bien lieu dans le centre-ville pour le débarrasser de ces débris et Courtney parvient à la gérer, avant de faire la boulette de se barrer avec le permis de faire la fête. L’idée est d’aller faire un concert, mais sa mère finit par se faire arrêter faute de permis. Du coup, Courtney se met tout le monde à dos.

C’était attendu pour un pilot, mais c’est plutôt bien écrit je trouve. La résolution est forcément facile car nous sommes dans une comédie et un premier épisode, mais la situation en place donne envie de revenir malgré l’absence de cliffhanger.

La mère sermonne une fois de plus son fils qui décide d’aller s’occuper des débris tout seul, ou presque. Les réconciliations avec son équipe peuvent donc se faire avec encore une ou deux blagues. De cette situation, je crois vraiment que les scénaristes peuvent nous pondre quelque chose de très sympa à suivre et qui pourra provoquer des fous rire quand les running gags seront en place. J’ai hâte de voir la suite et c’est après tout le but d’un pilot !

Capture d'écran 2017-10-11 19.58.52.pngÉpisode 2 – The Filibuster – 14/20
Do you say I look good ? Guuurl!

Pour son deuxième épisode, la série se cherche encore un peu au niveau du rythme, mais propose un format “à la semaine” qui lui va bien : on sent sa construction se mettre en place de manière quelque peu schématique, mais efficace. Val (Lea Michele) débarque à la mairie et fait le point avec le reste de l’équipe sur ce qu’il y a à faire cette semaine, et cela indique clairement les intrigues de l’épisode.

Une première intrigue concerne donc le budget de la mairie et les différents pôles auxquels les subventions sont attribuées. Tout pourrait aller bien dans le meilleur des mondes, mais la subvention pour le programme musical est annulée, ce qui ne plaît pas du tout à Courtney. Forcément, en tant que musicien, c’est le seul cours pour lequel il était motivé et lui il a plutôt promis, le matin même tant qu’à faire, de renouveler les instruments de musique de l’école.

Courtney va donc passer l’épisode à tenter de rétablir les choses, aidé par une Val qui le laisse d’abord se planter avant de comprendre qu’elle a envie de l’aider. Malgré toute cette aide, c’est tout de même un échec, mais Val n’a pas dit son dernier mot. Quand Courtney lui fait entendre l’importance de ce que représente le programme musical pour lui, elle s’arrange pour ramener tous les enfants à la mairie et pour les filmer en live, histoire que le conseil soit forcé de changer d’avis sur la subvention.

Je ne connais pas tout du système américain, mais ça fonctionne plutôt bien comme intrigue, avec le schématique discours du maire qui interrompt tout, le « v-bomb » de Courtney et, de manière générale, l’incompétence flagrante du maire filmé dans toutes ses aventures. La série n’apporte rien de révolutionnaire, mais j’aime beaucoup ses répliques et l’ensemble de son casting, qui parvient plutôt bien à apporter la touche d’humour voulu. D’ailleurs, c’est positif de retrouver le rival de Courtney, Ed Gunt (joué par un acteur déjà vu dans Roadies ou Love) aux élections cette semaine.

La meilleure reste incontestablement Yvette Nicole Brown, capable de me faire rire en toutes situations, qu’elle coupe les cheveux de son fils, nargue un proviseur ou qu’elle soit reléguée à l’intrigue B de la semaine, à essayer de faire comprendre au meilleur ami de Courtney en quoi consiste son boulot. Comme celui-ci est complétement stupide, ce n’est pas gagné, mais ça apporte quelques moments amusants.

Après deux batailles perdues, Courtney finit par avoir ce qu’il veut et espère tout de suite mieux, apportant une conclusion marrante sur les frais d’université. En revanche, le gag de fin, comme la semaine dernière, me laisse un peu plus perplexe. Peut-être que je finirai par accrocher, comme ça avait été le cas pour Community.

03Épisode 3 – Buyer’s Remorse – 15/20
Do you think people see me as my own man or just another Obama?

Pour une fois, je n’étais pas dans le bus pour voir cet épisode, mais plus ou moins confortablement installé à l’aéroport (c’est-à-dire qu’en cours de route, il a fallu que je me lève pour la file d’attente de l’embarquement et que je n’étais pas franchement super réveillé, après un réveil trois ou quatre heures plus tôt que ce que je fais habituellement). J’imagine que ça a joué sur mon opinion de l’épisode, et c’est uniquement pour ça que je parle du contexte de visionnage dans mes critiques.

Sur ce troisième épisode, j’ai principalement été surpris par le début qui ressemblait fort à un épisode 2 : c’est la prise de pouvoir du maire, limite la découverte des bureaux et l’envie de Courtney d’embaucher sa mère comme réceptionniste. Tout ça aurait dû être le sujet d’un épisode 2. Heureusement que c’était bien par ailleurs et plutôt drôle, sinon ça aurait pu être franchement dérangeant. En tout cas, c’était déroutant.

Les premiers sondages ne sont pas en faveur de Courtney qui n’a que 23% de l’approbation des citoyens. Il décide donc de trouver une solution pour regagner en popularité, et c’est tout trouvé : il veut créer un abribus pour ceux l’attendant désespérément sous la pluie. Je compatis avec les pauvres citoyens : pas plus tard que la semaine dernière, je regardais la série sous la pluie moi-même, HEIN.

Bon, cela fait l’intrigue de l’épisode, avec un retour d’Ed Gunt comme empêcheur de tourner en rond. L’autre point important de l’épisode, c’est donc l’absence de réceptionniste qui s’explique par le manque d’aide des meilleurs amis de Courtney, une intrigue qui me semblait résolue l’an dernier.

Dans le même genre, Val manque de confiance en son maire cette semaine et l’installation de son bureau est un point pivot pour l’intrigue de la saison. Très bien, mais ça semblait déjà en place dans l’épisode 2.

Finalement, tout se règle dans l’épisode, Ed et Courtney se trouvant forcés de faire équipe. Cela fonctionne moyennement, mais ce qui fait les points de cet épisode, c’est les gags. J’ai ri du gag de Courtney allant aux toilettes, j’ai ri devant le fail de l’émission politique, j’ai ri devant Val en salle de sport, j’ai ri de Courtney sur son vélo et du gag final.

Une écriture moyenne, mais de bonnes blagues… Puis-je en attendre plus d’une comédie ? Je ne sais pas trop.

04.jpgÉpisode 4 – City Hall-oween – 17/20
Details to follow…een.

Je continue mes rattrapages de séries en retard en privilégiant les épisodes d’Halloween puisque nous sommes le 31 octobre, c’est pourquoi je me suis lancé dans celui-ci qui aurait autrement attendu un peu plus.

Il commence en tout cas par quelques très bons fous rires sur des faux jumpscares zombiesques excellents. Ils perdurent tout au long de l’épisode et c’est une excellente chose car ils m’ont fait rire quasiment à chaque fois. Rien que pour ça, l’épisode s’en tire avec une très bonne note car j’ai trouvé les blagues vraiment au point et bien meilleure que d’habitude.

En début d’épisode, Courtney comprend que les enfants de la ville ne peuvent pas aller réclamer des bonbons la nuit d’Halloween car la ville n’est pas assez sécurisée. Il n’en faut pas plus pour qu’il décide de changer les choses, n’en déplaise à Val et au chef Fox, chef de la police.

Il organise ainsi une fête d’Halloween à la mairie, par surprise. L’épisode change un peu de format grâce à ça et la soirée en question est véritablement excellente, faudra m’expliquer d’où sort leur fric pour ça. Les costumes sont délirants et la soirée s’organise sans bâton dans les roues, mais juste quelques blagues odieuses.

Le problème vient en fait de la soirée elle-même qui ne réduit pas la criminalité dans la ville, au contraire. Il y a de bonnes blagues tout du long et c’est tant mieux : la série s’améliore, même si je doute que ce soit suffisant pour la sauver d’une annulation quasi certaine désormais.

Comme toujours, malgré le problème, Courtney tire le positif de sa situation, parce que nous sommes dans une comédie. Le discours final le voit donc affirmer la nécessité d’être un meilleur maire que les précédents dans l’écoute des concitoyens, car des parents sont venus le féliciter pour la soirée d’Halloween. Ouais, pourtant, il y avait de quoi donner des cauchemars à une bonne partie des gamins présents je pense, mais bon, si ça amuse les parents, tant mieux.

Le gag final était en trop avec les multiples clés et les bonbons d’Halloween cachés, mais autrement, c’était super solide du côté de l’humour et je me suis beaucoup amusé devant cet épisode. Ce ne sera pas le cas du reste de ma soirée qui se déroulera devant des séries plus stressantes et horrifiques, comme je l’annonçais dans mon 500 mots du jour !

05Épisode 5 – The Strike – 15/20
They came in on a bus… Who drove?

Le maire et son équipe s’extasient de l’apparition d’une poubelle devant la mairie, étant sûrs d’avoir réussi à faire quelque chose pour les citoyens. Le rythme est toujours bon dans la série, les acteurs parlant à toute vitesse pour être sûr de caser toutes les répliques qu’ils veulent et faire avancer une nouvelle intrigue.

Cette semaine, il est question de contenter les chauffeurs de bus qui ont énormément de demande que Courtney ne peut garantir sans retirer des privilèges à d’autres. C’est donc un problème qu’il espère réussir à résoudre en réunissant différentes personnes de différents groupes sociaux.

Tout ceci est un pur échec qui mène à une grève des conducteurs de bus qui plonge la ville dans le chaos. De son côté, la mère de Courtney a désormais des amies pour le « Whitney Day » où elles s’amusent un peu trop et font n’importe quoi. L’avantage, c’est qu’avec la grève de bus, elles sont limités, le problème, c’est qu’elle n’apprécie pas l’absence de bus et rejoint à son tour la grève, malgré la merveilleuse idée de son fils de proposer du covoiturage gratuit pour aider tout le monde.

Pour la première fois de la série, Courtney perd donc la confiance de sa mère et se réfugie auprès de Val pour avoir une solution. C’est une excellente chose qui fait avancer la dynamique entre ces deux-là, qui a intérêt à bouger assez vite si nous n’avons que treize épisodes – les audiences ne sont toujours pas là.

Courtney comprend qu’il ne peut pas faire plaisir à tout le monde contrairement à ce qu’il voulait toujours faire depuis le lycée. Grâce à Val, il décide de prendre enfin des décisions qui mènent à la fin de la grève et au déplaisir d’à peu près tout le monde. Bref, de la bonne politique selon Val et les scénaristes. Il est effectivement impossible de contenter tout le monde sur ce genre de sujet, donc il est bien possible que sa solution soit la meilleure.

Il finit par récupérer le numéro d’une nana sexy, Amber, qui était introduite comme une antagoniste pour tout cet épisode. J’aime beaucoup ce rebondissement et je me demande si on la reverra. Si c’est le cas, il y aura beaucoup à faire pour développer le personnage.

Enfin, c’est la première fois je crois qu’un des gags de fin me plaît, avec une nouvelle réunion du comité de la ville chargé de trouver des solutions. Là aussi, je me demande si ça peut devenir quelque chose de régulier. Affaire à suivre, mais la série s’en tire toujours bien dans le divertissement et l’humour.

06Épisode 6 – Will You Accept This Rose ? – 14/20
It’s like I’m living with the Bachelor!

Épisode plus moyen cette semaine pour cette sitcom qui m’a un peu déçue je dois dire. La meilleure partie de l’épisode concernait pour moi la mère de Courtney, et ça en dit long car je n’étais pas passionné non plus.

En effet, il est question pour elle de se trouver une occupation et de s’affirmer loin de son fils maintenant qu’elle n’a plus à veiller autant sur lui car il a un job. Il lui faut donc explorer sa vocation, qui sera bien sûr le chant puisque c’est Yvette Nicole Brown et qu’elle a une voix de dingue. Du reste, cela permet à la série de ramener du gospel et une vision plus religieuse et conformiste, pour se faire bien voir des conservateurs. La télé post élection Trump donc, subversive, mais pas trop. Ah ces américains !

Cette sous-partie de l’épisode avance vite et est quelque peu bâclée, amenant bien sûr Dina à accepter de chanter en public et se révéler aussi géniale que prévu. Toutefois, ce sont ses excuses bidons et les détours de l’intrigue pour en arriver là qui m’auront le plus fait rire, grâce aux talents comiques de l’actrice que j’adore depuis Community.

De son côté, Val révèle aux meilleurs amis de Courtney qu’elle a été mariée et divorcée. C’est un rebondissement que je n’avais pas vu venir avant et qui ne sert pas à grand-chose, une fois passée la surprise. Je ne trouve pas que ça explique particulièrement le personnage par exemple. C’était un bon moment de l’épisode, mais j’ai vraiment l’impression que c’est pour justifier qu’elle finira en couple avec Courtney – ce n’est pas forcément quelque chose que j’attends, mais je sens que la sitcom se dirigera inévitablement dans cette direction, comme elle est de formule assez classique.

En attendant, Courtney drague et sort avec Amber, sa juriste de la semaine dernière. C’était une bonne chose de la revoir car j’avais peur que la série n’oublie bien vite ce personnage très secondaire. C’est en tout cas ce que fait Courtey quand il retombe sur son premier crush d’enfance qui est entre temps devenue une présentatrice à succès.

Très vite néanmoins, il apparaît évident que cette présentatrice se sert de la popularité de Courtney pour récolter un max de likes et de popularité elle-même, afin de se casser au plus vite de la ville. Ce n’est pas le genre de relations que Courtney souhaite entretenir, donc il comprend après un ou deux détours qu’il veut continuer à voir Amber. Il lui fait une déclaration rappée assez douteuse, mais efficace puisqu’elle accepte de le revoir, peut-être. Ce qui veut dire oui.

Je lui donne quelques épisodes avant d’être vexée par l’omniprésence de Val dans la vie de Courtney, surtout si la série n’a que 13 épisodes comme cela semble de plus en plus probable vu les audiences…

07.jpgÉpisode 7 – Here Comes The Governor – 14/20
Let’s not refer to women as girl, chicks hate this.

Nouveau trajet en bus, nouvel épisode de The Mayor, c’est devenu un rituel du mercredi (et du jeudi soir quand il s’agit d’écrire la critique). Cet épisode était sympathique, mais toujours pas transcendant. Tout tournait autour de la visite du gouverneur en ville, mais finalement, il décide de ne pas venir jusque dans une ville paumée, logique. Cela fait que tout le monde s’inquiète de voir Courtney sympathiser avec le politique.

De mon côté, j’étais plutôt surpris de le voir déjà si bon dans le jeu politique. Je pense clairement que les scénaristes ont choisi d’aller vite car ils ont conscience qu’ils ne feront pas dix saisons. Cela me va bien, car la série avance et il était cool de voir Courtney se faire accepter par tout le monde en tant que maire, y compris par le gouverneur, y compris quand le passé le rattrape sous la forme d’un mauvais clip de rap de son adolescence.

Bien sûr, les scénaristes en profitent pour tacler les politiques et la politique de manière générale, mais ils le font de manière gentille, avec Courtney faisant un discours pour dire qu’il n’oublie pas d’où il vient. Comme nous sommes aux États-Unis, il est aussi question d’arme à feu et on en apprend plus sur Val qui, évidemment, en possède une, en bonne américaine. Habituel.

Reste à traiter du cas Dina, une fois de plus isolée du reste du casting cette semaine. Elle doit gérer son amie Crystal qui en fait des caisses sur une photo avec une personnalité, parce qu’elle est en fait jalouse de Dina. C’était une intrigue sympathique : ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça m’a permis quelques sourires. Une série feel good qui avance bien, ça reste positif pour moi.

08.jpgÉpisode 8 – Monuments Man – 15/20
Attention everybody. Val has discovered Urban Dictionary.

Le groupe se retrouve le mardi soir dans un bar nommé le Tito et Val décide d’en faire une nouvelle tradition, ne se doutant pas que c’est déjà le cas et surtout que Tito, qui est aussi le propriétaire, s’apprête à vendre son bar. Et oui, logique, il faut bien une intrigue pour le groupe qui décide de sauver le bar.

Ils organisent donc un concert avec des stars, passent à la radio pour s’assurer que ça soit un succès et… attirent ainsi l’attention d’Ed, qui saisit l’occasion pour en faire un Titogate sur la corruption du maire. Très rapidement, ça vire à l’intrigue historique sur le bar en lui-même, lieu de rencontre historique des Black Panthers.

Après quelques pirouettes, notre cher Mayor Rose réussit à mener à son but sa campagne de sauvetage du bar et ça se termine dans un cconcert de rap là-bas, forcément.

De son côté, Dina apprend que Sheila a quitté son poste de chef d’orchestre à la chorale et qu’elle peut le récupérer. Elle vise donc cette promotion dans cet épisode, ce qui lui offre une intrigue secondaire, comme d’habitude. Il n’est pas aussi simple toutefois d’être à la tête d’une chorale et ça nous ramène Dina sur un terrain qu’Yvette Nicole Brown connaît par cœur : la culpabilité religieuse. Elle maîtrisait ça à fond dans Community et c’est toujours le cas dans cet épisode. Finalement, elle réussit à s’imposer comme directrice en écoutant les idées de tout le monde, un grand classique qui fonctionne bien.

Si les intrigues en elles-mêmes ne sont pas forcément des plus drôles, les répliques fonctionnent de mieux en mieux et les dynamiques entre les personnages sont excellentes. J’espère que la série parviendra à se décrocher une saison 2 car j’aime vraiment bien revenir dans cet univers à chaque fois.

 09-2 bonusÉpisode 9 – Grey Christmas – 18/20
Classic Courtney overpromise. I love it !

« Oh oh No ! ». Comment rater un point du Bingo à rien du tout, merci TK ! L’épisode commence par une scène plutôt marrante de préparation du sapin qui vire à la catastrophe pour la famille de Courtney.

La suite de l’épisode voit ce cher Courtney promettre ce qu’il ne peut bien sûr pas promettre de réussir : un Noël inoubliable pour les plus pauvres. Il est comme toujours beaucoup trop rapidement confronté à un Ed bourré et détestant Noël.

Il a toutefois de bons arguments et cela le déprime, la déprime empirant encore plus quand il se retrouve coincé sous la pluie avec un vélo à la roue crevée. Heureusement pour lui, il a un abribus au-dessous duquel s’endormir… et rêver d’un monde pas vraiment meilleur.

Cet épisode de Noël est donc entièrement un rêve de Courtney où il passe son temps avec un ange aux traits de Dina lui montrant ce que serait la vie s’il n’était pas maire, mais aussi s’il n’était pas né, par erreur. Le but de cet ange est de lui faire prendre conscience de son importance, et donc d’obtenir une épiphanie de sa part.

C’était un excellent épisode et c’est d’autant plus surprenant que nous n’en sommes qu’au neuvième de la saison, mais qu’ils se permettent déjà le coup de la réalité alternative réussie. C’est toujours une prise de risque, mais là ça passait très bien en insistant sur les pires traits de caractère de chacun. À mourir de rire.

La toute fin voit évidemment l’inoubliable Noël promis par Courtney se réaliser : son épiphanie lui fait improviser un speech à la télévision qui inspire toute la ville à venir fêter Noël avec les plus démunis. Le réveillon se termine en une grosse soirée réussie, avec quelques gags supplémentaires dans la distribution de cadeaux et surtout un duo entre YNB et Lea Michele. J’aurais aimé qu’il soit plus sérieux que ça, mais ils ont eu un parti pris humoristique pour celui-ci. Dommage, il y avait de quoi faire.

C’était en tout cas un épisode de Noël très réussi, avec une bonne idée et la possibilité de recommencer sur le même schéma avec un autre personnage en saison 2, si l’on voit très loin, puisque l’ange Dina tente d’intervenir pour Ed à la fin de l’épisode – sans succès.

J’ai bien ri et même si rien n’avance concrètement dans cet épisode et qu’il n’y a pas de gros cliffhanger de mi-saison, je suis quand même impatient de retrouver la série début janvier pour sa suite. Je suis faible à m’attacher comme ça à des séries qui ont peu de chance de renouvellement, mais je vais croire à un miracle de Noël, allez.

The Mayor – S01E13 – Death of a Councilman – 17/20
Si ce dernier épisode de la série est excellent, il n’a rien ni d’une fin de saison, ni d’une fin de série. Pas de cliffhanger insoutenable, mais pas de vraie conclusion non plus – à part la promesse d’une nouvelle dynamique qui aurait apporté de bonnes choses à la suite de la série. L’essai n’aura pas su se transformer, mais la série aura offert de bons épisodes (notamment son épisode de Noël). Je suis triste de la voir partir, mais c’est aussi parce que je suis un bon public face aux comédies et aux acteurs que j’aime.
The Mayor – S01E12 – The Pitch – 14/20
Un épisode sympathique, mais moins drôle que les précédents : on sent que la série a senti le bateau couler, je crois. L’ensemble du casting semblait un peu moins dedans et l’écriture n’était plus aussi efficace, malgré quelques bons moments. Un épisode un peu décevant – ça aide à digérer la pilule de l’annulation, j’imagine.
The Mayor – S01E11 – Lockdown – 16/20
Si j’ai cru à un huis-clos, en vain, l’épisode proposait d’excellentes dynamiques peu explorées auparavant dans la série. De bons moments en somme, je n’en démords pas : cette série avait du potentiel et son annulation est un grand gâchis. Mais bon.
The Mayor – S01E10 – Mama Rose Best – 15/20
Ce n’était pas leur meilleur episode, mais il était sympathique à s’occuper de la relation entre Dina et Courtney. Rien de nouveau sous le soleil pour cette saison 1 mais l’épisode avait toujours autant de bons jeux de mots, gags et personnages attachants.

 

 

09
Finalement, la série a malheureusement été annulée par ABC qui s’est gardée les quatre derniers épisodes en stock pendant un mois avant de les diffuser d’une seule traite. Cliquez ici pour lire les critiques de ces épisodes.
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12 réflexions au sujet de « The Mayor (S01) »

  1. Je n’irais pas jusqu’à mettre des 18 😀 mais c’est vraiment une série sympa. Courtney Rose est vraiment un personnage choupi et touchant de naïveté dans sa façon d’être maire mais en même temps, ça fait du bien de voir ce genre de personnage et ça marche.

    J'aime

    1. Exactement, et pour moi ça vaut le 18, si quelqu’un passant par là voit la note, ça peut lui donner envie de tester 😇 et puis, même, j’ai ri plusieurs fois et c’est original, j’ai envie de mettre de bonnes notes rien que pour ça. Je suis tellement bon public avec les comédies 😂

      J'aime

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