Blindspot – S04E03

Épisode 3 – The Quantico Affair – 19/20
Rien ne va plus, voici que la série me prend par surprise avec un excellent épisode alors que je voulais juste le regarder pépère en mangeant. Difficile de ne pas développer un peu plus et avec spoiler pourquoi j’ai tant adoré cet épisode, donc hop, hop, hop, en voici la critique !

> Saison 4


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Hmm, well, that’s where the math is done, so…

Pour commencer la critique, j’ai envie d’évacuer d’abord les intrigues secondaires, à commencer par la très bonne gestion du cliffhanger précédent. Je me doutais que Jane allait trouver une idée toute bête pour s’en sortir sans que Kurt ne la soupçonne trop, et la pirouette des scénaristes fonctionne plutôt bien, tout en continuant de permettre la présence de Roman à l’écran. Jusque-là, je dis donc un grand oui.

En fin d’épisode, cette intrigue est à nouveau celle du cliffhanger avec un Kurt qui, contre toute attente, est déjà sur la piste de Jane. Pour une fois qu’il n’est pas deux de tension, j’étais vraiment surpris. Et j’ai aimé la manière dont c’était construit, ça fonctionnait vraiment bien et je suis content que cette intrigue avance vite, car je n’avais pas envie que ça traîne trop en longueur.

Dans le même genre, j’ai été surpris de voir que l’équipe apprenait dès le début de l’épisode que Zapata était encore en vie. On n’a pas vraiment eu de scènes où ils apprenaient qu’elle était probablement morte, j’ai l’impression qu’ils sont passés à côté de quelque chose quand même. En plus, elle a repris le rôle de Roman l’an dernier à parcourir le monde, commençant l’épisode à Londres cette fois. L’actrice doit se faire plaisir.

Je trouve que toute cette storyline n’a rien de crédible, de la société de grands méchants à la manière dont Tasha enchaîne les erreurs de débutantes (l’empoisonnement de Blake, la petite fille qui la voit et qu’elle laisse en vie…) ; je ne vois pas comment on est censé y croire. Et ça m’énerve, parce que c’est ce en quoi je croyais le plus avant de commencer cette saison !

Qu’importe, la série se rachète complètement avec cet épisode qui prend bien soin d’évacuer rapidement ces deux intrigues pour mieux se concentrer sur le personnage de Patterson. Dans l’ensemble, c’est super bien écrit et ça nous balade bien : on retrouve d’abord Patterson dans ce qui semble être une mission et qui s’avère en fait être un coup d’un soir perso, puis au boulot où elle retrouve son coup d’un soir, un certain Lincoln, qui est une recrue de Quantico ET le neveu du nouveau chef du FBI.

Alors, oui, c’est gros comme CV pour le petit nouveau, mais j’ai trouvé que ça ajoutait une très bonne dose d’humour à l’épisode. Comme en plus, ces quarante minutes sont presqu’uniquement du point de vue de Patterson et Rich, ça donne un excellent épisode, avec de l’humour et du suspense. Bref, j’ai adoré.

Le parti pris est pourtant audacieux : on commence l’épisode par une critique d’une bonne partie de l’ADN de la série lorsque Rich prend la décision de faire le briefing sans Patterson – trop occupée à coucher avec Lincoln (d’ailleurs, j’ai toujours beaucoup de mal avec ces personnages qui découchent la veille de commencer un nouveau travail ; c’est un grand classique des séries et je suis juste bien trop stressé pour dormir chez quelqu’un que je ne connais pas le premier soir ET la veille d’un jour où je vais découvrir un nouveau travail. Bon, c’est peut-être un tort, du coup). Pfiou, cette parenthèse était longue.

Oui, donc, critique de l’ADN de la série : Rich fait le briefing de manière plus rapide, sans nous expliquer la science derrière sa trouvaille. Le but de la série n’est pas de se critiquer cependant, et quand il le fait, ça ne marche pas vraiment : au départ, l’équipe se retrouve pleine de peinture à cause d’une bombe de paintball qui explose et ensuite, elle se retrouve à ignorer le fait qu’elle part pour une intervention où il faudra arrêter une bombe. Rien que ça.

Le plus merveilleux dans cet épisode est très clairement qu’il se centre sur Patterson en laissant l’équipe habituelle complètement hors champ. C’est ambitieux comme type d’épisode : plutôt que de nous montrer l’action, la série économise en nous faisant un épisode quasi-complet dans ses bureaux. Et pour une fois, elle le fait sans que les bureaux ne soient attaqués ; ce qui n’est d’ailleurs pas arrivé non plus en saison 3. Peut-être qu’ils ont lu mes critiques ?

Bon, d’accord, il y a une petite attaque quand même quand la nouvelle méchante débarque, mais elle ne fait qu’apporter quelques informations et provoquer un débat entre Patterson et son nouveau boss. Et oui, cet épisode nous réaffirme Patterson comme une forte tête qui veut tout gérer dans sa vie ; y compris les décisions de son boss. Dans la vie réelle, son attitude l’aurait fait être virée trois ou quatre fois dans cet épisode, mais comme nous sommes dans une série, les scénaristes lui donnent raison, même quand elle est à deux doigts de faire exploser la moitié de la ville. Pourquoi pas ?

Bien sûr, si la ville est à deux doigts d’exploser, nous, nous ne voyons rien. La série réalise de bonnes économies dans cet épisode à nous montrer très peu de l’intervention du FBI, se contentant de quelques vidéos de mauvaise qualité dans une voiture ou dans une « gare » clairement reconstituée en studio. Moi, ça m’a donné envie d’avoir plus souvent ce type d’épisode, parce que voir tout le stress qui est géré à merveille dans les bureaux du FBI, c’était efficace.

En plus, ça permet le développement d’un ship très réussi entre Patterson et Lincoln, qui va jusqu’à faire reprendre à Patterson une de ses répliques cultes de la saison 1 qui sont fait dans sa tête, parce que là c’est qu’on fait les maths. Les scénaristes s’amusent bien, c’est sûr, mais ça passe à merveille et j’ai envie d’en voir plus de ce couple. Même s’il lui dit au revoir en fin d’épisode, j’espère qu’on en saura rapidement plus.

Pour terminer, notons aussi une sous-intrigue sur Rich et son « book of secrets » qui lui permettra peut-être de trouver un remède pour Jane. Comme celle-ci sauve la moitié de la ville, elle se fait acclamer au retour au FBI, et je pense bien que les scénaristes s’amusent à lui faire prendre un chemin de rédemption. Je sens qu’elle voudra de plus en plus redevenir gentille (elle ne tue pas Kurt ; elle est touchée en jouant les héroïnes) mais qu’elle s’en rendra compte uniquement quand les gentils auront déjà de quoi lui tomber dessus.

Je m’avance beaucoup, j’ai encore quelques épisodes à voir pour savoir si c’est bien ça qui va se dérouler. En tout cas, j’ai adoré ce troisième épisode et cette saison continue bien mieux que ce qu’elle a commencé ! Les recrues de Quantico n’auraient pas dû tant me plaire après la série dessus, mais là, ça m’a convaincu sans peine, probablement aussi parce que le duo Patterson/Rich est toujours aussi efficace. C’est le deuxième épisode (sur trois !) qui capitalise dessus quand même !

> Saison 4

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